Le lien entre consommation d’alcool et risque cardio-vasculaire est bien connu. L’âge moyen de la survenue d’un AVC est de 74 ans. Mais cette pathologie peut aussi toucher les jeunes. À partir de quelle consommation quotidienne d’alcool, les jeunes adultes ont-ils plus de risques de faire un AVC ?
À quelle vitesse élimine-t-on l’alcool ? Depuis le tube digestif, l’alcool passe très vite dans le sang, d’où il atteint rapidement le cerveau, avec les effets que l’on sait. Le corps, ensuite, va métaboliser l’éthanol pour s’en nourrir. Mais ce phénomène-là est bien plus lent…
Les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires, dont font partie les AVC (Accident Vasculaire Cérébral) sont aujourd’hui bien connus. Certains ne sont pas modifiables comme l’âge ou les antécédents personnels ou familiaux. Certains sont réversibles : le bon équilibre du diabète, la prise en charge d’un taux élevé de cholestérol dans le sang, le tabagisme, le surpoids et… la consommation d’alcool. Les auteurs de cette étude parue dans le journal Neurology ont souhaité investiguer la question suivante : à partir de quelle quantité d’alcool consommée chaque jour le risque d’AVC est-il accru chez les jeunes adultes ?
Comment l’étude a-t-elle été menée ?
Les auteurs ont utilisé la base de données de l’Assurance maladie coréenne. Les sujets inclus avaient entre 20 et 39 ans et ont participé durant quatre années consécutives à des bilans de santé annuels entre 2009 et 2012. Au total, 1 536 668 personnes ont été incluses. La consommation d’alcool des participants a été évaluée. Un score de 1 a été attribué pour une consommation hebdomadaire d’alcool égale ou supérieure à 105 grammes au moment de chaque bilan annuel.
Un verre standard de boisson alcoolisée (250 ml de bière ou 100 ml de vin ou 30 ml de whisky) contient 10 grammes d’alcool pur. Une consommation de 105 grammes par semaine correspond donc à un verre et demi par jour. La somme des scores obtenus à chaque bilan annuel a été réalisée (de 0 à 4). Le critère de jugement principal était la survenue d’un AVC, ischémique ou hémorragique. Au cours du suivi, 3 153 participants ont eu un AVC.
Les personnes ayant consommé au moins 105 grammes d’alcool par semaine pendant 2, 3 ou 4 années consécutives avaient un risque accru de faire un AVC : 20 % de risque en plus. Le risque était dépendant du temps d’exposition : il était plus important pour la consommation pendant 3 ou 4 années que pour la consommation pendant 2 années seulement. Le risque était particulièrement marqué pour les AVC hémorragiques. Pour rappel, un AVC ischémique est lié à l’obstruction d’une artère cérébrale par un caillot sanguin tandis qu’un AVC hémorragique est dû à un saignement intracérébral causé par l’hypertension artérielle.
Ces données apportent donc un nouvel éclairage sur les risques liés à la consommation d’alcool. Même une consommation d’alcool considérée comme modérée (dix verres par semaine) augmente le risque de faire un AVC chez l’adulte de moins de 40 ans. Pour rappel, le ministère des Solidarités et de la Santé a récemment fait une campagne d’informations. Le message était le suivant : « Pour votre santé, l’alcool c’est maximum 2 verres par jour et pas tous les jours ».
Troubles cardiovasculaires, cancers, cirrhose… Ce sont autant de conséquences d’une consommation importante d’alcool, comme l’explique Santé Publique France sur son site. Mais boire de manière modérée pourrait également suffire à causer des dommages parfois irréversibles : c’est ce qu’ont avancé des chercheurs coréens dans une nouvelle étude, publiée début novembre dans la revue Neurology.
Boire plus d’un verre d’alcool par jour augmenterait les risques d’AVC
Pour la réaliser, les données de plus d’un million de patients, âgés de 20 à 39 ans, ont été utilisées.
Après une évaluation régulière de leur consommation d’alcool, les scientifiques ont dressé un constat inquiétant : les personnes ayant bu « plus de 105g/semaine d’alcool » (soit plus d’un verre par jour) pendant deux, trois ou encore quatre ans « présentaient des risques significativement plus élevés d’accident vasculaire cérébral« .
