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Situation alarmante face à l’alcool et la drogue au volant

La conduite sous influence d’alcool ou de stupéfiants est en forte hausse dans le canton de Fribourg. Une situation qui inquiète la police fribourgeoise.De plus en plus de personnes sont testées positivement. © La Télé

Sur les six premiers mois de l’année, le nombre de conduites sous influence de stupéfiants est en forte hausse. Cette année, 331 personnes contrôlées ont été testées positives aux stupéfiants contre 239 il y a deux ans. Même chose pour l’alcool, où les hausses sont similaires.

Comment expliquer ce phénomène ? Pour le capitaine Laurent Rey, chef de la circulation et de la sécurité routière:  » il y a deux facteurs, le premier, c’est de penser que l’on ne se fera pas contrôler. Ensuite, il y a une méconnaissance des sanctions, une alcoolémie qualifiée, c’est trois mois de retrait de permis, avec un sursis de plusieurs années et une amende pécuniaire. »

Et si certains contrôles, parfois effectués en milieu de journée, ne montre aucun test positif, ils sont tout aussi importants puisqu’ils permettent d’avoir un rôle préventif selon la gendarme Malika Ducommun: « on a peut-être plus de gens qui rentrent du travail que des gens alcoolisés en début de soirée, c’est sûr que quand on fait souffler des gens à 23h et 2h du matin, on s’attend peut-être plus à ce qu’ils aient consommé de l’alcool. »

Chez la plupart des automobilistes, ces contrôles sont pris avec le sourire. Du côté de la Police cantonale, on espère une prise de conscience des fribourgeois dans une période souvent chargée entre les soirées, les festivals et les girons.

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Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, 

Alors, si vous avez choisi d’arrêter de boire de l’alcool, même temporairement, sachez que vous en percevrez presque instantanément les bienfaits. La consommation régulière d’alcool peut être nocive pour vos organes, mais aussi pour votre peau. Même si « les scientifiques continuent d’étudier les effets biologiques de l’alcool sur le corps et la peau, de plus en plus de recherches récentes montrent que moins, on boit, mieux, on se porte », explique Melanie Palm, dermatologue certifiée, au magazine Women’sHealth. Alors, si vous avez décidé d’arrêter de boire, voici ce que vous pourriez observer. « La première chose que vous remarquerez sur votre peau après avoir arrêté de boire, c’est une meilleure hydratation », explique le Dr Anetta Reszko, dermatologue et chirurgienne dermatologue. « Votre peau paraîtra (et sera) plus rebondie, car l’alcool ne chasse plus l’eau de votre corps. Vous remarquerez également une diminution des poches, généralement dues à l’alcool qui affecte le système lymphatique », confie de son côté le Dr Palm. Après deux à quatre semaines de sobriété, la plupart des gens commenceront à constater une diminution générale de l’inflammation et des maladies de peau comme l’eczéma ou le psoriasis. Après quelques mois, « les vaisseaux sanguins dilatés et les rougeurs chroniques commencent à disparaître », note le Dr Reszko. Après 1 an, vous apercevrez une nette amélioration de l’élasticité et de la qualité générale de votre peau.

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Alcool et nicotine : un même circuit cérébral à l’origine de la récompense et de l’anxiété

09 juillet 2025

Résultats scientifiques Neuroscience, cognition

Pourquoi certaines drogues renforcent-elles le comportement de consommation tout en induisant de l’anxiété ? Dans un article publié dans la revue Nature Communications, des scientifiques mettent en lumière un mécanisme surprenant qui permet de comprendre ce paradoxe. En étudiant les effets de la nicotine et de l’alcool sur le cerveau de la souris, ils ont identifié un circuit cérébral qui lie directement le renforcement et le malaise émotionnel.

Un mécanisme qui lie renforcement et anxiété

Des travaux antérieurs avaient déjà permis de montrer que la nicotine inhibe spécifiquement une sous-population de neurones à dopamine dans une région du cerveau appelée aire tegmentale ventrale (VTA) connue pour jouer un rôle central dans le circuit de la récompense. Ces neurones qui projettent vers l’amygdale, une région impliquée dans la régulation des émotions, sont associés à l’anxiété. Mais le mécanisme de leur inhibition restait mal compris. 

Dans cette étude publiée dans Nature Communications, des scientifiques montrent que cette inhibition résulte d’un effet en cascade. Lorsqu’un autre groupe de neurones dopaminergiques de la VTA qui projettent vers le noyau accumbens (NAc), une région clé du circuit de la récompense, est activé par la nicotine ou l’alcool, il déclenche une boucle de rétrocontrôle qui inhibe les neurones de la VTA projetant vers l’amygdale et modulant l’anxiété.

