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Alcool : les effets

Un constat édifiant: 6 jeunes finissent chaque jour à l’hôpital à cause d’une consommation excessive d’alcool

Publié le 15/02 à 07h00par RTL info avec BELGA

Bien plus de jeunes, âgés entre 12 et 17 ans, se retrouvent à l’hôpital pour intoxication alcoolique que ce que l’on imaginait. Chaque année, ils sont en moyenne 2.600.

Le nombre de jeunes qui se retrouvent à l’hôpital après avoir consommé trop d’alcool est supérieur de plus de 20% à ce que l’on pensait jusqu’à présent, selon une étude relayée samedi dans De Morgen.

D’après les données de l’Agence Intermutualiste (IMA), qui collecte les données des mutuelles, quelque 2.200 jeunes intoxiqués par l’alcool finissent à l’hôpital chaque année en Belgique. Ce chiffre est basé sur le nombre de jeunes de 12 à 17 ans qui ont subi un test d’alcoolémie entre 2019 et 2021.    

Des scientifiques de l’Université d’Anvers ont maintenant comparé ce chiffre avec les résultats d’une étude menée dans huit hôpitaux anversois, où a été recherchée la mention d’intoxication alcoolique dans les dossiers médicaux. Il en ressort que le nombre réel est supérieur de plus de 20%.

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Les décès et les hospitalisations liés à l’alcool ont augmenté de manière significative pendant la pandémie

par Ma Clinique

Une nouvelle étude met en valeur l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les visites aux services d’urgence en Colombie-Britannique

Les décès liés à l’alcool ont augmenté de 18% pendant la pandémie, tout comme les hospitalisations liées à la consommation d’alcool, selon de nouvelles recherches dans CMAJ (Journal de l’association médicale canadiennehttps://www.cmaj.ca/lookup/doi/10.1503/cmaj.241146.

Dans la première partie de la pandémie, le volume des ventes au détail au Canada a augmenté de 2% (2020/21 v. 2019), la plus élevée en 10 ans, malgré peu de visiteurs internationaux. Plus de 1 personnes sur 4 (26%) ont déclaré avoir bu plus et 18% ont déclaré une consommation élevée d’alcool (définie comme ≥ 5 boissons pour les hommes, ≥ 4 pour les femmes en une seule séance).

Pour comprendre l’effet de l’évolution des modèles de consommation d’alcool pendant la pandémie, les chercheurs ont examiné les décès et les hospitalisations entre 2016 et 2022, en comparant une période prépondémique et une période pandémique. Ils ont constaté que les décès dus à la consommation d’alcool augmentaient d’environ 18% sur la période de 3 ans, avec des augmentations plus élevées en 2020 et 2021 (environ 24%), entraînant 1600 décès de plus que prévu. Les hospitalisations liées à l’alcool ont également augmenté de 8% au cours de la période pandémique étudiée, avec des augmentations plus élevées (environ 14%) en 2020/21.

« Les 1596 décès en excès et 7142 hospitalisations excessives entièrement attribuables à l’alcool que nous avons observé au Canada pendant la période pandémique que nous avons étudiée, témoignent des dommages substantiels de la consommation accrue d’alcool qui peut se produire compte tenu des circonstances et de la disponibilité, et parle de la nécessité d’interventions robustes,«Écrit le Dr Yipu Shi, Center for Surveillance and Applied Research, Agence de santé publique du Canada, Ottawa, Ontario, avec des coauteurs.

Il y avait des variations régionales, avec la plus élevée des décès dans les provinces des prairies (28%) et en Colombie-Britannique (24%), des taux excédentaires 3 fois plus élevés qu’en Ontario et dans les provinces de l’Atlantique, et 6 à 7 fois plus élevé qu’au Québecc . Les hospitalisations étaient également plus élevées dans les prairies et surtout dans les territoires. Les adultes plus jeunes ont eu les augmentations les plus élevées des décès en excès (âgés de 25 à 44 ans) et des hospitalisations (âgés de 15 à 44 ans).

Les décès et les hospitalisations étaient en grande partie dus à une maladie du foie alcoolique (ALD) et à un trouble de la consommation d’alcool (AUD). Étant donné que les augmentations des hospitalisations étaient 3 fois plus élevées chez les femmes, les auteurs suggèrent que cela pourrait être un avertissement précoce de la future maladie liée au foie dans ce groupe.

Ces résultats font écho à ceux d’autres pays, dont les États-Unis, qui ont connu une augmentation de 29% des décès liés à l’alcool (2020/21) et en Europe (18%).

Une consommation accrue d’alcool peut avoir été motivée par le stress, l’ennui, la détérioration de la santé mentale et d’autres facteurs, y compris un accès plus facile à l’alcool.

