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La façon dont on boit de l’alcool a autant d’impact sur le foie que la quantité

PAR LORELEÏ BOQUET-VAUTOR PUBLIÉ LE 23/12/2023

La façon dont on boit de l'alcool a autant d'impact sur le foie que la quantité

Si l’impact négatif de l’alcool sur la santé n’est plus un secret depuis longtemps, une nouvelle étude révèle aujourd’hui que la quantité d’alcool absorbée à autant de conséquences néfastes que la régularité.

On pense souvent que seule la consommation régulière d’alcool est dommageable pour notre santé. C’est bien sûr le cas, mais il semble que la manière dont on boit ait autant d’impact négatif que la quantité absorbée. 

Boire beaucoup ou souvent : quel est le pire ?

Contrairement à ce que nous pourrions croire, des scientifiques britanniques – issus de l’University College London (UCL), du Royal Free Hospital et des universités d’Oxford et de Cambridge – affirment que le mode de consommation d’alcool est un indicateur plus précis dans les risques de développer une maladie du foie que la quantité totale consommée.

À travers leurs recherches sur le sujet, ils ont souhaité évaluer comment les habitudes de consommation d’alcool, les profils génétiques et la présence d’un diabète de type 2 influencent le risque de développer une cirrhose liée à l’alcool (ARC) sur 312 000 adultes britanniques consommant activement de l’alcool. 

Selon les chercheurs, le mode de consommation d’alcool est plus important que la quantité consommée. Ainsi, les buveurs excessifs sont trois fois plus susceptibles de souffrir de lésions hépatiques que les personnes qui consomment un verre de vin par jour. Les conséquences sont encore plus néfastes si les personnes qui consomment de l’alcool de façon excessive possèdent des caractéristiques génétiques qui les rendent sujettes à une fragilité hépatique (le risque fait x4) et/ou qu’elles sont atteintes de diabète de type II (risque 2 fois plus élevé), de développer une cirrhose liée à l’alcool. 

À partir de quand l’alcool est-il préjudiciable ?

Les maladies hépatiques font de très nombreuses victimes : la cirrhose touche jusqu’à 3% de la population mondiale. Selon les scientifiques, depuis le début de la pandémie de COVID-19, les décès liés à l’alcool ont même augmenté de 20 %.

« Cette étude est importante, car elle révèle que ce n’est pas seulement la quantité d’alcool que l’on boit qui compte, mais aussi la façon dont on boit. Boire beaucoup, rapidement, ou boire pour s’enivrer peut avoir de graves conséquences sur la santé du foie » révèle Pamela Healy, directrice générale du British Liver Trust. 

Mais alors, comment savoir si en consommant de l’alcool, on prend des risques pour sa santé ?

En revanche, consommer un verre de vin par jour aurait moins d’impact négatif, même s’il reste conseillé d’espacer les jours de consommation. 

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L’État doit-il augmenter le prix de l’alcool, comme il le fait pour le tabac ?

Alors que le gouvernement a récemment annoncé la hausse du prix du tabac, pour endiguer les risques, l’alcool ne bénéficie pas des mêmes mesures de santé publique. Pourquoi ?

magasin rosé
En supermarchés, nombreuses sont les bouteilles vendues quelques euros. (©ML / actu.fr)

Par Léa Giandomenico Publié le 22 Déc 23

Chaque année, en janvier, c’est la même rengaine : le prix du paquet de cigarettes prend quelques centimes. Fin novembre 2023, l’ex-ministre de la Santé Aurélien Rousseau lançait son plan anti-tabac, annonçant même que le prix des cigarettes allait passer à 12 euros en 2025 et 13 euros en 2026. Des mesures fortes, donc, pour aller vers « le sans-tabac », selon les mots du ministre.

Mais quid du prix de l’alcool alors, qui ne bénéficie pas d’évolution de prix de la sorte de la part du gouvernement ? 

Car le tabac, « c’est 200 morts par jour », avait rappelé Aurélien Rousseau, à l’annonce de ses mesures. « Mais l’alcool, en France, c’est 41 000 morts par an liés à une consommation excessive. Et un quart de la population consomme de l’alcool de façon excessive », commente Indra Seebarun, chargée de plaidoyer chez Association Addictions France, contactée par actu.fr.

