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Soyons abstèmes, c’est à dire néphalistes

Pr. Jean Costentin

Professeur en pharmacologie à la faculté de Rouen, il dirige une unité de recherche de neuropsychopharmacologie associée au CNRS

Le « dry january » veut inciter à une mise à sec durant ce mois de janvier ; à sec d’alcool faut-il le préciser.». Dire en français «En Janvier-abstinence alcoolique »  sera compris de tous et précisera que cette abstinence vise les boissons alcooliques de tous types et de tous degrés.

Les termes néphaliste (du grec ancien qui signifie sobre) et abstème (du latin abstemius, qui signifie également sobre), moins familiers qu’abstinent, pourraient opportunément enrichir notre vocabulaire.
Cette « abstinence alcoolique de janvier » peut paraître rigoureuse au pays qui compte 4 à 5 millions d’alcoolodépendants, dont quelques centaines de milliers d’alcooliques ; rigueur qui se mesure au faible degré d’adhésion de nos concitoyens (l’auteur de ce billet avoue qu’il ne s’y est pas résolu, alors que
le mois touche à sa fin) Une ambition encore plus sévère serait de vouloir éradiquer en permanence la consommation excessive d’alcool ; c’est par réalisme qu’on a précisé « excessive ».

La communication est un élément majeur au service de cette quasi révolution. Elle évolue progressivement. Elle a remplacé l’assertion «l’abus d’alcool est dangereux» par « l’alcool est dangereux ». Elle a revu à la baisse les niveaux jugés raisonnables de la consommation de vin, la faisant passer de « 3
verres de vin par jour chez l’homme et deux verres chez la femme », à « deux verres par jour chez l’homme et à un verre chez la femme », et ajouté « pas tous les jours » !

Cette ambition est justifiée par les multiples méfaits de l’alcool, source d’énormes dépenses. Les taxes prélevées sur son négoce loin de compenser les dépenses induites par sa consommation, créent un déficit budgétaire annuel de 102 milliards d’euros !

Quarante-deux mille décès sont imputés annuellement à l’alcool, qui est la deuxième cause de mort évitable, après le tabac, auquel il est communément associé. Avant d’arriver au décès, ou même sans en arriver là, il faut déplorer maints accidents : routiers (1/3 des accidents mortels lui sont imputables) ; professionnels ; des agressions, des violences diverses ; des maladies hépatiques, des cancers, des altérations nerveuses et/ou cérébrales ; des ruptures sentimentales, familiales, professionnelles ; des marginalisations, incuries, clochardisations…

Mais la mise en œuvre de ces ambitions se brise sur des réalités économiques : 500.000 de nos concitoyens tirent leurs revenus des boissons alcooliques  (vignerons ; cultivateurs de céréales pour le malt et de houblon pour l’industrie de la bière ; industries de transformation en bières, cidres,
poirés, vins, champagnes et crémants, apéritifs et spiritueux ; leur transport ; leur commerce, ainsi le chiffre d’affaire des boissons alcooliques de grandes surfaces avoisine 10% dans certains quartiers, ce qui signifie que 10% de leur personnel est rémunéré par ces boissons ; les fonctionnaires du ministère de
l’agriculture préposés à la filière des productions alcooliques….).

Que faire dans un tel contexte ?
Éduquer !
Faire connaître tous ces chiffres à tous
Repenser le stéréotype liant la notion de fête à celle d’alcoolisation, inculqué dès l’âge du Champomy.
Rappeler que l’alcool est un des moyens les plus communs de soumission chimique.
Faire une prévention des alcoolisations aigües /« binge drinking »/ « biture expresse », aussi fréquentes qu’étrangères à la fête ; puisque s’échapper dans un coma alcoolique revient assurément à la fuir.

Celui qui y recourt s’empêche de concrétiser le projet qu’il avait pu concevoir avec la mignonette qu’il avait amené danser… Ces bitures expresses peuvent conduire à une inhalation du liquide gastrique dans les voies respiratoires (le syndrome de Mendelson, létal dans près de 50% des cas).La répétition de ces alcoolisations aigües peut avoir des effets cérébro-toxiques et faire, au long cours, le lit de l’alcoolisme.
Outre ces intoxications aigues, l’abus chronique d’alcool, allant habituellement crescendo, conduit à la dépendance puis à l’alcoolisme.
L’alcool est une « drogue dure », un sevrage brutal chez l’alcoolique peut mettre ses jours en danger (delirium tremens a potu suspenso) ; relisez la mort de Coupeaux (le mari de Gervaise) dans le roman de Zola.
Excepté chez ceux qui « ont le vin triste », l’alcool fait rire quand on en consomme et même seulement quand on en parle.