En effet, 3.153 sujets ont subi une attaque cérébrale au cours des travaux. Une consommation d’alcool régulière était également associée à« des risques plus élevés d’AVC hémorragique« , notamment chez les jeunes adultes. Ceux qui prenaient plus d’un verre d’alcool par jour étaient donc 20% plus susceptibles d’être victimes d’un AVC que ceux qui ne buvaient pas, ou très peu.
AVC : quels sont les signes à reconnaître ?
Pour cette étude, de nombreux autres facteurs de risque d’AVC, tels que le tabagisme ou encore l’hypertension artérielle, ont été pris en compte par les chercheurs. Comme le détaille le ministère de la Santé et de la Prévention, un AVC est causé soit par « un vaisseau/une artère qui se bouche« , soit par « une artère qui se rompt« . Certains signes en sont caractéristiques. On note par exemple :
Une déformation de la bouche
Des troubles de la parole
Une faiblesse d’un côté du corps
« Plus de 90% du fardeau de l’AVC dans son ensemble peut être attribué à des facteurs de risque potentiellement modifiables« , assure Eue-Keun Choi, professeur de médecine interne et co-auteur de l’étude, dans un communiqué. Selon lui, les stratégies de prévention de ces attaques cérébrales devraient donc s’orienter sur la consommation d’alcool et les autres facteurs de risque. L’AVC étant une urgence vitale, contactez le SAMU (15) ou les pompiers (18) si vous pensez en être victime, ou si vous voyez quelqu’un en faire un.
En arrêtant de boire, les Français pourraient faire une énorme économie d’argent qui pourrait permettre de couvrir certaines dépenses du quotidien.
Arrêter de boire, comme certains arrêtent de fumer, pour faire des économies, est peut être une solution. Selon une étude du site MoneyTransfers.com, les Français pourraient économiser jusqu’à 4.000 euros par an, en arrêtant de boire. Les bons buveurs (deux verres de vin par jour à trois euros), pourraient mettre 2.016 euros par an de côté en arrêtant de boire. Pour les très gros buveurs de bière, un alcool plus cher, les Français qui consomment en moyenne deux pintes à six euros par jour, pourraient économiser près de 4.032 euros par an en arrêtant de boire.
L’OCCITANIE, RÉGION LA PLUS DÉPENSIÈRE EN ALCOOL
Il y a de fortes disparités régionales selon cette étude. Ceux qui dépensent le plus par semaine en alcool domestique (chez soi), ce sont les habitants de la région Occitanie qui dépensent 15,9 euros en moyenne par semaine. Si on file la logique de cette étude, ce sont eux qui pourraient le plus économiser en arrêtant de boire. A l’inverse, ce sont les Franciliens qui achètent le moins d’alcool pour boire chez eux, avec un peu plus de dix euros en moyenne par semaine (10,8 €). Mais moins d’alcool chez eux, c’est potentiellement plus dans les bars et les pubs, ce qui ne doit pas les aider à économiser.
Si on regarde le chiffre annuel de l’INSEE, en moyenne au niveau national, les Français dépensent 707 euros par an en alcool domestique. Si on regarde sa facture énergétique, 900 euros en moyenne par an au mois de septembre, certains ménages pourraient couvrir partiellement leur facture énergétique simplement en renonçant à boire.
Jesús Bermejo-Berros Catedrático de Comunicación Audiovisual y Publicidad en la Universidad de Valladolid y Director del Laboratorio LipsiMedia Ad-Lab, Universidad de Valladolid
L’alcool est très représenté sur les réseaux sociaux, associé à des scènes de divertissement, que les jeunes observent et partagent à leur tour. Cette présence contribue à banaliser l’alcool dans la vie des jeunes et à cacher les effets pernicieux de son abus.
Les campagnes anti-alcool qui s’adressent aux jeunes, qu’elles mobilisent des moyens de communication traditionnels ou misent sur les réseaux sociaux, sont peu efficaces lorsqu’il s’agit d’inciter à des comportements sains en matière de consommation. Comme l’ont démontré diverses études scientifiques, les jeunes, tout en connaissant les effets dangereux de l’alcool, ont plutôt tendance à adopter des attitudes de résistance et des réponses défensives face aux messages institutionnels.