Avoir un prix minimum par unité d’alcool

Contrairement au tabac, associations et pouvoirs publics ne demandent pas l’arrêt complet de la consommation d’alcool. « On prône le sans-tabac, alors qu’il n’y a pas de volonté de faire arrêter complètement la consommation d’alcool. Et c’est la raison pour laquelle il n’y aura jamais de politique d’augmentation forte des prix, comme pour les paquets de cigarettes, pour lesquels un prix minimum est fixé. »

Mais selon cette association, « moins c’est cher, plus c’est accessible et plus on pousse les gens à consommer de l’alcool ». Sans être prohibitionniste, elle défend une politique d’augmentation des prix, avec l’idée de réguler le prix minimum des bouteilles par unité d’alcool, qui ne devrait pas descendre en dessous de 50 centimes pour 10 grammes d’alcool pur, sans compter l’inflation.

Or, nombreux sont les vins vendus quelques euros la bouteille, et les bières pas chères. « Le vin rosé pamplemousse, vendu à moins de deux euros la bouteille, a été imaginé à la base pour les adolescents. Les industriels et les lobbys ont créé toute une logique de produits pas chers pour inciter à consommer. »

Une politique d’augmentation des prix ferait partie des mesures de prévention des mortalités évitables. Car aujourd’hui, 8% de la population consomme la moitié de l’alcool commercialisé en France, et 30% en consomment 90%.Indra SeebarunChargée de plaidoyer chez Associations Addictions France

Augmenter les prix, une fausse bonne idée ?

Les associations de prévention plaident donc pour que le gouvernement inclue dans les textes de loi ce prix minimum. Une idée fermement combattue par les professionnels de l’alcool, et notamment la filière du vin.

« Augmenter le prix de l’alcool serait une fausse bonne idée, car cela reviendrait à imposer une taxe déguisée pour le consommateur, à piocher dans les poches des français, et notamment de ceux qui n’ont pas de problème de consommation excessive », affirme Stéphanie Piot, déléguée générale adjointe de Vin et Société, fédération qui regroupe 500 000 acteurs du vin et de la vigne en France. 

Et les professionnels de l’alcool justifient cette position en pointant que la consommation d’alcool « a baissé de 60% en 60 ans ». 

Avant les fêtes, ce sondage sur l’alcool et les jeunes.

Docteure Caroline Le Lan addictologue au CHU de Rennes. 

Selon un sondage OpinionWay pour la Ligue contre le cancer, 70 % des parents trouvent acceptable de faire goûter de l’alcool aux mineurs pendant les fêtes de fin d’année. 30 % estiment même qu’il est possible d’en servir à des adolescents de moins de quinze ans. Un sujet qui n’est pas à prendre à la légère pour la docteure Caroline Le Lan, addictologue au CHU de Rennes, invitée de France Bleu Armorique.

« On est dans un pays où effectivement, c’est très culturel de boire de l’alcool » reconnait la docteure Caroline Le Lan. « Donc les chiffres de ce sondage ne sont pas très surprenants, mais néanmoins ils interrogent. L’alcool chez les enfants, chez les adolescents, ça reste quand même quelque chose qu’il ne faut pas banaliser. Les enfants ont un système cérébral qui n’est pas mature, avec probablement une sensibilité à toutes les substances, qui est beaucoup plus importante. Avec aussi un circuit de la récompense qui n’est pas du tout mature.

Et donc ce qui est important, c’est de retarder l’âge de la première expérimentation. Des études ont montré que plus tôt on va prendre une substance, plus on a un risque d’installer un trouble de l’usage ou même une maladie à l’âge adulte. Ça ne veut pas dire que ça va arriver. mais c’est un risque qui augmente si on commence les consommations de manière très très précoce ».

La docteure Caroline Le Lan rappelle aussi que « médicalement parlant, le cerveau n’est pas mature avant 20 ou 25 ans ». Le danger explique l’addictologue du CHU de Rennes, c’est la mise en place d’une addiction, souvent liée à un environnement. « Plus on va côtoyer des adultes qui vont avoir des consommations importantes d’alcool, plus on a un risque d’installer des troubles de l’usage ».

