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L’alcool, principale arme des dirigeants russes pour combattre… le stress

Alors que la contre-offensive se poursuit sur le terrain et que le ministre russe de la Défense réclame des chars et des armes, les initiatives diplomatiques se multiplient pour tenter de mettre un terme à cette guerre qui impacte la planète entière.

Et si Moscou n’hésite pas à clamer haut et fort que certaines propositions pourraient être recevables, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a pour sa part rejeté l’offre de médiation qui lui était présentée par une délégation de présidents africains, dénonçant une «tromperie» de Moscou en pleine contre-offensive des forces ukrainiennes.

Le président sud-africain, Cyril Ramphosa, ami de Poutine qui n’a jamais coupé les ponts avec le maître du Kremlin, est en effet l’un des leaders de cette troïka africaine. Une délégation qui rencontre ce samedi à Saint-Pétersbourg (nord-ouest de la Russie) Vladimir Poutine.

L’ancienne capitale impériale qui, hier vendredi, a été le théâtre d’une sortie virulente de Poutine contre Zelenky, le président russe n’a pas hésité à traiter son homologue ukrainien de “honte pour le peuple juif”. Une attaque qui a suscité de nombreuses réactions dont celle de nos confrères du Kyiv Post qui ont rappelé que le prestigieux journal israélien Le poste de Jérusalem avait placé, en septembre 2022, Zelensky parmi les 50 juifs les plus influents. L’illustration de la première page est dédiée au président ukrainien.—

En Russie, un enquête du média indépendant russe Verstka parler d’elle. Il met en lumière les habitudes de consommation d’alcool des responsables gouvernementaux russes. Selon les témoignages recueillis, le stress lié à la situation de plus en plus compliquée en Russie aurait poussé de nombreuses personnes à se réfugier dans l’alcool et ses effets enivrants. 

Aujourd’hui plus que jamais, les employés de l’administration présidentielle commencent leur journée avec un verre de vodka. Certains en boivent même une bouteille au petit-déjeuner.», a précisé l’une des sources de l’enquête.

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« L’apéro, c’est tous les jours »… Quand la consommation d’alcool des Français dépasse les limites

SANTÉ Selon une enquête de Santé publique France, près d’un quart des adultes consomme plus de dix verres d’alcool par semaine Camille Allain

En France, près d'un quart des adultes reconnaît dépasser les recommandations de consommation d'alcool.
En France, près d’un quart des adultes reconnaît dépasser les recommandations de consommation d’alcool. — C. Allain/20 Minutes

Dans son bulletin hebdomadaire, Santé publique France révèle que 22 % des Français consomment plus d’alcool que ce que recommandent les experts de la santé.

  • Sous le soleil de Rennes, plusieurs personnes croisées en terrasse ont accepté de nous parler de leur rapport à l’alcool.
  • Si une baisse de la consommation semble se profiler chez les jeunes, l’ivresse du week-end reste cependant bien marquée.

Il était un peu plus de 17 heures quand ils se sont assis à la terrasse d’un bar de la place Sainte-Anne. Pour profiter de cette belle fin de journée, Anatole et Matis ont commandé une pinte de bière fraîche dans laquelle ils piochent régulièrement.

Les deux amis ne sont pas les seuls. En ce mardi ensoleillé, la place la plus festive de Rennes est bondée. Alors que l’année scolaire touche à sa fin, la capitale bretonne et ses 70.000 étudiants vont s’agiter jusque tard dans la soirée. Avec à la clé, un bon nombre de pintes, de shots et de ballons de vin engloutis. 

La « réputation » de Rennes ne doit pas faire oublier une réalité. Le même soir, un peu partout dans le pays, les Français joueront la même partition dans un joyeux récital de verres qui tintent. Mais à quel prix ? D’après une enquête menée par Santé publique France, 22 % des adultes ont une consommation d’alcool supérieure aux recommandations.

Dans le jargon des professionnels de santé, on parle de « plafonds de consommation d’alcool recommandés ». La ligne à adopter : deux verres par jour, pas tous les jours et pas plus de dix verres par semaine. Que ceux qui débordent lèvent la main.

