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Alcool et drogues ….

Alcool, drogue et médicaments : un cocktail mortel toujours plus répandu sur autoroute

Par Angélique Négroni

Ces comportements à risques représentent, pour la troisième année consécutive, la première cause de mortalité sur le réseau français.

La consommation d’alcool, de drogue et de médicaments est de plus en plus à l’origine des accidents mortels sur nos autoroutes. Dans son bilan sécurité routière 2023 portant exclusivement sur ce réseaul’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Asfa) constate que la conduite sous l’influence de ces produits a ainsi provoqué 31 % des accidents mortels l’an dernier, contre 26 % en 2022 et 27,7 % en 2021.

Ces comportements à risques représentent, pour la troisième année consécutive, la première cause de mortalité. Des chiffres qui mettent en alerte l’Asfa. Car même si les autoroutes restent le réseau le plus sûr – elles connaissent même une baisse sensible du nombre de tués, avec 181 décès, soit 7 de moins qu’en 2022 -, ces données traduisent une tendance inquiétante.

« Celle d’automobilistes qui prennent de plus en plus de risques », affirme le délégué général de l’Asfa, Christophe Boutin. Dans le détail, la drogue a provoqué 19 collisions mortelles, l’alcool, 14, et le cocktail des deux, 13. Quant aux autres drames de la route, ils trouvent leur origine dans la prise de médicaments seule ou associée à l’alcool ou à la drogue.

Hausse des comportements à risque

Ces accidents provoqués par des conducteurs sous emprise de produits ont lieu à des périodes bien identifiées. « 55 % surviennent entre 21 heures et 6 heures du matin et 43 % se produisent le week-end », peut-on lire dans l’étude. La conduite à risque revêt bien sûr d’autres formes. 

En 2023, l’Asfa constate sur son réseau de plus en plus de manœuvres dangereuses. « Les automobilistes respectent moins les distances de sécurité, font des queues de poisson, et l’agressivité que l’on relève dans notre société rejaillit sur les autoroutes », décrit le responsable de l’Asfa. Ces comportements ont causé 17 % des accidents mortels.

La vitesse excessive devient quant à elle le deuxième facteur des collisions fatales (19 % contre 16 % en 2022). Un taux qui ne cesse de grimper depuis 2019. « Avant cette date, on constatait année après année une baisse encourageante, jusqu’à obtenir un taux de 12 % en 2018 », rappelle Christophe Boutin. Ce revirement des tendances est le résultat, selon lui, de la baisse de l’efficacité du contrôle des radars automatisés : « Les automobilistes ont clairement identifié les emplacements des appareils. »

Baisse des contrôles aléatoires

À cela s’ajoute une chute des contrôles aléatoires menés par les forces de l’ordre mobilisées sur d’autres missions. L’Asfa estime par ailleurs que le « cadeau » fait aux automobilistes par le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Gérald Darmanin, a pu jouer dans cette dégradation. Depuis janvier dernier, les petits excès de vitesse ne sont plus, en effet, sanctionnés par un retrait de points.

On peut craindre que le facteur lié à l’inattention au volant continue d’augmenter dans les prochaines années avec la multiplication des équipements embarquésAssociation des sociétés françaises d’autoroutes (Asfa)

Pour l’association, l’annonce faite plusieurs mois plus tôt a été un mauvais signal adressé aux usagers de la route et a pu contribuer à un certain relâchement. L’Asfa s’alarme également de l’implication écrasante des moins de 35 ans dans les accidents mortels. Alors qu’ils ne représentent que 17 % des conducteurs, ils sont à l’origine d’un accident mortel sur deux.

Leur part atteint 44 % quand l’alcool, la drogue et les médicaments sont en cause et 50 % pour les manœuvres dangereuses. Elle culmine enfin à 52 % pour la vitesse excessive. L’étude souligne aussi le rôle de l’inattention au volant. 15 % des vies brisées sur autoroute auraient pu être évitées si les conducteurs n’avaient pas fait usage de leur smartphone ou tablette en roulant.

Améliorations sur la somnolence 

Les données des forces de l’ordre, qui interviennent sur chaque accident mortel, permettent à l’Asfa d’établir que la manipulation de ces objets avait surtout lieu lors des déplacements domicile-travail. « On peut craindre que le facteur lié à l’inattention au volant continue d’augmenter dans les prochaines années avec la multiplication des équipements embarqués et des services qu’ils proposent », s’inquiète l’association.

Première cause des accidents mortels il y a encore trois ans, la somnolence est quant à elle reléguée aujourd’hui au sixième rang (13 %). Des résultats encourageants « grâce aux campagnes sur la fatigue au volant », selon Christophe Boutin. Parmi toutes ces données, l’Asfa insiste aussi sur le nombre d’accidents mortels provoqués par des piétons (18 %).

