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La consommation « sans alcool », de plus en plus tendance…

Boissons alcoolisées et non alcoolisées se côtoient désormais dans la même enseigne. Photo DR.

  • Boissons alcoolisées et non alcoolisées se côtoient désormais dans la même enseigne. Photo DR.

Apprécier et savourer une boisson, même sans alcool ? Un phénomène qui se développe de plus en plus et qui se partage notamment depuis peu, de façon un peu inattendue peut-être, dans les travées de magasins où l’on s’attend plutôt à retrouver des boissons alcoolisées…

Les données récentes montrent que la France compte plus de 40 millions de consommateurs d’alcool. Toutefois, un phénomène louable vient « modérer » cette réalité. En effet, voilà que se développe le marché du sans alcool, sous la dénomination anglo-saxonne de « no low », contraction de « no and low alcohol » soit « Sans et moins d’alcool » ! Si certains préfèrent le sans alcool, d’autres réduisent leur consommation d’alcool en se laissant tenter par cette nouvelle mode…

Une nouvelle façon de consommer. Il y a quelques jours, le magasin « V and B » de Saint-Alban a mis en place un espace dédié aux boissons sans alcool. Comme le soulignent les responsables de l’établissement : « Le phénomène sociétal de consommation n’échappe pas à notre région et c’est tant mieux ». Ainsi, pour répondre aux attentes de ses clients « no-low », le groupe « V and B France » s’est associé à « Gueule de Joie », leader du marché et spécialiste historique du secteur.

Le coin sans alcool installé dans le « V and B » de Saint-Alban fait partie de la toute première vague d’implantations comptant treize points sans alcool dans le réseau national du groupe. D’autres verront le jour dans les prochains mois… Ainsi, il sera possible de découvrir et de savourer de nouveaux breuvages, à consommer sans modération, tels que des bières, vins, effervescents et autres produits très originaux…

D’un point de vue commercial, il ne s’agit pas de scinder deux approches de consommation: « V and B a toujours cherché à rassembler le plus largement possible, en faisant tomber les frontières entre les genres, les mondes, les gens… Ce groupe est né de cette volonté, en installant, dans un même endroit convivial, une cave à vin, une cave à bière et un bar.

Source.

C’est faux : le tabac et l’alcool ne rapportent pas d’argent à l’État français.

Et c’est même le contraire !

Grâce aux taxes perçues sur le tabac et sur l’alcool, l’État français s’enrichirait. Voilà une idée reçue qui a la vie dure. Car, si l’État perçoit effectivement des revenus, ceux-ci ne suffisent pas à couvrir toutes les dépenses liées au coût social de ces drogues.

En 2000, le prix moyen d’un paquet de 20 cigarettes était de 3,20 €. Depuis le 1er mai 2023 et la dernière hausse en date, la plupart des marques vendent le paquet 11 €. De quoi faire tousser les fumeurs qui sont nombreux à pointer l’État du doigt. Et pour cause : c’est bien lui qui fait augmenter le tarif des cigarettes en jouant sur les taxes. Cette hausse s’inscrit dans un objectif de santé publique afin de faire diminuer le tabagisme. Mais elle permet également à l’État d’augmenter ses recettes. Selon un calcul effectué par Ouest-France en 2022, sur un paquet à 10 € l’État français perçoit 8,44 €. Pourtant, comme le révèle un rapport paru cet été, c’est loin d’être suffisant pour couvrir le « coût social des drogues » dont le tabac (et l’alcool) font partie.

Combien le tabac et l’alcool rapportent-ils à l’État ?

Comme expliqué précédemment, l’État met en place des taxes sur la vente de tabac et d’alcool. Outre la TVA à 16,7 % pour le tabac et 20 % pour l’alcool, l’État perçoit un « droit d’accise » : « ce sont des impôts indirects sur la vente ou l’utilisation de certains produits, notamment l’alcool, le tabac et l’énergie« , précise le site de la Commission Européenne.

Le rapport de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, paru il y a quelques jours mais portant sur l’année 2019, fait le point sur les recettes et les coûts liés au tabac, à l’alcool et aux drogues illicites.

