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Non, boire un verre de vin par jour n’est pas bon pour la santé, voici pourquoi

Philippe, ARVERS, médecin addictologue à l’Université Grenoble Alpes.

Certaines substances et produits sont aujourd’hui reconnus comme dangereux… Mais on leur a parfois prêté, par le passé, des vertus curatives ou de beauté. Erreur tragique. Pour le deuxième épisode de notre série « Les fausses bonnes idées en santé », nous revenons sur une controverse scientifique : le « French paradox », ou quand des chercheurs ont suggéré que le vin protégeait les Français des maladies cardio-vasculaires.

Par le passé, divers travaux ont suggéré qu’une consommation modérée d’alcool aurait pu avoir un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires, comparativement à l’abstinence. Cet effet était supposé expliquer le célèbre « French paradox », qui intriguait les épidémiologistes depuis les années 1970 : pourquoi la mortalité par maladie coronarienne était-elle moins importante en France qu’au Royaume-Uni, alors qu’on y mangeait plus de graisses animales et qu’on y fumait autant ?

Lire aussi : CARTES. Dry january : où boit-on le plus (ou le moins) d’alcool en France ?

Longtemps discuté, cet effet protecteur est aujourd’hui battu en brèche. En 2016 déjà, une équipe de l’Université de Victoria (Canada) avait démontré l’absence d’effet bénéfique sur la mortalité d’une consommation modérée d’alcool. Ses auteurs révélaient notamment que la mortalité, toutes causes confondues, ne semblait pas réduite chez les consommateurs modérés par rapport à la mortalité de consommateurs excessifs.

2019, cette absence d’effet s’est vu à nouveau confirmée par une grande étude prospective chinoise publiée dans la prestigieuse revue The Lancet. Le rôle joué par l’alcool dans le célèbre « paradoxe français » semble bien avoir du plomb dans l’aile…

Le paradoxe français

En 1992, Serge Renaud et Michel de Lorgeril présentaient le « French paradox » dans The Lancet : une consommation journalière de 20 à 30 grammes d’éthanol (soit deux à trois verres standards) pouvait réduire le risque de maladie coronarienne de 40 %.

L’explication donnée alors par les deux auteurs était une baisse de la réactivité des plaquettes, une diminution de leur agrégation. Ils pointaient également l’importance de l’alimentation et plus particulièrement du régime méditerranéen (pain, fruits et légumes, fromage et vin).

Plusieurs autres hypothèses ont cependant été suggérées pour expliquer ce phénomène : plus faible consommation de lactose, moindre consommation d’acides gras trans. On peut légitimement supposer qu’un niveau de développement socio-économique et des modes de vie différents (moins de stress ?) ont aussi une influence.

Ce « French paradox » a fait couler beaucoup d’encre, et la controverse n’est pas terminée. Ainsi, en 2015, un article paru dans la revue la Presse médicale recommandait de boire 1 à 2 verres par jour (soit 10 à 20 grammes d’alcool). Il a entraîné une réponse cinglante, dans la même revue, sous la forme d’un article au titre évocateur : « Le vin : bon pour la santé… des producteurs, et seulement eux ! ». On pouvait notamment y lire : « La recommandation “1 à 2 verres par jour” est médicalement dangereuse. Si des doses faibles ou modérées d’alcool ont un effet protecteur coronaire, celui-ci ne serait que très faible et faudrait-il encore être exposé au risque, ce qui n’est pas le cas des jeunes et des femmes avant 50 ans. »

Lire aussi : ENQUÊTE. Comment le lobby de l’alcool et du vin fait tout pour limiter l’ampleur du « Dry January »

Alors, qui croire ? Pour le savoir, il faut avant tout faire le point sur les conséquences de la consommation d’alcool.