« Nos résultats soulignent l’importance des interventions opportunes pour empêcher la consommation à haut risque de se développer en AUD ou ALD. Une approche complète pour prévenir et gérer la consommation à haut risque, AUD et ALD à la suite de la pandémie devraient comprendre à la fois les interventions de santé publique et de gestion clinique,« Les auteurs concluent.

Soyons abstèmes, c’est à dire néphalistes

Pr. Jean Costentin

Professeur en pharmacologie à la faculté de Rouen, il dirige une unité de recherche de neuropsychopharmacologie associée au CNRS

Le « dry january » veut inciter à une mise à sec durant ce mois de janvier ; à sec d’alcool faut-il le préciser.». Dire en français «En Janvier-abstinence alcoolique »  sera compris de tous et précisera que cette abstinence vise les boissons alcooliques de tous types et de tous degrés.

Les termes néphaliste (du grec ancien qui signifie sobre) et abstème (du latin abstemius, qui signifie également sobre), moins familiers qu’abstinent, pourraient opportunément enrichir notre vocabulaire.
Cette « abstinence alcoolique de janvier » peut paraître rigoureuse au pays qui compte 4 à 5 millions d’alcoolodépendants, dont quelques centaines de milliers d’alcooliques ; rigueur qui se mesure au faible degré d’adhésion de nos concitoyens (l’auteur de ce billet avoue qu’il ne s’y est pas résolu, alors que
le mois touche à sa fin) Une ambition encore plus sévère serait de vouloir éradiquer en permanence la consommation excessive d’alcool ; c’est par réalisme qu’on a précisé « excessive ».

La communication est un élément majeur au service de cette quasi révolution. Elle évolue progressivement. Elle a remplacé l’assertion «l’abus d’alcool est dangereux» par « l’alcool est dangereux ». Elle a revu à la baisse les niveaux jugés raisonnables de la consommation de vin, la faisant passer de « 3
verres de vin par jour chez l’homme et deux verres chez la femme », à « deux verres par jour chez l’homme et à un verre chez la femme », et ajouté « pas tous les jours » !

Cette ambition est justifiée par les multiples méfaits de l’alcool, source d’énormes dépenses. Les taxes prélevées sur son négoce loin de compenser les dépenses induites par sa consommation, créent un déficit budgétaire annuel de 102 milliards d’euros !

Quarante-deux mille décès sont imputés annuellement à l’alcool, qui est la deuxième cause de mort évitable, après le tabac, auquel il est communément associé. Avant d’arriver au décès, ou même sans en arriver là, il faut déplorer maints accidents : routiers (1/3 des accidents mortels lui sont imputables) ; professionnels ; des agressions, des violences diverses ; des maladies hépatiques, des cancers, des altérations nerveuses et/ou cérébrales ; des ruptures sentimentales, familiales, professionnelles ; des marginalisations, incuries, clochardisations…

Mais la mise en œuvre de ces ambitions se brise sur des réalités économiques : 500.000 de nos concitoyens tirent leurs revenus des boissons alcooliques  (vignerons ; cultivateurs de céréales pour le malt et de houblon pour l’industrie de la bière ; industries de transformation en bières, cidres,
poirés, vins, champagnes et crémants, apéritifs et spiritueux ; leur transport ; leur commerce, ainsi le chiffre d’affaire des boissons alcooliques de grandes surfaces avoisine 10% dans certains quartiers, ce qui signifie que 10% de leur personnel est rémunéré par ces boissons ; les fonctionnaires du ministère de
l’agriculture préposés à la filière des productions alcooliques….).

Que faire dans un tel contexte ?
Éduquer !
Faire connaître tous ces chiffres à tous
Repenser le stéréotype liant la notion de fête à celle d’alcoolisation, inculqué dès l’âge du Champomy.
Rappeler que l’alcool est un des moyens les plus communs de soumission chimique.
Faire une prévention des alcoolisations aigües /« binge drinking »/ « biture expresse », aussi fréquentes qu’étrangères à la fête ; puisque s’échapper dans un coma alcoolique revient assurément à la fuir.

Celui qui y recourt s’empêche de concrétiser le projet qu’il avait pu concevoir avec la mignonette qu’il avait amené danser… Ces bitures expresses peuvent conduire à une inhalation du liquide gastrique dans les voies respiratoires (le syndrome de Mendelson, létal dans près de 50% des cas).La répétition de ces alcoolisations aigües peut avoir des effets cérébro-toxiques et faire, au long cours, le lit de l’alcoolisme.
Outre ces intoxications aigues, l’abus chronique d’alcool, allant habituellement crescendo, conduit à la dépendance puis à l’alcoolisme.
L’alcool est une « drogue dure », un sevrage brutal chez l’alcoolique peut mettre ses jours en danger (delirium tremens a potu suspenso) ; relisez la mort de Coupeaux (le mari de Gervaise) dans le roman de Zola.
Excepté chez ceux qui « ont le vin triste », l’alcool fait rire quand on en consomme et même seulement quand on en parle.