Quels sont les « coûts sociaux » de la consommation de tabac et d’alcool ?

Les coûts externes

Ces recettes sont à mettre en perspective avec les coûts, colossaux eux aussi, des risques liés à la consommation de ces deux drogues légales. Dans le rapport, une distinction est faite. Il y a d’abord le coût externe qui concerne la valeur des vies humaines perdues, la qualité de vie perdue et les pertes de production pour les entreprises dont les salariés sont en mauvaise santé. Et le coût pour les finances publiques (dépenses de préventionsoins de santé) qui est assumé par l’État français.

En 2019, selon ce rapport, le coût social total du tabac en France s’élevait à 156 milliards d’euros et à 102 milliards d’euros pour l’alcool. Dans les deux cas, ce sont les pertes des vies humaines qui représentent le premier « poste de coût social » (environ 55 %) suivi du coût des soins (entre 7 % et 10 %) puis des pertes de production (6 % à 7 %). Au total, le tabac a un coût 1,5 fois plus important que celui de l’alcool car il cause 1,8 fois plus de décès que l’alcool.

Le coût pour les finances publiques

Le rapport s’est également intéressé à la balance entre les recettes perçues par l’État et les coûts engendrés. Dans ce calcul, les « économies » réalisées par l’État sur le non-versement de pension de retraite de personnes décédées à cause du tabac ou de l’alcool ont également été prises en compte. Selon l’auteur, il en ressort que « l’idée que le tabac ou l’alcool apporterait des bénéfices à l’État est infondée ».

Selon lui, ces résultats ne laissent aucun doute quant aux politiques à mener : « L’alcool, le tabac, coûtent énormément à la société, il faut réguler la consommation et diminuer le coût pour la collectivité. Notamment pour le tabac, mais également l’alcool, avec une augmentation des prix pour diminuer la consommation et surtout l’interdiction de la publicité« , explique-t-il au micro de France Inter.

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« J’allais tout perdre et aujourd’hui, j’ai tout gagné » :

les alcooliques anonymes en congrès ce week-end pour reconstruire davantage de vies

Alcooliques anonymes : Les groupes de parole ouverts à tous

Par Guillaume Woelfle avec David Wathelet

Écouter l’article

Le congrès annuel des alcooliques anonymes se déroule en ce moment en Province de Liège à Spa. Un millier de personnes venues de partout en Belgique y participent pour raconter leur reconstruction. « Je suis abstinente depuis 25, l’alcool a tout démoli« , raconte Florence. « Juste avant d’arrêter, j’avais 25.000 euros de dettes, mes amis s’éloignaient, les relations de couple devenaient compliquées. J’allais tout perdre, et aujourd’hui j’ai tout gagné, parce que quand on arrête jeune, on peut construire sa vie dans l’abstinence.« 

En Belgique francophone, 3000 personnes fréquentent les alcooliques anonymes. Faut-il encore passer certains stéréotypes. « Je ne m’imaginais pas qu’une jeune, qu’une femme pouvait être alcoolique. Sauf que quand je suis arrivée là, les gens étaient souriants, agréables, heureux. Je voulais avoir le même bonheur qu’eux et maintenant je l’ai« , nous explique Florence dans le reportage à découvrir en entier ci-dessus.

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Les Alcooliques Anonymes en colloque: « Un décès sur 20 est dû à l’alcool »

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Un décès sur 20 serait dû à l’alcool selon l’OMS, l’Organisation mondiale de la Santé. Une problématique mise en exergue ce samedi lors du colloque annuel à Francorchamps des Alcooliques anonymes de Wallonie et de Bruxelles. Un des orateurs est Michel Evens. Psychiatre, il a longtemps été responsable du service d’alcoologie à la Clinique des Frères Alexiens de Welkenraedt.