Mortalité liée à l’alcool : la courbe en « J »

En France, on dénombre chaque année 41 000 décès attribuables à l’alcool : 30 000 hommes (soit 11 % de la mortalité des adultes de 15 ans et plus) et 11 000 femmes (soit 4 % de la mortalité des adultes de 15 ans et plus). Les causes de cette mortalité sont multiples : outre les maladies cardio-vasculaires, l’alcool entraîne cancers (foie, colon-rectum, sein, voies aérodigestives supérieures), cirrhose du foie, pancréatite, diabète, épilepsie, accidents et suicides…

Et nul besoin de consommer excessivement pour s’exposer au risque, puisqu’on sait aujourd’hui que pour les cancers et l’épilepsie, pour la cirrhose du foie et la pancréatite, ainsi que pour de nombreuses maladies cardio-vasculaires, il existe une relation effet-dose dès le premier verre d’alcool.

Les choses sont un peu différentes pour les décès par accidents vasculaires cérébraux ischémiques (AVC) et par cardiopathies ischémiques : le risque relatif de décès est moins élevé chez les buveurs « modérés » d’alcool que chez les abstinents et les buveurs « excessifs ». On parle alors de « courbe en J » (ou de courbe « en U »).

Lire aussi : Pourquoi servait-on du vin aux enfants dans les cantines scolaires françaises jusqu’en 1956 ?

Le risque de survenue d’un infarctus du myocarde suit également une telle courbe. C’est une des raisons qui poussent certains à continuer à faire la promotion de l’alcool, et du vin en particulier, sur le mode « consommé modérément le vin, c’est bon pour le cœur ». Mais ce raccourci est problématique, car la courbe en J reflète en effet une tendance globale, valable à l’échelle d’une population donnée. Les conséquences de la consommation d’alcool pour un individu particulier peuvent être sensiblement différentes, car chacun peut présenter ou non d’autres facteurs de risque et/ou de protection.

Autre argument souvent entendu : le vin n’a pas les mêmes effets que les autres alcools. À ce sujet, il faut signaler que, si de nombreuses études se sont intéressées à l’incidence éventuelle du type de boisson (vin, bière, etc.) sur la mortalité cardio-vasculaire, rien de probant n’en est sorti. Aucune étude n’a été en mesure de démontrer de différence entre les conséquences de la consommation de vin et de bière par exemple.

Quant à la modération, elle n’apporte pas non plus d’effet bénéfique en termes de mortalité, comme le démontrent des travaux récents. À condition de prendre garde aux biais méthodologiques…

Mortalité : pas d’effet bénéfique des consommations modérées

En 2006, une méta-analyse (analyse de travaux scientifiques déjà publiés), révélait que de nombreux travaux sur les effets de l’alcool comportaient un important biais méthodologique : souvent, le groupe de référence utilisé (celui des « abstinents ») incluait en fait des individus consommant de l’alcool occasionnellement, ainsi que d’anciens buveurs.

En excluant de telles études pour ne garder que celles jugées exemptes de ce biais, les auteurs concluaient qu’aucune protection significative en termes de maladies cardiovasculaires ne pouvait être décelée. À l’époque, ils déclaraient que : « La protection cardiaque offerte par l’alcool pourrait avoir été surestimée. Les estimations de la mortalité due à une consommation excessive d’alcool peuvent également être plus élevées que les estimations antérieures. »

Dix ans plus tard, ces mêmes auteurs ont publié une autre méta-analyse, visant à explorer l’association entre la consommation d’alcool et le risque de décès « toutes causes ». Leurs résultats sont sans appel : les buveurs modérés (1,3 à 24,9 g d’alcool par jour) perdent tout avantage de santé par rapport aux abstinents. On est donc très loin des effets supposés du « French paradox ».

Autre résultat important à souligner : la courbe en J n’est pas retrouvée lorsqu’on prend en compte les faux-abstinents et les facteurs de confusion qui peuvent interférer avec les résultats (âge, sexe, tabagisme, nombre d’années de suivi).

Une étude sur plus de 500 000 personnes

Début avril 2019, un nouveau clou a été planté dans le cercueil des effets bénéfiques d’une consommation modérée d’alcool sur la mortalité, avec la publication d’une étude prospective chinoise d’ampleur. Cette dernière a suivi, pendant près de 10 ans, l’évolution de la santé de 512 715 adultes vivant dans 10 régions de Chine, en prenant en compte leur consommation d’alcool et d’autres caractéristiques.

