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Alcool : les addictologues demandent au gouvernement de soutenir le Dry January

Paris, le mardi 12 décembre 2023

Quatre ans après, les addictologues n’ont toujours pas digéré le coup. En novembre 2019, après plusieurs mois de préparation en commun entre Santé Publique Française (SPF), les addictologues et les différentes associations de lutte contre l’alcoolisme, le Président de la République avait décidé sans coup férir de retirer le soutien de l’Etat au « Dry January » ou « Défi de Janvier ».

Cette opération de mobilisation sociale importée du Royaume-Uni et visant à promouvoir la modération en incitant les Français à ne pas boire d’alcool tout au long du mois de janvier n’était pas du gout du chef de l’Etat, qui ne cache pas son amour du vin. Pour ses quatre premières éditions, le Dry January à la française aura donc été mené par les médecins et les associations seuls, sans soutien des autorités.

Deux campagnes anti-alcool abandonnées par le gouvernement

Quatre ans après cette rupture entre le gouvernement et les addictologues, ces derniers tendent de nouveau la main. Dans une lettre ouverte au ministre de la Santé publiée ce lundi par le journal Le Parisien, 48 addictologues demandent à Aurélien Rousseau de revenir sur la décision de 2019 et de soutenir officiellement la 5ème édition du Dry January, qui commence dans trois semaines.

« La confiance envers le gouvernement pour mener une politique cohérente et résolue est sérieusement altérée » débutent les médecins. « La restauration de cette confiance ne peut passer que par des gestes forts, aussi bien en termes de contenu que de portée symbolique. Soutenir l’opération de mobilisation sociale connue en France sous le nom de Défi de Janvier nous semble être une opportunité de choix ».

Ces derniers mois, les relations entre les addictologues et le gouvernement n’ont fait que se tendre. La faute notamment à l’abandon de deux campagnes de santé publique contre l’alcool. D’abord en janvier, lorsqu’après une première série de diffusion, une campagne dont le slogan « ce n’est pas un peu absurde de se souhaiter bonne santé avec de l’alcool » interrogeait sur la place de l’alcool dans notre société, n’a plus été rediffusée.

Puis à l’automne dernier, quand une campagne intitulée « ne laissez pas l’alcool vous mettre KO » et censée être diffusée à l’occasion de la coupe du monde de rugby, a finalement été abandonnée du jour au lendemain. A la place, le ministère de la Santé a diffusé des messages appelant les jeunes à…boire de l’eau et à manger quand ils boivent trop d’alcool.

Une campagne qui a divisé les addictologues, certains considérant qu’elle participait d’un mouvement de banalisation de la consommation excessive d’alcool, mais d’autres jugeant qu’elle s’inscrivait dans une démarche positive de réduction des risques.

Le gouvernement est-il dans la main du lobby du vin ?

Derrière le retrait du soutien de l’Etat au Dry January et l’abandon des différentes campagnes de santé publique, certains ont vu l’influence du lobby de l’alcool et notamment du vin. C’était d’ailleurs le syndicat des vignerons de la Champagne qui avait annoncé en 2019 le retrait du soutien de l’Etat au Dry January.

Une influence grandement surestimée assure le Dr François Braun, ancien ministre de la Santé : « J’ai décidé d’arrêter ces campagnes car je les trouvais nulles, c’était ma décision, leur message trop négatif ne collait pas avec l’idée de la prévention que j’en avais, je n’ai jamais subi aucune pression des lobbys » explique l’ancien ministre au Parisien.

Car au-delà d’une éventuelle (voire probable) pression des lobbys et du poids du vin dans la culture et l’économie française, la politique de lutte contre l’alcool est également freinée par des hésitations sur la marche à suivre. Faut-il prôner l’abstinence, au risque d’adopter une position trop moralisatrice, ou plutôt miser sur la réduction des risques ?