Résultat : une même substance peut renforcer le comportement de consommation tout en déséquilibrant les circuits émotionnels qui régulent normalement l’anxiété.

Un circuit partagé par l’alcool et la nicotine

Les scientifiques ont également démontré que l’alcool engage le même circuit que la nicotine et que leurs effets s’additionnent. En utilisant l’optogénétique, une technique de pointe qui permet d’activer ou d’inhiber des neurones avec de la lumière, ils ont pu bloquer spécifiquement cette boucle de rétroaction. Cela empêche à la fois l’inhibition neuronale et l’apparition du comportement anxieux généralement observé après l’administration des drogues.

Cette découverte souligne un aspect méconnu du fonctionnement du cerveau : les mêmes réseaux qui codent la récompense peuvent, dans certaines conditions, générer des états émotionnels négatifs. En reliant directement ces deux dimensions, le circuit mis en évidence éclaire les mécanismes de l’addiction, en particulier la co-consommation fréquente de tabac et d’alcool. Au-delà de ces résultats fondamentaux, ces travaux ouvrent ainsi de nouvelles perspectives pour mieux comprendre comment le cerveau articule comportement de consommation et régulation émotionnelle, et comment cette dynamique peut devenir pathologique dans le contexte de l’usage répété de drogues.

© Fabio Marti

Figure : La nicotine et l’alcool activent une boucle de rétrocontrôle inhibitrice entre les circuits dopaminergiques de la récompense et de l’anxiété. La nicotine et l’alcool augmentent l’activité des neurones dopaminergiques projetant vers le noyau accumbens (DAVTA–NAc, en rouge), responsable de l’effet de récompense.

Cette activation déclenche un retour gabaergique vers la VTA, inhibant l’activité des neurones dopaminergiques ciblant l’amygdale (DAVTA–Amg, en bleu), ce qui induit de l’anxiété. DA : dopamine ; VTA : aire tegmentale ventrale ; NAc : noyau accumbens ; Amg : amygdale.

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Publicité pour l’alcool sur Internet :

« 80 % des moins de 17 ans déclarent en voir régulièrement »

Est-il légal de faire la promotion de l’alcool sur les réseaux sociaux ?

Franck Lecas : Oui. La loi n’interdit la publicité pour l’alcool qu’à la télévision, au cinéma et sur les sites Internet destinés spécifiquement aux mineurs. Ailleurs, elle est admise à condition que son contenu ne soit pas séduisant ou attractif, même de manière indirecte, en faisant référence au glamour, au luxe, au sport, à l’évasion et à la sexualité.

Avec l’avènement des réseaux sociaux, les fabricants d’alcool ont trouvé de nouvelles opportunités pour promouvoir leurs marques et notamment en injectant leurs publicités dans le feed des internautes. C’est très efficace pour toucher les jeunes : 80 % des moins de 17 ans déclarent voir régulièrement de la publicité pour l’alcool sur Internet.

La présence des marques d’alcool sur les réseaux sociaux est-elle recensée ? F. L. : Oui, avec l’association Avenir santé nous avons un observatoire. Elle effectue également une veille sur les publications des influenceurs ayant plus de 10 000 abonnés. Plus de 11 300 contenus faisant la promotion de l’alcool ont été repérés entre juin 2021 et janvier 2024, émanant surtout de géants de la bière et des spiritueux (whisky, gin, etc.). Au total, 79 % des 15-21 ans déclarent voir des publicités pour l’alcool toutes les semaines sur les réseaux sociaux, principalement Instagram et TikTok. Il s’agit de la partie émergée de l’iceberg. Près de la moitié émanent d’influenceurs.

En quoi est-ce un problème ? F. L. : Parce que les jeunes ont un sentiment de proximité avec les influenceurs qu’ils suivent, ils s’y identifient. Voir des likes et des commentaires positifs sous leurs publications, c’est une forme de caution : cela normalise la consommation d’alcool et incite les followers à surévaluer les niveaux de consommation « acceptables ». D’autant que ces publications associent l’alcool avec des expériences positives, la fête, les vacances, le chic, des références humoristiques.