Les auteurs ont voulu déterminer si les effets cardiovasculaires rapportés par les précédentes études étaient effectivement dus à une absorption modérée d’alcool. Dans les faits, cette relation de causalité est difficile à établir, car de nombreux facteurs autres que la consommation d’alcool influent sur le risque de survenue de maladies : tabagisme, alimentation, sédentarité…

Par ailleurs, il faut se méfier des causalités inversées : des personnes en mauvaise santé limiteront leur consommation d’alcool, alors que des personnes en bonne santé feront moins attention. Mais cela ne signifie pas que s’abstenir de consommer de l’alcool détériore la santé…

Pour tenter de faire la part des choses, deux approches ont été employées. L’une était basée sur l’épidémiologie conventionnelle : la consommation d’alcool était estimée par questionnaire, les participants déclarant eux-mêmes les quantités ingérées. L’autre s’appuyait sur une particularité génétique.

En effet, de nombreux individus d’origine asiatique sont porteurs de mutations entraînant la déficience d’une enzyme impliquée dans l’élimination de l’alcool. Chez eux, l’absorption d’alcool se traduit par un afflux de sang facial (« flush syndrome ») et des symptômes désagréables (maux de tête, hypotension, tachycardie…). Leur consommation est de facto modérée. Donc en connaissant leur profil génétique, on peut prédire leur consommation.

Absence d’effet confirmée

Les résultats révèlent que la tension artérielle et le risque d’accident vasculaire cérébral augmentent de concert avec l’augmentation de la consommation d’alcool. Pour les AVC et les hémorragies intracérébrales, la consommation moyenne d’alcool prédite par le génotype est associée au risque de maladie de manière continue. les affirmations antérieures selon lesquelles une ou deux consommations par jour pourraient protéger contre les accidents vasculaires cérébraux sont donc fausses.

Pour les infarctus du myocarde, la situation est à nouveau un peu différente, puisque la consommation moyenne d’alcool prédite par le génotype n’est pas associée significativement au risque de maladie.

Ladite consommation semble avoir un petit effet net positif sur le risque d’infarctus du myocarde, lié peut-être, selon les auteurs, à une augmentation du HDL-cholestérol (un effet constaté chez les personnes dont l’alcoolisation est chronique). Cependant, comme l’ont souligné Alain Braillon et Gérard Dubois dans La Presse Médicale, s’il existe un effet protecteur coronaire, il n’est que très faible et ne concerne pas tout le monde.

En définitive, il est surtout important de rappeler qu’il n’existe pas de consommation d’alcool « sans risque », comme l’avait montré une autre méta-analyse parue l’an dernier dans The Lancet. Mieux vaut donc plutôt parler de consommation d’alcool « à moindre risque ». Et relire les recommandations de Santé publique France, plus strictes que celles de l’OMS. 

La version originale de cet article a été publiée dans The Conversation.

Qu’est-ce que la Monkey Dust, cette drogue très addictive qui émerge en France ?

Par Juliette Vienot de Vaublanc Publié le 5 juin 2025

L’Agence de l’Union européenne sur les drogues a appelé jeudi 5 juin 2025 les pays du continent à la « vigilance » face à la menace que représentent les cathinones synthétiques, catégorie dont fait partie la Monkey Dust. Photo d’illustration.
L’Agence de l’Union européenne sur les drogues a appelé jeudi 5 juin 2025 les pays du continent à la « vigilance » face à la menace que représentent les cathinones synthétiques, catégorie dont fait partie la Monkey Dust. Photo d’illustration.  dejah_thoris / stock.adobe.com

Une des premières saisies de Monkey Dust en France a eu lieu il y a quelques semaines en Seine-Saint-Denis, d’après des informations du Parisien. Cette drogue de synthèse, dont les effets s’approchent de ceux de la cocaïne ou de la méthamphétamine, a causé de gros dégâts au Royaume-Uni ces dernières années.Partager

Déjà bien implantée chez certains de nos voisins, la Monkey Dust (« poussière de singe ») gagne du terrain dans l’Hexagone. L’une des premières saisies de cette drogue de synthèse a eu lieu en Seine-Saint-Denis il y a quelques semaines, d’après les informations du Parisien. Ce jeudi 5 juin, l’Agence de l’Union européenne sur les drogues (EUDA) a appelé les pays européens à la « vigilance » face à la « menace émergente » que représentent les drogues de synthèse, dont les cathinones, groupe dont fait partie la Monkey Dust.