Avec le Dry January, les addictologues croient avoir trouver le bon équilibre. « Il ne s’agit pas d’une ligue anti-alcool, seulement d’une pause sous forme de défi, la question c’est : puis-je me passer d’alcool ou non ? » explique le Pr Olivier Cottencin, addictologue à Lille.

Ils ont donc bon espoir qu’Aurélien Rousseau reviendra sur les positions des précédents ministres de la Santé et soutiendra le Dry January. Pour le moment, le ministre a simplement fait savoir qu’il était « déterminé à s’engager sur une politique générale contre l’alcool ».

Quentin Haroche

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« DRY JANUARY »: 48 ADDICTOLOGUES DEMANDENT AU GOUVERNEMENT DE SOUTENIR LE MOIS SANS ALCOOL

François Blanchard Le 12/12/2023

Un barman remplit une pinte de bière. (photo d'illustration)
Un barman remplit une pinte de bière. (photo d’illustration) – Pixabay

Un groupe d’addictologues demande au ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, de promouvoir officiellement le défi d’un mois de janvier sans alcool. En 2020, le gouvernement avait retiré son soutien à l’opération.

Ils veulent « des gestes forts ». Dans un courrier révélé par Le Parisien, et publié en intégralité par France info, 48 addictologues demandent au ministre de la Santé Aurélien Rousseau de soutenir l’opération « Dry January », ou « Défi de janvier », qui incite à ne pas consommer d’alcool durant le mois.

« Il s’agit d’une opération positive qui consiste pour chacun, dans le cadre d’un mouvement collectif, à s’interroger sur la place que prend l’alcool dans sa vie et de relever le défi de ne pas en consommer pendant cette période », écrivent les membres du Collège national universitaire des enseignants d’addictologie.

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Les enfants qui boivent des sodas pourraient consommer plus d’alcool en grandissant

Par Isabelle Missiaen pour Le Point dim. 3 décembre 2023

Une étude établit un lien entre la consommation de sodas chez les enfants et le risque de consommer de l'alcool jeunes.  - Credit:Patrick Lefevre/MaxPPP/BelPress
Une étude établit un lien entre la consommation de sodas chez les enfants et le risque de consommer de l’alcool jeunes. – Credit:Patrick Lefevre/MaxPPP/BelPress

On connaissait déjà le lien entre la consommation de sodas et les risques de dépression. Mais une étude, repérée par Midi libre, dévoile désormais les dangers de ces boissons ultracaloriques pour le développement des enfants.

Une équipe de chercheurs américains et sud-coréens a présenté, dans la revue Substance Use and Misuse, les résultats de ses observations sur 2 000 enfants de 9 à 10 ans pendant un an. Les chercheurs pointent que le risque de consommation d’alcool à un jeune âge est multiplié par deux chez les enfants buvant quotidiennement des sodas à base de caféine.

« Nos résultats suggèrent que la consommation quotidienne de boissons gazeuses contenant de la caféine chez les enfants est un facteur prédictif de la consommation de substances dans un avenir proche », confirme l’autrice de l’étude, Mina Kwon, du département de psychologie de l’université nationale de Séoul. Pour cette dernière, « une explication possible est que les substances contenues dans les sodas caféinés (caféine et sucre) pourraient induire un effet toxicologique sur le cerveau, rendant l’individu plus sensible aux effets renforçants de drogues plus dures comme l’alcool ».

D’autres effets dévoilés

Le rapport précise cependant qu’« il n’existe pas de consensus sur une dose sûre de caféine chez les enfants, et certains enfants pourraient être plus vulnérables que d’autres aux effets indésirables associés à une consommation fréquente de caféine ».

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Alcool, drogues, polluants : tout ce que nos cheveux gardent en mémoire

  • Par  Elisa Doré Publié le 28/11/2023

DÉCRYPTAGE – Lorsqu’il pousse, le cheveu incorpore diverses substances toxiques qui circulent dans notre organisme. Ces composés se retrouvent ainsi figés dans notre chevelure. Mais quelles informations peut-on tirer d’un «dépistage capillaire» ?

