Quel est votre risque de développer une maladie liée à l’alcool? Buvez-vous plus ou moins que la moyenne? Analysez vos habitudes de consommation et leurs effets sur la santé dans notre calculateur.
En Suisse, une consommation d’alcool «à risque faible» est définie comme suit depuis 2018: jusqu’à deux verres standards par jour pour les hommes et un pour les femmes, avec deux jours d’abstinence par semaine. Ce cadre officiel sert de référence aux messages de prévention.
Il est aujourd’hui réévalué. La Commission fédérale pour les questions liées aux addictions et à la prévention (CFANT) a actualisé ses recommandations début mars 2026 et pose désormais un constat plus strict: aucune consommation d’alcool n’est dénuée de risque. C’en est fini du petit verre de vin bénéfique pour la santé: même de faibles quantités augmentent la probabilité de développer certains cancers, notamment du sein, de la bouche, du pharynx, de l’œsophage, du côlon et du foie.
Alors que l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) examine encore intégrer ce changement dans sa stratégie de prévention, les données scientifiques sont explicites. Parmi les travaux les plus solides figure l’une des plus vastes études de cohorte menées à ce jour, publiée dans « The Lancet» par une équipe de l’Université de Cambridge. Elle établit à partir de quel niveau de consommation l’alcool est associé, sur le plan statistique, à une réduction de l’espérance de vie, et comment évolue le risque de maladies telles que le cancer ou les accidents vasculaires cérébraux.
Cette analyse approfondie fait figure de référence pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de nombreuses autorités sanitaires nationales, qui ont durci leurs recommandations sur l’alcool. C’est également la référence de la Commission fédérale pour les questions liées aux addictions et à la prévention, et la base du calculateur que nous vous proposons ci-dessous.
Faites le test: indiquez votre consommation habituelle dans le formulaire. À partir des données de l’étude publiée dans «The Lancet», découvrez où se situe votre seuil personnel de risque et ce que la science dit des effets à long terme de votre consommation.