Campagne « À ta santé », dans la Ville de Rennes, en 2011.
Il semble donc nécessaire de trouver de nouvelles stratégies de communication pour transmettre les ressources de prévention nécessaires aux jeunes et les aider à prendre conscience des comportements favorisant la consommation d’alcool.
Préoccupée par cette situation, Addict Aide (une organisation française mobilisée contre les problèmes d’alcoolisme) a lancé sur les réseaux sociaux avec l’agence BETC une campagne originale, « Like my addiction », dans le dessein de montrer combien il est facile d’ignorer les signes de l’alcoolodépendance. Dans cette campagne, Louise Delage, une jeune Parisienne de 25 ans, s’est créé un profil sur Instagram. Ses photos avaient des légendes simples, comme « moment de détente avec les amis », « en train de danser ». Les usagers d’Instagram qui voyaient ce profil ne savaient pas qu’il s’agissait d’une campagne. En un mois seulement, Louise avait déjà 65 000 followers et ses photos avaient reçu 50 000 likes.
Cependant, dans son dernier post, les usagers ont découvert qu’il s’agissait d’un compte fictif dont le but était de montrer « une personne que les gens connaissaient au quotidien, mais dont ils n’avaient soupçonné à aucun moment qu’elle était alcoolodépendante ». En effet, dans chacun de ses 150 posts, Louise Delage apparaissait avec un verre d’alcool. Le but de cette campagne était de servir de « révélateur » aux problèmes d’addiction.
Groupes de discussion
La campagne de BETC a indéniablement eu des répercussions au vu du nombre massif de « likes » qu’elle a généré sur Instagram. Cependant, récemment encore, nous ne mesurions pas exactement dans quelle mesure elle avait pu contribuer à combattre l’addiction à l’alcool, ni si cette forme de communication alternative aux campagnes traditionnelles pouvait aider à freiner l’influence pernicieuse des images liées à l’alcool circulant en ligne.Louise Delage, fausse alcoolique, mais vraie campagne contre l’addiction (FranceInfo, 2016).
Un total de 124 jeunes (71 femmes et 53 hommes) âgés de 19 à 25 ans, inscrits sur Instagram, et ne connaissant pas cette campagne de « Like my addiction », ont participé pendant trois semaines à l’expérience que nous leur avons proposée. Celle-ci s’est déroulée dans le Laboratoire LipsiMedia de l’Université de Valladolid.
Dans une première phase, de nombreuses variables ont été testées, montrant que la présence de l’alcool sur les photos de Louise Delage postées sur Instagram échappe à la plupart des participants. Par ailleurs, ceux-ci croient, en général, qu’inclure, sur les réseaux sociaux, l’alcool dans des scènes de divertissement et de bonheur n’a pas d’effet sur les conduites quotidiennes de ceux qui ont vu ces images.
Dans une deuxième phase de la recherche, les jeunes ont été divisés en deux groupes. Un groupe (contrôle) a participé à une mise en commun lors de laquelle on l’a d’emblée informé des dessous et des spécificités de la campagne « Like my addiction » ; on a aussi montré à ceux qui y ont participé des images de campagnes institutionnelles, puis se sont tenues des conversations permettant à tous et toutes de partager leurs opinions au sujet de l’alcoolisme sur les réseaux sociaux.
Avec le second groupe, sur une durée équivalente, le formateur a également instauré une dynamique interactive mais en utilisant une autre procédure, dite méthode dialogico-critique. En quatre étapes, au fil de questions suscitant la curiosité et la réflexion des candidats sur le dispositif d’images, il s’agissait d’amener les membres du groupe à déceler par eux-mêmes la présence d’alcool sur les photos de Louise Delage, à démonter les ressorts de cette influence et comprendre comment l’alcool, à leur insu, pouvait s’imposer dans leur esprit comme quelque chose de positif.