Au-delà de leur fonction purement esthétique, les cheveux ont bel et bien une utilité. Ils sont une première barrière contre le soleil, nous tiennent chaud, et plus généralement, témoignent de notre état de santé. Par exemple, une perte de cheveux inhabituelle peut être due à un déséquilibre hormonal, au stress ou bien encore à une perte de poids trop importante. Mais le potentiel des cheveux est bien plus grand. Ils sont aussi des marqueurs de notre exposition quotidienne à divers polluants.

En juin 2023, quatorze députés écologistes avaient par exemple fait analyser leurs propres mèches de cheveux. Les résultats avaient fait grand bruit dans les médias : tous les échantillons contenaient des concentrations plus ou moins élevées de PFAS, des polluants industriels dangereux pour la santé. Ce qui suggérait alors que les députés avaient tous été contaminés à un moment de leur vie sans le savoir.

Bien avant cette histoire, de nombreuses études avaient déjà permis de détecter la présence de polluants sur des cheveux humains ou dans le pelage d’animaux. En se basant sur l’une des dernières études en date, menée par des chercheurs de l’institut de santé du Luxembourg (LIH) en mai 2023, l’Anses a fait le point mi-novembre sur l’intérêt du cheveu pour mesurer l’exposition d’un individu à diverses substances toxiques.

Pourquoi utiliser nos cheveux pour estimer l’exposition aux polluants ?

Attaché par sa racine au cuir chevelu, le cheveu extrait les nutriments essentiels à sa croissance directement dans le système sanguin. Au passage, il absorbe d’infimes concentrations de polluants contenus dans le sang et qui proviennent généralement de notre alimentation ou des particules que nous inhalons. Les cellules vivantes du bulbe piègent ces composés. Ils se fixent ensuite de façon définitive dans la kératine du cheveu, la protéine fibreuse qui lui donne sa structure.

Tout au long de sa croissance, jusqu’à sa chute ou sa coupe, le cheveu conserve donc une mémoire des polluants auxquels nous avons été exposés. « Traditionnellement, on utilise des tests sanguins ou urinaires mais l’inconvénient de ces méthodes est qu’elles ne sont fiables qu’à court terme puisque les substances chimiques contenues dans ces fluides sont éliminées en quelques heures par notre corps », explique Mathilde Body-Malapel, ingénieur de recherche à l’institut de recherche translationnelle sur l’inflammation, à Lille.

L’autre problème est que les concentrations mesurées varient fortement au cours d’une une journée. « Pour un prélèvement urinaire, le dosage varie parfois d’un facteur 10 à 100 entre le matin et le soir, ce qui n’est pas très représentatif de notre exposition », ajoute Brice Appenzeller, chef de l’unité de recherche en biosurveillance humaine à l’institut de santé du Luxembourg.

Quels types de polluants sont piégés par les cheveux ?

Plusieurs études ont déjà mesuré, dans des cheveux humains ou de poils d’animaux (rongeurs), la présence de perturbateurs endocriniens  (bisphénols, phtalates, etc.). Or la toxicité de ces composés est bien connue. Ils sont notamment suspectés de favoriser des troubles de la fertilité, certains cancers voire des pathologies chroniques comme l’obésité et le diabète .

« On sait également qu’une exposition prénatale est néfaste pour le fœtus car certains composés traversent la barrière placentaire », affirme Mathilde Body-Malapel. En résulte un risque accru de développer certaines maladies (allergies, asthmes), voire des troubles du neurodéveloppement. Une étude française a également établi, en 2019, un lien entre le poids à la naissance de nouveau-nés et les traces de 19 pesticides dosés dans les cheveux de leur mère.

Malheureusement, il est presque impossible de s’en protéger. Outre les pesticides, les perturbateurs endocriniens sont présents dans les emballages, certains cosmétiques, vêtements et jouets pour enfants. D’après le rapport de l’agence européenne de l’environnement (AEE) publié en 2023, le bisphénol A, un additif plastique, coule dans les veines de 92% des adultes testés dans onze pays européens. Même s’il est interdit depuis 2018, en France, dans certains produits comme les biberons, ce composé se retrouve par exemple dans les microplastiques présents en suspension dans l’air que nous inhalons.