«Quelle mâle gaieté si triste et si profonde, que lorsque qu’on vient d’en rire, on devrait en pleurer!» Alfred de Musset.

Pr. Jean Costentin

Voici les 10 villes où l’on boit le plus d’alcool en Europe (et Paris est beaucoup plus sage qu’on ne l’imagine)

Alors que l’Europe reste l’endroit sur terre où la consommation d’alcool est la plus importante, quelles sont les villes les moins sobres ?

Cyprien Tardieu

ven. 31 janvier 2025

Voici les 10 villes où l’on boit le plus d’alcool en Europe (Crédit : Getty Images)

La consommation de boissons alcoolisées baisse partout dans le monde et la France n’échappe pas à cette tendance généralisée. La part des adultes qui déclarent ne pas consommer d’alcool chaque semaine est désormais de 61%, contre 37% en 2000, d’après les chiffres fournis par la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). Le Dry January, qui consiste à s’accorder une pause dans sa consommation d’alcool le premier mois de l’année, amplifie ce phénomène. Malgré tout, l’Europe reste l’endroit sur terre où la consommation d’alcool est la plus importante.

Pas de surprise sur le podium

Mais dans quelle ville boit-on le plus ? En se basant sur plusieurs critères tels que la quantité d’alcool moyenne consommée par habitant, le nombre d’établissements nocturnes ou le prix d’une pression, Holidu, plateforme de recherche de locations de vacances, a établi son classement. Sans surprise, Prague se hisse en tête du palmarès des villes les moins sobres d’Europe. Dans la capitale tchèque, le prix moyen à payer pour une boisson houblonnée de 0,5L s’élève à 2,27€. Exaspérée d’attirer de nombreux visiteurs ayant pour seul objectif de s’enivrer, la municipalité a pris la décision en octobre dernier d’interdire la tournée des bars organisée par certaines agences de voyage pour inciter des touristes plus « cultivés » et plus « riches » à visiter Prague.

À LIRE AUSSI >> Les pays où la bière est moins chère que l’eau

« Personne ne se verra interdire d’aller dans un pub mais ces tournées organisées tous les soirs ne sont pas nécessaires », a réagi le directeur de l’association locale des hôtels et restaurants Vaclav Starek auprès de l’AFP. Réputée pour ses nombreux pubs, Dublin se classe deuxième même si le prix moyen de la bière est trois fois plus élevé qu’à Prague. Berlin, connue pour être la capitale européenne de la fête, a fait de la vie nocturne un puissant aimant à touristes. Elle se classe troisième.

5 villes allemandes dans le top 10

Dans le top 10 des villes les plus fêtardes d’Europe, on trouve pas moins de cinq villes allemandes. Après Berlin, deuxième, viennent Hambourg, troisième, Francfort, septième, Cologne, huitième, et Stuttgart, neuvième. Deux villes baltes figurent aussi au classement : Vilnius (Lituanie), quatrième, devance d’une courte tête sa voisine Riga (Lettonie).

Les 10 villes les moins sobres d’Europe :

  1. Prague (république tchèque)
  2. Dublin (Irlande)
  3. Berlin (Allemagne)
  4. Hambourg (Allemagne)
  5. Vilnius (Lituanie)
  6. Riga (Lettonie)
  7. Francfort (Allemagne)
  8. Cologne (Allemagne)
  9. Stuttgart (Allemagne)
  10. Sofia (Bulgarie)

Stockholm, la plus sage

En quête d’une destination pour ne pas être tenté par les fêtes arrosées ? Stockholm a été désignée « ville la plus sobre » du continent. Il faut dire que le tarif moyen d’une pression de 0,5L s’élève à 6,80€ dans la capitale suédoise. De quoi refroidir les plus assoiffés. Stockholm n’est pas non plus réputée pour sa vie nocturne avec seulement 5% d’activités liés à la nuit recensées, le plus faible taux de toutes les villes étudiées.

Les Italiens sont parmi les consommateurs d’alcool les plus raisonnés d’Europe puisque derrière Stockholm suivent des villes italiennes : Rome, Milan et Naples. L’alcool ne coule pas vraiment à flots non plus à Athènes, La Haye, Helsinki et Rotterdam. À Oslo non plus, sans doute à cause du prix du verre de bière qui flirte avec les 9 euros. Paris, où les tarifs peuvent aussi être prohibitifs, arrive dixième. La Ville Lumière devance Marseille et Lyon.

