Selon les spécialistes, une consommation avant 13 ans augmente de 47 % le risque de développer une dépendance plus tard. La prévention passe par le dialogue plutôt que par l’interdiction.
par Ma Clinique 18 septembre 2025

Dans une analyse par race, sexe, âge et géographie, les taux de mortalité induits par l’alcool en 2024 sont près du double de ceux en 1999, avec une forte augmentation au début de la pandémie Covid-19. Bien que les taux soient plus élevés pour les hommes, la plus forte augmentation des décès induits par l’alcool au cours de la période complète de 25 ans s’est produite chez les femmes âgées de 25 à 34 ans, selon une étude publiée le 17 septembre par le Dr Tony Wong et ses collègues de l’UCLA dans la revue à accès Open-Access PLOS Global Public Health.
Les décès induits par l’alcool ont augmenté au cours des deux dernières décennies. Les augmentations de 2019 et 2021 sont particulièrement condamnées, lorsque la population était soumise à un stress significatif de l’isolement en raison de la pandémie Covid-19, et les personnes atteintes de troubles de la consommation d’alcool étaient moins en mesure d’accéder au traitement. Il est essentiel de quantifier les tendances de la mortalité et de déterminer si les décès induits par l’alcool sont revenus à des niveaux pré-pandemiques pour comprendre les modèles temporels à long terme et la dynamique. Pour examiner ces tendances, les auteurs de cette étude ont analysé les données du système national des statistiques cistriques des Centers for Disease and Prevention, en se concentrant sur 14 causes de décès induites par l’alcool spécifiques.
Wong et al. ont constaté que les taux de décès induits par l’alcool aux États-Unis ont presque doublé entre 1999 et 2024, atteignant leur niveau le plus élevé en 2021. La plupart des décès sont dus à une maladie du foie alcoolique et, dans une moindre mesure, des troubles mentaux et comportementaux liés à l’alcool. La plus forte augmentation globale de la mortalité induite par l’alcool dans tous les groupes de race, de sexe, d’âge s’est produit en 2021 lorsque les décès ont culminé à 54 258 décès dans l’ensemble. D’ici 2024, les décès avaient diminué, mais le taux de mortalité moyen induit par l’alcool dans les comtés américains est resté environ 25% plus élevé qu’en 2019.
Les populations indigènes de l’Indien d’Amérique / l’Alaska (AIAN) restent les plus touchées, les taux masculins de la mortalité induite par l’alcool trois fois plus élevés que ceux des mâles blancs, et les taux de mortalité Aian féminin quatre fois plus élevés que ceux des femmes blanches, sur toute la période d’enquête.
La plus forte augmentation de la démographie a été chez les femmes âgées de 25 à 34 ans, qui est passée de 0,9 décès par 100 000 en 1999 à 3,2 pour 100 000 en 2024 – une augmentation de 255%. La deuxième augmentation la plus importante a été chez les hommes âgés de 25 à 34 ans, contre 2,3 décès par 100 000 en 1999 à 6,5 en 2024 – une augmentation de 188%. Comme les décès causés par les maladies chroniques liés à la consommation d’alcool, tels que certains cancers ou événements cardiovasculaires, n’ont pas été inclus dans cette étude, le nombre global de décès peut être sous-estimé. Ces résultats soulignent le besoin critique de politiques ciblées afin de réduire la consommation excessive d’alcool et d’améliorer l’accès au traitement pour ceux qui en ont le plus besoin.
La montée rapide des décès induites par l’alcool chez les femmes est particulièrement préoccupante. Bien que les hommes meurent toujours à des taux plus élevés, l’écart entre les sexes semble se fermer. Notamment, pour la population âgée de 25 à 34 ans, le ratio de mortalité masculin-féminin est passé de trois à un en 1999 à deux à un en 2024.
Maria R d’Orsogna, Département de mathématiques, California State University à Northridge
Les auteurs concluent: « L’augmentation de la mortalité induite par l’alcool est répandue et affecte l’ensemble du pays, avec des surtensions particulièrement importantes survenant pendant la pandémie Covid-19. 30% en un mois. «
Une étude européenne sur la consommation des jeunes de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies pointe que les jeunes Français de 16 ans sont cinq fois moins fumeurs quotidiens et ont trois fois moins expérimenté le cannabis entre 2015 et 2024.
Par Le Nouvel Obs avec AFP Publié le 17 septembre 2025
Un seul shot en 12 jours, bu « par politesse » : le bilan des vacances à Malte entre amis de Martin, 18 ans, pour la fin du lycée, semble représentatif de la consommation de plus en plus d’adolescents français. Sans drogues, ni tabac, et presque sans alcool.
Seuls 20 % des Français de 16 ans déclaraient en 2024 avoir déjà consommé du tabac et 8,4 % du cannabis, selon une étude européenne sur la consommation des jeunes, relayée début septembre par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).
Par rapport à 2015, on trouve ainsi cinq fois moins de fumeurs quotidiens et trois fois moins de jeunes ayant expérimenté le cannabis, pointe l’étude.
Tendance a la baisse
Si Martin n’a jamais touché à une cigarette, il a déjà « testé » l’alcool et le cannabis, à la fin du collège. « Les premières fois où tu consommes, c’est soit sous la pression sociale, soit pour faire le grand », estime l’étudiant tout juste entré en première année de droit à Paris.
Depuis le lycée, il prône cependant la sobriété, avec pour motifs sa foi chrétienne, sa pratique sportive ou encore tout simplement sa capacité à s’amuser avec ses amis sans recours à une substance psychoactive.
