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Les prises en charge intensives de personnes avec un trouble de l’usage de l’alcool sévère

L’OFDT publie le dernier volet de l’enquête TUPSALCO (Trajectoires d’usages et parcours de soin : regards croisés des professionnels et des usagers d’alcool) qui décrit les pratiques professionnelles dans les structures de prise en charge intensives de personnes avec un trouble de l’usage de l’alcool sévère.

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Shots d'alcool sur un comptoir de bar

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Entre 2022 et 2024, l’OFDT a mené une étude en plusieurs volets consacrée aux trajectoires de consommation et de soin en matière d’alcool, TUPSALCO. Après une première phase consacrée à l’analyse des prises en charge dans les microstructures médicales addictions, cette nouvelle enquête se penche sur les pratiques en vigueur dans les dispositifs dits de prise en charge intensive : services d’hospitalisation pour sevrage, SMRA (soins médicaux et de réadaptation en addictologie) et HDJA (hôpitaux de jour en addictologie).

Il apparaît que dans ces établissements, les séquences de soins sont élaborées en continuité avec le socle commun d’interventions médicales, psychologiques et sociales, en accord avec les recommandations des textes réglementaires. Ces services, à visée principalement curative, sont insérés dans un maillage socio-sanitaire plus large qui assure le relais après la sortie des patients. L’étude révèle aussi que les conceptions de l’addiction influencent fortement les pratiques professionnelles.

Deux grandes orientations coexistent : une approche neurobiologique, dominante, qui insiste sur la chronicité du trouble, et une approche psychodynamique, centrée sur les dimensions psychologiques et sociales. Bien que ces approches soient complémentaires, les pratiques observées tendent à s’aligner prioritairement sur l’une ou l’autre selon la sensibilité théorique des équipes.

Enfin, une des limites des dispositifs étudiés concerne la prise en charge des patients en grande précarité ou atteints de troubles psychiatriques sévères.

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Tabac, alcool et cannabis : la consommation en forte baisse chez les adolescents en France

La France est « désormais en dessous de la moyenne européenne pour l’ensemble des indicateurs d’usage » de drogues, de tabac et d’alcool par les jeunes de 16 ans, selon une enquête européenne sur la consommation de substances addictives.Ajouter à mes articlesCommenterPartager

Santé et hôpitaux Tabac

En 2024, seulement 20 % des jeunes Français de 16 ans avaient expérimenté le tabac, un des niveaux les plus faibles d'Europe, contre 31 % en 2015, selon une enquête européenne.
En 2024, seulement 20 % des jeunes Français de 16 ans avaient expérimenté le tabac, un des niveaux les plus faibles d’Europe, contre 31 % en 2015, selon une enquête européenne. (iStock)

Par Les Echos Publié le 11 sept. 2025

La consommation de tabac, d’alcool et de cannabis des adolescents de 16 ans a drastiquement diminué en France sur la dernière décennie, à l’instar des jeunes Européens. C’est ce que révèlent les résultats d’une enquête européenne menée en 2024 par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) publiée ce jeudi.

Les résultats montrent que la France se situe « désormais en dessous de la moyenne européenne pour l’ensemble des indicateurs d’usage » de drogues, de tabac et d’alcool par les jeunes de 16 ans, selon cette étude réalisée tous les quatre ans dans 37 pays du continent. L’édition 2024 s’est déroulée entre avril et juin auprès d’un échantillon représentatif de 113.882 jeunes européens, dont 3.376 en France.

· Tabac : l’« un des niveaux les plus faibles d’Europe »

La baisse observée entre 2015 et 2024 est « significative » dans de nombreux pays européens et « particulièrement marquée en France », souligne l’OFDT. En 2024, 20 % des Français de 16 ans avaient déjà expérimenté le tabac, soit l’« un des niveaux les plus faibles d’Europe », indiquent les auteurs du rapport : « En dix ans, la part des adolescents de 16 ans fumant tous les jours des cigarettes a été divisée par cinq », passant de 16 % en 2015 à 3,1 % en 2024, rejoignant les niveaux des pays nordiques.

Cette « baisse forte », observée dans la « quasi-totalité » des pays d’Europe de l’Ouest, reflète des politiques de lutte efficaces, notamment l’augmentation des prix du tabac, analyse l’OFDT.

· Cannabis : une consommation initiatique divisée par trois

L’expérimentation du cannabis par les adolescents français connaît aussi une baisse « spectaculaire » : elle a été divisée par trois en dix ans, alors que les jeunes Français étaient parmi les plus gros consommateurs en Europe en 2015. Environ 8,4 % des jeunes de 16 ans en avaient déjà consommé en 2024, contre 31 % en 2015.