«Quelle mâle gaieté si triste et si profonde, que lorsque qu’on vient d’en rire, on devrait en pleurer!» Alfred de Musset.

Pr. Jean Costentin

Consommation d’alcool

Pas plus de dix verres d’alcool par semaine, sans dépasser deux doses par jour et pas tous les jours. Ce sont les repères de consommation de Santé Publique France depuis 2017.

Des idées reçues sur la consommation d’alcool 

À CNN, Timothy Naimi, qui dirige l’Institut canadien de recherche sur l’utilisation de substances, rappelle que « l’alcool est cancérigène et contribue à environ 50 types de décès différents ». Ce chercheur, qui n’a pas participé à cette recherche, résume simplement : « Dans l’ensemble, l’alcool est un danger pour la santé ».

Pourtant, certaines idées demeurent répandues : un ou deux verres ne nuisent pas à la santé, voire pourraient être bénéfiques dans le cas du vin. 

Différentes catégories de « buveurs », selon la consommation quotidienne 

Cette nouvelle étude permet de clarifier le sujet. Elle repose sur l’analyse des données médicales de plus de 135.000 sexagénaires. Lors de leur premier rendez-vous avec les scientifiques, les participants ont répondu à des questionnaires détaillés sur leur consommation d’alcool. Cela a permis aux chercheurs de les classer : buveurs occasionnels, à faible risque, modérés ou à haut risque.

Les buveurs à faible risque étaient ceux consommant jusqu’à 10 grammes d’alcool par jour pour les femmes et 20 grammes par jour pour les hommes. Ceux de la catégorie risque modéré étaient entre 20 et 40 grammes d’alcool par jour pour les hommes et 10 à 20 grammes pour les femmes.

Les buveurs à haut risque étaient ceux qui ont déclaré avoir plus de 40 grammes d’alcool par jour pour les hommes et 20 grammes par jour pour les femmes. Quant aux buveurs occasionnels, ils consommaient moins de 20 grammes d’alcool par semaine. 

Une consommation d’alcool risquée, même à petite dose 

L’étude montre qu’il y a des risques à tous les niveaux de consommation régulière. Les personnes à faible risque avaient 10 % de risque supplémentaire de mourir d’un cancer, en comparaison aux personnes buvant seulement occasionnellement.

Ils observent cependant que les personnes qui ont déclaré boire principalement du vin ou boire pendant les repas avaient des risques légèrement plus faibles de cancer et de décès, par rapport à celles qui ne buvaient qu’occasionnellement. « Ce que nous pensons, c’est que ce qui cause cet effet bénéfique n’est peut-être pas le vin lui-même ou la consommation avec les repas, mais d’autres facteurs que nous ne pouvons pas contrôler », prévient Rosario Ortola, co-auteur de l’étude. Par exemple, ces personnes pourraient avoir d’autres comportements sains, aux effets bénéfiques sur leur risque de cancer ou de décès, comme le fait d’être actif physiquement. 

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Alcool à la fac ?

« Je suis étudiante et je ne comprends pas pourquoi tout le monde boit autant à la fac » – Témoignage

Jeanne est une étudiante comme les autres, à ceci près qu’elle ne boit jamais d’alcool. Elle raconte comment elle navigue une vie universitaire souvent centrée autour de la fête et de l’ivresse.

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L’alcool, même à faible dose, pourrait être plus délétère chez les personnes âgées en mauvaise santé et défavorisées

Il est avéré qu’une consommation excessive d’alcool est très néfaste pour la santé. La sensation d’ivresse peut entraîner des troubles psychiques et physiques immédiats. De plus, sur le long terme, l’alcool est un facteur aggravant, voire déclencheur, de nombreuses pathologies (cancers, cirrhose, hypertension, etc.). Nous ne sommes toutefois pas tous égaux face à ces effets.

Une étude dirigée par l’Université autonome de Madrid révèle qu’une consommation d’alcool, même modérée, est plus préjudiciable aux personnes âgées à la santé fragile ou économiquement défavorisées.

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Boire de l’alcool pendant l’été est encore pire, un effet méconnu sur la peau enfin révélé

Romane Tardy

En été, la consommation d’alcool a tendance à être plus importante. Pourtant, c’est la pire période pour en consommer, et votre peau en subit les conséquences…

Un petit verre de rosé, une bière ou un bon Spritz bien frais en terrasse l’été est un petit plaisir pour beaucoup. C’est un moment de détente à partager pour nombre de Français, même s’il est très important de consommer l’alcool avec modération. Si cette recommandation est valable toute l’année, elle est d’autant plus importante en été où la consommation est souvent plus conséquente et parfois abusive.