Comment extraire cette empreinte chimique au laboratoire ?

Les cheveux ou les poils sont analysés à l’aide de techniques de spectrométrie de masse qui permettent de caractériser et de quantifier des composés chimiques de façon très précise. Même si les concentrations mesurées sont très infimes (de l’ordre du picogramme), elles restent représentatives de la dose ayant pénétré dans un organisme et donc de son niveau d’exposition.

« La croissance du cheveu est en moyenne de 1 centimètre par mois. Chaque centimètre analysé fournit donc l’empreinte chimique sur un mois. Si on trouve une concentration de polluants de 2 picogrammes dans le centimètre de cheveu le plus proche de la racine contre 1 picogramme dans le tronçon suivant, on peut conclure que notre exposition a doublé sur ce dernier mois », analyse Brice Appenzeller.

Les taux de polluants piégés dans les cheveux permettent-ils ensuite donner des indications plus précises sur l’importance de cette exposition ? Compte tenu de la spécificité des métabolites, leur incorporation dépend fortement de certains paramètres tels que le temps d’absorption et d’élimination par le corps, ce qui peut influer sur les concentrations retrouvées dans les cheveux. Il reste donc très difficile de faire des généralités.

Quelles autres informations peuvent livrer les cheveux ?

Alcoolémie. Les tests capillaires sont couramment utilisés dans le domaine médico-légal. Ces tests permettent par exemple de réaliser des contrôles d’alcoolémie afin d’orienter des décisions de justice (garde d’enfant, retrait de permis, etc.…). « Dans le consensus, on réalise les mesures sur 3 centimètres de cheveux afin d’avoir les informations sur trois mois, ce que les tests d’alcoolémies classiques ne permettent pas d’obtenir», explique le Pr Appenzeller.

Tabagisme et stupéfiants. La méthode est aussi utilisée pour détecter une consommation de drogues illégales et plus fréquemment pour estimer une exposition passive à la fumée de tabac, par exemple chez les enfants qui sont une population à risque. « Le tabagisme passif est une problématique importante en santé publique. Mais il reste très difficile de quantifier cette exposition, souligne le chercheur. À l’aide de simples échantillons de cheveux, il est désormais possible de le faire en dosant la cotinine, un métabolite de la nicotine ».

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8% DES FRANÇAIS CONSOMMENT 50% DE L’ALCOOL EN FRANCE:

FAUT-IL INSTAURER UN PRIX PLANCHER?

8% des Français consomment 50% de l'alcool total dans le pays.
8% des Français consomment 50% de l’alcool total dans le pays. – Pexels

Des sénateurs veulent instaurer un prix plancher de 50 centimes par unité d’alcool pur sur les boissons alcoolisées. Une mesure appliquée en Écosse et qui aurait porté ses fruits sur les pratiques addictives.

La consommation d’alcool a fortement chuté sur une longue période. Depuis le début des années 1960, les quantités d’alcool mis en vente en France ont fortement diminué, indique l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). De 26 litres en moyenne par personne âgée de 15 ans et plus en 1961, la consommation en équivalent alcool pur est tombée à 10,7 litres en 2022. Un déclin qui s’explique presque exclusivement par la chute de la consommation de vin qui a été divisé par quatre en 50 ans (le vin était autorisé dans les cantines jusqu’en 1956).

Si les Français dans leur ensemble consomment moins d’alcool, les pratiques addictives de la boisson restent une cause majeure de décès en France. L’alcool serait à l’origine de 49.000 morts prématurées par an selon le Ministère de la Santé. Car comme le rappelle Santé publique France, une minorité de buveurs consomment l’essentiel de l’alcool dans le pays. Les 30% des plus gros buveurs adultes représentent 90% de la consommation totale d’alcool. Et la moitié de l’alcool consommée dans le pays est le fait de seulement 8% des habitants.

