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Alcool : un verre par jour augmente le risque de fibrillation atriale

Alcool : un verre par jour augmente le risque de fibrillation atriale
Alla Aramyan/shutterstock.comdestinationsante.com

PAR DESTINATIONSANTE.COM, PUBLIÉ LE 14 JANVIER 2021 À 16H33.

Principal facteur de risque d’AVC*, la fibrillation atriale se caractérise par une fréquence cardiaque irrégulière et anormalement rapide. Les symptômes caractéristiques ? Des palpitations, des essoufflements, des douleurs à la poitrine, des évanouissements, une faiblesse, des étourdissements et de la fatigue. Cette arythmie peut se déclarer en présence de plusieurs facteurs de risque** liés à l’hygiène de vie : le surpoids, l’obésité, la consommation excessive de café, le tabagisme, l’usage de drogues… mais aussi l’alcool.

Et les gros consommateurs ne sont pas les seuls concernés. Pour le prouver, des chercheurs allemands (Hambourg)*** ont étudié les dossiers médicaux de 107 845 volontaires recrutés au Danemark, en Finlande, en Italie, en Norvège et en Suède, entre 1982 et 2010.Un verre par jour augmente le risque de 16%

Résultats, 5 854 cas de fibrillation atriale ont été rapportés. Comparés aux abstinents, les personnes buvant un verre par jour ont 16% de sur-risque de souffrir d’une fibrillation atriale. Une donnée établie à 28% à partir de 2 verres par jour, à 47% à compter de 4 verres quotidiens. Dans l’étude, un verre d’alcool correspondait à un petit verre de vin (120 ml), à une bière (330 ml) ou à 40 ml de spiritueux.

« Voilà de quoi remettre en question certaines recommandations selon lesquelles un verre de vin par jour c’est bon pour le cœur », atteste le Pr Renate Schnabel, principal auteur de ce travail observationnel. « A mon sens, ce genre de phrases ne pourront être relayées sans informer sur les risques associés à une consommation même modérée d’alcool. »

En revanche, l’étude présente un léger biais. « Les quantités d’alcool consommées étaient rapportées par les volontaires eux-mêmes, avec un risque de minimisation donc. »

A noter : la fibrillation atriale affecte environ 300 000 Français : moins de 1% de la population avant 50 ans, entre 2 à 4% après 60 ans et plus de 10% après 80 ans.

*en France, 20 à 30% des AVC sont liés à la fibrillation atriale

**Le diabète, l’hypertension artérielle, la cardiopathie, un dysfonctionnement thyroïdien, la prise de certains médicaments, l’apnée du sommeil, l’âge, des facteurs génétiques, une anomalie cardiaque congénitale exposent les patients à la fibrillation atriale

***University Heart and Vascular Center, Hamburg-Eppendorf 

Source : Destination Santé

LSD : définition, effets et risques pour la santé

Estelle Priam journaliste en collaboration avec Pr. Michel Hamon (neuropharmacoloque, ancien président de la Société des Neurosciences et ancien vice-président de la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau)

Surnommé « acide », le LSD est une drogue semi-synthétique très puissante qui provoque des hallucinations en tout genre. Consommée par les hippies dans les années 60 sous forme de timbres colorés, elle fait aussi l’objet de nombreuses recherches scientifiques notamment pour son potentiel thérapeutique dans le traitement des dépressions résistantes, du stress post-traumatique, voire de l’addiction à l’alcool.

Sommaire

  1. Sous quelles formes le LSD est-il consommé ? 
  2. Une consommation illégale
  3. Le regain d’intérêt pour les recherches sur le LSD
  4. Quels sont les effets du LSD sur le cerveau ?
  5. Quelles hallucinations provoquent le LSD ? 
  6. Les effets secondaires
  7. Les dangers du LSD

Vins sans alcool : Le Petit Béret lève 1,5 millions pour sa R&D

HUBERT VIALATTE, CORRESPONDANT MONTPELLIER Le 12/01
Le Petit Béret a créé un processus de fabrication de vin sans alcool et à faible teneur en sucre. Une levée de fonds de 1,5 million d’euros doit lui permettre de poursuivre sa R&D sur des cépages spécifiques, plus résistants au réchauffement climatique.

Elaborer des vins sans alcool, au coeur du plus vaste vignoble du monde, à Béziers. C’est le pari que se sont lancé, en 2015, Fathi Benni, ingénieur agronome, et Dominique Laporte, meilleur sommelier de France, en créant Le Petit Béret« Je ne bois pas d’alcool, et je n’ai jamais compris qu’il faille se contenter d’eau pour accompagner une dégustation d’huîtres », sourit Fathi Benni. Pour accélérer le déploiement à l’international, Le Petit Béret vient de lever 1,5 million d’euros auprès de Bpifrance (500.000 euros), du groupe coopératif agricole InVivo, du pôle de compétitivité Innov’Alliance, d’Angels for Food, du producteur viticole Gérald Vallée et de Bruno Thévenin, ancien PDG de PepsiCo France.

