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Les prises en charge intensives de personnes avec un trouble de l’usage de l’alcool sévère

L’OFDT publie le dernier volet de l’enquête TUPSALCO (Trajectoires d’usages et parcours de soin : regards croisés des professionnels et des usagers d’alcool) qui décrit les pratiques professionnelles dans les structures de prise en charge intensives de personnes avec un trouble de l’usage de l’alcool sévère.

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Shots d'alcool sur un comptoir de bar

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Entre 2022 et 2024, l’OFDT a mené une étude en plusieurs volets consacrée aux trajectoires de consommation et de soin en matière d’alcool, TUPSALCO. Après une première phase consacrée à l’analyse des prises en charge dans les microstructures médicales addictions, cette nouvelle enquête se penche sur les pratiques en vigueur dans les dispositifs dits de prise en charge intensive : services d’hospitalisation pour sevrage, SMRA (soins médicaux et de réadaptation en addictologie) et HDJA (hôpitaux de jour en addictologie).

Il apparaît que dans ces établissements, les séquences de soins sont élaborées en continuité avec le socle commun d’interventions médicales, psychologiques et sociales, en accord avec les recommandations des textes réglementaires. Ces services, à visée principalement curative, sont insérés dans un maillage socio-sanitaire plus large qui assure le relais après la sortie des patients. L’étude révèle aussi que les conceptions de l’addiction influencent fortement les pratiques professionnelles.

Deux grandes orientations coexistent : une approche neurobiologique, dominante, qui insiste sur la chronicité du trouble, et une approche psychodynamique, centrée sur les dimensions psychologiques et sociales. Bien que ces approches soient complémentaires, les pratiques observées tendent à s’aligner prioritairement sur l’une ou l’autre selon la sensibilité théorique des équipes.

Enfin, une des limites des dispositifs étudiés concerne la prise en charge des patients en grande précarité ou atteints de troubles psychiatriques sévères.

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Tabac, alcool et cannabis : la consommation en forte baisse chez les adolescents en France

La France est « désormais en dessous de la moyenne européenne pour l’ensemble des indicateurs d’usage » de drogues, de tabac et d’alcool par les jeunes de 16 ans, selon une enquête européenne sur la consommation de substances addictives.Ajouter à mes articlesCommenterPartager

Santé et hôpitaux Tabac

En 2024, seulement 20 % des jeunes Français de 16 ans avaient expérimenté le tabac, un des niveaux les plus faibles d'Europe, contre 31 % en 2015, selon une enquête européenne.
En 2024, seulement 20 % des jeunes Français de 16 ans avaient expérimenté le tabac, un des niveaux les plus faibles d’Europe, contre 31 % en 2015, selon une enquête européenne. (iStock)

Par Les Echos Publié le 11 sept. 2025

La consommation de tabac, d’alcool et de cannabis des adolescents de 16 ans a drastiquement diminué en France sur la dernière décennie, à l’instar des jeunes Européens. C’est ce que révèlent les résultats d’une enquête européenne menée en 2024 par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) publiée ce jeudi.

Les résultats montrent que la France se situe « désormais en dessous de la moyenne européenne pour l’ensemble des indicateurs d’usage » de drogues, de tabac et d’alcool par les jeunes de 16 ans, selon cette étude réalisée tous les quatre ans dans 37 pays du continent. L’édition 2024 s’est déroulée entre avril et juin auprès d’un échantillon représentatif de 113.882 jeunes européens, dont 3.376 en France.

· Tabac : l’« un des niveaux les plus faibles d’Europe »

La baisse observée entre 2015 et 2024 est « significative » dans de nombreux pays européens et « particulièrement marquée en France », souligne l’OFDT. En 2024, 20 % des Français de 16 ans avaient déjà expérimenté le tabac, soit l’« un des niveaux les plus faibles d’Europe », indiquent les auteurs du rapport : « En dix ans, la part des adolescents de 16 ans fumant tous les jours des cigarettes a été divisée par cinq », passant de 16 % en 2015 à 3,1 % en 2024, rejoignant les niveaux des pays nordiques.

Cette « baisse forte », observée dans la « quasi-totalité » des pays d’Europe de l’Ouest, reflète des politiques de lutte efficaces, notamment l’augmentation des prix du tabac, analyse l’OFDT.