« Je suis à la limite de l’addiction »

Matis fait partie de ceux-là. Du haut de ses 20 ans, l’étudiant livre un regard lucide sur sa consommation. « Pour moi, c’est apéro tous les jours, avec les potes, mes parents. Je sais que j’ai une consommation festive qui est excessive, que je suis à la limite de l’addiction. Je sais aussi que ça a un impact sur ma santé. Je le vois sur ma mémoire par exemple, j’en ai conscience.

Mais pour l’instant je profite et on verra plus tard ». Le jeune Rennais est loin des recommandations conseillées par Santé publique France et par l’ensemble des professionnels de santé. Le système de « deux verres par jour et pas tous les jours » a été élaboré en 2017 pour fixer des limites à une population baignée par la culture de l’alcool comme lien social.

« La recherche reconnaît que l’alcool est toujours dangereux, peu importe la dose. Il n’y a pas de zéro risque parce que l’alcool est cancérigène, c’est désormais établi. Le repère de deux verres par jour et pas tous les jours a été fixé comme un risque socialement acceptable, quelque chose qui parle aux gens. Au-delà de ces recommandations, on augmente significativement les risques », détaille Guylaine Benech.

A Rennes, la place Sainte-Anne fait partie des lieux festifs. Quand il fait beau, ses terrasses sont bondées, comme ici le 13 juin 2023.
A Rennes, la place Sainte-Anne fait partie des lieux festifs. Quand il fait beau, ses terrasses sont bondées, comme ici le 13 juin 2023. – C. Allain/20 Minutes

La consultante en santé publique ne semble pas surprise par les derniers résultats du baromètre. Établie en Bretagne, elle a encore pu constater que sa région, comme celle voisine des Pays-de-la-Loire, était celle où l’on buvait le plus.

L’autrice de l’ouvrage Les ados et l’alcool peut cependant se satisfaire d’une donnée extraite de cette enquête : la part des jeunes en excès de consommation a diminué : « Je pense que la connaissance des Français sur les risques de l’alcool s’est améliorée.

Il y a dix ans, j’ai l’impression que tout le monde s’en fichait. Avec des événements comme le dry january, on arrive à en parler. On se donne le droit de ne pas boire sans passer pour un rabat-joie. » En France, on estime que l’alcool est la cause de 49.000 morts par an, contre 66.000 pour le tabac.

« Parfois, j’aime l’ivresse, parce que c’est cool »

Sur la place Sainte-Anne, les personnes avec qui nous nous sommes attablées se disaient conscientes des dangers de l’alcool. Mais toutes semblaient « s’en accommoder » en se fixant leurs propres repères. « Moi, je ne peux pas boire tous les jours, je n’aime pas ça. J’aime bien faire la fête le week-end en buvant pas mal de verres. Parfois, j’aime l’ivresse, parce que c’est cool.

Mais je fais gaffe parce que je sais que ce n’est pas bien. J’ai l’impression d’avoir pleine conscience de ma consommation », témoigne Anatole, une bière blonde posée devant lui. Jeanne, 19 ans, et Apolline, 18 ans ont commandé un « Monaco », mélange de bière, de limonade et de sirop de grenadine. « On est en terrasse, il fait beau, ça donne envie », explique Jeanne. A 17h30, il était en revanche « trop tôt » pour elles pour se commander une bière. « 

Depuis que j’ai mon appart, je sors plus. Mais souvent, c’est trois ou quatre verres, parfois quelques shots mais jamais plus. Je ne veux pas finir ivre morte. Et puis en hiver, je sors beaucoup moins. » Jeanne assume parfois de boire des softs en soirée quand elle n’a pas envie de s’alcooliser. Assise en face, son amie Apolline se dit « parfaitement consciente de l’effet de l’alcool sur la santé » : « si je bois à une soirée, c’est certain que je ne bois pas le lendemain. Mon corps ne le veut pas. »

Dans son bulletin hebdomadaire, Santé publique France relève que les comportements dits « à risques » sont plus fréquents chez les garçons (33,5 %) que chez les filles (14,9 %). Un constat qui semble se confirmer à la rencontre de Quentin, Alexandre et Enzo. Ces trois lycéens âgés de 17 ans ont été refusés d’un bar de la place Sainte-Anne parce qu’ils étaient mineurs.