C’est pour s’attaquer à cette frange de très gros buveurs que des sénateurs réunis derrière l’apparenté PS Bernard Jomier veulent fixer un prix plancher pour l’alcool. Dans le cadre des débats au Sénat sur le projet de loi de finances 2024, ils ont déposé des amendements afin de fixer à 50 centimes minimum (hors inflation) le prix d’une unité d’alcool par boisson.

Pas moins de 24 euros le « cubi »

Une unité d’alcool représente 10 grammes d’alcool pur. Un litre de vin qui a un taux d’alcool de 12% par exemple en contient 96 grammes. Une bouteille standard de 75 cl propose donc sept unités d’alcool (72 grammes). Si les amendements devaient entrer en application, plus aucune bouteille de vin ne pourrait coûter moins de 3,50 euros. Idem pour les très populaires conditionnements en « bag in box » de 5 litres. Alors que la grande distribution propose des offres d’appel à moins de 10 euros, les « cubis » de 5 litres ne pourraient plus coûter moins de 24 euros (pour des vins à 12% d’alcool).

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Voici le vin qui déclenche le plus de maux de tête selon la science

Publié le 20 novembre 2023 Par Emmanuelle Jung

Alors que la période des fêtes de fin d’année se profile, une étude a évalué l’effet du vin rouge dans les 30 minutes qui suivent sa consommation

Le vin rouge est souvent prôné par les adeptes du régime méditerranéen pour les antioxydants qu’il renferme. Considéré comme l’un des alcools les moins caloriques, il peut être conseillé s’il est consommé avec modération (pas plus d’un quart par jour). Pourtant, les médecins rappellent sans cesse que le vin rouge n’en est pas moins une boisson alcoolisée qui doit être limitée pour rester en bonne santé. 

Une nouvelle étude parue dans Scientific Reports rappelle, à l’approche des fêtes de fin d’année, que boire du vin rouge, même en petites quantités, peut causer des maux de têtes dans les 30 minutes qui suivent la consommation.

Les chercheurs de l’Université de Californie (USA) ont examiné ce qui se produit chez des personnes qui consomment du vin rouge. Contre toute attente, ces personnes ne présentaient aucune douleur après avoir consommé d’autres alcools. Or, après un verre de vin rouge, des maux de tête seraient survenus. Les chercheurs auraient l’explication.

Les consommateurs sont susceptibles d’accumuler la toxine acétaldéhyde

Les chercheurs estiment qu’un flavonol présent naturellement dans les vins rouges pourrait interférer avec le bon métabolisme de l’alcool et entraîner des maux de tête.

Ce flavanol s’appelle “quercétine” et il est naturellement présent dans toutes sortes de fruits et légumes, y compris le raisin. Il est considéré comme un antioxydant sain et est même disponible sous forme de complément alimentaire. C’est grâce à ce dernier que le vin rouge est perçu comme sain à petites doses. Or, lorsque ce dernier est métabolisé avec de l’alcool, il peut devenir contre-productif.

Lorsqu’il pénètre dans votre circulation sanguine, votre corps le convertit en une forme différente appelée glucuronide de quercétine, a déclaré le chimiste du vin et l’un des auteurs de l’étude, Andrew Waterhouse, professeur émérite au département de viticulture et d’œnologie de l’UC Davis. Sous cette forme, il bloque le métabolisme de l’alcool”.

En conséquence, les consommateurs sont susceptibles d’accumuler la toxine acétaldéhyde, ajoute l’auteur principal Apramita Devi, chercheur postdoctoral au département de viticulture et d’œnologie de l’UC Davis.

Cette substance peut provoquer des rougeurs au visage, des maux de tête et nausées

L’acétaldéhyde est une toxine, une substance irritante et inflammatoire bien connue, a déclaré Devi. Les chercheurs savent que des niveaux élevés d’acétaldéhyde peuvent provoquer des rougeurs au visage, des maux de tête et des nausées”.

