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Cannabis légalisé, urgences débordées

Dr Bernard-Alex Gauzere | 14 Octobre 2025

Depuis la légalisation du cannabis dans 21 États américains, les urgences font face à une explosion des intoxications. Une étude dans le Michigan pointe une hausse de 70 % des admissions.

En 2023, 21 États américains avaient légalisé l’usage récréatif du cannabis. Le Michigan, qui a franchi ce cap en décembre 2018, a vu s’ouvrir ses premiers établissements de vente au détail dès décembre 2019, entraînant une explosion de la disponibilité et de la diversité des produits cannabiques sur le marché.

Le cannabis agit principalement sur les récepteurs CB1 et CB2 distribués dans différentes régions cérébrales. Si la plupart des consommateurs recherchent ses effets récréatifs – euphorie légère, relaxation, stimulation de l’appétit et acuité sensorielle accrue –, la substance peut également provoquer des effets indésirables dose-dépendants. Ces derniers incluent des troubles de l’attention et de l’équilibre, une tachycardie, ainsi que des altérations cognitives affectant le jugement, la mémoire et la perception temporelle. L’intensité de ces effets varie considérablement selon la dose consommée, la variété de cannabis utilisée et l’expérience préalable du consommateur.

Les produits actuels, beaucoup plus puissants que par le passé, sont consommés selon diverses modalités : inhalation par combustion ou vaporisation, ingestion d’aliments enrichis, ou utilisation de concentrés à haute teneur en THC. Cette diversification, conjuguée à des concentrations en principe actif élevées, accroît significativement les risques d’intoxication aiguë chez les adultes comme chez les enfants. Les symptômes peuvent alors s’aggraver et inclure anxiété intense, désorientation, épisodes paranoïaques, voire manifestations psychotiques.

Des conséquences sanitaires prévisibles et confirmées

Les études menées avant la légalisation du cannabis avaient anticipé plusieurs de ses conséquences sanitaires, désormais confirmées par les données épidémiologiques. On observe effectivement une augmentation significative des admissions aux urgences liées à la consommation de cannabis, une hausse des intoxications pédiatriques accidentelles, ainsi qu’une multiplication des cas d’ingestion d’aliments enrichis au THC.

Parallèlement, le nombre d’Américains consommant du cannabis ne cesse de croître, sous l’effet conjugué de la légalisation et d’une évolution culturelle qui déstigmatise progressivement son usage. Cette démocratisation expose davantage d’utilisateurs novices aux risques d’intoxication aiguë, cette population étant particulièrement vulnérable aux effets indésirables sévères et plus susceptible de recourir aux services d’urgence.

L’augmentation de la consommation s’accompagne également d’une émergence de pathologies spécifiques. Le syndrome d’hyperémèse cannabique – caractérisé par des épisodes récurrents de nausées, de vomissements et douleurs abdominales chez les consommateurs réguliers – connaît une incidence croissante dans les services d’urgence. Cette pathologie, encore méconnue du grand public, illustre les effets paradoxaux d’une consommation chronique de cannabis sur le système digestif.

Une cohorte observationnelle rétrospective au Michigan

Cette étude menée dans huit hôpitaux du sud-est du Michigan visait à évaluer l’impact de la légalisation du cannabis récréatif sur les services d’urgences en comparant le nombre d’admissions pour intoxication aiguë au cannabis avant et après la légalisation (2016-2018 versus 2019-2022). Le nombre d’admissions mensuelles liées au cannabis a été mesuré en fonction des codes de sortie de la CIM-10. Un modèle de régression binomiale négative a été utilisé pour estimer les changements immédiats et cumulatifs du nombre d’admissions aux Urgences liées au cannabis après la légalisation.