L’opération va aussi lui permettre de poursuivre la R&D avec l’Inrae Pech Rouge à Narbonne et le Centre technique de la conservation des produits agricoles (CTCPA) à Avignon. Le partenariat porte sur la mise au point de procédés de fabrication avec 0,0 % d’alcool« en garantissant une forte réduction de la teneur en sucre et l’élimination de pesticides et de métaux lourds », précise Fathi Benni.

Nouveaux cépages en 2021

Parmi les recherches en cours, quatre nouvelles références de spiritueux sont prévues pour 2021, ainsi que l’identification de nouveaux cépages, plus résistants au réchauffement climatique. « Les vins sont de plus en plus forts et chargés en sucre. Notre sélection de cépages spécifiques apporte des réponses à des viticulteurs », détaille-t-il. Les vins sans alcool du Petit Béret entendent « ouvrir le vignoble languedocien à de nouveaux consommateurs », notamment les 18-35 ans. À partir du 1er juin, une offre oenotouristique sera lancée pour faire découvrir les cépages sans alcool, cultivés en biodynamie.

Le Petit Béret a vendu 1 million de bouteilles en 2020 et projette 4 millions de ventes cette année

« Il y a une baisse généralisée de la consommation d’alcool en Europe, au Japon et en Amérique du Nord », observe Fathi Benni. Son entreprise a emménagé en mars dernier sur un nouveau site de 2.000 m2, à Nissan-Lez-Enserune. Après sélection des cépages, Le Petit Béret identifie les parcelles, achète les moûts de raisin aux viticulteurs et gère la partie vinification, l’embouteillage étant sous-traité. Son prochain tour de table devrait financer l’acquisition du nouveau site, occupé en location, et la mise en place d’une ligne d’embouteillage.

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Lancement d’Ivresse, un média dédié aux boissons sans alcool

Le nouveau média Ivresse, crée par Xuoan, qui se présente comme « auteur sobre », explore les alternatives les plus élaborées en matière de boissons sans alcool (BSA).

Que vous ayez décidé de ne plus boire d’alcool pour le mois de janvier (Dry January), pour la vie ou juste un lundi sur deux, une question se posera rapidement. Que pouvez-vous boire d’intéressant, de surprenant voire de réconfortant lors d’un apéritif ? Fort heureusement depuis quelques années, des brasseurs, viticulteurs, vignerons, distillateurs et entrepreneurs osent créer des boissons sans alcool pour adultes exigeants. Que ce soit pour moins boire, ou ne plus du tout boire d’alcool.

Un nouvel écosystème

Imaginez un apéritif entre amis, à la terrasse d’un bar. L’ardoise affiche une douzaine de vins, des bières pression, des cocktails… L’embarras du choix. Du côté des « softs », a contrario, on navigue entre les sodas de multinationales et les sirops pour enfants. Face à ce constat et pour éclairer ceux qui pour de multiples raisons ont fait le choix de dire non à l’acool, Ivresse propose d’explorer éditorialement la thématique des boissons sans alcool, en interviewant les principaux acteurs, et permettant d’identifier les BSA les plus intéressantes d’un point de vue organoleptique.

Pour éclairer le consommateur, chaque vendredi, Ivresse propose des recommandations, enquêtes, débats, interviews et recettes autour des boissons sans alcool pour adultes, à boire à l’apéritif ou lors d’un repas.

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Le chiffre du jour : 45 % des Français souhaitent boire moins d’alcool en 2021

6 janvier 2021 – U.B.

En fin d’année dernière, Bacardi-Martini France a commandé un sondage auprès de l’institut OpinionWay. Parmi les 1 000 Français interrogés, il ressort notamment que 45 % souhaitent boire moins d’alcool et de manière plus consciente tout au long de l’année. Toujours selon ce sondage, 34 % des personnes interrogées prévoyaient de passer la fin d’année avec davantage de boissons non alcoolisées. De quoi valider la nouvelle voie du « slow drinking » que trace Bacardi-Martini depuis le lancement des versions sans alcool de Martini.

« Outre les cocktails sans alcool et les cocktails à faibles degrés d’alcool, il s’agit également de profiter de la qualité et du goût des spiritueux haut de gamme et de prendre le temps de créer des cocktails à siroter et à savourer », commente Marine Rozenfeld, responsable du développement de l’innovation pour Bacardi pour l’Europe occidentale, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Cette consommation plus modérée est particulièrement marquée chez les jeunes générations puisque 52 % des 18-34 ans en France avaient déclaré vouloir boire moins selon un sondage de l’IWSR réalisé en 2019.