Pour expliquer cette baisse, l’OFDT pointe « la dénormalisation » progressive du tabagisme « qui, compte tenu de l’intrication des deux produits, favorise probablement aussi une dénormalisation du cannabis parmi les jeunes générations ».

· Alcool : une baisse mais un niveau qui reste élevé

Sept adolescents français sur 10 avaient essayé l’alcool en 2024. Les jeunes filles sont désormais plus nombreuses à expérimenter que les garçons : 70 % pour les filles contre 67 % des garçons). Ce niveau reste « élevé », bien que « la France figure dans le tiers des pays européens affichant la plus faible consommation de boissons alcoolisées », indique l’étude.

La fréquence des « alcoolisations ponctuelles importantes (API) » reste elle aussi élevée, à la fois en France (22 %) et dans la moitié des pays participants à l’étude (30 %).

· Drogues illicites : une tendance à la baisse

Les autres drogues illicites, dont la consommation augmente en France, attirent beaucoup moins les jeunes selon cette étude : en 2024, ils étaient 3,9 % à déclarer en avoir expérimenté en France, contre 7,5 % en 2015, un chiffre en dessous de la moyenne européenne (5 %).

Parmi ces substances illicites, la cocaïne demeure la substance la plus expérimentée à 16 ans (1,7 %), devant les amphétamines (1,3 %), le crack (1,2 %) et l’ecstasy/MDMA (1,1 %).

Alcool, drogue, vitesse… L’homicide routier désormais passible en France jusqu’à 10 ans de prison et une amende de 150 000€ !

La nouvelle loi d'homicides routiers est entrée en vigueur en France cet été.
La nouvelle loi d’homicides routiers est entrée en vigueur en France cet été. © Yayimages

Le 11 juillet dernier, le motif d’homicide routier est entré en vigueur en France. Une nouvelle appellation dans un nouveau cadre juridique, permettant de punir désormais beaucoup plus lourdement des délits routiers, notamment ceux ayant entraîné la mort, lorsque certaines circonstances aggravantes sont avérées.

L’accident de la route dramatique causé par Pierre Palmade en février 2023, aura peut-être permis l’accélération du nouveau dispositif législatif français en matière de responsabilité des conducteurs entraînant, ou risquant d’entraîner, des drames sur nos routes et le décès d’au moins une personne. Ainsi le 11 juillet dernier, une nouvelle loi baptisée « Homicide routier » est apparue en France, permettant aux forces de l’ordre et à la justice française grâce à ce nouvel arsenal en leur possession de mentionner et punir nettement plus lourdement certains comportements particulièrement à risques sur nos routes.

L'alcool et la vitesse excessive au volant demeurent des causes importantes d'accidents de la route dans notre pays.
L’alcool et la vitesse excessive au volant demeurent des causes importantes d’accidents de la route dans notre pays.© Yayimages

10 circonstances aggravantes

Cette nouvelle disposition de délit d’homicide routier du code pénal français est clairement définie pour toute personne conduisant un véhicule à moteur. Il s’agit d’un conducteur ayant causé la mort d’autrui sans intention de la donner (une autre récente disposition concerne les accidents de la route ayant causé de graves blessures mais sans décès d’un tiers, avec, à la clé, des peines de désormais cinq ans d’emprisonnement et de 75 000€ d’amende), caractérisé par au moins l’une des 10 circonstances aggravantes désormais prévues par cette loi, dont cinq inédites jusqu’alors, comme indiqué ci-dessous d’après le texte officiel du site dédié du gouvernement :

Alcool et grossesse : 15 000 enfants touchés chaque année par l’alcoolisation fœtale

Christophe VERGER mardi 9 septembre 2025

Le syndrome d'alcoolisation fœtale est la première cause de handicap mental non-génétique.
Le syndrome d’alcoolisation fœtale est la première cause de handicap mental non-génétique. • SHUTTERSTOCK – COPYRIGHT (C)

À l’occasion de la journée internationale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), les experts rappellent qu’aucune quantité d’alcool n’est sans risques pendant la grossesse. En France, 15 000 nouveau-nés sont concernés chaque année par des troubles liés à l’alcool, faisant du SAF la première cause de handicap mental non-génétique.

Les chiffres sont alarmants : 3 207 bébés naissent chaque année en France avec des problèmes liés à l’alcoolisation fœtale, soit près d’une naissance par jour. Parmi eux, 452 présentent le syndrome complet d’alcoolisation fœtale, ce qui équivaut à un nouveau-né affecté chaque semaine. En région Auvergne-Rhône-Alpes, la situation est particulièrement préoccupante avec un bébé naissant toutes les cinq heures avec des troubles durables causés par l’alcool consommé pendant la grossesse. 