La professionnelle bretonne rappelle aussi que la consommation excessive d’alcool est aussi dangereuse pour les adultes. De manière générale, il ne faut pas boire « plus de deux verres par jour et pas tous les jours, et maximum quatre verres par occasion ».

Au delà du risque de se blesser car on est ivre, à plus long terme, cela peut entrainer des problèmes de santé graves. 

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Alcool : trop d’adolescents en consomment en dépit des risques et des interdictions

Les mineurs achètent facilement de l’alcool en France, et y sont souvent initiés par leurs propres parents. Les associations poussent un cri d’alerte.

Par Lou Roméo Publié le 18/12/2023

55 % des Français jugent acceptable que des mineurs consomment de l’alcool à partir de 15 ans et 70 % d’entre eux estiment possible de les laisser boire lors des fêtes de fin d’année.
55 % des Français jugent acceptable que des mineurs consomment de l’alcool à partir de 15 ans et 70 % d’entre eux estiment possible de les laisser boire lors des fêtes de fin d’année. © Sergei Malgavko/TASS/Sipa USA/SIPA / SIPA / Sergei Malgavko/TASS/Sipa USA/SI

Un « appel à l’occasion des fêtes », et une « demande récurrente ». Alors que les Français boivent en moyenne leur premier verre à l’âge de 14 ans, Addictions France et la Ligue contre le cancer alertent ce lundi sur les dangers de la consommation d’alcool chez les adolescents.

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Les deux associations ont chacune mené leur enquête, et les chiffres sont éloquents. Quatre parents sur dix déclarent par exemple avoir déjà fait goûter une boisson alcoolisée à leur adolescent, 55 % des Français jugent acceptable que des mineurs consomment de l’alcool à partir de 15 ans et 70 % d’entre eux estiment possible de les laisser boire lors des fêtes de fin d’année.

« C’est un danger, rappelle Bernard Basset, président d’Addictions France et médecin spécialiste en santé publique. On banalise la consommation d’alcool chez les jeunes, alors que ce n’est pas du tout anodin. Les enfants sont habitués dès l’âge de 14 ans à cette norme sociale qui veut que l’on consomme de l’alcool dès que c’est la fête. »

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Un « problème de santé publique »

Une banalisation qui se double d’une grande facilité d’accès, malgré l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs. Addictions France a ainsi envoyé des clients mystères mineurs tester 42 commerces en Loire-Atlantique. Seul un établissement a refusé de leur fournir de l’alcool.

« Les adolescents peuvent se procurer de l’alcool sans problème et la consommation d’alcool en milieu familial est fortement répandue, pointe à son tour Yana Dimitrova, de la Ligue contre le cancer. Elle est à la fois acceptée et banalisée auprès des mineurs… 30 % des jeunes de 17 ans en consomment avec leurs parents. C’est un problème de santé publique. »

La consommation précoce d’alcool entraîne en effet différentes conséquences néfastes, à court comme à long terme. En plus de favoriser les comportements à risque aboutissant à des accidents de la route, des violences sexuelles ou des comas, elle accroît les risques de dépendance.

« Le cerveau achève son développement vers 24-25 ans, explique Bernard Basset. La consommation précoce laisse des empreintes réactivables sur leur cerveau dans le circuit de la récompense. Avec l’alcool, comme le reste des psychoactifs, plus on commence tôt, plus on a de chances d’avoir des problèmes de consommation à l’âge adulte, d’être dans l’excès ou l’addiction. »

Inaction des pouvoirs publics

Le tabac agit de la même façon sur le cerveau des ados, dont on sait l’addiction bien plus profonde lorsqu’elle commence tôt. Mais si le gouvernement déploie des moyens massifs pour lutter contre ce fléau – interdiction des puffsaugmentation des prix, campagnes de communication –, les associations déplorent qu’il n’en soit pas de même pour l’alcool.

« En France, la campagne pour le « défi de janvier » n’est portée que par des associations, sans soutien du gouvernement, fustige Yana Dimitrova. Ce n’est pas normal. Il y a une ingérence très forte des industriels de l’alcool qui parviennent à repousser les mesures publiques. Nous avons pourtant besoin d’un véritable plan national. Le gouvernement doit se saisir de cette problématique. »

49 000 décès par an

Car si la consommation d’alcool a baissé depuis 2005, les chiffres stagnent depuis plusieurs années. Un quart de la population française dépasse ainsi les recommandations de Santé publique France – ne pas consommer plus de deux verres d’alcool par jour, pas tous les jours et sans dépasser dix par semaine. Les adolescents ne sont pas épargnés : selon la Ligue contre le cancer, près de la moitié des jeunes de 17 ans ont expérimenté un épisode d’alcoolisation massive le mois dernier.