Plusieurs études ont démontré cet impact. Les influenceurs ont-ils le droit d’inciter à consommer de l’alcool ? F. L. : Non, qu’ils soient rémunérés par une marque ou pas. L’observatoire Avenir santé a intégré 483 influenceurs. Nous en avons contacté plus de 200 et 87 ont retiré leurs posts illégaux. 134 continuent à publier régulièrement des contenus sur l’alcool.

Ce qui nous a conduit à saisir la justice pour certains d’entre eux mais aussi les réseaux qui les hébergent qui sont responsables de ce qu’ils publient. Certains ont-ils été condamnés ? F. L. : Oui, plusieurs influenceurs dont Pierre Croce (4 millions d’abonnés), Ana Rvr (500 000 followers) et la plateforme Instagram à deux reprises.

En ce qui concerne les marques, de nombreuses grandes marques ont déjà été condamnées pour de la publicité illicite sur les réseaux : Ricard, Aperol (appel en cours), La Bête (Kronenbourg), Get 27, etc. Texte : Isabelle Verbaere

En savoir plus : https://www.phosphore.com/actu/publicite-pour-lalcool-sur-internet-80-des-moins-de-17-ans-declarent-en-voir-regulierement/

L’OMS préconise une augmentation de 50 pour cent des taxes sur le tabac, l’alcool et les boissons sucrées d’ici à 2035

publié le samedi 5 juillet 2025 


Principaux renseignements

  • L’OMS préconise une augmentation de 50 pour cent des taxes sur le tabac, l’alcool et les boissons sucrées d’ici à 2035.
  • Cette initiative vise à réduire le nombre de décès prématurés et à générer 1 000 milliards de dollars de recettes publiques en l’espace d’une décennie.
  • La mise en œuvre de taxes sanitaires ciblées découragera la consommation de produits nocifs et permettra de financer des soins de santé universels et des programmes de développement.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) préconise une augmentation significative des taxes sur le tabac, l’alcool et les boissons sucrées d’ici à 2035. Son objectif est de réduire la consommation de ces produits, qui contribuent à l’augmentation des maladies chroniques telles que les maladies cardiaques, le cancer et le diabète.

Cette initiative, appelée « 3 x 35 », vise à prévenir 50 millions de décès prématurés au cours des 50 prochaines années et à générer 1 000 milliards de dollars de recettes publiques en l’espace d’une décennie. L’OMS estime que l’augmentation des prix d’au moins 50 pour cent par le biais de taxes d’accise rendra ces produits moins abordables et encouragera des choix plus sains.

L’appel à l’augmentation des taxes sanitaires intervient à un moment où les fabricants de boissons sont confrontés à des défis. L’évolution des préférences des consommateurs et les préoccupations économiques ont déjà un impact sur les ventes. Constellation Brands, par exemple, a récemment fait état d’une baisse de ses ventes nettes et de ses bénéfices, attribuant cette diminution à des facteurs tels que la réduction des dépenses consacrées aux rassemblements sociaux et les inquiétudes accrues concernant les finances personnelles.

Gagnant-gagnant

L’OMS affirme que la mise en œuvre de ces taxes sanitaires ciblées découragera non seulement la consommation de produits nocifs, mais générera également un financement crucial pour les soins de santé universels et les programmes de développement. Elle considère cette approche comme une solution « gagnant-gagnant » pour la santé publique mondiale et la stabilité économique.

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« Un sentiment d’impunité »: 86% des supermarchés enfreignent la loi sur la vente d’alcool aux mineurs

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03 juillet 2025

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D’après l’association Addictions France, 86% des supermarchés testés ont vendu de l’alcool à des mineurs entre avril et mai, contre 93% lors d’une opération similaire en 2021. Lors des tests effectués, seuls 8% des établissements ont demandé une pièce d’identité pour vérifier l’âge des clients.

Près de neuf supermarchés sur dix enfreignent la loi en vendant de l’alcool aux mineurs dénonce, au vu de tests menés à Nantes, Angers et Rennes, l’association Addictions France, qui réclame jeudi 3 juillet des « sanctions réellement dissuasives » et des contrôles fréquents par l’État.

Sur 90 établissements des enseignes Auchan, Lidl, Leclerc, Diagonal, U Express, Intermarché, Carrefour (City, Market et Express), Monoprix, Franprix et G20 testés en avril et en mai, 86% ont vendu de l’alcool à des mineurs, selon l’association. Contre 93% lors d’une opération similaire en 2021.