Le syndrome d’alcoolisation fœtale représente la complication la plus grave de la consommation d’alcool pendant la grossesse. L’alcool traverse librement le placenta et peut provoquer des malformations cérébrales, cardiaques, rénales, osseuses et faciales. Les conséquences sont graves et irréversibles : retards intellectuels, troubles de la croissance, hyperactivité, difficultés comportementales et cognitives. Le SAF constitue ainsi la première cause de retard mental d’origine non génétique en France.

1,3 millions de français concernés sans le savoir

Au total, ce sont 1,3 million de personnes en France qui vivent avec des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (TCAF), souvent sans diagnostic précis.

Ces troubles peuvent se manifester à différents stades de la vie, certains n’apparaissant que bien après la naissance. La particularité de ces pathologies réside dans leur caractère évitable : le respect strict du principe « zéro alcool pendant la grossesse » permettrait d’éliminer complètement ce risque.

Les spécialistes et l’association SAF France martèlent le message : « Enceinte, il n’y a pas de consommation d’alcool sans risques ». La prévention repose sur une responsabilité collective qui implique de soutenir les femmes enceintes dans leur choix de ne pas consommer d’alcool. Créée il y a près de 30 ans, l’association SAF France œuvre pour la reconnaissance, la prévention et l’accompagnement des personnes touchées par ces troubles.

Un placenta sans protection face à l’alcool

Le mécanisme de toxicité est implacable : le placenta ne filtre pas l’alcool, qui passe directement de la mère au fœtus. Le cerveau du bébé, en plein développement, est particulièrement vulnérable à cette substance. Les autorités sanitaires insistent sur le fait qu’aucun seuil de consommation ne peut être considéré comme sans danger. Chaque verre représente un risque potentiel pour le développement de l’enfant.

Face à l’ampleur du phénomène, les experts appellent à renforcer les campagnes de sensibilisation et à améliorer le diagnostic précoce. L’association SAF France intervient auprès des instances politiques et médicales pour faire reconnaître ces troubles et mieux accompagner les familles concernées. Le message est clair : offrir à chaque enfant la chance de bien commencer sa vie passe nécessairement par le « zéro alcool » pendant la grossesse.

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Cannabis : entre promesses hallucinates et réels dangers

Une popularité en hausse, des effets plus puissants, de nouveaux usages… De nouvelles études permettent aujourd’hui de démêler le vrai du faux.

Dans un laboratoire situé au coeur de l’immense unité de production de cannabis de l’entreprise californienne Raw Garden, aux États-Unis, l’odeur de la marijuana est immédiatement reconnaissable. Des techniciens en blouse blanche surveillent des machines de raffinage qui ronronnent doucement en produisant à la chaîne des bidons de plusieurs litres d’une huile ambrée.

Dans une pièce voisine, près d’une rangée d’étuves de séchage sous vide, l’huile ainsi extraite a été utilisée pour concocter toute une série de préparations disposées dans des récipients en ……

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 Quelle évolution pour les salles dites « de consommation à moindres risques » / « salles de  de shoots » ?

Professeur Jean Costentin

               Les « salles de consommation à moindre risques » des drogues que s’injectent les toxicomanes sont expérimentées depuis 2016, à Paris et à Strasbourg. Elles arriveront au terme de cette durée d’expérimentation à la fin de cette année.

Les camps qui dès leur origine s’opposaient sur ce projet restent neuf ans après sur leurs positions. Ainsi « Médecins du Monde », l’association AIDES, l’association ASUD (Autosupport des usagers de drogues), la Fédération Addiction, plusieurs courants idéologiques situés à gauche de l’éventail politique, militent non seulement pour leur pérennisation mais aussi pour leurs multiplications.

S’y associent des addictologues qui militent de surcroît pour une légalisation de toutes les drogues. Leur attitude  est  surprenante, alors qu’ils sont si peu efficients pour sortir du marasme  de leurs addictions les victimes de celles-ci et qu’ils n’ont rien fait et continuent de ne rien faire pour prémunir de ces drogues ceux qui en sont ou seront leurs consommateurs. Leur patientèle qui s’accroit sans cesse, les amène à requérir des dispositifs et des moyens de plus en plus importants pour leur prise en charge.

Ces « salles de shoots » s’apparentent  à des soins palliatifs, à une démission devant les addictions ; attitude à l’opposé d’un combat pour guérir leurs victime. Un autre aspect de leur démission réside dans une prescription ad vitam, sans décroissance programmée des doses des opioïdes de substitution, la méthadone ou la buprénorphine à haute dose.

Beaucoup de victimes de ces addictions attendent, sans pouvoir bien l’exprimer, une prise en charge cohérente qui d’abord instaure puis ensuite consolide durablement l’abstinence ; loin d’un retour à la rue, avec accompagnement de jour dans un dispositif de réduction des risques très sommaire.