Or, rappelle Yana Dimitrova, « l’alcool est loin d’être sans danger pour la santé ». En plus de faciliter l’apparition de huit cancers, dont celui du foie et de l’appareil digestif, il aurait un rôle dans le développement du cancer du sein.

Noël et fêtes de fin d’année

Publié le 18/12/2023 – Article rédigé par France 2 – 

Pourtant, le premier verre d’alcool peut conduire à une consommation plus régulière aux effets très dangereux.

Les fêtes de fin d’année, c’est souvent l’occasion du tout premier verre d’alcool pour les adolescents, avec la bénédiction des parents. Selon un sondage réalisé par la Ligue contre le cancer, 70% des Français n’y voient pas de problème.

En France, il a fallu attendre 1956 et l’interdiction du vin à la cantine pour voir arriver les premières campagnes de prévention sur les méfaits de l’alcool. Elles étaient à l’époque destinées au moins de 14 ans.

« Le risque de l’alcool est d’abord sur le cerveau »

Le danger du premier verre d’alcool, c’est qu’il normalise sa consommation chez les jeunes, et peut conduire à une consommation plus régulière aux effets dévastateurs. « Le risque de l’alcool est d’abord sur le cerveau. On sait que le cerveau va être désinhibé, c’est-à-dire que l’enfant ou le jeune adolescent risque de prendre des risques démesurés pour sa santé. Et puis d’autre part, on sait aussi que ça perturbe la croissance des neurones« , explique le médecin et journaliste de France Télévisions Damien Mascret. 

« JANVIER SANS ALCOOL »: ROUSSEAU PAS CONVAINCU PAR UNE CAMPAGNE GOUVERNEMENTALE, MAIS SERA « SOBRE »

Le ministre de la Santé Aurélien Rousseau le 27 septembre 2023
Le ministre de la Santé Aurélien Rousseau le 27 septembre 2023 – JULIEN DE ROSA / AFP

Le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, s’est montré jeudi pas convaincu par une campagne où le gouvernement dirait « comment vivre pendant un mois », mais a assuré qu’il serait lui-même « sobre » lors du « Défi de janvier », porté par des associations.

À l’approche de la cinquième édition française du « Dry January« , 48 scientifiques et médecins ont appelé le gouvernement à soutenir cette « opération positive qui consiste pour chacun (…) à s’interroger sur la place que prend l’alcool dans sa vie et à relever le défi de ne pas en consommer pendant cette période, sur une base volontaire qui n’est ni normative ni moralisatrice », dans un courrier du 21 novembre dévoilé lundi par le quotidien Le Parisien.

SENSIBILISER PLUS EFFICACEMENT AUX DANGERS DE L’ALCOOL

À la question de savoir s’il apportait son soutien à cette opération, le ministre de la Santé et de la Prévention a répondu sur BFMTV:

« À titre personnel, je suis toujours très méfiant ou prudent quand on dit : ‘Le gouvernement lance une campagne pour savoir comment vivre pendant un mois’ ».

Mais « si je prends mon exemple – je suis très sédentaire, un peu stressé par moments -, je vais essayer de profiter de ce mouvement collectif pour ne pas consommer d’alcool », « je serai sobre, j’ai d’ailleurs commencé maintenant », a-t-il affirmé.

Depuis son lancement en France, le « Défi de janvier » (équivalent français du « Dry January » anglo-saxon) a gagné en popularité, mais les associations qui le portent regrettent le manque de soutien de l’Etat, qui permettrait selon elles de sensibiliser plus efficacement aux dangers de l’alcool.

LA QUESTION DU LOBBY DE L’ALCOOL

Interrogé sur une influence du lobby de l’alcool, Aurélien Rousseau a rétorqué:

« Je n’ai jamais croisé de lobby de l’alcool personnellement. Le ministère de la Santé est engagé depuis des dizaines d’années sur des campagnes de lutte contre l’alcool ».