« Malgré l’interdiction formelle de vente d’alcool aux mineurs et l’engagement de l’État à mieux la faire respecter, l’accès à l’alcool reste en 2025 très aisé pour les mineurs », a déploré auprès de l’AFP Myriam Savy, responsable du plaidoyer chez Addictions France.

Tests avec des mineurs accompagnés d’huissiers

Pour ces tests, des mineurs se sont rendus, accompagnés d’un huissier, dans des supermarchés dont une partie avaient « déjà fait l’objet de constatations ». Seuls 8% des établissements ont demandé une pièce d’identité pour vérifier l’âge des clients.

Or l’article L.3342-1 du Code de la santé publique précise que « la personne qui délivre la boisson exige du client qu’il établisse la preuve de sa majorité » via un « acte systématique », « non conditionné par le simple doute sur l’apparence physique du client », rappelle Addictions France.

Ces achats tests « ont systématiquement été réalisés en pleine journée, en semaine », le plus souvent à des moments de « faible affluence, avec peu voire aucun client à la caisse », précise l’association pour battre en brèche par avance l’argument d’une « pression liée à l’affluence » pour justifier le non-contrôle de l’âge.

Dans le détail, sur les 25 magasins Carrefour testés, seuls deux ont refusé la vente, deux également chez les 11 Lidl testés, comme au sein des 7 magasins du groupe Coopérative U visités. Parmi les autres enseignes: un seul magasin E.Leclerc sur six a refusé la vente au mineur, un seul Intermarché sur 7, aucun Monoprix sur les 6 testés et aucun Auchan (sur deux).

À l’été 2023, l’association avait testé en Loire-Atlantique 42 bars, cafés et points de restauration rapide en zones urbaines et rurales: un seul avait refusé la vente après vérification de l’âge du mineur.

37 procédures judiciaires

Ses constatations en 2023-2024 ont donné lieu à l’ouverture de 37 procédures judiciaires dont les premières, « ne seront plaidées que le 9 décembre 2025 », soit un délai de deux ans qui « renforce un sentiment d’impunité et banalise la transgression de la loi », juge Addictions France.

Face à « l’inefficacité générale du dispositif réglementaire actuel » et de la « Charte d’engagements responsables » signée par la grande distribution (Carrefour, Auchan, Lidl, Monoprix…) en 2019, en partenariat avec la Fédération du commerce et de la distribution, l’association demande des contrôles aléatoires systématiques par l’État, et des sanctions « réellement dissuasives ».

Avec des amendes atteignant 2% du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise si celui-ci est inférieur à 100.000 euros, et 10% à partir de 500.000 euros -selon un régime de sanctions graduées rappelant ceux du droit de l’environnement ou de la concurrence.

La pub pour l’alcool a un impact important sur les jeunes, influençant leur perception, leurs croyances et leurs comportements en matière de consommation. Que peut-on faire ?

Une crise qui demande une action immédiate

L’alcool est profondément ancré dans les rituels sociaux, des fêtes universitaires aux célébrations familiales. Mais son coût est dévastateur. Selon l’Organisation mondiale de la santé, 2,6 millions de décès par an sont liés à l’alcool, ce qui représente 4,7 % de la mortalité mondiale en 2019. Parmi ces décès, 1,6 million étaient dus à des maladies chroniques, 700 000 à des blessures et ……

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Un mois sans alcool : que se passe-t-il vraiment dans votre corps ?

À l’heure des Dry January, des Sober October ou des pauses estivales sans vin rosé, de plus en plus de Français s’interrogent : un mois sans alcool a-t-il un réel effet sur notre santé ? Ou s’agit-il d’un simple placebo social, aussitôt oublié une fois le calendrier complété ? Les études scientifiques et les témoignages convergent : même une courte abstinence peut entraîner des bienfaits concrets, physiques et psychologiques. À condition de ne pas replonger aussitôt dans les mauvaises habitudes.

L’alcool, un poison légal aux effets insidieux

Selon les dernières données britanniques, plus d’un quart des adultes dépassent régulièrement les seuils recommandés de consommation d’alcool. En 2023, le Royaume-Uni a enregistré plus de 10 000 décès liés exclusivement à l’alcool, un record. En France, l’alcool reste la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac.

Cancers, diabète, insuffisance cardiaque, hypertension, anxiété, troubles du sommeil… la liste des effets délétères d’une consommation excessive est longue. Pourtant, l’alcool reste socialement valorisé, banalisé, voire présenté comme un vecteur de détente. Mais c’est une illusion chimique . L’alcool soulage temporairement l’anxiété mais aggrave à long terme la santé mentale.