· Cannabis : une consommation initiatique divisée par trois

L’expérimentation du cannabis par les adolescents français connaît aussi une baisse « spectaculaire » : elle a été divisée par trois en dix ans, alors que les jeunes Français étaient parmi les plus gros consommateurs en Europe en 2015. Environ 8,4 % des jeunes de 16 ans en avaient déjà consommé en 2024, contre 31 % en 2015.

Pour expliquer cette baisse, l’OFDT pointe « la dénormalisation » progressive du tabagisme « qui, compte tenu de l’intrication des deux produits, favorise probablement aussi une dénormalisation du cannabis parmi les jeunes générations ».

· Alcool : une baisse mais un niveau qui reste élevé

Sept adolescents français sur 10 avaient essayé l’alcool en 2024. Les jeunes filles sont désormais plus nombreuses à expérimenter que les garçons : 70 % pour les filles contre 67 % des garçons). Ce niveau reste « élevé », bien que « la France figure dans le tiers des pays européens affichant la plus faible consommation de boissons alcoolisées », indique l’étude.

La fréquence des « alcoolisations ponctuelles importantes (API) » reste elle aussi élevée, à la fois en France (22 %) et dans la moitié des pays participants à l’étude (30 %).

· Drogues illicites : une tendance à la baisse

Les autres drogues illicites, dont la consommation augmente en France, attirent beaucoup moins les jeunes selon cette étude : en 2024, ils étaient 3,9 % à déclarer en avoir expérimenté en France, contre 7,5 % en 2015, un chiffre en dessous de la moyenne européenne (5 %).

Parmi ces substances illicites, la cocaïne demeure la substance la plus expérimentée à 16 ans (1,7 %), devant les amphétamines (1,3 %), le crack (1,2 %) et l’ecstasy/MDMA (1,1 %).

Alcool, drogue, vitesse… L’homicide routier désormais passible en France jusqu’à 10 ans de prison et une amende de 150 000€ !

La nouvelle loi d'homicides routiers est entrée en vigueur en France cet été.
La nouvelle loi d’homicides routiers est entrée en vigueur en France cet été. © Yayimages

Le 11 juillet dernier, le motif d’homicide routier est entré en vigueur en France. Une nouvelle appellation dans un nouveau cadre juridique, permettant de punir désormais beaucoup plus lourdement des délits routiers, notamment ceux ayant entraîné la mort, lorsque certaines circonstances aggravantes sont avérées.

L’accident de la route dramatique causé par Pierre Palmade en février 2023, aura peut-être permis l’accélération du nouveau dispositif législatif français en matière de responsabilité des conducteurs entraînant, ou risquant d’entraîner, des drames sur nos routes et le décès d’au moins une personne. Ainsi le 11 juillet dernier, une nouvelle loi baptisée « Homicide routier » est apparue en France, permettant aux forces de l’ordre et à la justice française grâce à ce nouvel arsenal en leur possession de mentionner et punir nettement plus lourdement certains comportements particulièrement à risques sur nos routes.

L'alcool et la vitesse excessive au volant demeurent des causes importantes d'accidents de la route dans notre pays.
L’alcool et la vitesse excessive au volant demeurent des causes importantes d’accidents de la route dans notre pays.© Yayimages

10 circonstances aggravantes

Cette nouvelle disposition de délit d’homicide routier du code pénal français est clairement définie pour toute personne conduisant un véhicule à moteur. Il s’agit d’un conducteur ayant causé la mort d’autrui sans intention de la donner (une autre récente disposition concerne les accidents de la route ayant causé de graves blessures mais sans décès d’un tiers, avec, à la clé, des peines de désormais cinq ans d’emprisonnement et de 75 000€ d’amende), caractérisé par au moins l’une des 10 circonstances aggravantes désormais prévues par cette loi, dont cinq inédites jusqu’alors, comme indiqué ci-dessous d’après le texte officiel du site dédié du gouvernement :

Alcool et grossesse : 15 000 enfants touchés chaque année par l’alcoolisation fœtale

Christophe VERGER mardi 9 septembre 2025

Le syndrome d'alcoolisation fœtale est la première cause de handicap mental non-génétique.
Le syndrome d’alcoolisation fœtale est la première cause de handicap mental non-génétique. • SHUTTERSTOCK – COPYRIGHT (C)

À l’occasion de la journée internationale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), les experts rappellent qu’aucune quantité d’alcool n’est sans risques pendant la grossesse. En France, 15 000 nouveau-nés sont concernés chaque année par des troubles liés à l’alcool, faisant du SAF la première cause de handicap mental non-génétique.