De son nom scientifique méthylènedioxypyrovalérone (abrégé MDPV), ce produit particulièrement addictif se présente sous la forme d’une poudre blanchâtre qui peut être sniffée, fumée dans une pipe, avalée ou injectée. Il a commencé à être vendu comme drogue de synthèse en 2004 aux États-Unis.

Jusqu’à son interdiction dans le pays au début des années 2010, les consommateurs américains pouvaient acheter des produits étiquetés comme sels de bain et contenant du MDPV. Du fait de la méconnaissance de sa composition, la Monkey Dust a un temps été qualifiée de « drogue du zombie », avant que ce qualificatif ne désigne finalement d’autres drogues de synthèse, retrace l’Observatoire des drogues et des tendances addictives.

« Drogue de prédilection pour les personnes démunies »

La Monkey Dust a des effets comparables à ceux de la cocaïne ou des amphétamines : le produit agit comme un puissant stimulant et diminue la perception de la douleur pendant quelques heures. Mais au-delà de ses effets euphorisants, la MDPV provoque aussi des hallucinations, voire une sévère paranoïa, augmente l’agressivité et les comportements violents. Particulièrement addictive, cette drogue incite également à consommer toujours plus, au risque de l’overdose.

Autre caractéristique préoccupante : son faible coût. « Son prix est très bas, notamment comparé à d’autres drogues illicites, ce qui en fait une drogue de prédilection pour les personnes démunies dont les difficultés financières peuvent aggraver leur consommation », alerte le centre britannique de traitement des addictions sur son site.

L’arrivée de ce produit particulièrement addictif et peu cher en France a de quoi inquiéter au vu de la situation de certains pays étrangers. Dans le centre de l’Angleterre, la Monkey Dust constitue un véritable fléau autour de la localité de Stoke-on-Trent. Depuis que cette drogue de synthèse a commencé à s’y répandre, en 2018, plusieurs cas de consommateurs commettant des actes de criminalité ont été rapportés.

Dans une moindre mesure, la Belgique est également touchée. Après une vaste opération de saisie et d’arrestations, début 2024, le parquet de Flandre-Orientale a tenu à mettre en garde contre les « répercussions graves sur la santé physique et mentale » de la consommation de MDPV, même à petite dose.

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Ardèche : Le succès de son miel bio était dû à la plantation de cannabis de son voisin


AUBENAS (07) – 850 pots sur liste d’attente : Rémy P est un apiculteur dépassé par son
succès, où plutôt était car sa production vient d’être stoppée net par les autorités
ardéchoises.

Son miel contenait en effet une quantité importante de THC (tétra-hydrocannabinol), le composé psycho-actif du cannabis, estimée selon un expert local à « un
quart de joint bien chargé par tartine».

D’où provenait cette substance illégale ? De la plantation tout aussi illégale de son voisin, qui sous couvert de cultiver la châtaigne maintenait également un cheptel de près de 200 pieds de cannabis, cachés parmi les arbres et autres végétaux de son domaine de plusieurs hectares. «Lesabeilles
devaient butiner les plantes du voisin, au lieu de butiner les châtaigners.. » conjecturait le jeune apiculteur lors d’un point presse. Une abeille butinant un plant de cannabis ardéchois

Un café, du pain… et de la Skunk !
C’est un père de famille albenassien qui a découvert le pot-aux-roses en faisant passer un bilan sanguin à ses deux enfants de 7 et 9 ans. « Théo et Théa sont habituellement des enfants très excités, leur mère et moi avons beaucoup de difficultés à canaliser leur énergie. Mais depuis quelques temps, ils étaient très calmes…

Trop calmes même; Théo s’est mis à écouter du Sinsemilia dans sa chambre et un dimanche, Théa a regardé une motte de beurre fondre pendant 3 heures d’affilé, en rigolant. On s’est beaucoup inquiétés » déclarait-il, admettant que lui-même et sa femme avaient également développé « un certain penchant »
pour ce miel.