Les courants favorables aux salles de shoots disposent de forts relais médiatiques et sont épaulés par des partis politiques. Une proposition de loi visant à ouvrir des « salles de shoots », dans chaque centre d’accueil de toxicomanes (CAARUD et CSAPA) a été signée par 6 députés de la gauche parisienne, ce qui ferait 36 salles de shoots pour Paris !

Rien n’est dit du coût de cette proposition et, en particulier,  aucune comparaison n’est faite avec les modèles d’accompagnement basés sur le maintien de l’abstinence avec réinsertion sociale, tel qu’il est pratiqué dans les pays anglosaxons et dans très peu de structures en France.

Alors que je présidais en 2016 le Centre national de prévention d’études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT), son importance relative réhaussé par la notoriété de beaucoup de ses membres, m’ont fait désigner comme le porte-parole d’un collectif formé d’une dizaine d’associations, toutes opposées à l’instauration de ces salles.

Par leurs arguments ces associations ont contribué à l’édification d’un argumentaire commun, qui pourrait avoir contribué à restreindre la prolifération de ces « salles de shoots », aux deux seules expérimentations de Paris et  Strasbourg.

Selon la technique habituelle des lobbyistes / faiseurs d’opinions / influenceurs, le lexique de ces salles de shoots a été manipulé, au point d’être torturé. Il ne fallait plus dire « toxicomanes » mais « utilisateurs de substances addictives », et même plutôt de « substances » (tout court) ; ce mot substance remplaçant le mot « drogue » dès lors à bannir.

Tout comme devait être bannie l’expression trop réaliste de « salles de shoots », pour lui substituer celui de « salles de consommation à moindre de risques » ou encore, moins parlant, son acronyme SCMR ; cela, bien sûr, sans préciser ce qui serait consommé ; ne pas dire qu’il s’agit de drogues, pour ne pas heurter le contribuable, bailleur de fond de cette coûteuse entreprise.

Puis, par un tour de prestidigitation, l’appellation a été changée en « haltes de soins addictions » et plus discrètement encore « HSA ». Cela augure de leur prolifération, puisque qu’elles pourraient s’intégrer aux CAARUD / Centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues (il en existe 20 en Ile-de-France, dont 9 à Paris) : et aux CSAPA (Centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie)  au nombre de 385 ;  centres financés par l’assurance maladie.

Le paysage des toxicomanies s’est profondément modifié depuis les neuf années qui nous séparent des joutes initiales

– Le narcotrafic a atteint des niveaux très inquiétants, au point de faire redouter l’instauration en France d’un Narco-État et la « mexicanisation » de notre société. En 2024 ont été dénombrés 367 assassinats et tentatives d’assassinats liés au trafic de stupéfiants, avec 150 morts.

– L’accroissement du nombre des toxicomanes.  En 2017,  9,8% des adultes de 18 à 64 ans avaient consommé au moins une fois une drogue illicite autre que le cannabis, ils sont 14,6 % en 2023 , soit une hausse relative de 50 %. L’usage actuel (soit au moins un usage au cours des 12 mois écoulés) augmente de 70 % sur la même période, passant de 2,3 % à 3,9 %.

– Le nombre des héroïnomanes n’a cessé de croître. Entre 2005 et 2017, le nombre d’expérimentateurs est passé de 350.000 à 500.000, tandis que le noyau actif des consommateurs est estimé en 2023 à plusieurs dizaines de milliers de personnes ; à cela s’ajoute  les consommateurs d’autres agents morphiniques codéine, tramadol, buprénorphine, méthadone. Simultanément le nombre des cocaïnomanes a explosé, affectant toutes les strates de la société, même des lycéens, avec appararition dans des soirées étudiantes dont celles de carabins.

– De nouveaux opioïdes, terriblement puissants sont apparus (fentanyloïdes, nitazènes), faisant des ravages aux USA, avec près de 100.000 décès en 2024.

– La prévention des toxicomanies reste le parent pauvre d’une Éducation nationale aux appointés-absents. Les campagnes de la MILDECA sont d’une rareté et d’une discrétion de violettes sans parfum ; semblable mutisme des addictologues, alors qu’ils sont plus bruyants et véhéments pour réclamer la légalisation de toutes les drogues.

– La dette nationale a continué de croître, atteignant des niveaux qui imposent des économies drastiques, ne pouvant épargner le secteur de la Santé. Actuellement, le coût d’une seule salle de shoot est de l’ordre de 3 millions d’€ par an…

– Un antagoniste injectable de l’héroïne (la naloxone) est désormais disponible. Il permet à quiconque de pallier, avant l’arrivée du SAMU, le risque vital d’une surdose/overdose d’héroïne, ou d’un autre morphinique puissant.  Ce médicament pourrait être accessible en de nombreux lieux, au côté des défibrillateurs cardiaques.   