Mais ils ont pu se commander une pinte dans le bistrot voisin sans aucun problème. « La semaine, je ne bois pas, sauf aujourd’hui. Mais le week-end, je bois beaucoup. Plus que dix verres en une soirée, ça c’est certain », assure Quentin. Souvent de la vodka coca ou des shots d’alcool fort. Et les risques pour la santé ? « Franchement, je m’en fous des recommandations. Par contre, pour la cigarette, je fais attention, parce que je sais que c’est mauvais pour ma santé ».

A ses côtés, son pote Enzo semble un peu plus raisonnable sur la bibine : « je me dis que si ça reste occasionnel, ça va. Autour de nous, tout le monde le fait. » La pression n’est pas que dans les verres. Elle est aussi dans notre rapport à la fête, aux réunions de famille et aux soirées entre potes où « la règle » est à la consommation quasi systématique.

Faut-il augmenter le prix de l’alcool en France ?

Face à ces consommations excessives du week-end, les professionnels de santé tentent de faire entendre leur message : pas plus de quatre verres par soirée et seulement à titre exceptionnel. Une recommandation bien difficile à faire passer dans le brouhaha des bars et des apparts qui accueillent ces jeunes tous les week-ends. Ils espèrent surtout que l’État se décidera un jour à monter un véritable plan de lutte contre la consommation d’alcool, comme ce fut le cas pour le tabac.

Et surtout qu’un choix politique fort sera réalisé en augmentant singulièrement le prix de l’alcool. « Tout le monde sait que ce serait efficace pour faire diminuer la consommation. Toutes les études menées dans d’autres pays le montrent ». 

En 2018, l’Ecosse, pourtant réputée pour son whisky et sa bière, avait imposé un prix plancher à 50 centimes par unité d’alcool (soit environ 10 ml). D’après une étude publiée dans The Lancet, la mesure aurait permis d’éviter environ 150 décès par an. Pas négligeable dans le territoire possédant le plus fort taux de mortalité lié à l’alcool du Royaume-Uni. Mais la France y est-elle prête ?

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L’Irlande va apposer sur l’alcool les avertissements sanitaires les plus sévères au monde

June 10, 2023 

L’Irlande a annoncé son intention de faire figurer sur les étiquettes des produits alcoolisés les avertissements les plus sévères au monde concernant les risques de l’alcool pour la santé.

À partir de mai 2026, les étiquettes sur l’alcool devront signaler les risques de maladie du foie et de cancer, ainsi que les risques pour les femmes enceintes. Elles devront également indiquer le nombre de calories et le nombre de grammes d’alcool contenus dans chaque boisson.

Le ministre de la santé, Stephen Donnelly, a déclaré que ce changement faisait de l’Irlande “le premier pays au monde à introduire des avertissements sanitaires complets sur les produits alcoolisés”.

Selon M. Donnelly, les nouvelles règles rendront les étiquettes plus proches de celles des autres aliments et boissons.

Le délai de trois ans jusqu’en 2026 donnera aux entreprises le temps de se préparer à l’utilisation des nouvelles étiquettes, a déclaré le gouvernement. En vertu d’une autre partie de la même loi, l’Irlande a introduit un prix minimum par gramme d’alcool en 2022.

Les groupes de santé ont soutenu le projet de nouvelles étiquettes. La Fondation irlandaise du foie a déclaré que les étiquettes contribueraient grandement à réduire les problèmes de santé causés par l’alcool, tandis que la Société irlandaise du cancer a déclaré que l’Irlande était à la pointe du progrès en matière de santé publique.

Mais Drinks Ireland, qui représente un grand nombre d’entreprises du secteur de l’alcool dans le pays, a déclaré que les nouvelles étiquettes seraient coûteuses pour les petites entreprises irlandaises et qu’elles seraient différentes des étiquettes utilisées dans d’autres pays de l’Union européenne.