Avec la chaleur, le corps a encore plus besoin de s’hydrater. Même si certaines boissons alcoolisées peuvent sembler rafraichissantes, elles n’hydratent pas. Au contraire, elles produisent souvent l’effet inverse. Il y a notamment un effet diurétique. Les urines sont plus fréquentes et donc la quantité d’eau évacuée est supérieure à celle ingérée avec la boisson alcoolisée, entrainant un assèchement.

Il y a alors un risque accru de coup de chaud, qui peut transparaitre par des rougeurs, des maux de tête, de la fièvre ou encore des vomissements. « La toxicité de l’alcool augmente avec la chaleur », a assuré le médecin généraliste François Baumann à BFMTV. « Dans le corps, ça reste sur des endroits où ça ne devrait pas rester, c’est-à-dire sur le cerveau et ça donne des troubles qui peuvent exister au départ mais qui sont surmultipliés par l’effet de la chaleur », a-t-il précisé.

D’après une étude parue dans la revue scientifique British Journal of Dermatology, une autre raison méconnue est mise en lumière et peut s’avérer très surprenante : combiner alcool et soleil n’est aussi pas bon pour la peau. L’alcool rendrait la peau plus sensible aux UV et donc au coup de soleil. 18% des coups de soleil sévères seraient liés à cette combinaison. Il est donc nécessaire de faire attention à sa consommation mais aussi à bien se protéger.

Il est préférable de boire un grand verre d’eau quand la soif se manifeste. L’été, il ne faut pas hésiter à en boire en quantité. De plus, lors d’une soirée de grande consommation, il est préférable d’alterner un verre d’eau, un verre d’alcool et de manger en même temps. Attention, le risque de gueule de bois est d’ailleurs plus important en cas de forte chaleur. Santé Publique France déconseille aussi de boire avant d’aller se baigner pour éviter un choc thermique. Sous l’effet de l’alcool, le corps se refroidit plus rapidement dans l’eau. Alors prudence cet été !Partagez cette info avec vos amis et vos proches

Alcool et drogues ….

Les Européens sont les plus gros consommateurs d’alcool dans le monde, alerte l’OMS

Par Le Figaro avec AFP

Un record peu glorieux mais qui ne bouge pas depuis plus de 10 ans. Avec une consommation annuelle moyenne de 9,2 litres d’alcool pur par habitant, les Européens sont les plus gros buveurs dans le monde, selon un communiqué diffusé jeudi par la division Europe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

«La région européenne continue de détenir le record peu enviable des niveaux les plus élevés de consommation d’alcool et des dommages qui y sont liés dans le monde», a déclaré le docteur Gauden Galea, un responsable de l’OMS Europe cité dans le communiqué, s’appuyant sur les dernières données disponibles, en 2019.

Dans les pays de l’Union européenne, «il n’y a pas eu de changements significatifs dans les niveaux de consommation d’alcool depuis plus de dix ans», déplore l’Organisation mondiale de la santé.

Les sagas et les stratégies de l’éco. La vie et les coulisses des entreprises, du monde des affaires et de celles et ceux qui l’animent, par Bertille Bayart.

Les habitants des Amériques arrivent en deuxième position selon le dernier rapport de l’OMS paru en juin sur la consommation d’alcool mondiale, avec 7,5 litres en moyenne chaque année. Dans le détail, ce sont les hommes qui ont la consommation d’alcool la plus importante en Europe : 14,9 litres par an en moyenne, soit quatre fois plus que les femmes (quatre litres par an).

Un adulte sur dix (11%) en Europe souffre d’un trouble lié à la consommation d’alcool et près d’un sur vingt vit avec une dépendance à l’alcool (5,9%), souligne l’OMS Europe qui regroupe 53 pays d’Europe et d’Asie centrale.

2,6 millions de personnes meurent de l’alcool chaque année dans le monde

«En Europe, l’alcool est une cause majeure de mortalité avec environ 800.000 décès chaque année», relève-t-elle. Il provoque de nombreuses maladies non transmissibles, telles que les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète et les maladies respiratoires chroniques.

Ces maladies «sont responsables de 90% de l’ensemble des décès dans la région (délimitée par l’OMS) et de 85% des années vécues avec un handicap», selon l’OMS.

L’organisation enjoint les pays européens «à augmenter les taxes sur les boissons alcoolisées, à mettre en œuvre des restrictions globales sur la commercialisation de l’alcool et à réduire la disponibilité de l’alcool».

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