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jguilhotgaudeffroy

La pollution par la cocaĂŻne : nocive pour des saumons

Cocaine pollution alters the movement and space use of Atlantic salmon (Salmo salar) in a large natural lake. Brant et al, Current Biology 36, 2018–2027, April 20, 2026.
Graphical abstract.

Read more : https://doi.org/10.1016/j.cub.2026.03.026

Cancer du poumon chez les jeunes : quel rĂŽle pour le cannabis ?

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Interdiction gĂ©nĂ©rationnelle du tabac :aujourd’hui le Royaume-Uni, demain laFrance ?

Quentin Haroche – JIM – 23 avril 2026

INVITATION : AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Ordinaire de l’association nationale EDVO

L’assemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Ordinaire de l’association nationale EDVO, aura lieu le 15 avril 2026
Ă  19h00 Ă  la salle des fĂȘtes, Place de la Division LECLERC,  95360 Montmagny,
Ă  proximitĂ© du siĂšge social de l’Association Nationale E.D.V.O.

Pour le Conseil d’administration, Le PrĂ©sident Jean-Paul BRUNEAU.
Invitation et pouvoir (si nécessaire) en piÚces jointes :
Cliquez sur le lien suivant
Invitation_AG_EDVO_2026

Hommage Ă  Guy Millant : « Quinze ans d’un travail dĂ©sintĂ©ressĂ©, une retraite bien mĂ©ritĂ©e »  Professeur Jean-Paul Tillement (Mars 2026)

C’est au fil d’une conversation que Guy a entendu parler pour la premiĂšre fois du CNPERT, lu la lettre de Jean Costentin et s’est intĂ©ressĂ© au combat que nous menons. Nos rencontres frĂ©quentes, l’amitiĂ© partagĂ©e de nos deux Ă©pouses, la volontĂ© de Guy de dĂ©velopper une action au service de la communautĂ© ont fait la suite, un projet qui, validĂ© par le bureau d’alors, est devenu une rĂ©alitĂ©. On ne louera jamais assez la patience et la tĂ©nacitĂ© de notre ami qui, chaque matin, rejoignait son ordinateur pour ne le quitter qu’à de rares moments, prĂ©cision de Nicole, sa charmante Ă©pouse. Epluchant les nouvelles quotidiennes, relevant de façon systĂ©matique tout ce qui concerne drogue, conduite addictive,   addictions, narcotrafic, il a fait le tour de l’actualitĂ©, nous apportant une source continue et prĂ©cieuse d’informations. Celles-ci sont d’autant plus utiles qu’elles nous ont appris le rĂŽle nĂ©faste de certains media, l’indulgence sinon le laxisme des pouvoirs publics devant la montĂ©e des conduites addictives, l’absence de sanctions et, pire encore, le manque d’information des plus jeunes Ce fut pour plusieurs d’entre nous un motif puissant de proposer des sĂ©ances d’information dans des Ă©tablissements scolaires, des associations, des clubs
 

Le savoir-faire de l’ancien publicitaire a  façonnĂ© le blog pour le rendre facile et agrĂ©able d’accĂšs. Des messages brefs attirant l’attention, renvoyant Ă  des textes plus complets ; une proposition d’évaluer l’information comme on le fait pour les grands cuisiniers ; un courrier des lecteurs : le site est devenu une bibliothĂšque de rĂ©fĂ©rence, probablement pas suffisamment exploitĂ©e par nos lecteurs, mais combien utile aux adhĂ©rents. La publication de la lettre du CNPERT y apporte les derniers travaux des spĂ©cialistes et complĂšte l’actualitĂ© scientifique et mĂ©dicale.

L’ensemble forme aujourd’hui un tremplin sur lequel de jeunes talents qui ont rejoint rĂ©cemment le CNPERT  vont pouvoir exposer de nouvelles idĂ©es, en s’appuyant sur une base solide Ă  laquelle Guy va  continuer de travailler. Le Dr JoĂ«lle Gaudeffroy-Guilhot, qui lui succĂšde, l’a bien compris en  lui proposant le rĂŽle d’éditeur, soit la possibilitĂ© d’inscrire sur le blog toute nouvelle intĂ©ressante, comme avant, tout en le dĂ©chargeant des tĂąches administratives.

Notre ami Guy, devenu un acteur incontournable de notre action dans la lutte contre les mĂ©faits des drogues, n’a jamais acceptĂ© de rĂ©tribution. Convaincu, dĂ©sintĂ©ressĂ©, il a Ă©tĂ© une chance pour le CNPERT et Ă  ce  titre, nous lui devons toute notre reconnaissance. Nous souhaitons Ă  JoĂ«lle une longue carriĂšre au service de notre cause, la remercions vivement d’avoir acceptĂ© la relĂšve et l’assurons de tout notre soutien.