Près de 50 pays disposent de lois imposant des avertissements sur l’alcool, bien qu’elles soient moins complètes que celles prévues par l’Irlande.

Par exemple, les étiquettes des boissons alcoolisées aux États-Unis doivent avertir les femmes de ne pas boire lorsqu’elles sont enceintes, que la consommation d’alcool réduit l’aptitude à conduire et que l’alcool “peut entraîner des problèmes de santé”.

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VIDÉO – À consommer sans modération : la folle percée des boissons sans alcool

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Ces dernières années, les Français consomment davantage de boissons sans alcool.Il y a quelques années encore, l’option jus de fruits était souvent la seule option. Mais aujourd’hui, tout est possible : bières, vins et cocktails sans une goutte d’alcool colonisent même les cartes des restaurants.

Ce week-end, un groupe d’amis a décidé de se retrouver autour d’un verre en terrasse, à Nantes (Loire-Atlantique). La moitié ont commandé de la bière. Mais pour Nolwenn Le Bozec, ce sera un cocktail sans alcool. Cette jeune femme de 25 ans a arrêté d’en consommer il y a deux ans. Et elle est loin d’être la seule. Le gérant du bar voit affluer des clients amateurs de boissons sans alcool. Il a même fait évoluer sa carte qui propose aujourd’hui une dizaine de références contre deux ou trois seulement, il y a quelques années.

La consommation d’alcool a baissé de plus de moitié depuis 1961

Les Français restent parmi les gros buveurs en Europe. Mais depuis quelques années, leur consommation diminue. En 1961, un Français buvait près de 26 litres d’alcool par an, contre 11,5 litres en 2018. Le marché s’adapte à la nouvelle demande. Dans les grandes surfaces, les rayons dédiés au « sans alcool » s’élargissent.

Bière, grand cru et cocktail sans alcool : le boom des boissons à consommer sans modération !

Même les marques classiques des spiritueux s’y mettent. À Nantes, la première cave sans alcool vient d’ouvrir ses portes. On y trouve des bières, des cocktails et même du vin désalcoolisé. Le marché du sans alcool se développe vite, mais demeure encore minoritaire dans un pays où le vin occupe une place majeure. Près de 10% des Français consomment de l’alcool quotidiennement.

Source TF1

Conduite sous stupéfiants : les sanctions «sans doute renforcées» en juillet, annonce Borne

«On a fait 800.000 contrôles en 2022, on veut passer à 1 million. On veut être très présent pour dissuader ce genre de comportements et sans doute renforcer les sanctions», a insisté la cheffe du gouvernement, qui réagissait notamment après la mort d’une fillette mardi à Trappes dans les Yvelines, renversée par une automobiliste testée positive au cannabis.

Elisabeth Borne a rappelé que les ministres de la Justice et de l’Intérieur étaient «en train de regarder» la possibilité de créer un délit d’homicide routier sachant qu’actuellement les actes des conducteurs sous l’emprise de drogue ayant causé le décès d’une personne tombent sous le coup de «l’homicide involontaire». «J’entends que cela puisse choquer», a-t-elle souligné. «Il y a un enjeu de terminologie», a-t-elle ajouté, en expliquant qu’il s’agissait d’un «aspect symbolique mais important».

Ce délit pourrait-il être étendu à la conduite sous l’emprise de l’alcool? «Sur des taux d’alcoolémie très importants, c’est des choses qui sont en train d’être regardées», a-t-elle fait valoir.

Propositions pour renforcer les sanctions

Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Pauget a déposé début avril une proposition de loi pour instaurer ce délit d’homicide routier. Son texte prévoit de créer «une peine intermédiaire entre l’homicide involontaire et l’homicide volontaire».

Parallèlement, le chef multi-étoilé Yannick Alléno, qui a perdu son fils de 24 ans renversé par un chauffard ivre et sous l’emprise de stupéfiants, a chargé l’universitaire Didier Rebut et l’avocat Pierre Cornut-Gentille, tous deux éminents pénalistes, de plancher sur l’introduction dans le code pénal d’un tel délit.

Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, «la conduite en état d’ivresse est la deuxième cause de mortalité sur les routes, après la vitesse», et «dans les accidents mortels, 12% des conducteurs contrôlés sont positifs aux stupéfiants».

En 2022, plus de 3500 personnes sont décédées sur les routes françaises. Près de 700 décès seraient dus à la consommation de stupéfiants.

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« Fumer tue », vrai ! et Boire de l’alcool ??

Si j’avais su !

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Fiona Gélin célèbre ses 61 ans ce lundi 22 mai.

Si la comédienne a durablement marqué le cinéma et le théâtre français, elle a eu un parcours semé d’embûches, entaché par des addictions à l’alcool et à la drogue ainsi que par de (récents) problèmes d’argent.

Sortie du tunnel, l’actrice a gagné le combat contre ses vieux démons. Sa célèbre famille, ses drames, son compagnon, son fils… 

Voici tout ce que vous ne saviez pas sur Fiona Gélin

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Alcool au volant: dès juin, le permis de conduire pourra vous être retiré si vous avez bu quatre verres

Publié par RTL

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Quatre verres d’alcool pourront désormais vous priver de votre permis de conduire: c’est la nouvelle mesure initiée par le ministre de la mobilité. Le taux baisse, de 1,5 à 1,2g d’alcool dans le sang pour un retrait de permis immédiat si vous êtes controlé ivre.

Dès le premier juin, soit dans 12 jours, le retrait de permis en cas de contrôle d’alcoolémie se fera au-delà d’1,2 gramme et plus 1,5. L’objectif de cette nouvelle règle est de changer les mentalités et de garantir plus de sécurité sur la route. En 2021, un conducteur de voiture sur 10 impliqué dans un accident de la route avec des blessés était positif à l’alcool. 

Et si les amendes existent dès 0,5 gramme d’alcool, elles ne freinent pas tout le monde. Pour le gouvernement, un retrait de permis de 15 jours aura de quoi faire réfléchir les plus inconscients, surtout s’ils ont un travail qui nécessite leur voiture. 

Plus de compétences aux douanes

Pour qu’une règle soit efficace, il faut la faire respecter et le ministre de la Mobilité, Geroges Gilkinet, compte, selon nos confrères de SudInfo, sur l’appui des douaniers, des agents assermentés qui aujourd’hui peuvent contrôler votre carburant mais pas votre taux d’alcool, même si vous titubez manifestement. Cela pourrait changer à l’avenir et ce projet du Ministre aurait déjà obtenu un accord de principe. 

Pour rappel, le pic d’alcoolémie dans votre sang est 30 minutes après UN verre consommé si vous êtes à jeun et une heure si vous avez mangé.

Comment l’alcool affecte-t-il le cerveau

Quelles sont les boissons les plus susceptibles de provoquer une gueule de bois ?

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 12 mai 2023  Thomas Martinetti

Bien que les experts mettent souvent en garde contre les effets néfastes de la consommation d’alcool, l’expérience nous montre que, surtout pendant l’Avent, peu d’entre nous l’évitent. « L’alcool est une drogue sale qui n’affecte pas seulement notre cerveau », explique Emily Palmer, chercheuse à l’Imperial College de Londres.

« La gueule de bois est un phénomène causé par une série de changements biochimiques et neurochimiques. Elle n’affecte pas seulement le foie et le cerveau, mais presque tous les organes. Après le premier verre, un neurotransmetteur appelé acide gamma-aminobutyrique – ou gaba – est libéré dans le cerveau », explique au Guardian Rayyan Zafar, neuropsychopharmacologue à l’Imperial College de Londres et chercheur à l’organisation caritative Drug Science.

« Le Gaba ralentit ensuite le cerveau, en agissant sur les récepteurs du cortex, en particulier les parties impliquées dans les processus de pensée et de contrôle. Le Gaba réduit en fait la capacité des cellules nerveuses à envoyer et à recevoir des messages chimiques dans le système nerveux central. C’est pourquoi vous vous sentez détendu entre le premier et le troisième verre », explique Zafar.