« Il faut savoir qu’il y a énormément de personnes qui consomment trop d’alcool. Selon l’OMS, une homme qui consomme plus de 14 unités par semaine et une femme qui consomme plus de 7 unités par semaine, met sa santé en danger. Quand on sait, en plus, 20% de la population connaît une période où elle boit très excessivement de l’alcool suite à des ennuis ou de circonstances difficiles, et que 7% de la population est alcoolo-dépendante, et que l’alcool fait de nombreux dégâts dans l’organisme, ce chiffre correspond à une réalité. Tout le système digestif peut être affecté avec un risque accru de cancer. Il y a le cerveau qui est touché. Il peut être touché de manière grave. Cela peut aboutir à une forme de démence. L’alcoolisme peut mener aussi à des pathologies psychiatriques : dépression, insomnie, angoisses… »

Alcool : accompagner chaque personne à diminuer son risque

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Mis en ligne le 26 oct. 2023

En France, parler des effets recherchés dans la consommation d’alcool et des risques associés à son usage reste difficile, voire tabou. L’alcool constitue pourtant une véritable question de santé sur laquelle il est tout à fait possible d’agir par des actions diversifiées.

C’est le sens des recommandations publiées par la HAS à destination de tous les acteurs qui contribuent à la santé, et plus particulièrement de ceux qui agissent en premier recours (premier niveau de contact entre la population et le système de santé).

Objectif : permettre à chaque personne de bénéficier d’une information juste et claire sur le sujet, d’un repérage de la consommation d’alcool et de tous les accompagnements possibles afin de diminuer ses risques compte tenu de ses besoins et priorités.

L’alcool est la substance psychoactive la plus consommée en France. La consommation d’alcool concerne 87% des personnes âgées de 18 à 75 ans et 77% des jeunes de 17 ans, près de la moitié d’entre eux pratiquant l’alcoolisation ponctuelle importante ou binge drinking[1]. Quelles qu’en soient les modalités d’usage, l’alcool comporte des risques, pour …… LIRE LA SUITE

Les explications du Docteur Milhau sur Cnews

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L’alcool au volant, c’est dangereux. Les médicaments, c’est pas mieux

Par Clara Serrano 20/10/2023

Les pharmacies servent les médicaments dans des sacs rappelant les recommandations. Photo par Clara Serrano

Comme chaque année, la préfecture de la Haute-Loire lance ce 19 octobre son action de sensibilisation aux risques routiers liés à la prise de certains médicaments. Pour l’occasion, 25 000 sacs seront distribués dans 50 pharmacies du département. 

Ces sacs en papier craft seront distribués dans 50 pharmacies (sur 81 en activité en Haute-Loire en 2021) sélectionnées pour toucher la quasi-totalité du territoire.

Les trois pictogrammes signalant la dangerosité des médicaments.

« C’est la mission du pharmacien »

Ceux-ci sont particuliers par leur apparence, qui met en avant les fameux pictogrammes créés en 1999, classant le niveau de dangerosité des médicaments en trois catégories : jaune, orange et rouge. 

Selon le directeur de la pharmacie du Breuil, cette prévention fait également partie de la mission du pharmacien. « Cette signalisation permet d’ouvrir le dialogue avec le patient et de le mettre en garde sur les effets indésirables de certains médicaments. »

« Les patients ne se rendent pas toujours compte du risque qu’ils prennent. La prise de trois médicaments signalés à risque augmente en moyenne de 86 % le risque d’accident« .  Aurélien Duverger

Antidépresseurs, anxiolytiques, mais pas que…

Ces risques concernent la prise de nombreux médicaments. Les antidépresseurs et anxiolytiques sont connus pour leur impact sur la conduite et les réflexes au volant, mais ils ne sont pas les seuls concernés. 

Pour chacun, un pictogramme de couleur est inscrit sur la boite de médicaments, suivi de recommandations selon sa dangerosité : soyez prudent, soyez très prudent, ne pas conduire.

Y compris en niveau trois, la conduite après la prise d’un médicament n’est pas illégale, mais fortement déconseillée sans l’avis d’un médecin. 