Les 10 villes les plus sobres d’Europe :

  1. Stockholm (Suède)
  2. Rome (Italie)
  3. Milan (Italie)
  4. Naples (Italie)
  5. Athènes (Grèce)
  6. La Haye (Pays-Bas)
  7. Helsinki (Finlande)
  8. Rotterdam (Pays-Bas)
  9. Oslo (Norvège)
  10. Paris

Pourquoi l’alcool coule à flot sur les réseaux sociaux

Dans un nouveau rapport, l’Association Addictions France dénonce l’omniprésence de l’alcool sur les réseaux sociaux.

Gin, pastis ou encore bière coulent à flot sur les réseaux sociaux… au mépris de la loi Evin. L’Association Addictions France publie un rapport préoccupant. Nos enfants sont activement ciblés par le marketing de l’alcool. Pourtant, la loi Evin de 1991 interdit la promotion de l’alcool à la télé et au cinéma, les images que regardaient les jeunes… il y a 30 ans.

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. De l’eau… et des litres de bière. Addictions France dénonce un nouveau far west, celui des réseaux sociaux. Sous les radars des parents, la promotion de l’alcool est omniprésente et les contrôles très limités.

Les résultats que présente l’association sont accablants: 79% des 15-21 ans déclarent voir des publicités pour de l’alcool toutes les semaines. De la pub directement dans la poche, sur le smartphone.

Les marques les plus actives sont citées: Ricard, Heineken, Apérol Spritz ou encore Bombay Saphire. D’ailleurs, le rapport fait un lien entre la politique marketing de cette dernière et le retour de la mode du Gin Tonic. On ne parle pas de la publicité à l’ancienne, clairement identifiée comme telle. Les publicitaires savent faire… Sur les réseaux, l’alcool est présent dans des images de fête, des petits films en lien avec les loisirs, les vacances, la mode… ou même des jeux concours pour gagner des bouteilles.

Avec ce qui est propre aux réseaux sociaux comme format: les stories sur Instagram. « Quand on a un contenu qui ne dure que 24 heures, et qui est vu par des millions de personnes, on n’a pas le temps de pouvoir se mettre en ordre de marche pour faire des constats et intenter des actions à l’encontre de ces publications » explique la directrice de la communication d’Addictions France, Myriam Savy.

Prise de conscience et nouvelle loi?

La loi Evin de 1991, c’est la préhistoire pour le monde de TikTok et d’Instagram. C’est pourtant ce texte qui fait référence, avec ses 75.000 euros d’amende. Une paille pour les vendeurs de cocktails… Autre problématique: le rôle des influenceurs. La loi de 2023 prévoit 15 agents chargés de surveiller… 150.000 créateurs de contenus. Les influenceurs sont parfois payés par les marques pour valoriser l’alcool, pour jouer avec, pour en donner une image positive, tous sujets confondus. Et l’alcool n’est pas leur priorité.

Addictions France rappelle que l’alcool, c’est un tiers des condamnations pour violence, un féminicide sur deux. Et pour en revenir à nos ados, un tiers des jeunes de 17 ans déclare au moins un épisode d’alcoolisation massive, et 15% des élèves de 4e/3e, alors que le cerveau n’arrive à maturité qu’à l’âge de 25 ans. Avant cela, on l’abime avec de l’alcool, qui réduit les capacités d’apprentissage. Sans parler de la porte d’entrée vers des addictions lourdes à l’âge adulte.

Il y a des solutions, dans ce rapport. D’abord s’attaquer à ces influenceurs, avec peut-être une prise de conscience dans une vidéo publiée ce jeudi par les youtubers McFLy et Carlito. Autre piste: responsabiliser les hébergeurs Instagram, Tiktok, Youtube, avant d’envisager des recours en justice. Enfin, clairement, Addictions France demande une forme de loi Evin de 2024 pour interdire la pub pour l’alcool sur les réseaux sociaux.

Matthieu Belliard

Dépendance à l’alcool : comment sortir du piège de l’addiction ?

Les députés viennent d’assouplir la loi Evin qui limitait de manière stricte la publicité pour l’alcool en France. Un amendement vivement critiqué par la ministre de la Santé et les associations de prévention contre l’alcoolisme. Comment devient on dépendant à l’alcool ?

Comment lutter contre ce fléau de la société ? Les réponses de spécialistes en Haute-Savoie.

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Consommation d’alcool

Pas plus de dix verres d’alcool par semaine, sans dépasser deux doses par jour et pas tous les jours. Ce sont les repères de consommation de Santé Publique France depuis 2017.