Construire des récits
Dans une troisième et dernière phase, on a évalué les comportements sur Instagram de tous les participants pendant une semaine suite à la session formative. Les résultats montrent que, alors que les jeunes du groupe contrôle (conversationnel) n’ont pas changé leur attitude sur Instagram, les participants du groupe dialogico-critique ont, eux, modifié de manière significative leur conduite sur ce réseau social. Ils justifient ce changement en affirmant que l’expérience autour de la campagne « Like my addiction » a déclenché chez eux une prise de conscience et que, désormais, ils prêtent plus d’attention à ce qu’ils font sur Instagram, aux « likes » qu’ils attribuent et à ce qu’ils partagent.
Tout cela est confirmé par l’analyse de leur conduite réelle sur Instagram pendant les semaines qui ont suivi la période formative.
En conclusion, cette étude scientifique montre que, pour prévenir les jeunes des effets pernicieux de l’alcool, on ne peut s’arrêter à des campagnes institutionnelles montrant soit les conséquences négatives, soit des messages moralisateurs ou en appelant à la responsabilité (selon une stratégie de « push » marketing).
La voie suggérée par cette recherche du Laboratoire LipsiMedia est d’utiliser des campagnes qui construisent des récits pouvant attirer les jeunes, au moyen d’une méthode éducative interactive simple et efficace qui capte leur intérêt, incite à la réflexion et à un changement de conduite (selon une stratégie de « pull » marketing).
Cette méthode peut être mobilisée dans la lutte contre la dépendance à l’alcool et est utile pour les institutions publiques chargées de la prévention des conduites addictives et de l’éducation à la santé.
Les Français consommant en moyenne deux boissons alcoolisées par jour pourraient économiser près de 4 032 € par an en arrêtant de consommer de l’alcool, a révélé MoneyTransfers.com.
Pour ceux qui consomment de l’alcool de manière modérée, la recommandation des experts est de ne pas dépasser entre 10 et 14 verres par semaine. Dans ce cas de figure, les ménages peuvent réaliser des économies allant jusqu’à 2 016 €.
Selon une étude de l’Insee sur la dépense des ménages en boisson, le consommateur Français moyen dépense 14,7 € par semaine en boissons alcoolisées. Au cours d’une année, cela équivaut à une dépense de 707 € par an. Ce chiffre est supérieur aux dépenses mensuelle moyennes en fruits et légumes frais combinés (qui est de l’ordre de 117 et 222 € par mois). Au niveau régional, les personnes basées en Occitanie dépensent plus par semaine en alcool à la maison que dans toute autre région, à une moyenne de 15,90 € par semaine.
Fait intéressant, les habitant de la région île-de-France dépensent le moins en alcool à usage domestique que toute autre région, avec une dépense moyenne de seulement 10,80 €. Bien que les dépenses moyennes de la région île-de-France en alcool domestique soient étonnamment faibles par rapport à d’autres régions, il est important de ne pas négliger le fait que ses habitants sortent beaucoup plus dans les pubs et les bars, que partout ailleurs dans le pays. Les Pays de la Loire se classent à la 10e place, sur 13, avec un budget de 11.10 euros par semaine et 532.8 euros par an.
Quel est le coût moyen de l’alcool en France ?
A partir des données de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, nous pouvons calculer qu’en moyenne, pour acheter une bière pression en France, le prix est de 6 €. Ce montant peut diminuer jusqu’à 3.8 € et croître jusqu’à 8 € selon la période de l’année. Un petit verre de vin coûte environ 3 €, tandis que les spiritueux et liqueurs fabriqués en France coûtent en moyenne 10,90 € le litre.
Combien les Français pourraient-ils économiser en renonçant à l’alcool ?
En utilisant les données fournies ci-dessus, MoneyTransfers.com a calculé que le ménage Français moyen pourrait économiser 58,80 € par mois, ou 705,60 € par an en renonçant complètement à l’alcool. Peut-être encore plus choquant, une personne buvant jusqu’à 14 petits verres de vin par semaine (2 verres par jour) pourrait économiser jusqu’à 2 016 € par an en renonçant à l’alcool.
En participant aux campagnes d’absences de consommation d’alcool comme le Sober October ou le Dry January, le consommateur Français pourrait économiser 168€ par mois. Les Français qui boivent de la bière peuvent réaliser d’énormes économies. Pour 2 pintes par jour, ils peuvent économiser jusqu’à 4032 € par an. Pour mettre cela en perspective, avec la facture énergétique moyenne plafonnée à 2 800 €, certains Français pourraient couvrir complètement leur facture énergétique simplement en renonçant à boire.