« La cause de 3 à 4 % des accidents »

Le directeur de cabinet du préfet, Aurélien Duverger, déplore : « Les patients ne se rendent pas toujours compte du risque qu’ils prennent. La prise de trois médicaments signalés à risque augmente en moyenne de 86 % le risque d’accident.« 

À l’échelle nationale, la prise de médicaments est impliquée dans 3 à 4 % des accidents. « Aucune donnée n’est précisée à l’échelle du département mais il n’y a aucune raison pour qu’elle soit différente en Haute-Loire« , précise le représentant du cabinet du préfet. 

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Alcool : Six minutes suffisent aux cellules du cerveau pour réagir

Illustration. Des boissons alcoolisées dans un bar.

Des boissons alcoolisées dans un bar. Pexels / Pixabay.com

Six minutes seulement après avoir consommé une quantité d’alcool équivalente à trois verres de bière ou deux verres de vin, entraînant un taux d’alcoolémie de 0,05 à 0,06 pour cent, des changements se sont déjà produits dans les cellules du cerveau.

Ce sont des chercheurs de l’Hôpital universitaire d’Heidelberg (Allemagne) qui l’ont démontré au début des années 2000 à l’aide de la spectroscopie par résonance magnétique (SRM). Auparavant, les seules données disponibles provenaient d’essais sur des animaux.

Le métabolisme des cellules cérébrales est affecté

Comme l’expliquait alors le Dr Armin Bille,r du groupe de travail sur le métabolisme cérébral du département de neuroradiologie de cet hôpital : “Notre étude apporte la preuve d’une utilisation alternative de l’énergie lors de l’ingestion d’alcool, c’est-à-dire que le cerveau utilise un produit de dégradation de l’alcool au lieu du glucose pour répondre à ses besoins énergétiques”.

Cela indique probablement que l’alcool déclenche des changements dans la composition des membranes cellulaires.

Pas de différence homme/femme

Huit hommes et sept femmes ont participé à cette étude. Dans un scanner IRM, ils ont consommé l’alcool à l’aide d’une longue paille dans le but d’atteindre un taux d’alcoolémie de 0,05 à 0,06 %.

Dans la machine, les noyaux des atomes du tissu cérébral ont été stimulés par une impulsion à haute fréquence et le signal transmis lors du retour à l’état initial a été reçu. et analysé. Cette étude n’a révélé aucune différence entre les résultats obtenus chez les hommes et les femmes – les cerveaux des hommes et des femmes ont réagi de la même manière à la consommation d’alcool.

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ET SI BOIRE DE L’ALCOOL N’ÉTAIT PLUS BIEN VU?

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©Getty/franckreporter

De quoi parle-t-on?

L’apéro est un rituel culturel très ancré en Suisse. Les personnes qui préfèrent du jus à un ballon de blanc sont souvent mal vues. Pourtant, les effets négatifs de l’alcool sur la santé sont bien connus. Le dénormaliser est-il la solution? 

«Tu es malade? Enceinte? Sous traitement?» font partie des questions que les personnes amatrices d’apéritifs festifs posent facilement à celles qui préfèrent un soda à un verre de vin. Il faut dire qu’en Suisse, boire régulièrement de l’alcool est une pratique socialement bien vue. Ce sont donc souvent les abstinents, ponctuels ou réguliers, qui se font taquiner sur leur prétendu manque de convivialité. En caricaturant un peu: qui ne boit pas est rabat-joie.

Et pourtant, n’en déplaise aux amateurs de coups de blanc, mojito et digestifs, l’alcool nuit à la santé. «C’est une substance psychotrope dangereuse. Elle est responsable de pas moins de 1600 morts par an en Suisse. Chez les jeunes de 20 à 35 ans, c’est la première cause de mortalité, qu’elle soit liée à un accident causé par une trop grande consommation d’alcool, à des comportements agressifs en état d’ivresse ou à des suicides commis sous influence de l’alcool», explique le Dr Thierry Favrod-Coune, médecin adjoint responsable de l’Unité des dépendances aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). 

Alcool et tabac, même combat?