Les scientifiques ajoutent que les niveaux de flavanols peuvent varier en fonction du vin rouge. “La quercétine est produite par les raisins en réponse à la lumière du soleil. Si vous cultivez des raisins avec les grappes exposées, comme c’est le cas dans la Napa Valley pour leurs cabernets, vous obtenez des niveaux de quercétine beaucoup plus élevés. Dans certains cas, ils peuvent être quatre à cinq fois plus élevés”.

Le niveau de quercétine peut aussi varier en fonction de la manière dont le vin est élaboré.

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Comment arrêter de boire de l’alcool ?

L’alcoolisme est un problème de santé qui touche des millions de personnes à travers le monde. Que ce soit pour des raisons sociales, culturelles, ou simplement par habitude, la consommation excessive d’alcool peut avoir des conséquences graves sur la santé physique et mentale, ainsi que sur les relations personnelles et professionnelles.

Si vous cherchez à mettre fin à votre dépendance à l’alcool, il est essentiel de comprendre les causes sous-jacentes de votre comportement, d’établir un plan d’action réaliste et de bénéficier du soutien nécessaire pour atteindre vos objectifs.

Reconnaître le problème

La première étape pour arrêter de boire de l’alcool est de reconnaître que vous avez un problème. Cela peut être difficile, car la dépendance à l’alcool peut être insidieuse et progressive. Vous pourriez vous trouver en train de rationaliser votre consommation d’alcool ou de minimiser ses conséquences négatives. Prendre conscience de la réalité de la situation est crucial pour pouvoir avancer.

Fixer des objectifs réalistes

Une fois que vous avez reconnu votre problème d’alcool, il est temps de fixer des objectifs réalistes pour arrêter de boire. Évitez de vous imposer des changements drastiques du jour au lendemain, car cela peut être difficile à maintenir. Au lieu de cela, établissez des objectifs progressifs et spécifiques, comme réduire progressivement votre consommation d’alcool au fil du temps.

Éviter les déclencheurs

Identifiez les situations, les émotions et les personnes qui déclenchent votre envie de boire. Il peut s’agir du stress, de la solitude, de la pression sociale, ou d’autres facteurs. En évitant ces déclencheurs autant que possible, vous pouvez réduire vos tentations et augmenter vos chances de succès.

Chercher du soutien

La lutte contre l’alcoolisme est souvent plus efficace avec le soutien de personnes bienveillantes. Vous pouvez envisager de rejoindre un groupe de soutien ou de consulter un thérapeute spécialisé dans les problèmes d’alcool. Parler ouvertement de vos défis avec des amis proches ou des membres de la famille peut également vous aider à maintenir votre sobriété.

Adopter un mode de vie sain

La sobriété ne concerne pas seulement l’arrêt de la consommation d’alcool, mais aussi l’adoption d’un mode de vie plus sain. Assurez-vous de manger équilibré, de faire de l’exercice régulièrement et de gérer le stress de manière efficace. Un corps et un esprit sains peuvent vous aider à maintenir votre sobriété à long terme.

Trouver des activités alternatives

Au lieu de consacrer du temps et de l’énergie à boire de l’alcool, trouvez des activités alternatives qui vous passionnent. Cela peut inclure des loisirs, des projets créatifs, ou l’apprentissage de nouvelles compétences. Plus vous avez d’activités positives dans votre vie, moins il sera tentant de retomber dans vos anciennes habitudes.

Apprendre à gérer les rechutes

Les rechutes font malheureusement partie du processus de guérison pour de nombreuses personnes en lutte contre l’alcoolisme. Ne vous découragez pas si vous faites une rechute. Au lieu de cela, examinez ce qui a déclenché la rechute, apprenez-en, et utilisez cette expérience pour renforcer votre détermination à rester sobre.

Arrêter de boire de l’alcool est un défi, mais c’est un défi qui peut avoir des effets profondément positifs sur votre vie. Il est important de reconnaître le problème, de fixer des objectifs réalistes, d’éviter les déclencheurs, de rechercher du soutien, d’adopter un mode de vie sain, de trouver des activités alternatives et d’apprendre à gérer les rechutes.