Le sport a détourné nombre d’adolescents des drogues et toxicomanies. Il est un remède contre l’oisiveté (« mère de tous vices ») avec le temps consacré aux entraînements et aux matches ; remède aussi contre l’isolement en développant l’esprit d’équipe et en favorisant les échanges avec d’autres adolescents ainsi qu’avec des entraineurs, adultes dévoués, avec lesquels ils communiquent davantage qu’avec leurs « profs » des collèges, lycées et facultés.
Le sport incite à une diététique équilibrée, à une vie saine. Il stimule l’esprit de dépassement et de saine compétition. Il éloigne du tabac, qui réduit les performances respiratoires et ouvre la voie à d’autres toxicomanies, dont en particulier le cannabis. Par un effet épigénétique le tabac intensifie les effets de différentes autres drogues, dont ceux du cannabis, qui à son tour, également par des effets épigénétiques, magnifie la perception de drogues, comme la cocaïne ou les morphiniques.
Il est important de savoir et de faire savoir que les consommateurs de cannabis/THC sont porteurs de modifications épigénétiques qu’ils transmettent à leur progéniture, leur conférant, entre autres méfaits, une vulnérabilité aux toxicomanies. Cet enchaînement, qui s’apparente à une réaction en série, explique l’explosion des toxicomanies. Le sport a, hélas, vu se développer les « troisièmes mi-temps » alcoolisées, l’intrusion de buvettes dans certains stades, en parallèle avec des campagnes du lobby alcoolier visant à libéraliser l’alcool aux dépens des sportifs et aux profits des clubs sportifs.
L’AMA (agence mondiale antidopage) a régulièrement réduit les sanctions appliquées aux sportifs qui présentaient, lors des compétitions, des cannabinoïdes dans leurs urines, au prétexte que la persistance du THC dans leur organisme était compatible avec une consommation effectuée à distance de l’épreuve. Le seuil des concentrations urinaires répréhensibles des cannabinoïdes est d’abord passé de 50 ng/mL à 150 ng.
Désormais, si l’enquête fait apparaître que la consommation de cannabis n’est que « récréative » la durée de suspension du sportif, passe des quelques années qu’elle pouvait atteindre antérieurement, à seulement trois mois. Cette durée peut être réduite davantage par la pratique nouvelle d’un « accord de composition administrative » entre l’agence française de lutte contre le dopage (AFLD) et le sportif.
Alors que notre législation nationale prohibe la consommation de cannabis L’AFLD aligne ses sanctions aux sportifs qui y contreviennent sur celui d’autres Nations qui l’ont légalisé (plusieurs Etats des USA ou encore le Canada, devenu le siège administratif de l’A.M.A.). En France, où le cannabis « récréatif » est prohibé, les cannabinophiles pèsent de toutes leurs forces pour le faire adouber comme médicament ; faisant ainsi la courte échelle au cannabis « récréatif ».
Dès l’origine, Il était facile de comprendre que ce détour avait pour but cette légalisation. L’étape suivante visera la légalisation de toutes les drogues, que certains réclament déjà avec véhémence. Nombre de voix s’y opposent mais, n’étant pas relayées par les médias, elles sont inaudibles. La « liberté de la presse » devient en l’occurrence, la dictature des toxicophiles (consommateurs, décideurs subvertis par de puissants lobbies, capitalistes pour les uns, déconstructeurs pour d’autres).
Le principe de précaution et celui du « non nocere » s’effacent. La santé ne semble plus une priorité. Le sport cesserait d’être un rempart contre les drogues, un des moyens majeurs pour entretenir « un esprit sain dans un corps sain ». La notion de dopage en devenant plus restrictive, offre de plus larges espaces pour l’expansion des drogues ; au point même que le terme drogue semble en sursis, remplacé par des expressions banalisantes : « substances », « substances psychoactives », « substances d’abus »….
Pour contrer le pire, il faut déjouer les subterfuges, éclairer l’opinion, maintenir la prohibition du cannabis qui permettra de continuer d’interdire sa consommation aux sportifs, comme à quiconque, entravant la course vers l’avilissement de nos jeunes et de notre société.