Cela semble aller dans le sens d’une tendance générale, celle d’« une prise de conscience dans la société (…) des effets délétères de ces comportements », juge Nicolas Prisse, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.
Une vaste enquête menée en 2022 par l’OFDT sur 23 000 Français de 17 ans pointait déjà une tendance à la baisse de leur consommation de substances psychoactives, démontrant selon le médecin de santé publique que « la bataille de la dénormalisation » est en passe d’être gagnée.
« Ça coûte super cher »
Au premier plan, le tabac : Charlotte, 16 ans, boit de temps en temps en soirée ou en boîte, mais pas question de « tomber » dans « la dépendance à la nicotine ». Sa mère, elle-même fumeuse, le lui a d’ailleurs interdit. « Elle y est tombée hyperjeune et maintenant, c’est vraiment une addiction », déplore la lycéenne scolarisée en banlieue toulousaine, soulignant que « ça coûte super cher ».
Et en effet, l’augmentation constante du prix, le paquet neutre, l’interdiction de vente aux mineurs, constituent un « arsenal de régulation » pouvant expliquer que la consommation de tabac ne soit « plus populaire chez les jeunes », entraînant avec elle celle du cannabis, autre « produit à fumer », selon Nicolas Prisse.
Une autre explication à cette évolution pourrait être la « dégradation de la santé mentale » observée chez les jeunes, entraînant un « repli sur soi », à l’âge où la consommation est liée à une « conformité sociale du groupe », selon le médecin.
Parmi les amis de Ruben, 17 ans, par exemple, on sort assez peu. Ce lycéen de Toulouse n’a jamais essayé ni tabac, ni cannabis, ni cigarette électronique, pour lesquels il n’a « pas tellement de curiosité ». En revanche, il se voit consommer de l’alcool « plus tard », quand il aura « plus d’occasions d’en boire ».
7 jeunes sur dix ont déjà consommé de l’alcool en 2024
Car l’alcool reste central dans la socialisation des adolescents. Sept sur dix l’avaient déjà essayé en 2024, selon l’étude européenne relayée par l’OFDT, avec une fréquence notable d’« alcoolisations ponctuelles importantes » (binge drinking), soit au moins cinq verres d’alcool lors d’une même occasion.
« Être bourrée, ça me fait un peu peur, parce que j’ai des copines qui ont déjà été pas très bien, au point de devoir appeler l’hôpital », raconte Clara (prénom modifié), 15 ans.
Dans les soirées de cette élève de seconde scolarisée à Saint-Mandé (Val-de-Marne), « il y a de l’alcool » et certains jeunes de son âge « ne savent pas vraiment leurs limites ».
Industriels « très inventifs »
Tout n’est donc pas encore gagné et « il faut rester prudent », estime Nicolas Prisse. « Les industriels – ou d’ailleurs parfois les groupes criminels, quand il s’agit de stupéfiants et de produits interdits – sont très inventifs en termes de tendances et de propositions d’offres sur le marché », ajoute-t-il.
Les « puffs », cigarettes électroniques jetables, en sont un bon exemple. Interdites à la vente depuis février en France mais qui continuent d’être vendues notamment dans les petites épiceries, elles restent une tendance bien réelle chez les adolescents, comme en témoignent les jeunes interrogés par l’AFP.
« C’est aux fruits, ça sent bon », contrairement aux cigarettes, explique Clara. « Ça a pas l’air très dangereux », estime la lycéenne, pourtant consciente de leur nocivité.
Ça m’intéresse 16 septembre 2025
Le foie est un organe capable de prouesses, notamment de se régénérer après une blessure ou une ablation partielle. Pourtant, chez les personnes atteintes de maladies hépatiques liées à l’alcool, cette capacité remarquable s’éteint peu à peu. Des chercheurs américains ont identifié un mécanisme inédit qui pourrait expliquer pourquoi le foie devient incapable de se réparer dans les cas avancés d’hépatite ou de cirrhose, même lorsque l’alcool est complètement éliminé de l’organisme. L’étude, publiée dans la revue Nature Communications en septembre 2025, ouvre de nouvelles pistes pour comprendre, et peut-être traiter, ces maladies hépatiques graves.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, arrêter de boire ne suffit pas toujours à restaurer la capacité régénératrice du foie. Selon les travaux menés par l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign, l’Université Duke et le Chan Zuckerberg Biohub Chicago, les cellules hépatiques endommagées par l’alcool ne terminent pas leur cycle de régénération. Elles entament bien une reprogrammation génétique censée les ramener à un état progéniteur, mais ne parviennent pas à aller jusqu’au bout du processus. Résultat : elles se retrouvent piégées dans un état intermédiaire, ni pleinement matures ni capables de proliférer pour réparer le tissu. Ce dysfonctionnement cellulaire n’est pas réversible spontanément, même lorsque la consommation d’alcool a cessé. La pression s’accumule alors sur les rares cellules restantes qui fonctionnent encore (…)
(…) Cliquez ici pour voir la suite
Le foie peut-il se régénérer complètement quels que soient les dommages ?
Selon cette étude, les Français ne font pas assez de sport !
Selon cette étude, une consommation occasionnelle de boissons énergisantes pourrait favoriser le risque de suicide
Dangers pendant la grossesse : la consommation d’alcool diminue, mais le tabac persiste selon une enquête
Vaccin : pour plus d’efficacité, mieux vaut ne pas se faire vacciner le même bras