Chaque personne est unique, et il n’y a pas de solution universelle pour l’alcoolisme, mais en suivant ces étapes, vous pouvez mettre en place un plan solide pour atteindre la sobriété et vivre une vie plus heureuse et plus saine. N’oubliez pas que le soutien professionnel est disponible pour vous aider tout au long de ce voyage vers la sobriété.

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Lutter contre l’alcool pour prévenir le cancer

Madrid, Espagne – Il est urgent de sensibiliser le monde au lien direct entre la consommation d’alcool et le risque de cancer.

Ce message a été délivré par la Dre Isabelle Soerjomataram du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC–Lyon, France), lors d’une session consacrée à l’alcool et au cancer dans le cadre du congrès 2023 de la Société européenne d’oncologie médicale (ESMO).

« La prise de conscience mondiale du lien entre l’alcool et le cancer reste très faible », a déclaré la Dre Soerjomataram à l’auditoire. « Les professionnels de santé – oncologues, infirmières, médecins, généralistes – ont un rôle important à jouer dans la sensibilisation et l’apport de ces connaissances aux gens, ce qui peut conduire à une réduction de la consommation. »

Le président de la session, Gilberto Morgan, médecin oncologue à l’hôpital universitaire de Skåne, à Lund, en Suède, est du même avis.

Le Dr Morgan a souligné que les professionnels de santé ont tendance à minimiser leur influence sur les habitudes de consommation d’alcool de leurs patients et qu’ils n’abordent souvent pas ces comportements.

Des statistiques alarmantes

« Nous n’avons absolument aucun problème à demander aux patients s’ils prennent des compléments alimentaires ou des vitamines ou s’ils mangent [sainement] », a déclaré Morgan. « Alors, quelle est la différence ? Pourquoi ne pas leur recommander de réduire leur consommation d’alcool et laisser à chacun le choix de le faire ou non ? »

Au cours de la session, la Dre Soerjomataram a mis en lumière les statistiques mondiales sur la consommation d’alcool. Les données du CIRC montrent, par exemple, que près de la moitié (46 %) de la population mondiale est concernée par la consommation d’alcool, les taux étant plus élevés chez les hommes (54 %) que chez les femmes (38 %).

Quelle est la quantité d’alcool consommée ?

Au niveau mondial, la quantité moyenne s’élève à environ 6 litres d’éthanol pur par an et par buveur, soit environ une bouteille de vin par semaine. Toutefois, les habitudes de consommation varient considérablement d’un pays à l’autre. En France, les gens consomment environ 12 litres par an, soit environ deux bouteilles de vin par semaine. La France se situe ainsi au 4e rang des pays européens les plus consommateurs d’alcool chez les plus de 15 ans.

La Dre Soerjomataram a souligné le lien entre la consommation d’alcool et le cancer.

Selon les données du CIRC, la consommation excessive d’alcool – définie comme plus de 60 g/jour ou environ six verres par jour – est à l’origine de 47 % des cancers attribuables à l’alcool. La consommation à risque – entre 20 et 60 g/jour – représente 29 %, a-t-elle expliqué, tandis que la consommation modérée – moins de 20 g/jour ou environ deux verres par jour – représente environ 14 % des cas de cancers attribuables à l’alcool.

Quels cancers liés à l’alcool ?

Globalement, la consommation d’alcool a été à l’origine de 4 % de tous les cancers diagnostiqués en 2020, selon une analyse réalisée en 2021 par le CIRC.

Rien qu’au Royaume-Uni, « la consommation d’alcool a provoqué près de 17 000 cas de cancer en 2020 », a déclaré la Dre Soerjomataram, et le cancer du sein représentait près d’un cas sur quatre de ces nouveaux cas.