La consommation d’alcool, même minime, a un impact sur l’organisme. Dotées de propriétés anesthésiantes, les boissons alcoolisées se propagent dans le corps via la circulation sanguine jusqu’à atteindre la zone cérébrale et, plus précisément, les neurones.
En altérant la communication entre ces cellules spécialisées, l’alcool va progressivement engendrer une perte de tissu cérébral. Un phénomène clairement documenté et observé chez les personnes ayant une consommation excessive qui dépasse les 6 verres d’alcool par jour. Chez les personnes alcooliques, le volume cérébral peut ainsi diminuer de 10 à 15 % en 10 à 15 ans de consommation excessive.
Comme le rappelle Sante Publique France, les risques d’une consommation d’alcool sur la santé commencent à partir d’un verre par jour. Pour aider les Français à évaluer et à maîtriser leur propre consommation, l’organisme, en collaboration avec l’Institut National du Cancer, a fixé trois repères de consommation clairs pour une consommation la moins risquée possible : pas plus de 2 verres par jour, des jours dans la semaine sans consommation et pas plus de 10 verres par semaine.
« Pour votre santé, l’alcool c’est maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours » … Voilà le message martelé par les autorités sanitaires qui cherchent à sensibiliser le grand public aux méfaits de l’alcool sur l’organisme.
Selon les résultats du Baromètre de Santé publique France (2017), publiés dans le BEH thématique alcool, près de 24 % des Français dépassent (…)
Il ne faut qu’une petite dizaine de minutes à l’alcool pour atteindre le cerveau et y distiller ses premiers effets. En soi, il ne faut donc qu’un seul verre pour que cette substance vienne altérer le fonctionnement des cellules cérébrales même si, bien entendu, l’intensité de ces effets va fluctuer en fonction en fonction de nombreux autres paramètres.
La consommation d’alcool, même minime, a un impact sur l’organisme. Dotées de propriétés anesthésiantes, les boissons alcoolisées se propagent dans le corps via la circulation sanguine jusqu’à atteindre la zone cérébrale et, plus précisément, les neurones. En altérant la communication entre ces cellules spécialisées, l’alcool va progressivement engendrer une perte de tissu cérébral. Un phénomène clairement documenté et observé chez les personnes ayant une consommation excessive qui dépasse les 6 verres d’alcool par jour. Chez les personnes alcooliques, le volume cérébral peut ainsi diminuer de 10 à 15 % en 10 à 15 ans de consommation excessive.
Vers une consommation raisonnée
Comme le rappelle Sante Publique France, les risques d’une consommation d’alcool sur la santé commencent à partir d’un verre par jour.
Pour aider les Français à évaluer et à maîtriser leur propre consommation, l’organisme, en collaboration avec l’Institut National du Cancer, a fixé trois repères de consommation clairs pour une consommation la moins risquée possible : pas plus de 2 verres par jour, des jours dans la semaine sans consommation et pas plus de 10 verres par semaine. « Pour votre santé, l’alcool c’est maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours » … Voilà le message martelé par les autorités sanitaires qui cherchent à sensibiliser le grand public aux méfaits de l’alcool sur l’organisme.
Des excès aux lourds effets
Selon les résultats du Baromètre de Santé publique France (2017), publiés dans le BEH thématique alcool, près de 24 % des Français dépassent ces repères de consommation. Or, il est important de préciser que près de 41 000 décès par an sont attribuables à l’alcool. De ce fait, la consommation excessive d’alcool fait partie des principales causes de mortalité dites « évitables ». Plus la consommation de boissons alcoolisées débute précocement et plus les conséquences sur le cerveau peuvent être lourdes. L’organe cérébral se développant jusqu’à l’âge de 23 ans environ, une consommation excessive avant la pleine maturité cérébrale peut amoindrir les facultés mentales, mais également la mémoire, le comportement ou la capacité de raisonnement.
Comme beaucoup le disent, il provoque le désir mais enlève la performance. Tout serait une question de modération.