Entre 2016 et 2022, parmi les 2 177 admissions aux urgences pour intoxication au cannabis (2 066 patients), 671 ont eu lieu avant et 1 506 après la légalisation. Dans l’analyse univariée, la légalisation du cannabis à des fins récréatives a été associée à une augmentation du taux moyen d’admissions aux urgences liées au cannabis (rapport des taux [RR] : 1,70 [IC à 95 % : 1,49 à 1,94] ; p <0,001). Dans l’analyse multivariée ajustée en fonction de l’âge, les résultats restent significatifs (RR 1,47 [1,29 à 1,70], < 0,001). 

La légalisation du cannabis récréatif a été associée à une augmentation immédiate des taux de visites aux urgences pour intoxication aiguë au cannabis, dès le premier mois qui a suivi.Cependant, la pente de l’augmentation du taux d’admissions était similaire avant et après la légalisation du cannabis (RR, 1,28, IC à 95 % (1,07, 1,54), p < 0,001). Cette hausse était constatée à tous les âges, en particulier chez les adultes d’âge moyen (31 – 65 ans).

Toutefois, cette étude présente plusieurs limites en raison de son approche rétrospective. Le Michigan avait déjà adopté une position plus souple sur la consommation de marijuana par rapport à d’autres États en ayant précédemment légalisé la marijuana médicale pendant plusieurs années avant la légalisation récréative. Les codes CIM-10 dans les dossiers risquent d’omettre de nombreuses autres admissions qui étaient principalement dues à une intoxication aiguë au cannabis. De plus, les patients ont pu être moins susceptibles de se présenter aux urgences pour une intoxication au cannabis au plus fort de la pandémie de Covid-19.

Cependant, ces résultats indiquent une augmentation des consultations aux urgences après légalisation du cannabis, plaidant pour une formation des personnels des services d’urgences.

Alcool : particulièrement néfaste chez les personnes jeunes

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Alcool, tabac, cannabis et autres drogues : c’est dans cette région que les addictions commencent le plus tôt

55,2 % des Occitans âgés entre 18 et 64 ans ont déjà expérimenté le cannabis (contre 50,4 % au niveau national)
55,2 % des Occitans âgés entre 18 et 64 ans ont déjà expérimenté le cannabis (contre 50,4 % au niveau national) • © MICHAEL BRANDT / DPA

Écrit par Esmeralda Terpereau Publié le10/10/2025

En Occitanie, les jeunes consomment plus d’alcool, de tabac et de cannabis que la moyenne nationale. Selon un rapport de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), la région se distingue par des niveaux d’expérimentation particulièrement élevés, notamment chez les mineurs.

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Alcool : plus d’un verre par jour réduit l’espérance de vie selon l’OCDE

La consommation excessive d’alcool, soit plus d’un verre d’alcool par jour chez les femmes et un et demi chez les hommes, ferait perdre en moyenne près d’un an d’espérance de vie selon un rapport de l’OCDE. 

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L’alcool : une cause majeure de cancer trop souvent ignorée

  • L’alcool : une cause majeure de cancer trop souvent ignoréeL’alcool : une cause majeure de cancer trop souvent ignorée

Publié le 08/10/2025 La Dépêche du Midi

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Une étude du Centre international de recherche sur le cancer (Circ) le confirme : l’alcool est un facteur majeur mais évitable de cancer… Les risques restent cependant largement méconnus du grand public.

La consommation d’alcool augmente le risque d’au moins sept types de cancer. En 2020, 741 000 nouveaux cas lui ont été imputables dans le monde, soit 4 % de l’ensemble des diagnostics. Les hommes sont particulièrement touchés, représentant 78 % des cas. Les cancers les plus fréquemment liés à l’alcool sont :

  • le cancer de l’œsophage (190 000 cas) ;
  • le cancer du foie (155 000 cas) ;
  • le cancer du sein chez la femme (98 000 cas).