Fini la lune de miel
Mais beaucoup se félicitent de l’arrêt de la production du « space miel », ce n’est pas le cas de tous les consommateurs, à l’instar de Jean-Tristan, 45 ans, l’un des plus gros clients de Rémy qui lui se déclare très déçu. « Avec ce miel je me sens beaucoup mieux, je n’ai plus mes douleurs matinales, je suis de meilleure humeur et j’avais même arrêté de boire ! Là, je sais pas ce que je vais devenir.. j’étais à un demi-pot par jour, arrêter d’un coup va être dur, très dur.. » confiait-il, ajoutant que « si les abeilles trouvent ça bon, c’est que ça peut pas être mauvais pour nous ».

Examiné en laboratoire, ce miel spécial s’est révéléparticulièrement concentré en molécules psycho-actives, comme le résume Océane, une jeune lycéenne, consommatrice malgré elle :
«Les miels, il y en a des clairs, il y en a des foncés. Avec celui-là c’est clair : t’es défoncé !»

Même son de cloche pour Lucette, 78 ans, qui restera longtemps nostalgique de ce « miel
magique », qu’elle et ses amies consommaient régulièrement en début de soirée, sous forme
de « grog » ou dans la tisane : « Nos parties de Scrabble ne seront plus aussi amusantes; moi ça m’est bien égal ce qu’ils mettaient dans ce miel tant que c’est bio, comme ils disent. Ah si vous aviez vu nos parties ! Qu’est-ce qu’on a ri ! Et pis on osait en mettre des mots coquins ! Je peux vous le dire, une fois j’ai tellement ri avec le mot que la Nini a posé que je me suis fait dessus ! Mon Dieu, quelle rigolade ! ».

Même si la justice n’a pas encore tranché, Rémy P ne pense pas être inquiété, contrairement à son voisin qui a déjà été incarcéré : « Je suis un apiculteur moi, pas un dealer. Si je deviens responsable des faits et gestes de chacune de mes abeilles alors on va où là ? ». Réponse le 18 avril prochain au tribunal d’Aubenas.

Le cannabis aurait des effets néfastes sur …

Fumé ou encore ingéré sous forme de boissons, de gâteaux ou de pilules, le cannabis aurait des effets néfastes sur le fonctionnement des vaisseaux sanguins.

C’est ce que démontre une nouvelle étude qui a comparé l’état des vaisseaux des consommateurs de cette drogue récréative à celui de ceux qui n’en consommaient pas.

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L’instant + : en France, les ventes de tabac ont chuté de 11,5 % l’an dernier

France

Les ventes de tabac ont chuté de plus de 11 % l’an dernier en France, révèle vendredi l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, dressant par ailleurs le constat d’une « diminution continue » du tabagisme, que le gouvernement veut évincer de beaucoup d’espaces publics.

Publié le : 30/05/2025

2 minTemps de lecture

Par :FRANCE 24

Un panneau de sens interdit modifié par l'artiste Clet Abraham et représentant une cigarette, dans une rue de Paris, le 13 novembre 2011.
Un panneau de sens interdit modifié par l’artiste Clet Abraham et représentant une cigarette, dans une rue de Paris, le 13 novembre 2011. © Joël Saget, AFP

Le tabac a moins la cote. Au lendemain de l’annonce par le gouvernement français de l’interdiction de la cigarette – dès le 1er juillet – à la plage, dans les parcs ou aux abords des écoles, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) révèle vendredi 30 mai une chute des ventes de tabac de plus de 11 % l’an dernier en France.

« Les volumes de tabac vendus dans le réseau des buralistes ont diminué de 11,5 % en 2024 par rapport à 2023 », écrit l’observatoire dans une note qui détaille une baisse de 12,3 % des cigarettes et de 13,2 % pour le tabac à rouler.