Nouvel An : comment savoir si l’on est intolérant à l’alcool

Certaines personnes sont intolérantes ou allergiques à l’alcool. Certains symptômes, comme le rougissement de la peau, doivent vous alerter.

Le réveillon du Nouvel an est souvent synonyme d’une importante consommation d’alcool. Un comportement qui peut-être dangereux : en France, on estime que l’alcool est responsable d’environ 40.000 morts par an. Mais parfois, la quantité d’alcool bue n’a pas forcément à voir avec l’état dans lequel on est. Particulièrement lorsqu’on est intolérant, voire allergique, à l’alcool. Certains symptômes doivent interpeler, et un seul peut suffire.

Avoir le visage qui rougit quand on boit de l’alcool peut par exemple être un indice. Ce peut être le signe qu’il y a un problème du côté du foie : il a du mal à métaboliser l’alcool, à le changer en acide acétique pour mieux l’éliminer. 

Si vous avez les yeux ou le nez qui piquent quand vous buvez, c’est peut-être que vous réagissez aux histamines, aux sulfites ou à d’autres composantes de l’alcool comme la levure, le houblon, le blé, ou encore le seigle. Avoir le cœur qui s’accélère, des migraines ou des diarrhées peut également vous alerter.

Dans le doute, on peut essayer de déterminer si un type d’alcool déclenche les symptômes plutôt qu’un autre, en buvant par exemple uniquement de la bière ou uniquement du vin pendant une soirée. Avec modération, évidemment. En identifiant quel alcool ou quel allergène cause vos symptômes, vous pourrez arrêter d’en consommer.

Des tests existent aussi pour vérifier si on est intolérant à certains alcools. Il sont réalisés sur la peau ou par une prise de sang, après avoir consulté un médecin. Rappelons toutefois que le meilleur moyen de ne pas faire d’allergie à l’alcool, c’est peut-être de ne pas en consommer.

Obésité : l’alcool, un danger même en petites quantités

L’alcool s’avère addictif et dangereux lorsqu’il est consommé pendant plusieurs années en excès. Mais pas besoin d’en abuser pour s’exposer au danger.

Pour le prouver, des chercheurs coréens n’ont pas fait les choses à moitié. L’équipe du Dr Hye Jung Shin a en effet analysé les données médicales de 26 millions d’adultes (14 millions d’hommes et 12 millions de femmes), entre 2015 et 2016.

Résultat, boire la moitié d’une dose standard d’alcool par jour (un demi-verre de vin ou de bière par exemple) expose les consommateurs :

  • A l’obésité;
  • Au syndrome métabolique, caractérisé par un ensemble de troubles : surpoids, obésité, taux anomal du glucose sanguin ou du taux de graisses dans le sang, hypertension artérielle. S’ils ne sont pas contrôlés, tous ces facteurs de risque induisent une surexposition aux maladies cardiovasculaires, aux infarctus du myocarde et aux accidents vasculaires cérébraux. 

Dans le détail, comparés aux abstinents, les hommes consommant en moyenne la moitié d’une dose par jour avaient 10% de sur-risque de souffrir d’obésité et du syndrome métabolique. A deux verres par jour, cette donnée passe à 22% pour l’obésité et à 25% pour le syndrome métabolique. Et 34% et 42% chez les hommes buvant plus de deux verres par jour.

Chez les femmes, plus d’une demi-dose par jour expose à un sur-risque d’obésité de 9%. A partir de deux verres d’alcool par jour, les volontaires présentaient respectivement 22% et 18% de sur-risque souffrir d’obésité et du syndrome métabolique.

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Selon une étude, même des quantités modérées d’alcool sont liées au rétrécissement du cerveau

Une nouvelle étude montre à quel point l’alcool peut être nocif, surtout s’il est consommé en trop grande quantité. Mais qu’en est-il de la consommation modérée d’alcool ? Selon une nouvelle étude tirée de The Conversation et publiée dans Rapports scientifiques

En réalité, même une consommation modérée d’alcool peut être associée à des dommages physiques. Plus précisément, les chercheurs ont découvert un lien entre une consommation modérée d’alcool et une diminution du volume du cerveau.
Les chercheurs ont analysé les effets de l’alcool sur 300 sujets âgés entre 39 et 45 ans.

La majorité des sujets analysés ont déclaré boire à un niveau modéré avec une moyenne inférieure de 14 unités d’alcool par semaine (une unité d’alcool est une unité de mesure utilisée principalement au Royaume-Uni et peut être définie comme 10 millilitres d’alcool pur : la quantité d’unités d’alcool peut donc varier fortement en fonction de la boisson et de la teneur en alcool de celle-ci).