Que se passe-t-il dans le corps après 30 jours sans alcool ?

Dès les premiers jours, les effets se font sentir : meilleur sommeil, énergie accrue, moins de maux de tête, humeur plus stable. Le foie se remet immédiatement au travail, le corps commence à éliminer les toxines via les reins. Après deux semaines, les bienfaits s’intensifient : perte de poids, disparition des poches sous les yeux, peau plus nette, ventre moins gonflé.

Au bout de trois semaines, la pression artérielle peut baisser significativement. Au bout d’un mois, le foie a réduit jusqu’à 15 % de sa graisse, et ses capacités de régénération sont relancées. Chez certains, les premiers signes de stéatose hépatique (foie gras) peuvent être totalement inversés.

Mais attention à ne pas transformer le mois sans alcool en joker annuel.  Les gros buveurs utilisent parfois ces périodes comme caution morale pour continuer à abuser le reste de l’année. Or, 30 jours ne suffisent pas à réparer des années de dommages.

Le message est clair : une pause est bénéfique, mais le véritable enjeu est la modération durable. Réduire sa consommation sur le long terme, écouter son corps, ne plus associer systématiquement convivialité et alcool sont des démarches plus pertinentes qu’un simple calendrier à cocher.

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Drogues, tabac et alcool : la France de l’addiction

 26 Juin 2025

La consommation régulière d’alcool et de tabac diminue sur longue période, celle de cannabis et de cocaïne progresse, mais concerne une population bien plus faible. La consommation de substances psychoactives (drogues illicites, tabac et alcool) connaît des évolutions contrastées, selon les données de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies. Elle évolue notamment en fonction des transformations des modes de vie, de l’attention portée au corps et à la santé.

Un quart des 18-75 ans fument tous les jours, 31 % régulièrement ou occasionnellement. Cette proportion a baissé dans les années 1970 et 1980, du fait de la diminution de consommation chez les hommes. Il faut dire qu’en 1974, 60 % d’entre eux étaient fumeurs. La part a augmenté chez les femmes dans les années 1980, puis est demeurée assez stable. Depuis les années 1990, les données évoluent peu. La hausse du prix du tabac a peu d’effet sur le fait de fumer ou pas. En revanche, la part de fumeurs quotidiens a diminué de 29,4 % en 2016 à 23,1 % en 2023. Cette baisse est surtout importante parmi les plus diplômés.

La consommation de drogues illicites progresse. L’usage régulier (au moins dix fois par mois) du cannabis est passé de 1,9 % des 18-64 ans en 2000 à 3,6 % en 2017, pour se stabiliser à ce niveau. Un doublement, certes, mais cette pratique ne concerne qu’une fraction très réduite de la population. Elle est plus importante chez les 18-24 ans, dont 6,6 % sont des usagers réguliers. La consommation de cocaïne connaît une progression encore plus forte, même si une infime partie de la population en consomme. Elle est plus répandue chez les hommes et les 25-34 ans. Dans les années 1990, moins de 0,5 % de la population disait en avoir consommé au moins une fois dans l’année, contre 2,7 % en 2023.

Les Français boivent de moins en moins (lire notre article). Dans les années 1990, la baisse a surtout concerné les hommes, puis les femmes dans les années 2000. La part de consommateurs quotidiens est tombée de 24 % à 7 % entre 1992 et 2023. Côté âge, c’est l’inverse du cannabis : seuls 2,3 % des 18-24 ans consomment tous les jours de l’alcool, contre 16,6 % des 65-75 ans.

Les pratiques de masse comme l’alcoolisme ou le tabagisme régulier ont tendance à diminuer, alors que l’usage des drogues illicites se développent, mais dans une très petite fraction de la population. Du côté des drogues licites, le danger du tabagisme fait l’objet de messages explicites et d’une politique de hausse des prix, mais les pouvoirs publics demeurent silencieux en matière d’alcool, pourtant responsable de plus de 49 000 décès par an, selon le ministère de la Santé, soit quatorze fois plus que les accidents de la route. Concernant le cannabis, le débat porte sur sa dangerosité notamment comparé à l’alcool. De plus en plus de voix s’élèvent pour sa légalisation, comme c’est déjà le cas dans de nombreux pays. D’une manière générale, les politiques publiques naviguent entre l’exigence de santé publique et le libre arbitre individuel, en fonction du degré de dangerosité estimé du produit. Les lobbys des producteurs d’alcool jouent un rôle important dans les décisions prises.

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