– La contamination par le VIH, l’agent du SIDA, n’affecte plus majoritairement les toxicomanes, comme lorsqu’ils s’injectaient leurs drogue avec des seringues et des aiguilles qu’ils se prêtaient de l’un à l’autre. Une information bien diffusée, jointe à un libre accès à des seringues, souvent même gratuites, a effondré cette modalité de contamination. Il est urgent de se concentrer sur les comportements à risques qui accompagnent le « chemsex » (activité sexuelle intensifiée par diverses drogues) qui se répand et déborde les pratiques homosexuelles.

– Le SIDA, grâce aux polythérapies, n’est plus mortel. Si l’on ne sait toujours pas le guérir, on peut le prévenir chez le sujet exposé, par l’administration  du Truvada®. Actuellement cette infection concerne majoritairement les homosexuels masculins.

– On avait anticipé l’opinion très défavorable des riverains de la salle de shoots qui jouxte l’hôpital Lariboisière ; ils sont nombreux aujourd’hui à estimer que leur quartier est sinistré. 

Ainsi les arguments invoqués pour justifier ces salles se sont, les uns après les autres, révélés faux ou obsolètes.

Exit la prévention de la contamination par le VIH/SIDA ou par les virus des hépatites B ou C, liée au prêt de matériel d’injection entre les injecteurs.

            Exit le caractère indispensable de ce dispositif pour « rattraper » les overdoses des opioïdes, par l’administration sans délai de naloxone d’un antagoniste des récepteurs opioïdes de type mu, désormais disponible en pharmacie. Pour sa large diffusion Il serait opportun qu’elle soit disponible en syrettes (seringues auto-injectables) au côté des défibrillateurs, accessibles en de nombreux lieux. Si l’héroïnomane vit péniblement un syndrome d’abstinence, à la différence de l’overdose il ne met pas en jeu son pronostic vital.

            Exit l’argument jouant de l’effet d’attraction des toxicomanes vers des structures permettant leur prise en charge médicalisée » ; jouant de la stratégie des graines jetées aux moineaux pour les capturer. Pour un coût très élevé, ont été multipliées les structures permettant  de rencontrer  les toxicomanes : les CAARUD ; les CSAPA ; les bus méthadone ;  les médecins généralistes qui peuvent leur prescrire de la buprénorphine à haut dosage (que certains revendent à de jeunes toxicophiles, pour acquérir leur héroïne avec l’argent de cette revente) ; les restaurants gratuits (type restaus du cœur) ;  les maraudes avec distributions alimentaires ; les commissariats où ils sont amenés quand ils ont commis des délits ; les service d’urgence des hôpitaux où ils sont amenés par le SAMU.

Pour compléter ces dispositifs pourraient intervenir des équipes mobiles d’addictologues allant à leur rencontre, dans les lieux qu’ils fréquentent. Ce sont là autant d’alternatives à ces couteuses salles de shoots qui n’assurent même pas une permanence 24/24h, 7 jours sur 7  ….

            Exitl’ argument d’une amélioration de l’ambiance de certains quartiers, et celui de ne plus voir traîner de seringues sur le sol. Le don de seringues et d’aiguilles, avec pour contrepartie l’obligation de rendre le matériel utilisé, réduit cette nuisance, qui doit tout simplement être complétée dans les quartiers fréquentés par les toxicomanes d’une attention redoublée des services de la voirie. A l’entour de ces salles se concentrent dealers et toxicomanes.

Il y a  deux ans j’ai parcouru des rues proches de la salle de shoots qui jouxte l’hôpital Lariboisière. J’y ai rencontré un individu qui délirait et vociférait ; un autre qui déféquait en public ; un troisième dont le soulagement vésical s’apparentait à de l’exhibitionnisme. Un peu plus tard un couple, en partie dévêtu, semblait sur le point de s’adonner « au simulacre de la reproduction ».  

La presse relate la désapprobation des riverains, certains expriment qu’ils ne se sentent pas rassurés,  pour leurs enfants en particulier ; certains voudraient changer de quartier mais le prix de leurs appartements s’est beaucoup déprécié…

            Des dispositions ont été prises pour déresponsabiliser les médecins qui supervisent ces salles, pour le cas où au sortir de celles-ci, des consommateurs se livreraient à des actes répréhensibles dans un état perturbé par les drogues qu’ils se sont ou qu’on leur a  injectées.

            Les toxicomanes, rassurés par la supervision médicale promise, seraient tentés de s’injecter de plus hautes doses de leurs drogues que celles qu’ils utilisaient auparavant ; avec pour conséquence des overdoses que, certes,  l’injection de naloxone permet de sauver.