Les chercheurs ont découvert que même à des niveaux aussi modérés de consommation d’alcool, il y avait une réduction de la quantité de tissu cérébral, une diminution qui était ressentie par les scanners cérébraux. Une perte de tissu cérébral peut à son tour être liée à un impact physiologique tel qu’une réduction de la capacité du cerveau à fonctionner, bien que l’étude n’ait pas trouvé de lien direct entre des niveaux modérés de consommation d’alcool et le dysfonctionnement du cerveau.

Selon Tony Rao, médecin et conférencier invité au King’s College de Londres et auteur de l’article paru dans The Conversation), la consommation d’alcool est susceptible d’accélérer le rétrécissement naturel du cerveau qui se produit avec l’âge.

Entre autres choses, Rao lui-même explique que les résultats de cette nouvelle étude confirment en fait ce qui a été montré dans une étude précédente, à savoir que la consommation de 7 à 14 unités d’alcool par semaine peut être liée à une diminution de la taille du cerveau ainsi qu’à de moins bonnes performances en ce qui concerne les tests de compétences cérébrales tels que le rappel de mots mémorisés à la demande.

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Syndrome d’Alcoolisation Fœtale : 160 nouveau-nés guyanais atteints de troubles causés par l’alcool chaque année

La 4ème édition de la journée mondiale de sensibilisation au Syndrome d’Alcoolisation Fœtale a eu lieu mercredi 9 septembre. En Guyane, 23% des femmes enceintes ont déclaré avoir consommé de l’alcool au moins une fois au cours de leur grossesse, parmi elles 4% ont eu une consommation hebdomadaire.
Chaque année en France, ce sont plus de 15 000 enfants qui naissent avec des handicaps ou des troubles provoqués par la consommation d’alcool de leur mère pendant la grossesse. 
En Guyane, chaque année, ce sont 160 bébés qui viennent au monde avec des malformations physiques ou des troubles neurologiques liés à une consommation d’alcool pendant la grossesse.
Rien qu’un seul verre d’alcool peut engendrer de graves malformations qui sont souvent irréversibles de l’importance de cette journée de d’information et de sensibilisation.

Des lésions irréparables

L’association SAF Guyane (Syndrome d’Alcoolisation Fœtale), organisait une conférence de presse mercredi matin à l’occasion de la 4ème édition de la journée mondiale de sensibilisation au SAF, le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale.

 » Cet alcool va rentrer dans le sac dans lequel se trouve l’enfant. Dans ce sac, on a le liquide amniotique dans lequel l’enfant va baigner pendant longtemps, pendant plusieurs heures, pendant plusieurs jours dans cet alcool. Cela va entraîner des lésions irréparables. »

Antoine Defo, neuro-pédiatre

Sur les quelques 8.000 enfants qui viennent au monde chaque année en Guyane, 1% est atteint par la forme la plus sévère du Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (le SAF).

Un sujet tabou

Déficit d’information, habitudes culturelles, grossesses précoces ou encore tabous sociaux expliquent le phénomène. Chez nous, 23% des femmes enceintes déclarent avoir consommé au moins un verre pendant la grossesse, parmi elles 4% ont eu une consommation hebdomadaire.

 » La consommation d’alcool, on le sait, est faite par tout à chacun. Il y a peut-être un sujet tabou autour de cette consommation. En particulier chez la femme enceinte. Avec peut-être une pression sociales aussi qui existe et qui empêche peut-être certaines femmes qui ne veulent pas parfois dévoiler leur grossesse, ou parfois de ne pas pouvoir refuser un verre d’alcool alors qu’elles-mêmes peut-être seraient déjà informées des risques encourus quand elles consomment. »

Stéphanie Bernard, sage-femme, coordinatrice Réseau Périnatalité de  la Guyane SAF-GUYANE

Depuis deux ans, un médecin scolaire, dans trois établissements de Cayenne fait du repérage et de l’orientation d’élèves présentant des difficultés d’apprentissage liés au SAF. Trois enfants ont été diagnostiqués !

Syndrome d'Alcoolisation Fœtale : 160 nouveau-nés guyanais atteints de troubles causés par l’alcool chaque année

Stéphanie Bernard, sage-femme, coordinatrice Réseau Périnatalité de  la Guyane SAF-GUYANE  ©Anthony HILAIRE

L’alcoolisation du fœtus, c’est la première cause de retard mental non génétique chez l’enfant. C’est donc un fléau évitable, d’où le « zéro tolérance ».
En France chaque année, ont estime les conséquences du SAF à 20 milliards d’euros, de quoi en faire une grande cause nationale.

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