Drogues : ce que la dĂ©pĂ©nalisation dit de l’état moral d’une civilisation. (Par François Diot, ancien directeur de CAARUD, membre du CNPERT)

La question n’est pas seulement sanitaire ou pĂ©nale. Elle est anthropologique et politique.
L’erreur fondatrice : croire qu’on protùge en relñchant.
La dĂ©pĂ©nalisation de l’usage des drogues est aujourd’hui prĂ©sentĂ©e comme une rĂ©forme moderne, pragmatique et humaniste.
Elle serait une adaptation lucide Ă  une rĂ©alitĂ© sociale que l’interdit ne parvient plus Ă  contenir.
Mais derriĂšre ce discours se cache une question beaucoup plus profonde : qu’est-ce qu’une sociĂ©tĂ© accepte encore de considĂ©rer comme destructeur pour l’homme?
Car une civilisation ne se dĂ©finit pas seulement par les libertĂ©s qu’elle accorde.
Elle se dĂ©finit aussi par les limites qu’elle juge nĂ©cessaires pour protĂ©ger l’individu contre ce qui peut l’asservir.
Or la dĂ©pĂ©nalisation repose sur une idĂ©e sĂ©duisante : relĂącher l’interdit permettrait d’apaiser les usages et d’affaiblir les trafics.
-> Cette idée repose pourtant sur un double contresens : économique et anthropologique.
– Le contresens Ă©conomique : l’illusion de la neutralitĂ© du marchĂ©.
Les partisans de la dĂ©pĂ©nalisation font souvent comme si l’usage de drogues existait dans un espace social abstrait, dĂ©connectĂ© des dynamiques Ă©conomiques.
Or les drogues obĂ©issent aux lois les plus Ă©lĂ©mentaires du marchĂ© : l’offre s’adapte Ă  la demande.
Plus la consommation augmente, plus les rĂ©seaux criminels trouvent d’intĂ©rĂȘt Ă  produire et distribuer ces substances.
Imaginer que l’augmentation de l’usage puisse affaiblir le trafic relĂšve donc d’une illusion Ă©conomique.
L’histoire des marchĂ©s illĂ©gaux montre au contraire que la normalisation sociale d’un produit tend presque toujours Ă  accroĂźtre sa diffusion.
Au fond, la réalité est simple : On ne combat pas un marché criminel en élargissant sa clientÚle.
– Le contresens anthropologique : la fonction des interdits.
Dans toutes les sociétés humaines, les interdits jouent un rÎle structurant.
Comme l’a montrĂ© Claude LĂ©vi-Strauss, les interdits ne servent pas seulement Ă  sanctionner : ils dessinent les frontiĂšres symboliques qui permettent Ă  une sociĂ©tĂ© de se constituer.
Ils signalent ce qui menace l’équilibre individuel et collectif.
Affaiblir l’interdit autour des drogues revient donc Ă  envoyer un message culturel puissant : ce qui altĂšre profondĂ©ment la conscience et peut engendrer la dĂ©pendance serait dĂ©sormais socialement tolĂ©rable.
Mais les sociétés humaines ne vivent pas seulement de droits. Elles vivent aussi de repÚres et de limites symboliques.
Et lorsque ces limites s’effacent, le dĂ©sordre s’installe.
Car une sociĂ©tĂ© commence Ă  vaciller lorsqu’elle ne sait plus nommer clairement ce qui doit rester interdit.
-> La banalisation progressive des conduites addictives.
La dĂ©pĂ©nalisation s’inscrit dans un mouvement plus large : la transformation de comportements autrefois considĂ©rĂ©s comme dangereux en pratiques banalisĂ©es.
Cette Ă©volution s’accompagne d’un glissement du registre moral vers le registre sanitaire.
Comme l’a analysĂ© Michel Foucault, les sociĂ©tĂ©s contemporaines tendent Ă  remplacer le jugement moral par une gestion technocratique des comportements.
La drogue devient alors :
. un risque Ă  encadrer
. un phénomÚne statistique
. parfois mĂȘme une consommation ordinaire.
Mais ce dĂ©placement n’est pas neutre. Car lorsqu’une sociĂ©tĂ© cesse de distinguer clairement ce qui construit l’homme et ce qui le fragilise, elle finit par dĂ©sarmer moralement ses propres citoyens.
Quand tout devient un simple « risque Ă  gĂ©rer », plus rien n’est vraiment considĂ©rĂ© comme destructeur.
-> Le renoncement politique face aux dépendances.
La dĂ©pĂ©nalisation peut aussi ĂȘtre interprĂ©tĂ©e comme une forme de renoncement. Elle exprime l’idĂ©e implicite que certaines conduites ne peuvent plus ĂȘtre contenues par l’interdit.
La sociĂ©tĂ© ne cherche plus Ă  fixer des limites claires. Elle se contente d’en gĂ©rer les consĂ©quences.
Or les dépendances ne sont pas seulement un problÚme sanitaire.
Elles touchent Ă  la libertĂ© intĂ©rieure de l’homme, Ă  sa capacitĂ© Ă  rester maĂźtre de ses choix.
Renoncer Ă  protĂ©ger cette libertĂ© revient Ă  affaiblir l’un des fondements de la dignitĂ© humaine.
La dĂ©pĂ©nalisation n’est donc pas toujours un progrĂšs.
Elle peut ĂȘtre le signe qu’une sociĂ©tĂ© renonce Ă  protĂ©ger ses propres citoyens.
-> La question centrale : quelle conception de la liberté ?
Au cƓur du dĂ©bat se trouve une question philosophique simple : qu’est-ce que la libertĂ© ?
Est-ce la possibilitĂ© de consommer n’importe quelle substance ?
Ou est-ce la capacité de rester libre face à ce qui crée la dépendance ?
Dans toutes les cultures, les drogues ont Ă©tĂ© entourĂ©es de limites, de rites ou d’interdits. Non par puritanisme, mais parce que les sociĂ©tĂ©s ont toujours su que certaines substances fragilisent l’autonomie humaine.
Dans cette perspective, l’interdit ne limite pas la libertĂ©. Il peut au contraire la protĂ©ger contre ce qui menace de l’aliĂ©ner.
Car la libertĂ© n’est pas de pouvoir tout consommer. La libertĂ© est de ne pas devenir dĂ©pendant.
-> Une question de civilisation.
La dĂ©pĂ©nalisation de l’usage des drogues n’est pas seulement une rĂ©forme juridique.
Elle révÚle une transformation profonde du rapport de nos sociétés aux limites et à la responsabilité.
Car une civilisation ne se dĂ©finit pas uniquement par les libertĂ©s qu’elle proclame.
Elle se dĂ©finit aussi par les interdits qu’elle maintient pour protĂ©ger ce qu’elle considĂšre comme essentiel : la dignitĂ© et la libertĂ© de l’ĂȘtre humain.
Affaiblir ces interdits n’est jamais une dĂ©cision neutre.
C’est toujours un choix de civilisation.