            Le confort (relatif) de ces salles où s’effectue l’injection des drogues ne dissuade pas du comportement injecteur. Par un mécanisme de type Pavlovien, la drogue est associée au plaisir, l’inconfort des conditions de son administration peut rompre cette relation.

Faire profession de traiter les victimes d’addictions très délétères sans manifester fermement la volonté de les en soustraire, entretient chez le toxicomane un sentiment de désespoir ; cela revient à lui déclarer que sa maladie est irrémédiable.             

Les évolutions constatées au cours de la décennie écoulée,  l’invasion des addictions, l’état très inquiétant dans lequel s’est enfoncé notre Nation en matière de drogues, de toxicomanies, de narcotrafic, d’addictologie, d’endettement n’autorisent plus d’atermoiements.

Elles obligent à mettre enfin en relation les énormes moyens consacrés avec les résultats obtenus. Elles justifient, encore plus qu’autrefois, de s’opposer à la multiplication de ces « salles de consommation à moindre risques » / SCMR / «salles de shoots» / Haltes soins addictions / HSA / salles de shoots, et à la pérennisation des deux salles expérimentales.

     Alors – Que faut-il faire ?

            Ces dérapages incontrôlés sont la conséquence du laxisme, de la permissivité, du « jouir sans limites », de «l’interdiction d’interdire » de la féria de Mai 1968. Un certain nombre d’entre nous mesurent enfin toute les dégradations qu’ils ont occasionné.

            Il est urgent de reprendre les manettes de l’addictologie, de ne plus laisser à ceux qui sont à l’origine ou ont accompagné cette décapilotade, le soin de la corriger.  «On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré» – A. Einstein ..

            Il faut réintroduire dans cette gestion l’autorité qui en a été progressivement exclue. Les drogues étant illicites on dispose des moyens juridiques qui permettent de diriger temporairement le comportement de ceux qui ont abdiqué sa maitrise. L’abstinence sera pratiquée en milieu hermétique à l’entrée de toute drogue ; les pathologies somatiques et psychiatriques seront traitées.  

Une attention privilégiée sera portée à une  re-conformation à la vie en société, à la préparation à une activité professionnelle ; des psychothérapies de soutien, du coaching, l’aide à la découverte de centres d’intérêts sportifs, manuels ou intellectuels. Tout cela ne coûterait pas moins que des salles de shoots, mais correspondrait à une démarche authentiquement médicale, humaniste, à l’opposé d’une euthanasie lente par les drogues.

L’indispensable  alliance entre le toxicomane et son médecin ne doit en aucune façon devenir une collusion pouvant s’apparenter à du deal. Il faudra préparer celui qui est emprisonné dans ses addictions à recouvrer la maitrise de son comportement, ce qui commence par l’instauration de l’abstinence. Il y a de plus en plus de « pairs aidants » et de « patients experts » formés pour intervenir dans ces nouvelles structures à instaurer ou à reproduire,  qui prônent l’abstinence comme base du rétablissement. Cette abstinence est une demande très fréquente des malades dépendants qui veulent être aidés.

On s’est débarrassé trop vite du « sevrage sec », que j’ai vu fonctionner dans un centre « du Patriarche » (manoir des Creuniers à Trouville/mer). Hélas, son initiateur (L. Engelmajer) surfant sur ses succès s’est livré à des comportements répréhensibles qui ont amené à la fermeture de tous ses centres ;  faisant jeter ainsi  le « sevrage sec » avec les comportements répréhensible de son promoteur.

En Italie la communauté San Patrignano (Coriano, Italie), qui fonctionne depuis 1978, accueille 1300 résidents. Près de 75% d’entre eux ne replongeraient pas dans leurs addictions après avoir fréquenté cette institution pendant deux à quatre ans.

Des structures qui fonctionnent depuis 50 ans, majoritairement dans les pays anglo-saxons, s’inspirent du modèle Minnesota ; elles ont prouvé  que leur efficacité était durable. Elles ont établi une très utile continuité au sein de la plus grande fraternité internationale de soutien entre malades dépendants abstinents (Alcooliques Anonymes, Narcotiques Anonymes,…),  ces associations gratuites, anonymes, sont ouvertes à tous demandeurs d’aide, en présentiel ou en visioconférence,  pour fuir « l’esclavage » des addictions en tous genres.

 En France, dans l’esprit de cette démarche visant l’abstinence, disposant hélas de très peu de moyens alors qu’elles ont pourtant une efficacité certaine, deux centres me sont connus :

L’un, d’inspiration religieuse, l’Association Saint Jean Espérance, avec un centre d’accueil à Pellevoisin dans l’Indre (36) et une maison à Mauges sur Loire dans le Maine et Loire (49);

L’autre,  laïque, EDVO (Espoir Du Val d’Oise, ou Écouter… Développer … Vivre libre … Orienter…), à Montmagny (95), animé depuis plus de trente an, avec talent, détermination, abnégation par J.-P. Bruneau et son équipe. Leurs objectifs, leurs résultats et leurs coûts sont sans commune mesure avec le fonctionnement très dispendieux d’une salle de shoots.