Des idées reçues sur la consommation d’alcool 

À CNN, Timothy Naimi, qui dirige l’Institut canadien de recherche sur l’utilisation de substances, rappelle que « l’alcool est cancérigène et contribue à environ 50 types de décès différents ». Ce chercheur, qui n’a pas participé à cette recherche, résume simplement : « Dans l’ensemble, l’alcool est un danger pour la santé ».

Pourtant, certaines idées demeurent répandues : un ou deux verres ne nuisent pas à la santé, voire pourraient être bénéfiques dans le cas du vin. 

Différentes catégories de « buveurs », selon la consommation quotidienne 

Cette nouvelle étude permet de clarifier le sujet. Elle repose sur l’analyse des données médicales de plus de 135.000 sexagénaires. Lors de leur premier rendez-vous avec les scientifiques, les participants ont répondu à des questionnaires détaillés sur leur consommation d’alcool. Cela a permis aux chercheurs de les classer : buveurs occasionnels, à faible risque, modérés ou à haut risque.

Les buveurs à faible risque étaient ceux consommant jusqu’à 10 grammes d’alcool par jour pour les femmes et 20 grammes par jour pour les hommes. Ceux de la catégorie risque modéré étaient entre 20 et 40 grammes d’alcool par jour pour les hommes et 10 à 20 grammes pour les femmes.

Les buveurs à haut risque étaient ceux qui ont déclaré avoir plus de 40 grammes d’alcool par jour pour les hommes et 20 grammes par jour pour les femmes. Quant aux buveurs occasionnels, ils consommaient moins de 20 grammes d’alcool par semaine. 

Une consommation d’alcool risquée, même à petite dose 

L’étude montre qu’il y a des risques à tous les niveaux de consommation régulière. Les personnes à faible risque avaient 10 % de risque supplémentaire de mourir d’un cancer, en comparaison aux personnes buvant seulement occasionnellement.

Ils observent cependant que les personnes qui ont déclaré boire principalement du vin ou boire pendant les repas avaient des risques légèrement plus faibles de cancer et de décès, par rapport à celles qui ne buvaient qu’occasionnellement. « Ce que nous pensons, c’est que ce qui cause cet effet bénéfique n’est peut-être pas le vin lui-même ou la consommation avec les repas, mais d’autres facteurs que nous ne pouvons pas contrôler », prévient Rosario Ortola, co-auteur de l’étude. Par exemple, ces personnes pourraient avoir d’autres comportements sains, aux effets bénéfiques sur leur risque de cancer ou de décès, comme le fait d’être actif physiquement. 

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Alcool à la fac ?

« Je suis étudiante et je ne comprends pas pourquoi tout le monde boit autant à la fac » – Témoignage

Jeanne est une étudiante comme les autres, à ceci près qu’elle ne boit jamais d’alcool. Elle raconte comment elle navigue une vie universitaire souvent centrée autour de la fête et de l’ivresse.

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L’alcool, même à faible dose, pourrait être plus délétère chez les personnes âgées en mauvaise santé et défavorisées

Il est avéré qu’une consommation excessive d’alcool est très néfaste pour la santé. La sensation d’ivresse peut entraîner des troubles psychiques et physiques immédiats. De plus, sur le long terme, l’alcool est un facteur aggravant, voire déclencheur, de nombreuses pathologies (cancers, cirrhose, hypertension, etc.). Nous ne sommes toutefois pas tous égaux face à ces effets.

Une étude dirigée par l’Université autonome de Madrid révèle qu’une consommation d’alcool, même modérée, est plus préjudiciable aux personnes âgées à la santé fragile ou économiquement défavorisées.

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Boire de l’alcool pendant l’été est encore pire, un effet méconnu sur la peau enfin révélé

Romane Tardy

En été, la consommation d’alcool a tendance à être plus importante. Pourtant, c’est la pire période pour en consommer, et votre peau en subit les conséquences…

Un petit verre de rosé, une bière ou un bon Spritz bien frais en terrasse l’été est un petit plaisir pour beaucoup. C’est un moment de détente à partager pour nombre de Français, même s’il est très important de consommer l’alcool avec modération. Si cette recommandation est valable toute l’année, elle est d’autant plus importante en été où la consommation est souvent plus conséquente et parfois abusive.

Avec la chaleur, le corps a encore plus besoin de s’hydrater. Même si certaines boissons alcoolisées peuvent sembler rafraichissantes, elles n’hydratent pas. Au contraire, elles produisent souvent l’effet inverse. Il y a notamment un effet diurétique. Les urines sont plus fréquentes et donc la quantité d’eau évacuée est supérieure à celle ingérée avec la boisson alcoolisée, entrainant un assèchement.