« On passe les messages de prévention: l’alcool, c’est 45.000 décès évitables par an », s’est-il défendu.

« J’assume de dire que j’ai deux priorités: la jeunesse, c’était la campagne lancée en septembre, et l’alcoolisation foetale –le premier verre pour une femme enceinte, ce sont des risques graves pour le bébé-« , a ajouté celui qui mènera sur ce sujet « un combat en 2024 ».

Source

Dry January : le ministère de la santé botte en touche sur le mois sans alcool

Interpellé par des addictologues qui soulignent le poids du « lobby alcoolier » dans les politiques publiques, Aurélien Rousseau défend l’action engagée par ailleurs en direction des jeunes et des femmes enceintes.

Par Mattea Battaglia  et Camille Stromboni 

Sur les berges de la Seine, à Paris, en février 2021.
Sur les berges de la Seine, à Paris, en février 2021. BERTRAND GUAY / AFP

Ce n’est pas encore cette année, semble-t-il, que le gouvernement apportera son soutien officiel au « défi de janvier », ce mois « sans alcool » porté par les associations de prévention. Le débat a rebondi avec l’interpellation du ministre de la santé, Aurélien Rousseau, par une cinquantaine d’universitaires et d’enseignants en addictologie.

Dans un courrier en date du 21 novembre, dont Le Parisien s’est fait l’écho mardi 12 décembre, ce collectif de scientifiques et de médecins a appelé l’Etat à soutenir cette « opération positive qui consiste pour chacun (…) à s’interroger sur la place que prend l’alcool dans sa vie et à relever le défi de ne pas en consommer pendant cette période, sur une base volontaire qui n’est ni normative ni moralisatrice ». Ils attendent toujours une réponse.

Popularisée au Royaume-Uni sous le nom de « Dry January », cette campagne, qui a trouvé un certain écho dans la société, reste un sujet sensible pour les autorités de santé depuis un « rétropédalage » dénoncé par les associations.

Fin 2019, alors que l’agence nationale Santé publique France avait préparé une première déclinaison de cette opération, le gouvernement avait fait marche arrière, laissant les acteurs associatifs porter seuls le dispositif. « On l’a appris au dernier moment, de la bouche du président du syndicat des vignerons, qui a dit qu’il n’y aurait pas de “janvier sec”, en sortant d’un rendez-vous avec le président de la République, Emmanuel Macron », rappelle Bernard Basset, président de l’association Addictions France. Une illustration, pour les addictologues, de l’influence du « lobby alcoolier ».

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Des enfants goûtent de l’alcool à 14 ans !

30% des accidents mortels sont dus à une consommation excessive d’alcool, la prévention routière veut sensibiliser avant les fêtes

  • Les lunettes permettent de simuler les effets d'une alcoolémie.Les lunettes permettent de simuler les effets d’une alcoolémie. DDM – Illustration Léa Collet

Sécurité routièreTarbes

Publié le 13/12/2023

À l’approche des fêtes de fin d’année, la prévention routière organise, samedi à Tarbes, un atelier de sensibilisation à la consommation excessive d’alcool. 

« En 2022, 30 % des accidents mortels sont dus à une consommation excessive d’alcool (+2 points par rapport à 2021). Cette part s’élève à 48 % la nuit » s’alarme la prévention routière. 

D’autant que selon le baromètre 2022 de la prévention routière, 80% des Français déclarent consommer de l’alcool le soir du 31 décembre

Samedi 16 décembre, l’association Prévention Routière sera place Saint-Jean, à Tarbes, avec un atelier de sensibilisation pour #BienRentrer.

À partir de 14 heures et jusqu’à 16 heures, les bénévoles animeront des ateliers et des animations autour de la consommation d’alcool. 

Un atelier « Atelier doses-bar/doses-maison » permettra d’expliquer que les doses d’alcool servies chez soi peuvent être beaucoup plus importantes que celles des bars. Les visiteurs pourront simuler les effets de l’alcool avec des lunettes spéciales. L’objectif est de sensibiliser sur l’altération des réflexes en conduisant après avoir bu.

La prévention routière distribuera des éthylotests « pour se tester au moindre doute. » Enfin, un support écrit rappellera les bons conseils pour anticiper son retour de soirée en toute sécurité. 

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