Outre le cancer du sein, six autres types de cancer – celui de la cavité buccale, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, du côlon et du foie – peuvent être attribués à la consommation d’alcool, et de nouvelles données suggèrent que le cancer de l’estomac et du pancréas pourrait l’être également.

Plus précisément, pour le cancer du sein, le risque augmente dès une consommation de moins d’un verre par jour ; pour celui du foie, le risque apparaît à partir d’une consommation supérieure à 4 verres par jour, d’après l’INCa.

A noter que les effets de l’alcool sont aussi renforcés par le tabagisme. Le risque de développer un cancer de la cavité buccale serait, par exemple, multiplié par 45 chez les grands consommateurs de tabac et d’alcool.

La bonne nouvelle, selon Isabelle Soerjomataram, réside dans le fait que les tendances à long terme montrent une diminution de la consommation d’alcool dans de nombreux pays, y compris dans les pays producteurs de vin que sont la France et l’Italie, où l’on a constaté d’importantes réductions de la consommation depuis le pic atteint dans les années 1920.

« Si c’est possible dans ces pays, j’imagine que c’est possible ailleurs », a déclaré la Dre Soerjomataram.

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Puis-je boire de l’alcool si je prends des médicaments ? Voici la réponse des scientifiques

 par Sharleen McAleavy

L’alcool et certains médicaments ne doivent jamais être mélangés. Mais pourquoi ?

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L’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. A CONSOMMER AVEC MODÉRATION.

On entend souvent dire « Ne mélangez pas ce médicament avec de l’alcool », car le mélange peut créer des effets potentiellement dangereux. Selon le National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism, deux scénarios sont possibles : le mélange peut modifier l’efficacité de votre médicament ou la façon dont vous ressentez les effets de l’alcool.

L’alcool peut modifier la façon dont les médicaments sont absorbés dans le tube digestif. En outre, il peut également augmenter la concentration du médicament dans le sang, ce qui peut accroître ses effets ou atteindre des niveaux toxiques, ce qui est particulièrement vrai pour les buveurs quotidiens à qui l’on prescrit des médicaments pour un usage quotidien. Voici quelques médicaments que vous devriez éviter de mélanger avec de l’alcool.

Le traitement des TDAH

Les stimulants s’opposent directement aux sédatifs. Il peut donc être extrêmement difficile d’évaluer l’ampleur de l’effet de l’un ou de l’autre lorsqu’ils sont consommés ensemble. Cela signifie qu’il peut être facile de sous-estimer la quantité consommée, ce qui la rend extrêmement dangereuse car elle peut provoquer des crises et, dans le pire des cas, des overdoses.

Cette combinaison est également dangereuse car elle peut faciliter l’apparition de troubles liés à la consommation de médicaments, étant donné que la consommation simultanée de ces substances « s’équilibre », ce qui augmente les risques de devenir accro.

Médicaments contre l’anxiété (benzodiazépines)

Les benzodiazépines sont parmi les sédatifs les plus utilisés dans le domaine psychiatrique et sont parmi ceux dont l’abus est le plus fréquent. Les anxiolytiques peuvent avoir des effets secondaires graves lorsqu’ils sont utilisés à fortes doses ; ils peuvent induire un effet euphorique qui s’accompagne d’un ralentissement de la respiration, d’une altération du contrôle des capacités motrices et, plus dangereusement, d’une altération du jugement.

Lorsque ces substances sont mélangées à de l’alcool, l’altération du jugement de l’usager peut l’amener à surconsommer les deux substances, ce qui peut entraîner des pertes de mémoire et un comportement impulsif et erratique qui, on le sait, conduit de nombreuses personnes à prendre des décisions qu’elles n’auraient jamais prises autrement.

Médicaments contre le rhume et la grippe

Les médicaments contre le rhume et la grippe ont souvent pour effets secondaires possibles la somnolence et les vertiges. Ces effets sont également ceux de l’alcool, ce qui signifie qu’ils sont intensifiés lorsque les deux substances sont consommées simultanément, entraînant des troubles de la concentration, du jugement et de la coordination encore plus importants.

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