Les chiffres sont alarmants : 3 207 bébés naissent chaque année en France avec des problèmes liés à l’alcoolisation fœtale, soit près d’une naissance par jour. Parmi eux, 452 présentent le syndrome complet d’alcoolisation fœtale, ce qui équivaut à un nouveau-né affecté chaque semaine. En région Auvergne-Rhône-Alpes, la situation est particulièrement préoccupante avec un bébé naissant toutes les cinq heures avec des troubles durables causés par l’alcool consommé pendant la grossesse. 

Le syndrome d’alcoolisation fœtale représente la complication la plus grave de la consommation d’alcool pendant la grossesse. L’alcool traverse librement le placenta et peut provoquer des malformations cérébrales, cardiaques, rénales, osseuses et faciales. Les conséquences sont graves et irréversibles : retards intellectuels, troubles de la croissance, hyperactivité, difficultés comportementales et cognitives. Le SAF constitue ainsi la première cause de retard mental d’origine non génétique en France.

1,3 millions de français concernés sans le savoir

Au total, ce sont 1,3 million de personnes en France qui vivent avec des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (TCAF), souvent sans diagnostic précis.

Ces troubles peuvent se manifester à différents stades de la vie, certains n’apparaissant que bien après la naissance. La particularité de ces pathologies réside dans leur caractère évitable : le respect strict du principe « zéro alcool pendant la grossesse » permettrait d’éliminer complètement ce risque.

Les spécialistes et l’association SAF France martèlent le message : « Enceinte, il n’y a pas de consommation d’alcool sans risques ». La prévention repose sur une responsabilité collective qui implique de soutenir les femmes enceintes dans leur choix de ne pas consommer d’alcool. Créée il y a près de 30 ans, l’association SAF France œuvre pour la reconnaissance, la prévention et l’accompagnement des personnes touchées par ces troubles.

Un placenta sans protection face à l’alcool

Le mécanisme de toxicité est implacable : le placenta ne filtre pas l’alcool, qui passe directement de la mère au fœtus. Le cerveau du bébé, en plein développement, est particulièrement vulnérable à cette substance. Les autorités sanitaires insistent sur le fait qu’aucun seuil de consommation ne peut être considéré comme sans danger. Chaque verre représente un risque potentiel pour le développement de l’enfant.

Face à l’ampleur du phénomène, les experts appellent à renforcer les campagnes de sensibilisation et à améliorer le diagnostic précoce. L’association SAF France intervient auprès des instances politiques et médicales pour faire reconnaître ces troubles et mieux accompagner les familles concernées. Le message est clair : offrir à chaque enfant la chance de bien commencer sa vie passe nécessairement par le « zéro alcool » pendant la grossesse.

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Le mystère de la « maladie du cannabis »

De nouvelles variétés et formes de cannabis très puissantes sont associées à toute une série de symptômes, et les diagnostics de cet étrange nouveau syndrome sont en hausse.

De Stacey Colino, Brian Kevin Publication 6 sept. 2025, 13:19 CEST

Sierra Callaham avait 23 ans quand elle a eu sa première crise d’un mois de douleurs abdominales quotidiennes, de nausées et de vomissements cycliques.

Perplexe, elle a mis ces maux sur le compte du stress – elle était surmenée, et en froid avec sa famille. Des médicaments contre les nausées et l’anxiété lui ont permis de tenir le coup la plupart du temps et, le soir, elle a continué à fumer un peu de cannabis, comme à son habitude. Elle voulait tellement, dit-elle, « [se] détendre et ne plus être aussi présente dans [son] corps ».