Par Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne 15 septembre 2025,
MONTRÉAL — Les individus qui se tournent vers le cannabis pour soulager leur douleur, leur anxiété ou leur dépression risquent plutôt d’aggraver leur santé mentale, prévient une nouvelle étude britannique.
Les chercheurs ont ainsi constaté une différence importante entre les individus qui commencent à utiliser du cannabis pour le plaisir et ceux qui le font en réaction à des problèmes de santé mentale ou physique.
Si les premiers s’en tiraient plutôt bien, les seconds risquaient en revanche de…..
Actualité > Recherche > Cerveau > Consommation
Par Morgan, publié le 15 septembre 2025

Image d’illustration. Alcool barADN
Des chercheurs ont identifié la zone du cerveau impliquée dans la consommation compulsive d’alcool. Cette avancée éclaire les mécanismes cérébraux derrière l’addiction, ouvrant de nouvelles perspectives pour mieux comprendre et traiter ce comportement.
L’OFDT publie le dernier volet de l’enquête TUPSALCO (Trajectoires d’usages et parcours de soin : regards croisés des professionnels et des usagers d’alcool) qui décrit les pratiques professionnelles dans les structures de prise en charge intensives de personnes avec un trouble de l’usage de l’alcool sévère.

Télécharger la publicationpd f897 KoTélécharger le communiqué de pressepd f259 Ko
Entre 2022 et 2024, l’OFDT a mené une étude en plusieurs volets consacrée aux trajectoires de consommation et de soin en matière d’alcool, TUPSALCO. Après une première phase consacrée à l’analyse des prises en charge dans les microstructures médicales addictions, cette nouvelle enquête se penche sur les pratiques en vigueur dans les dispositifs dits de prise en charge intensive : services d’hospitalisation pour sevrage, SMRA (soins médicaux et de réadaptation en addictologie) et HDJA (hôpitaux de jour en addictologie).
Il apparaît que dans ces établissements, les séquences de soins sont élaborées en continuité avec le socle commun d’interventions médicales, psychologiques et sociales, en accord avec les recommandations des textes réglementaires. Ces services, à visée principalement curative, sont insérés dans un maillage socio-sanitaire plus large qui assure le relais après la sortie des patients. L’étude révèle aussi que les conceptions de l’addiction influencent fortement les pratiques professionnelles.
Deux grandes orientations coexistent : une approche neurobiologique, dominante, qui insiste sur la chronicité du trouble, et une approche psychodynamique, centrée sur les dimensions psychologiques et sociales. Bien que ces approches soient complémentaires, les pratiques observées tendent à s’aligner prioritairement sur l’une ou l’autre selon la sensibilité théorique des équipes.
Enfin, une des limites des dispositifs étudiés concerne la prise en charge des patients en grande précarité ou atteints de troubles psychiatriques sévères.
La France est « désormais en dessous de la moyenne européenne pour l’ensemble des indicateurs d’usage » de drogues, de tabac et d’alcool par les jeunes de 16 ans, selon une enquête européenne sur la consommation de substances addictives.Ajouter à mes articlesCommenterPartager