Substance dangereuse et pourtant légale, l’alcool pourrait-il devenir moins bien accepté par la société, un peu à l’image du tabac, qui s’affichait avant sans vergogne (publicités, sponsoring, films) et que l’on pouvait consommer partout? Grâce, entre autres, à son interdiction dans les lieux publics fermés, fumer n’est plus aussi anodin aux yeux du grand public. «L’exemple du tabac montre qu’il est possible de faire changer les mentalités et de passer d’une substance à la mode à un produit reconnu comme néfaste», poursuit le spécialiste.

La fumée passive et ses conséquences sur la santé des non-fumeurs ont toutefois joué un rôle important dans la mise au ban des cigarettes. Si l’alcool n’entraîne cependant pas de désagréments semblables pour les convives non-buveurs, le Dr Favrod-Coune n’est pas de cet avis: «L’alcool a aussi des conséquences sur autrui. Outre des coûts de la santé importants, il provoque notamment des accidents, des comportements agressifs, des incivilités. La moitié des infractions pénales sont perpétrées sous l’influence de l’alcool. Il est donc très important de dénormaliser sa consommation.» 

Normaliser l’abstinence

Nicole Egli Anthonioz, cheffe de projet au sein du secteur recherche d’Addiction Suisse, rajoute: «Dénormaliser, c’est bien, mais on peut aussi penser à normaliser l’abstinence. Certaines interventions structurelles aident à y parvenir, comme poser des restrictions dans les cantines d’entreprises, limiter les horaires de vente et augmenter l’âge légal, entre autres. Les alcopops, ces boissons sucrées semblables à des sodas alcoolisés, sont vendus aux plus de 18 ans et non au plus de 16 ans. Cette différence est importante, car plus on entame tôt la consommation d’alcool, plus on est à risque de développer des habitudes problématiques ultérieurement.» 

Moins tous les jours, mais plus en grande quantité

La consommation quotidienne d’alcool a chuté. En 1992, 30% des hommes buvaient tous les jours; en 2017, ils n’étaient plus que 15%. Une bonne nouvelle pourtant contrebalancée par une augmentation de la consommation à risque entre 2007 et 2017, dont la prévalence est respectivement passée de 13,8% de la population à 17,7%. Et cela malgré un changement de discours des professionnels de la santé. «Aujourd’hui, le message est clair: il n’y a aucun bénéfice à boire de l’alcool, même juste un verre par jour.

On ne peut en effet pas isoler les effets bénéfiques cardiovasculaires des tanins du vin, de ceux toxiques sur le corps dans son entier. La consommation d’alcool est responsable de plus de deux cents maladies! C’est une drogue au même titre que les autres. Il ne faut pas l’interdire, car cela ouvre la voie à un marché noir dangereux. En revanche, il faut réduire son accessibilité et cesser d’en faire la promotion», conclut le Dr Favrod-Coune.

Réfléchir à sa consommation pour mieux la gérer

Pour la majorité des gens, opter pour l’abstinence totale d’alcool n’est pas indispensable. Boire de temps en temps un verre n’est pas spécialement bon pour la santé, mais c’est un plaisir au même titre qu’une sucrerie qui n’est pas particulièrement indispensable à l’organisme. Il y a une distinction à faire entre une consommation jugée problématique (lorsqu’elle dépasse 10 unités d’alcool* par semaine pour un homme et 5 pour une femme) et une addiction. Cette dernière nécessite un diagnostic médical et n’est pas uniquement liée aux doses ingérées, mais à la dépendance physique et psychique (et donc au manque) à la substance. 

«Boire peut procurer du plaisir et cela ne doit pas être diabolisé. En revanche, prendre conscience des risques liés à sa propre consommation et réfléchir à la façon dont on boit est important. Est-ce tous les jours? Fait-on des excès ponctuels? Peut-on se priver facilement d’un verre? Quels sont les comportements adoptés sous l’emprise de l’alcool?

Des initiatives comme le Dry January (le mois sans alcool, initié en Grande-Bretagne, ndlr) sont intéressantes car elles obligent les personnes qui y participent à mieux se rendre compte de leur consommation et à trouver des alternatives», explique Nicole Egli Anthonioz, cheffe de projet au sein du secteur Recherche d’Addiction Suisse.

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