Le jeune femme vit dans l’État de Washington, où le cannabis récréatif est légal depuis 2012, et elle en consommait depuis longtemps quotidiennement, quoiqu’avec modération, pour l’aider à dormir. Avant sa première crise gastro-intestinale, fin 2020, elle vapotait de l’huile de cannabis concentrée. Après cet épisode, elle est passée à la consommation de joints préroulés pendant quelques années pour, finalement, revenir au vapotage.

Puis, en février 2024, une autre crise de plusieurs semaines s’est déclenchée – des crampes d’estomac, des vomissements quotidiens incontrôlables –, qui l’a conduite deux fois à l’hôpital. Lors d’une visite, un médecin lui a demandé si elle consommait du cannabis. Après qu’elle lui eut répondu par l’affirmative, le médecin a évoqué un diagnostic provisoire : syndrome d’hyperémèse cannabinoïde, ou CHS – « -émèse » étant le suffixe clinique désignant les vomissements.

Des épisodes récurrents de nausées, de vomissements et de douleurs abdominales sont les symptômes classiques de cette curieuse affection gastro-intestinale, associée à une consommation fréquente et prolongée de marijuana, en particulier de produits superpuissants. Ce sont des médecins en Australie qui, en 2004, ont décrit pour la première fois le syndrome d’hyperémèse cannabinoïde. On ignore combien de personnes en souffrent, mais une étude de 2018, extrapolant à partir d’une enquête menée sur des patients admis aux urgences, estime ce nombre à au moins 2,75 millions de personnes par an aux États-Unis. Et, selon une récente publication parue dans le Journal of the American Medical Association, les passages aux urgences pour un CHS ont doublé aux États-Unis et au Canada entre 2017 et 2021.

Comment expliquer cette augmentation ? Selon Deepak Cyril D’Souza, professeur de psychiatrie et directeur du Centre pour la science du cannabis et des cannabinoïdes de Yale, l’un des facteurs de cette augmentation est la puissance croissante des produits à base de cannabis. Il y a trente ans, les échantillons saisis par l’Administration de contrôle des drogues (DEA) des États-Unis contenaient une teneur moyenne (en poids) de 4 % de THC ; en 2022, celle-ci était passée à environ 16 %. Et dans l’huile des cartouches de vape, comme celles utilisées par Sierra Callaham, elle peut atteindre 85 %.

Chez les consommateurs de cannabis légal de la génération Z (nés entre 1997 et 2009), les ventes de produits de vapotage surclassent les autres catégories, selon les données recueillies par la société Headset.

Les recherches pointent aussi l’assouplissement de la légalisation du cannabis récréatif. Dans une étude parue en 2022 dans The American Journal of Gastroenterology, des chercheurs ont comparé les admissions pour un CHS dans un grand hôpital du Massachusetts entre 2012 et 2020, et constaté une augmentation significative après la légalisation du cannabis dans cet État fin 2016.

Problème : le CHS ne se manifeste pas systématiquement. « Pourquoi certaines personnes semblent y être sujettes, et d’autres pas ? C’est un mystère », relève Deepak Cyril D’Souza. « La plupart des fumeurs quotidiens de cannabis ne sont pas touchés », reconnaît Christopher N. Andrews, gastroentérologue et professeur clinicien à l’université de Calgary, au Canada. De plus, parmi ceux qui en souffrent, les symptômes sont fluctuants.

Une théorie avance que le CHS pourrait être lié à une stimulation anormale par le cannabis de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), qui régule les réponses du corps au stress en ajustant les équilibres hormonaux.

Une autre hypothèse fait état d’une prédisposition génétique, et la dépression et l’anxiété sont courantes chez les personnes atteintes de ce syndrome. « Le paradoxe est que nous ne comprenons pas ce qui le déclenche à un moment donné », note David Levinthal, directeur du Centre de neurogastroentérologie et de motilité au Centre médical de l’université de Pittsburgh. Parmi les principales causes envisagées, dit-il, figurent le manque de sommeil et le stress intense.