C’est bien connu, l’alcool a de multiples bienfaits sur la vie intime. Il agit comme un aphrodisiaque, augmente le désir sexuel et le rend meilleur. Il supprime ou diminue les inhibitions, augmente la socialisation et rend les orgasmes plus intenses. À en croire de nombreux sondages, les personnes alcoolisées sont nombreuses à se sentir en confiance et plus sexy après quelques verres. Il rend également les autres plus attirants. Concrètement, vous seriez plus susceptible d’avoir envie de quelqu’un que vous n’aimeriez pas si vous étiez sobre.
Mais attention à ne pas boire outre mesure. Tout est dans la modération. Pour ressentir tous les effets positifs, il faudrait dans l’idéal s’en tenir à un ou deux verres seulement. Au-delà de ce chiffre, les conséquences pourraient être dramatiques. L’alcool peut, dans un premier temps, empêcher d’avoir une érection. Il diminue le flux sanguin vers le pénis, ce qui signifie que les chambres à l’intérieur ne peuvent pas se remplir de sang pour créer une érection.
Une impuissance permanente ?
Aussi, la consommation d’alcool augmente l’angiotensine, une hormone liée à la dysfonction érectile et une consommation excessive et prolongée peut transformer une impuissance temporaire en un état permanent. La consommation d’alcool peut également affecter la fertilité.
Quant au plaisir, boire trop d’alcool a pour conséquence de retarder l’éjaculation. Chez les femmes, cela empêche ou retarde l’orgasme car l’alcool affecte le flux sanguin, la lubrification et la sensibilité. Boire plus que de raison provoque aussi une déshydratation, les relations sexuelles peuvent donc être inconfortables ou douloureuses.
En parallèle, le risque de contracter une maladie est beaucoup plus importante. Les personnes alcoolisées sont plus enclins à avoir une aventure d’un soir. Donc plus susceptibles de se retrouver avec une IST, le VIH ou enceintes. Enfin, le risque d’agression sexuelle est également plus élevé.
Selon une étude menée par l’université Rutgers et l’université Virginia Commonwealth, les adolescents qui consomment de l’alcool à mauvais escient peuvent avoir plus de problèmes d’alcool dans leur vingtaine et leur trentaine, être en moins bonne santé et se sentir moins satisfaits de leur vie.
Publié dans le journal Alcoolisme : Recherche clinique et expérimentale les chercheurs ont défini l’abus d’alcool chez les adolescents en se basant sur les réponses concernant la fréquence de l’ivresse, la fréquence de la consommation d’alcool et les problèmes d’alcool à l’âge de 16, 17 et 18,5 ans. Les résultats qu’ils ont mesurés au début de la quarantaine comprenaient la satisfaction de la vie, les symptômes physiques et la santé auto-évaluée à l’âge de 34 ans.
En utilisant les données des questionnaires de 2 733 paires de jumeaux nés en Finlande à la fin des années 1970, les résultats sont restés cohérents même après avoir contrôlé les facteurs génétiques et environnementaux que les frères et sœurs jumeaux partagent. Selon les chercheurs, ces résultats soulignent l’importance des interventions préventives ciblant les adolescents ayant un mauvais usage de l’alcool et atténuant les conséquences sur la santé plus tard à l’âge adulte.
Le modèle longitudinal des jumeaux est particulièrement utile pour déterminer s’il existe des facteurs familiaux confondants qui prédisposent une personne à abuser de l’alcool à l’adolescence et à avoir une santé physique et un bien-être moins bons plus tard, au début de la quarantaine », a déclaré Jessica Salvatore, coauteur de l’étude, professeur associé et directeur du programme « Gènes, environnement et neurodéveloppement dans les dépendances » de la faculté de médecine Robert Wood Johnson de l’université Rutgers. « Cela est dû au fait que la conception des jumeaux nous permet de comparer les expositions et les résultats au fil du temps au sein d’une même famille. »
Contrairement à d’autres études de ce type qui ont révélé que la consommation abusive d’alcool à l’adolescence influence directement la consommation de substances psychoactives et les résultats liés à la santé mentale plus tard dans la vie, cette étude a révélé que la consommation d’alcool à l’adolescence peut influencer indirectement la santé physique à long terme et la satisfaction de la vie plutôt que de les influencer directement.