Un risque, même à faible dose

Parmi tous ces nouveaux cas, la consommation « à risque » (soit de 2 à 6 verres d’alcool par jour) et la consommation « excessive » (plus de 6 verres d’alcool par jour) ont représenté la majorité des cas. Mais contrairement aux idées reçues, même une consommation modérée (moins de 2 verres par jour, ce qui correspond aux recommandations actuelles) a causé plus de 100 000 nouveaux cas de cancer dans le monde en 2020. « Aucune consommation d’alcool n’est totalement dénuée de risque« , résume ainsi le Dr Harriet Rumgay, chercheuse au sein de la branche Surveillance du cancer du Circ, citée dans un communiqué publié le 8 octobre.

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Drogaddiction.com est le blog du CNPERT.

Le Professeur Jean Costentin vous présente le CNPERTJean COSTENTIN est professeur de pharmacologie, Directeur de l’unité de neuro-psycho-pharmacologie du CNRS de Rouen, Directeur de l’unitéde neurobiologie clinique du CHU de Rouen et Membredes Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie

Le CNPERT (Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies) a été crée il y a plus de vingt ans alors que le « phénomène toxicomanie» amorçait son inquiétante ascension.

Associant dès l’origine diverses personnalités issues de différents milieux professionnels
(du monde de l’éducation, de l’industrie pharmaceutique, du monde médical et pharmaceutique…)
préoccupées par ce phénomène, il a très tôt constitué une structure d’échange d’informations, de
suggestions et d’actions éducatives….
Au fil du temps, d’illustres vétérans sont décédés ; me viennent à l’esprit les noms des professeurs
Roger Boulu, Charles Haas,  du docteur C. Santini…, tandis que plusieurs membres des académies
nationales de Médecine ou de Pharmacie nous rejoignaient.Notre structure reçoit des informations
nombreuses émanant de différentes sources ; elle analyse avec ses experts (médecins, pharmaciens,
toxicologues, psychiatres…) la riche littérature consacrée aux toxicomanies ; elle forge des messages 
destinés pour les uns aux «décideurs» et pour d’autres à un large public.
Plusieurs de nos membres effectuent des conférences auprès des lycéens, des étudiants, du monde
éducatif ainsi que du grand public, qui sont  axées sur les  méfaits des drogues dont l’abus progresse
(cannabis, cocaïne, opiacés).
Emus par la proposition d’installer  sur le territoire national des salles d’injections pour les
toxicomanes (« salles de shoots ») le CNPERT a lancé une pétition nationale, argumentée,  contre
cette déplorable idée.Le CNPERT, en totale indépendance  politique, religieuse, syndicale,
indépendamment de tous clubs, groupes de pression, ou  puissances économiques etc…. s’inscrit
dans une démarche essentiellement sanitaire, sociétale et éducative.

Le CNPERT édite une lettre (depuis 3 ans, nous en sommes à la douzième) et des cahiers (3 ont déjà
vu le jour). La rareté des d’informations sur les drogues, ou leur sensationnalisme fébrile,  la discrétion
qui prévaut sur certains de leurs aspects majeurs, le caractère biaisé, voire fallacieux de certaines
déclarations, nous incite à accroître la diffusion et la tonalité de nos messages.
Afin de nous inscrire dans les modalités actuelles de diffusion de l’information, particulièrement auprès
des plus jeunes, les professeurs J.-P. Tillement et J.-P. Goullé ont associé leur enthousiasme et leur
talent pour doter notre CNPERT d’un blog, en s’appuyant sur l’expertise informatique de monsieur Millant.
J’exprime à tous trois, mes chaleureux remerciements ainsi que mes vives félicitations.
J’incite vivement toutes celles et tous ceux qui veulent nourrir leur discours sur ce grave sujet des
toxicomanies des informations les plus documentées d’être attentifs à nos messages et arguments
puisés aux meilleures sources.
Professeur Jean Costentin, Président du CNPERT

Professeur Jean Paul Tillement 
Il est professeur émérite de Pharmacologie,  de la Faculté de médecine de Paris XII, Membre de l’Académie de Médecine et de l’Académie de Pharmacie. Vice Président du CNPERT
Nous partageons la préoccupation de préserver nonseulement nos enfants, nos adolescents et plus
largement nos concitoyens des méfaits de la drogue.Malgré les efforts des pouvoirs publics, nos
efforts et ceux de nombreuses associations le fléau se développe à la fois quantitativement et qualitativement.