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Les raisons qui vous ont poussé à fumer du cannabis pourraient révéler un risque caché

Et si le contexte dans lequel on a commencé à fumer et la nature des traumatismes que l’on a subis étant enfant influençaient les conséquences néfastes du cannabis sur la santé ? C’est ce que suggèrent deux nouvelles études menées par des chercheurs londoniens. Leurs résultats soulignent l’importance de s’intéresser de près aux circonstances dans lesquelles quelqu’un se met à consommer du cannabis

Vous avez commencé à fumer parce que vous trouviez ça sympa et festif ? Ou plutôt parce que le cannabis vous permettait d’atténuer votre anxiété, de mieux supporter vos idées noires ou de soulager vos douleurs physiques ?

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Alcool, excès de vitesse et garde à vue : le lourd bilan routier du dernier week-end d’été

Les gendarmes n’ont pas chômé. Sur l’A20, un conducteur a été intercepté à 184 km/h au lieu des 130 autorisés. Plus inquiétant encore, un autre automobiliste a été flashé à 146 km/h sur une départementale de Saint-Aoustrille, où la limite est fixée à 80 km/h. 

Des excès  de vitesse qui frisent l’irresponsabilité et rappellent combien la route reste un espace de danger permanent.

Ces contrôles, menés avec intensité pour le dernier week-end des vacances, traduisent la volonté des forces de l’ordre de sanctionner sévèrement des comportements qui mettent en péril la sécurité collective.

L’alcool, fléau toujours présent

Quatre conducteurs ont été interpellés pour conduite sous l’emprise de l’alcool. Les taux enregistrés, jusqu’à 0,81 mg/l d’air expiré, dépassent largement les seuils légaux. L’un d’eux, en état d’ivresse, a même refusé de se soumettre au test, aggravant son cas. Ces dérives rappellent que l’alcool reste l’un des premiers facteurs d’accidents graves. À chaque campagne de prévention, les chiffres confirment la même réalité : le cocktail alcool et volant continue de faire des ravages.

Une garde à vue symbolique

Le week-end s’est également soldé par un placement en garde à vue : un conducteur circulait malgré une annulation judiciaire de permis, sans assurance  et sans contrôle technique. Son véhicule a été saisi sur-le-champ. Ce type de comportement, qui défie toute règle élémentaire de sécurité, illustre la détermination des forces de l’ordre à sévir. Car au-delà des chiffres, il s’agit de vies humaines en jeu.

Pour résumer

Dernier week-end d’été sous tension dans l’Indre : 184 km/h sur l’A20, 146 km/h sur une départementale, 4 conducteurs alcoolisés, dont un en état d’ivresse, et une garde à vue pour conduite sans permis ni assurance. Les gendarmes sonnent l’alerte sécurité.

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Les consommateurs d’alcool seraient touchés par ce trouble

Publié le 5 septembre 2025 Par Agathe Mourey

Shutterstock

Samedi soir. Vous prenez un nouveau verre et pensez aux calories ingurgitées : deux bières pour le moment. Donc plus de 200 kcal. Vous commencez à réfléchir à ce que cela représente sur un repas. Voilà, vous avez la solution : demain vous ne prendrez pas de dessert à midi, ou vous irez courir 5 km de plus que votre footing habituel.

Attention, ce genre de réflexion peut vous amener sur le chemin de l’alcoolorexie, ou drunkorexie, qui vient du terme drunk, qui signifie « soûl » en anglais. Cette habitude consiste à limiter ses apports en nourriture pour compenser les calories apportées par l’alcool. Mais cette pratique néfaste pour la santé est une porte ouverte à d’autres troubles du comportement alimentaire (TCA) comme l’anorexie ou la boulimie, et à une hausse de la consommation d’alcool.

Manger moins pour boire plus

Une personne touchée par l’alcoolorexie peut par exemple sauter des repas en prévision d’une soirée arrosée, se faire vomir volontairement le lendemain pour réduire la quantité d’énergie apportée à son organisme, ou avoir une pratique sportive excessive pour boire plus.

Le médecin Enea Patruno Re, qui a réalisé sa thèse sur le sujet, évoque aussi « la prise de médicaments laxatifs et diurétiques qui permet une perte de poids immédiate » dans une interview en 2024 pour France 3 Bourgogne Franche-Comté.

L’objectif est généralement de consommer plus d’alcool sans prendre de poids, mais parfois aussi d’atteindre plus rapidement l’ivresse, explique la docteure en neuropsychologie Ludivine Ritz dans une publication parue sur The Conversation le 26 août 2025. Elle est spécialiste des addictions et chercheuse à l’Université de Caen.