Les choix de lutte contre les drogues sont-ils les bons ?

                            

Un de nos fidĂšles lecteurs, le Professeur Pierre Brousset que nous remercions, nous pose cette question :

« Je lis depuis plusieurs annĂ©es vos lettres concernant ce flĂ©au. Je trouve vos arguments particuliĂšrement convaincants. Cependant, je souhaiterais avoir votre point de vue sur les questions suivantes :

1) La prohibition aux USA dans les annĂ©es 20-30 s’est soldĂ©e par une extrĂȘme violence sans rĂ©sultat tangible, conduisant le gouvernement fĂ©dĂ©ral Ă  la lever. N’est-ce pas en contradiction avec vos arguments ?

2) A l’opposĂ©, on a un pays comme l’Iran oĂč la rĂ©pression anti-drogue est fĂ©roce mais on estime que malgrĂ© tout il y aurait 20M de toxicomanes, notamment en lien avec la proximitĂ© de l’Afghanistan et de son offre en opioĂŻdes. CF Film « La loi de TĂ©hĂ©ran » de Saeed Roustayi. Â»

Il a l’Ă©lĂ©gance de juger nos arguments convaincants sans ĂȘtre toutefois convaincu. Est-ce l’avis de nos lecteurs ? N’est-il pas un peu pessimiste mais surtout existe-t-il d’autres moyens Ă  notre portĂ©e qui pourraient rendre le CNPERT plus efficace ? 

J’ai soulignĂ© dans la derniĂšre lettre l’intĂ©rĂȘt qu’il y aurait Ă  mener des campagnes nationales contre les nouvelles drogues de synthĂšse comme celles qui sont dĂ©veloppĂ©es contre l’alcool et le tabac et pour cela ouvrir le CNPERT Ă  accepter des dons.

La sanction Ă©ducative et progressivement aggravĂ©e avec dossier de suivi que nous prĂ©conisons n’a jamais Ă©tĂ© appliquĂ©e. Les tentatives de lĂ©galisation aux USA ont Ă©tĂ© des catastrophes, le retour en arriĂšre s’avĂ©rant impossible.

Qu’en pensent nos lecteurs ?

Jean-Paul Tillement

Lettre CNPERT n° 101

Editorial

Guy Millant et Jean-Paul Tillement, les animateurs de votre blog, sont heureux de vous transmettre les vƓux du CNPERT, de son PrĂ©sident, de ses Vice-PrĂ©sidents et des membres du Conseil d’Administration. Ils y ajoutent les leurs, plus personnels, de santĂ©, de bonheur et de succĂšs. Ils remercient tout particuliĂšrement les contributeurs de notre blog et les fĂ©licitent pour la qualitĂ© de leurs apports et la pertinence de leurs remarques. A tous nos lecteurs, un grand merci pour la fidĂ©litĂ© de leurs visites.

MĂȘme si beaucoup de chemin reste Ă  faire, notre audience progresse  et aujourd’hui, plusieurs dĂ©cideurs nous consultent : Ă  nous de les convaincre.

           A tous et Ă  toutes, bonne annĂ©e et Ă  bientĂŽt
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