Le prix des drogues actuelles baisse, il s’en vend davantage tandis que de nouvelles substances sont chaque jour proposées aux candidats aux « paradis artificiels », enfer de la drogue.

Professeur Jean Pierre Goullé :Professeur de Toxicologie à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de
Rouen. Chef de service de Toxicologie analytique au Centre Hospitalier du Havre, Expert auprès de la Cour de Cassation et Membre de l’Académie de Médecine et de l’Académie de Pharmacie.
Vice Président du CNPERT

Webmaster du site Drogaddiction.com, Expert en communication : Guy Millant


Pour amplifier notre action afin de mieux communiquer, nous avons créé ce blog : 

Drogaddiction.com, nous venons ici recueillir vos suggestions et bénéficier de vos conseils.

Son objectif est de vous apporter de façon concise les données nouvelles que publie la communauté scientifique et médicale, nationale et internationale.
Ce sera un lieu d’information où chacun pourra trouver des arguments pour lutter contre les toxicomanies.

TEMOIGNAGES
Ils sont importants pour mesurer la gravité des toxicomanies, la façon dont on y entre, les difficultés d’en sortir, la victoire des sevrages réussis.
PETITION
Lancée par notre Président Jean Costentin, elle réunit diverses raisons de notre opposition à l’instauration de salles de « shoot »
SONDAGES
Ils sont là pour nous indiquer la pertinence de nos choix et de nos écrits. Ils serviront à affiner nos actions et nos objectifs.
DIAPORAMAS
Des membres du CNPERT et différents spécialistes interviennent dans des réunions, conférences, débats. Leurs diapositives, leurs exposés sont disponibles dans cette rubrique.
PRESSE
Vous y trouverez archivés les articles parus dans le journal, les cahiers du CNPERT et tout autre document important.
LEXIQUE
Il est en préparation. Nous pensons en faire un dictionnaire analytique où par mot-clé le consultant peut trouver ce qui a été publié dans le blog sur un sujet donné, par exemple : cannabis, cocaïne, héroïne, etc…
RUBRIQUE RESERVEE
Elle apporte aux membres du CNPERT la possibilité de soumettre au Comité de Rédaction de nouvelles idées à exploiter.
Nous attendons vos réactions

Ce blog n’aurait pu être créé sans l’aide
du Président, Jean Costentin,
 du trésorier, Gérard Renaillé

 du concepteur informatique, Guy Millant
Nous les remercions chaleureusement

Jean-Paul Tillement, Editeur en Chef
Jean-Pierre Goullé  Editeur en Chef Adjoin
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Pourquoi c’est si difficile d’arrêter de boire ? La science a enfin trouvé la réponse

Publié le 8 octobre – Par Catherine Cordonnier

Des chercheurs viennent de lever le voile sur l’un des plus grands mystères de l’addiction à l’alcool. Arrêter de boire n’est pas seulement une question de volonté : cela va à l’encontre de ce que veut le cerveau, qui a appris à réclamer l’alcool pour apaiser sa douleur.

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Alcool et grossesse : le petit verre qui fait toujours de gros dégâts

Publié par Yves Greis

Alcool et grossesse : le petit verre qui fait toujours de gros dégâts

Qu’il s’agisse de vin ou de bière, l’alcool a une “signification” culturelle importante. En tant que “lubrifiant social“, il peut certainement avoir des côtés positifs. Cependant, les conséquences négatives sont également incontestable : une consommation excessive d’alcool rend malade, dépendant, peut favoriser l’agressivité et conduit souvent à des accidents. En cet automne, dans une nouvelle brochure, le ministère de la Santé luxembourgeois a décidé de s’attaquer à deux autres aspects du problème en lien avec les futures mamans ou les jeunes mères : les relations alcool

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Un simple pari entre amis a changé leur vie.

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