Elle a mené une étude sur le sujet auprès de 3600 étudiants de l’Université dans laquelle elle travaille. Les participants ont répondu à un questionnaire qui a révélé l’ampleur de la pratique : plus de 40 % des étudiants qui consomment de l’alcool étaient concernés.

Ces jeunes étaient également plus à risque de TCA durables et de troubles de l’usage d’alcool (TUAL), avec une plus grande consommation d’alcool bue, plus souvent, et des ivresses plus intenses. Ces résultats étaient proches d’autres études réalisées en Italie et aux Etats-Unis.

Femmes et hommes sont concernés

La chercheuse se base sur ces autres recherches pour affirmer que les femmes sont plus touchées que les hommes, même si ces derniers peuvent aussi être concernés. En général, les femmes souhaitent avant tout contrôler leur poids et leur image, alors que leurs comparses masculins cherchent une sensation d’ivresse plus rapide.

Dans les deux cas, les effets sur la santé sont négatifs. Entrer dans les troubles du comportement alimentaire expose à des risques de dénutrition et de dégradation de la santé mentale, deux types de pathologies aux conséquences potentiellement dévastatrices.

De l’autre côté, consommer de grandes quantités d’alcool sans manger a de plus grands impacts sur le cerveau, et sur les comportements à risques induits par l’ivresse.

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Protoxyde d’azote et alcool : des mesures renforcées pour protéger la tranquillité publique

Mis à jour le 03/09/2025

Face aux risques liés au protoxyde d’azote et aux nuisances provoquées par la consommation d’alcool sur la voie publique, la préfecture et la mairie de Châteauroux agissent conjointement. Interdictions claires, campagnes de sensibilisation et mobilisation des forces de sécurité visent à prévenir les comportements dangereux et à garantir un cadre de vie serein pour tous.

Depuis plusieurs semaines, la police municipale de Châteauroux et la police nationale ont été amenées à intervenir de manière répétée à la suite de troubles à la tranquillité publique occasionnés par la consommation d’alcool sur la voie publique.

Afin de préserver l’ordre et la sécurité publique, et en concertation avec la mairie de Châteauroux, le préfet de l’Indre a pris un arrêté préfectoral interdisant la consommation d’alcool sur la voie publique entre 22h et 7h.

Dans le prolongement de cette action et conformément aux dispositions du Code de la santé publique, la vente de protoxyde d’azote est interdite aux mineurs.

En outre, la détention et la consommation de tout contenant de protoxyde d’azote par des mineurs dans les espaces publics du département sont également prohibées.

Une campagne de sensibilisation sera conduite conjointement par la police nationale et la police municipale de Châteauroux. Elle sera déployée auprès des commerçants de la ville afin de les informer sur la réglementation en vigueur et de les associer pleinement à la démarche de prévention.

Dans le cadre de cette démarche de prévention et de sécurité, les services de l’État, la police nationale et les représentants de la mairie de Châteauroux recevront les commerçants de la ville le 10 septembre. Cette rencontre permettra d’échanger sur la mise en œuvre des actions de sensibilisation et sur les problématiques de sécurité partagées.

« La sécurité et la tranquillité publique sont des priorités absolues de l’action de l’État. L’arrêté pris, en concertation avec la mairie de Châteauroux, vise à répondre à des comportements qui troublent la vie quotidienne des habitants. La mobilisation de l’ensemble des services de l’État et de nos partenaires locaux traduit notre volonté commune de garantir un cadre de vie serein et sûr pour tous. La tranquillité publique fait partie d’une des trois priorités du Plan d’action départemental sur la restauration de la sécurité du quotidien (PADRSQ). »

Thibault LANXADE, préfet de l’Indre

« La protection des habitants et la préservation de la qualité de vie à Châteauroux constituent des engagements constants de la municipalité. En travaillant aux côtés de l’État et des forces de sécurité, nous mettons en place des mesures fermes et nécessaires pour lutter contre les comportements qui menacent la tranquillité publique. Notre volonté est claire : assurer la sécurité de chacun et renforcer le vivre-ensemble dans notre ville. »

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