Leur méthode d’accompagnement des usagers, publiée sur leurs sites internet reste dans l’ombre des médias, malgré quelques  reportages chaque année. Pourtant son modèle est rapidement duplicable, à bien moindre coût que les « salles de shoots », si le nouveau plan interministériel cesse de donner la priorité à la seule réduction des risques, telle qu’elle est pratiquée depuis plus de 20 ans !

 Les arguments avancés par ceux qui défendaient les successivement dénommées : « salles de shoots » / « salles de consommations à moindre risques »/SCMR ; « haltes soins addictions » /HSA, se sont révélés faux ou sont devenus obsolètes. Ces salles ne sauraient donc être pérennisées et moins encore multipliées.

Les arguments que nous leur opposions ont été vérifiés. Mais plus encore la situation des toxicomanies n’a fait qu’empirer. Elle appelle une révolution dans la politique qui régit les drogues. Elle commande de bruler ce que certains ont fait ou laissé faire ; de repenser en dehors de toute idéologie, sur des bases rigoureusement sanitaires, sociales, sociétales, cette politique.

Il faudra  donner toute sa place à l’éducation, à la prévention, à la prohibition ; revisiter le cahier des charges des addictologues et des structures qui ont proliféré, en portant une attention minutieuse à leurs coûts qui devront être mis en relation avec leurs résultats. Il faudra promouvoir le développement de centres tels celui de Saint Jean Espérance et celui d’EDVO.             

Professeur Jean Costentin

Le mystère de la « maladie du cannabis »

De nouvelles variétés et formes de cannabis très puissantes sont associées à toute une série de symptômes, et les diagnostics de cet étrange nouveau syndrome sont en hausse.

De Stacey Colino, Brian Kevin Publication 6 sept. 2025, 13:19 CEST

Sierra Callaham avait 23 ans quand elle a eu sa première crise d’un mois de douleurs abdominales quotidiennes, de nausées et de vomissements cycliques.

Perplexe, elle a mis ces maux sur le compte du stress – elle était surmenée, et en froid avec sa famille. Des médicaments contre les nausées et l’anxiété lui ont permis de tenir le coup la plupart du temps et, le soir, elle a continué à fumer un peu de cannabis, comme à son habitude. Elle voulait tellement, dit-elle, « [se] détendre et ne plus être aussi présente dans [son] corps ».

Le jeune femme vit dans l’État de Washington, où le cannabis récréatif est légal depuis 2012, et elle en consommait depuis longtemps quotidiennement, quoiqu’avec modération, pour l’aider à dormir. Avant sa première crise gastro-intestinale, fin 2020, elle vapotait de l’huile de cannabis concentrée. Après cet épisode, elle est passée à la consommation de joints préroulés pendant quelques années pour, finalement, revenir au vapotage.

Puis, en février 2024, une autre crise de plusieurs semaines s’est déclenchée – des crampes d’estomac, des vomissements quotidiens incontrôlables –, qui l’a conduite deux fois à l’hôpital. Lors d’une visite, un médecin lui a demandé si elle consommait du cannabis. Après qu’elle lui eut répondu par l’affirmative, le médecin a évoqué un diagnostic provisoire : syndrome d’hyperémèse cannabinoïde, ou CHS – « -émèse » étant le suffixe clinique désignant les vomissements.

Des épisodes récurrents de nausées, de vomissements et de douleurs abdominales sont les symptômes classiques de cette curieuse affection gastro-intestinale, associée à une consommation fréquente et prolongée de marijuana, en particulier de produits superpuissants. Ce sont des médecins en Australie qui, en 2004, ont décrit pour la première fois le syndrome d’hyperémèse cannabinoïde. On ignore combien de personnes en souffrent, mais une étude de 2018, extrapolant à partir d’une enquête menée sur des patients admis aux urgences, estime ce nombre à au moins 2,75 millions de personnes par an aux États-Unis. Et, selon une récente publication parue dans le Journal of the American Medical Association, les passages aux urgences pour un CHS ont doublé aux États-Unis et au Canada entre 2017 et 2021.