Le tabagisme à un « niveau historiquement bas »

Au total, en 2024, les ventes de tabac chez les buralistes en France « continentale » s’élèvent à 32 846 tonnes.

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Une consommation quotidienne d’alcool augmente le risque de cancer du pancréas

Une étude associe la consommation quotidienne d’alcool à un risque accru de cancer du pancréas

Si l’alcool est connu depuis longtemps pour être cancérigène, le lien avec le cancer du pancréas n’était jusque-là que suspecté.

Une vaste étude vient de le confirmer.

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« L’alcoolisme est bien une maladie » rappelle Corinne Derangère, présidente de la Croix Bleue en Franche-Comté

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Corinne Derangère, présidente de la Croix Bleue, invitée d’ICI Matin. © Radio France

Flora Midy

Diffusé le vendredi 23 mai 2025

Jeudi 22 mai, l’association « Vie libre » à Audincourt organisait un atelier à la Maison des usagers de l’hôpital Nord Franche-Comté sur la consommation d’alcool. Initiative soutenue par Corinne Derangère, président de l’association la Croix Bleue, qui accompagne également les personnes alcooliques.

Ce n’est pas toujours facile de dire « non » à l’alcool. Un atelier avait lieu jeudi 22 mai à la Maison des usagers de l’Hôpital Nord Franche-Comté, pour échanger sur la consommation d’alcool. Le sujet est encore souvent tabou. En Franche-Comté, l’association la Croix Bleue accompagne justement les personnes qui souffrent de cette addiction. Sa présidente, Corinne Derangère, était l’invitée d’ICI Matin

Elle accompagne les personnes en situation d’alcoolisme depuis 40 ans. On lui a demandé de partager sur notre antenne deux souvenirs de parcours qu’elle garde en tête. Le premier est dramatique : « Je vais vous parler de Pierre, qui était notaire, qui a tout perdu. Il a perdu son notariat, il a perdu sa famille. Alors, il était polyaddict, donc cocaïne, alcool. Il a eu beaucoup, beaucoup de mal, il a fait de nombreuses cures. La dernière qu’il a faite, il est sorti de cure. Il était complètement sevré à la cocaïne, l’alcool pas tout à fait, mais il avait ce désir de s’en sortir. Il a fait une chute dans la rue, sous alcool, et chute fatale« .

Et puis, Corinne Derangère a partagé une histoire qui se termine bien : « Je vais parler de notre Gilou. C’est un monsieur qui travaillait à Peugeot. Et on lui a mis le couteau sous la gorge en lui disant « Ou tu arrêtes de boire, ou on te licencie. » Puis normalement, on sait que les injonctions, ça ne marche pas forcément puisqu’il faut que le désir d’arrêter vienne de soi-même. Mais il en a pris conscience quand même. Il a arrêté de consommer totalement. Actuellement, il fait de l’accompagnement. Il a pris des responsabilités à une époque. Bon, il a décidé d’arrêter. Et à la Croix-Bleu, nous avons fait son mariage« ..

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Les pays où l’on consomme le plus d’alcool

Le marché mondial des boissons alcoolisées est estimé à environ 1,62 trillion de dollars par an.

L’Europe domine largement la consommation à l’échelle mondiale, mais certains pays asiatiques se distinguent également.

Découvrons maintenant quelles sont les nations qui consomment le plus d’alcool.

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Addiction à la nicotine: un frein naturel caché dans le cerveau 🚬

Publié par Redbran, 18 mai 2025

Lorsque la nicotine contenue dans le tabac est inhalée, elle agit sur plusieurs structures du système nerveux. Plus précisément, elle active des neurones dans une zone spécifique du cerveau, l’aire tegmentale ventrale (VTA). Cette zone fait partie de ce qu’on appelle le système de récompense.

L’activation de ces neurones entraîne la libération de dopamine, un messager chimique qui renforce les comportements liés à la recherche de récompenses. Ce mécanisme peut potentiellement conduire à une dépendance à la nicotine.

Découverte d’un mécanisme naturel de régulation de l’addiction à la nicotine

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