En même temps, il y a une poussée de dopamine. « En continuant à boire, l’alcool se lie aux récepteurs du glutamate dans le cerveau, qui sont importants pour la formation de la mémoire. Leur activité électrique est supprimée, ce qui a pour effet de bloquer les souvenirs », explique M. Zafar.

L’alcool passe ensuite du cortex cérébral, qui contrôle le comportement, au cervelet, responsable des mouvements, de la coordination motrice et de l’équilibre.

Ensuite, l’intoxication par l’alcool touche la moelle en plein milieu du cerveau. Celle-ci contrôle les systèmes autonomes, notamment le rythme cardiaque, la respiration et la pression artérielle. « Le cerveau s’arrête tout simplement », explique Zafar.

Table des matières

Les conséquences

Le foie excrète environ une unité d’alcool par heure, puis la gueule de bois s’installe. Elle peut s’accompagner de vomissements, une tactique de survie qui a évolué pour expulser les substances nocives de l’organisme.

« L’alcool est métabolisé par l’enzyme alcool déshydrogénase (ADH) qui, en décomposant l’éthanol, produit de l’acétaldéhyde, un poison et un agent cancérigène. Lorsque le taux d’alcoolémie atteint zéro, les symptômes de la gueule de bois sont généralement les plus graves car, à ce moment-là, tout l’alcool a été converti en acétaldéhyde, ce qui modifie le fonctionnement de l’ADN », explique M. Zafar.

L’alcool endommage également l’ADN des mitochondries. Les mitochondries sont les machines productrices d’énergie dans nos cellules, et même un léger dommage peut entraîner une toxicité dans le cerveau.

« Si vous buvez régulièrement, cela peut entraîner un déclin cognitif et une perte de mémoire précoce », ajoute l’expert.

L’alcool supprime également la libération de vasopressine, une hormone qui ordonne aux reins de retenir les liquides, ce qui entraîne une miction excessive. La déshydratation qui en résulte peut entraîner une sensation de soif, de fatigue et de maux de tête.

La gueule de bois s’aggrave-t-elle avec l’âge ?

Le métabolisme est un terme que l’on associe à la digestion des aliments, mais il décrit en fait tous les processus chimiques qui se déroulent dans l’organisme. « Avec l’âge, le métabolisme ralentit, si bien que même se remettre d’une gueule de bois prend plus de temps », explique M. Zafar.

Palmer suggère que la gueule de bois peut également être influencée par le type d’alcool consommé. « Les congénères que l’on trouve dans les boissons plus foncées sont un sous-produit du processus de fermentation. Il s’agit de molécules organiques complexes aux effets toxiques, dont l’acétone, l’acétaldéhyde, l’huile de fusil, les tanins et le furfural. Le whisky, par exemple, contient 37 fois plus de congénères que la vodka, et des études montrent que les boissons contenant davantage de congénères provoquent une pire gueule de bois », explique M. Palmer.

Comment prévenir la gueule de bois ?

Le conseil le plus simple est de boire moins. Mais si ce conseil ne vous satisfait pas, les conseils suivants peuvent vous aider.

Si vous voulez boire un alcool fort, optez pour un long drink avec beaucoup de glace pour diluer l’alcool. Cela permet également à la boisson de durer plus longtemps que les boissons courtes ou les shots.

Évitez les boissons foncées comme le vin rouge ou le whisky, car elles contiennent plus de congénères que les boissons claires comme la vodka ou le gin.

Les œufs contiennent un acide aminé, la cystéine, qui ralentit le métabolisme de l’alcool.

Puis-je guérir d’une gueule de bois ?

Malheureusement, non. Selon des scientifiques du King’s College de Londres, il n’existe aucune preuve concluante de l’efficacité des prétendus remèdes contre la gueule de bois.

Leur récente étude a évalué l’extrait de clou de girofle, le ginseng rouge, le jus de poire coréenne et d’autres remèdes supposés contre la gueule de bois et a conclu qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves de haute qualité pour chacun d’entre eux.

L’ibuprofène peut toutefois aider à réduire l’inflammation et la réhydratation avec des boissons isotoniques telles que les boissons pour sportifs permet de remplacer les liquides et les ions perdus et peut apporter un certain soulagement.

Thomas Martinetti*

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