Par Les Echos Publié le 11 sept. 2025
La consommation de tabac, d’alcool et de cannabis des adolescents de 16 ans a drastiquement diminué en France sur la dernière décennie, à l’instar des jeunes Européens. C’est ce que révèlent les résultats d’une enquête européenne menée en 2024 par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) publiée ce jeudi.
Les résultats montrent que la France se situe « désormais en dessous de la moyenne européenne pour l’ensemble des indicateurs d’usage » de drogues, de tabac et d’alcool par les jeunes de 16 ans, selon cette étude réalisée tous les quatre ans dans 37 pays du continent. L’édition 2024 s’est déroulée entre avril et juin auprès d’un échantillon représentatif de 113.882 jeunes européens, dont 3.376 en France.
· Tabac : l’« un des niveaux les plus faibles d’Europe »
La baisse observée entre 2015 et 2024 est « significative » dans de nombreux pays européens et « particulièrement marquée en France », souligne l’OFDT. En 2024, 20 % des Français de 16 ans avaient déjà expérimenté le tabac, soit l’« un des niveaux les plus faibles d’Europe », indiquent les auteurs du rapport : « En dix ans, la part des adolescents de 16 ans fumant tous les jours des cigarettes a été divisée par cinq », passant de 16 % en 2015 à 3,1 % en 2024, rejoignant les niveaux des pays nordiques.
Cette « baisse forte », observée dans la « quasi-totalité » des pays d’Europe de l’Ouest, reflète des politiques de lutte efficaces, notamment l’augmentation des prix du tabac, analyse l’OFDT.
· Cannabis : une consommation initiatique divisée par trois
L’expérimentation du cannabis par les adolescents français connaît aussi une baisse « spectaculaire » : elle a été divisée par trois en dix ans, alors que les jeunes Français étaient parmi les plus gros consommateurs en Europe en 2015. Environ 8,4 % des jeunes de 16 ans en avaient déjà consommé en 2024, contre 31 % en 2015.
Pour expliquer cette baisse, l’OFDT pointe « la dénormalisation » progressive du tabagisme « qui, compte tenu de l’intrication des deux produits, favorise probablement aussi une dénormalisation du cannabis parmi les jeunes générations ».
· Alcool : une baisse mais un niveau qui reste élevé
Sept adolescents français sur 10 avaient essayé l’alcool en 2024. Les jeunes filles sont désormais plus nombreuses à expérimenter que les garçons : 70 % pour les filles contre 67 % des garçons). Ce niveau reste « élevé », bien que « la France figure dans le tiers des pays européens affichant la plus faible consommation de boissons alcoolisées », indique l’étude.
La fréquence des « alcoolisations ponctuelles importantes (API) » reste elle aussi élevée, à la fois en France (22 %) et dans la moitié des pays participants à l’étude (30 %).
· Drogues illicites : une tendance à la baisse
Les autres drogues illicites, dont la consommation augmente en France, attirent beaucoup moins les jeunes selon cette étude : en 2024, ils étaient 3,9 % à déclarer en avoir expérimenté en France, contre 7,5 % en 2015, un chiffre en dessous de la moyenne européenne (5 %).
Parmi ces substances illicites, la cocaïne demeure la substance la plus expérimentée à 16 ans (1,7 %), devant les amphétamines (1,3 %), le crack (1,2 %) et l’ecstasy/MDMA (1,1 %).

Le 11 juillet dernier, le motif d’homicide routier est entré en vigueur en France. Une nouvelle appellation dans un nouveau cadre juridique, permettant de punir désormais beaucoup plus lourdement des délits routiers, notamment ceux ayant entraîné la mort, lorsque certaines circonstances aggravantes sont avérées.
L’accident de la route dramatique causé par Pierre Palmade en février 2023, aura peut-être permis l’accélération du nouveau dispositif législatif français en matière de responsabilité des conducteurs entraînant, ou risquant d’entraîner, des drames sur nos routes et le décès d’au moins une personne. Ainsi le 11 juillet dernier, une nouvelle loi baptisée « Homicide routier » est apparue en France, permettant aux forces de l’ordre et à la justice française grâce à ce nouvel arsenal en leur possession de mentionner et punir nettement plus lourdement certains comportements particulièrement à risques sur nos routes.

10 circonstances aggravantes
Cette nouvelle disposition de délit d’homicide routier du code pénal français est clairement définie pour toute personne conduisant un véhicule à moteur. Il s’agit d’un conducteur ayant causé la mort d’autrui sans intention de la donner (une autre récente disposition concerne les accidents de la route ayant causé de graves blessures mais sans décès d’un tiers, avec, à la clé, des peines de désormais cinq ans d’emprisonnement et de 75 000€ d’amende), caractérisé par au moins l’une des 10 circonstances aggravantes désormais prévues par cette loi, dont cinq inédites jusqu’alors, comme indiqué ci-dessous d’après le texte officiel du site dédié du gouvernement :