« Il peut s’agir de piétons sortant d’un véhicule en panne ou accidenté (62 %), mais également de piétons provenant de l’extérieur et traversant les voies (25 %) », note les auteurs de l’étude. Enfin, l’association rappelle que deux agents travaillant sur les autoroutes ont été mortellement fauchés par des automobiles l’an passé.

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Il y a tellement de bienfaits à ne plus consommer d’alcool

Jacques Pochon, Bulle

Intéressant et important de consacrer une page à la problématique de la consommation ou non d’alcool (lire La Liberté du 16 juillet, «Sobres, ils vivent très bien, merci»). En effet, le fait de ne pas boire d’alcool peut être source d’incompréhension, de jugement, de mise à l’écart quelquefois. Pourtant la doctoresse responsable du service des addictions au CHUV le dit clairement: «Moins on boit, mieux c’est.»

Je pense qu’il serait souhaitable, pour prévenir tous les problèmes de santé dus à la consommation d’alcool, ainsi que les dégâts causés sur les routes et dans les familles, d’agir pour supprimer toute publicité, d’éduquer la jeunesse pour l’inciter à ne pas commencer à boire. Une solution serait de valoriser les boissons sans alcool, de les vendre moins cher peut-être.

En ces temps où l’on se plaint de l’augmentation alarmante des primes d’assurance-maladie, le fait de diminuer fortement la consommation d’alcool serait une partie de la solution. Le raisin et le jus de raisin sont si bons! Et je ne parle pas des bienfaits au niveau de la santé, aussi bien physique que spirituelle. Notre porte-monnaie lui aussi serait content d’une telle solution. Bravo à ces jeunes pour le courage de leur décision!

Les Européens sont les plus gros consommateurs d’alcool dans le monde, alerte l’OMS

Par Le Figaro avec AFP

Un record peu glorieux mais qui ne bouge pas depuis plus de 10 ans. Avec une consommation annuelle moyenne de 9,2 litres d’alcool pur par habitant, les Européens sont les plus gros buveurs dans le monde, selon un communiqué diffusé jeudi par la division Europe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

«La région européenne continue de détenir le record peu enviable des niveaux les plus élevés de consommation d’alcool et des dommages qui y sont liés dans le monde», a déclaré le docteur Gauden Galea, un responsable de l’OMS Europe cité dans le communiqué, s’appuyant sur les dernières données disponibles, en 2019.

Dans les pays de l’Union européenne, «il n’y a pas eu de changements significatifs dans les niveaux de consommation d’alcool depuis plus de dix ans», déplore l’Organisation mondiale de la santé.

Les sagas et les stratégies de l’éco. La vie et les coulisses des entreprises, du monde des affaires et de celles et ceux qui l’animent, par Bertille Bayart.

Les habitants des Amériques arrivent en deuxième position selon le dernier rapport de l’OMS paru en juin sur la consommation d’alcool mondiale, avec 7,5 litres en moyenne chaque année. Dans le détail, ce sont les hommes qui ont la consommation d’alcool la plus importante en Europe : 14,9 litres par an en moyenne, soit quatre fois plus que les femmes (quatre litres par an).

Un adulte sur dix (11%) en Europe souffre d’un trouble lié à la consommation d’alcool et près d’un sur vingt vit avec une dépendance à l’alcool (5,9%), souligne l’OMS Europe qui regroupe 53 pays d’Europe et d’Asie centrale.

2,6 millions de personnes meurent de l’alcool chaque année dans le monde

«En Europe, l’alcool est une cause majeure de mortalité avec environ 800.000 décès chaque année», relève-t-elle. Il provoque de nombreuses maladies non transmissibles, telles que les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète et les maladies respiratoires chroniques.

Ces maladies «sont responsables de 90% de l’ensemble des décès dans la région (délimitée par l’OMS) et de 85% des années vécues avec un handicap», selon l’OMS.

L’organisation enjoint les pays européens «à augmenter les taxes sur les boissons alcoolisées, à mettre en œuvre des restrictions globales sur la commercialisation de l’alcool et à réduire la disponibilité de l’alcool».

Addictions : « L’alcool, cause majeure mais sous-estimée de la violence ordinaire »

À la Une de la presse, ce mercredi 17 juillet, le blocage des discussions au sein du Nouveau front populaire, toujours sans candidat pour Matignon.

À la Une de la presse française, le blocage des discussions au sein du Nouveau front populaire, toujours sans candidat pour Matignon.