Il y a alors un risque accru de coup de chaud, qui peut transparaitre par des rougeurs, des maux de tête, de la fièvre ou encore des vomissements. « La toxicité de l’alcool augmente avec la chaleur », a assuré le médecin généraliste François Baumann à BFMTV. « Dans le corps, ça reste sur des endroits où ça ne devrait pas rester, c’est-à-dire sur le cerveau et ça donne des troubles qui peuvent exister au départ mais qui sont surmultipliés par l’effet de la chaleur », a-t-il précisé.

D’après une étude parue dans la revue scientifique British Journal of Dermatology, une autre raison méconnue est mise en lumière et peut s’avérer très surprenante : combiner alcool et soleil n’est aussi pas bon pour la peau. L’alcool rendrait la peau plus sensible aux UV et donc au coup de soleil. 18% des coups de soleil sévères seraient liés à cette combinaison. Il est donc nécessaire de faire attention à sa consommation mais aussi à bien se protéger.

Il est préférable de boire un grand verre d’eau quand la soif se manifeste. L’été, il ne faut pas hésiter à en boire en quantité. De plus, lors d’une soirée de grande consommation, il est préférable d’alterner un verre d’eau, un verre d’alcool et de manger en même temps. Attention, le risque de gueule de bois est d’ailleurs plus important en cas de forte chaleur. Santé Publique France déconseille aussi de boire avant d’aller se baigner pour éviter un choc thermique. Sous l’effet de l’alcool, le corps se refroidit plus rapidement dans l’eau. Alors prudence cet été !Partagez cette info avec vos amis et vos proches

Les Japonais inventent un « verre à bière lente » pour éviter les effets néfastes d’une surconsommation

AFP/Relaxnews Agence de Presse

La marque de bière japonaise Yona Yona Ale a imaginé un verre à bière pour limiter la consommation de son précieux élixir

En période de forte chaleur, comme celle qui fait actuellement suffoquer la France, on a tendance à avoir la main lourde sur les apéritifs pour se donner l’impression d’être rafraîchi. Et c’est particulièrement vrai quand on apprécie la bière. Sauf que l’alcool est à proscrire aux heures les plus chaudes de la journée pour éviter la déshydratation. Les Japonais, eux, ont trouvé la parade avec un verre dit « à bière lente ». On vous explique.

On sait combien la forme mais aussi la finesse des parois d’un verre jouent beaucoup dans l’expérience de dégustation du vin et de tout autre boisson alcoolisée. Mais pour des raisons relevant davantage de précautions médicales, une nouvelle silhouette vient d’être imaginée au Japon. Si l’on connaît déjà le verre en forme de sablier pour déguster la célèbre kwak belge, la marque Yona Yona Ale a poussé le trait encore plus loin en amincissant le milieu du contenant pour reprendre presque uniformément le galbe de ce compteur de temps. Et cela ne sert pas seulement à saisir le verre plus facilement…

L’objectif est simple à saisir : vous empêcher de boire trop vite votre mousse. Et en cette période de forte chaleur, on peut imaginer ce type d’outil comme un bon moyen de ne pas se laisser dépasser par son envie de rafraîchissement (on le rappelle, il n’y a rien de mieux que l’eau pour s’hydrater quand il fait chaud !).

Le concept du verre est poussé jusqu’à un tel point qu’il est difficile de boire sans contrainte son contenu. En fait, on déguste la première partie du sablier, et puis l’élixir présent dans la partie basse reste emprisonné, obligeant le consommateur à lever avec beaucoup de volonté le coude pour le siroter. Ce n’est pas pour rien si le verre a été baptisé « yukkuri ». Cela signifie en japonais : le verre à bière lente. Tout l’intérêt de ce contenant insolite est de soulager le foie.

Ce verre n’est vraiment pas un poisson d’avril (nous sommes en plein été), puisqu’il a été conçu à la main par des artisans verriers. Il n’est pas (encore) disponible à la vente dans les magasins nippons, mais est mis à disposition des clients d’une série de points de vente et bars à Tokyo. A défaut d’avoir l’opportunité de vous envoler jusqu’au pays du soleil levant cet été, il existe d’autres solutions plus faciles à mettre en oeuvre pour se rafraîchir pendant la canicule : boire de l’eau et garder les fenêtres et volets fermés aux heures les plus chaudes de la journée, sinon vous donner le sentiment d’un rafraîchissement en dégustant une petite glace.

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