Comment expliquer cette augmentation ? Selon Deepak Cyril D’Souza, professeur de psychiatrie et directeur du Centre pour la science du cannabis et des cannabinoïdes de Yale, l’un des facteurs de cette augmentation est la puissance croissante des produits à base de cannabis. Il y a trente ans, les échantillons saisis par l’Administration de contrôle des drogues (DEA) des États-Unis contenaient une teneur moyenne (en poids) de 4 % de THC ; en 2022, celle-ci était passée à environ 16 %. Et dans l’huile des cartouches de vape, comme celles utilisées par Sierra Callaham, elle peut atteindre 85 %.

Chez les consommateurs de cannabis légal de la génération Z (nés entre 1997 et 2009), les ventes de produits de vapotage surclassent les autres catégories, selon les données recueillies par la société Headset.

Les recherches pointent aussi l’assouplissement de la légalisation du cannabis récréatif. Dans une étude parue en 2022 dans The American Journal of Gastroenterology, des chercheurs ont comparé les admissions pour un CHS dans un grand hôpital du Massachusetts entre 2012 et 2020, et constaté une augmentation significative après la légalisation du cannabis dans cet État fin 2016.

Problème : le CHS ne se manifeste pas systématiquement. « Pourquoi certaines personnes semblent y être sujettes, et d’autres pas ? C’est un mystère », relève Deepak Cyril D’Souza. « La plupart des fumeurs quotidiens de cannabis ne sont pas touchés », reconnaît Christopher N. Andrews, gastroentérologue et professeur clinicien à l’université de Calgary, au Canada. De plus, parmi ceux qui en souffrent, les symptômes sont fluctuants.

Une théorie avance que le CHS pourrait être lié à une stimulation anormale par le cannabis de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), qui régule les réponses du corps au stress en ajustant les équilibres hormonaux.

Une autre hypothèse fait état d’une prédisposition génétique, et la dépression et l’anxiété sont courantes chez les personnes atteintes de ce syndrome. « Le paradoxe est que nous ne comprenons pas ce qui le déclenche à un moment donné », note David Levinthal, directeur du Centre de neurogastroentérologie et de motilité au Centre médical de l’université de Pittsburgh. Parmi les principales causes envisagées, dit-il, figurent le manque de sommeil et le stress intense.

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Les raisons qui vous ont poussé à fumer du cannabis pourraient révéler un risque caché

Et si le contexte dans lequel on a commencé à fumer et la nature des traumatismes que l’on a subis étant enfant influençaient les conséquences néfastes du cannabis sur la santé ? C’est ce que suggèrent deux nouvelles études menées par des chercheurs londoniens. Leurs résultats soulignent l’importance de s’intéresser de près aux circonstances dans lesquelles quelqu’un se met à consommer du cannabis

Vous avez commencé à fumer parce que vous trouviez ça sympa et festif ? Ou plutôt parce que le cannabis vous permettait d’atténuer votre anxiété, de mieux supporter vos idées noires ou de soulager vos douleurs physiques ?

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Alcool, excès de vitesse et garde à vue : le lourd bilan routier du dernier week-end d’été

Les gendarmes n’ont pas chômé. Sur l’A20, un conducteur a été intercepté à 184 km/h au lieu des 130 autorisés. Plus inquiétant encore, un autre automobiliste a été flashé à 146 km/h sur une départementale de Saint-Aoustrille, où la limite est fixée à 80 km/h. 

Des excès  de vitesse qui frisent l’irresponsabilité et rappellent combien la route reste un espace de danger permanent.

Ces contrôles, menés avec intensité pour le dernier week-end des vacances, traduisent la volonté des forces de l’ordre de sanctionner sévèrement des comportements qui mettent en péril la sécurité collective.

L’alcool, fléau toujours présent

Quatre conducteurs ont été interpellés pour conduite sous l’emprise de l’alcool. Les taux enregistrés, jusqu’à 0,81 mg/l d’air expiré, dépassent largement les seuils légaux. L’un d’eux, en état d’ivresse, a même refusé de se soumettre au test, aggravant son cas. Ces dérives rappellent que l’alcool reste l’un des premiers facteurs d’accidents graves. À chaque campagne de prévention, les chiffres confirment la même réalité : le cocktail alcool et volant continue de faire des ravages.

Une garde à vue symbolique

Le week-end s’est également soldé par un placement en garde à vue : un conducteur circulait malgré une annulation judiciaire de permis, sans assurance  et sans contrôle technique. Son véhicule a été saisi sur-le-champ. Ce type de comportement, qui défie toute règle élémentaire de sécurité, illustre la détermination des forces de l’ordre à sévir. Car au-delà des chiffres, il s’agit de vies humaines en jeu.

Pour résumer

Dernier week-end d’été sous tension dans l’Indre : 184 km/h sur l’A20, 146 km/h sur une départementale, 4 conducteurs alcoolisés, dont un en état d’ivresse, et une garde à vue pour conduite sans permis ni assurance. Les gendarmes sonnent l’alerte sécurité.

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