L’incapacité de la gauche à trouver un accord commence à susciter l’impatience, voire la « consternation » des électeurs, d’après Libération, qui dégaine, pour l’occasion, son « Matignon pour les nuls ». « Arrêtez de jouer » : L’Humanité, le journal communiste évoque, lui, « l’exaspération » des sympathisants de gauche. Un militant prévient : « J’ai envie de dire aux chefs de partis que l’Histoire les jugera ». 

Le Parisien/Aujourd’hui en France ne met pas tout le monde dans le même panier et assure que si les négociations échouent, ce sera la faute des Insoumis, dont « la stratégie du chaos » et les « incessantes provocations » saboteraient l’union de la gauche et « lasseraient les électeurs ». 

La Croix, le journal chrétien, tente de jouer les juges de paix, en faisant « l’éloge de la lenteur », et en appelant à s’armer d’un peu de patience. « Le désordre actuel, plaide le journal, est sans doute un temps nécessaire de maturation. Il deviendra un investissement hautement ​rentable si les tractations s’engagent vraiment et permettent de rendre utiles les trois années qui viennent ».

La situation politique actuelle en France passionne la presse étrangère. The Wall Street Journal, quotidien américain, prend acte de la démission du gouvernement de Gabriel Attal – qui reste en place pour « le traitement des affaires courantes » et s’inquiète de « l’aggravation de la paralysie politique » à moins de 10 jours des JO de Paris 2024.

En Suisse, La Tribune de Genève voit la France ballottée « entre une gauche déchirée et un Macron manœuvrier », tandis que Le Temps, autre quotidien suisse, ironise sur cette gauche française qui « réalise le rêve » d’Emmanuel Macron en se déchirant et « donne un aperçu peu rassurant de ce à quoi pourrait ressembler son gouvernement ». The Financial Times, enfin, observe la façon dont la France « lutte pour faire revivre l’art perdu du compromis politique ».

Pour le quotidien britannique, qui fait un parallèle entre les manifestations après les élections du 7 juillet et celles de mai 1958 pour la défense de la IVème République, « l’actuelle assemblée sans majorité et les querelles entre alliés font ressurgir les souvenirs traumatisants de l’instabilité gouvernementale » du passé.

Dans la presse, on retrouve également l’enquête du Monde sur la consommation d’alcool en France. Le journal alerte sur les ravages sanitaires et sociaux provoqués par la consommation excessive d’alcool, « une cause majeure mais sous-estimée des violences ordinaires », notamment familiales, comme en témoignent les chiffres de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives.

L’une des constantes de ces violences résiderait plutôt, selon le journal, « dans ce qui est présenté, (précisément), comme l’un des piliers de la « civilisation » » française : les addictions et leurs conséquences (en particulier pour l’alcool), « banalisées au point d’en être devenues presque invisibles », alors que l’excès d’alcool remplit les tribunaux et les prisons, notamment à Béziers, autoproclamée « capitale mondiale du vin ».

Le procureur de la République Raphaël Balland y a réalisé une étude inédite sur la place des addictions : sur plus de 800 dossiers de violences, les auteurs avaient consommé de l’alcool, des stupéfiants ou les deux, dans les 75 % des cas.

Si ces violences dites « ordinaires » restent cantonnées la plupart du temps à la rubrique « faits divers », elles s’invitent en première page des journaux, lorsqu’elles mettent en cause des personnalités, comme l’affaire du viol présumé d’une Argentine par deux joueurs du XV de France.

Une affaire où il est beaucoup question de troisièmes mi-temps trop arrosées. Du côté de la Fédération française de rugby, on assure que des leçons ont été tirées. « La responsabilité de la FFR, c’est d’éduquer. C’est de dire ce qui est autorisé ou non, de sanctionner. Pas de monter la garde chaque nuit devant l’entrée de l’hôtel officiel », déclare son président, Florian Grill, dans L’Équipe.

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Pourquoi tant de personnes arrêtent de boire de l’alcool ? 

 

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Pourquoi l’alcool est encore plus dangereux l’été

Par des températures élevées, l’alcool déshydrate encore plus l’organisme. Les explications et les conseils du Dr Bernard Basset, président de l’association Addictions France.

Muriel Kaiser Muriel Kaiser

Après une rude journée de travail, vous n’avez plus qu’une idée en tête : retrouver vos amis en terrasse autour d’une bière, d’un verre de vin ou d’un cocktail. Mais savez-vous que vous ne courez pas les mêmes risques en buvant de l’alcool l’été que l’hiver ?

À l’origine déjà, « toutes les boissons alcoolisées déshydratent », explique le Dr Bernard Basset, médecin spécialiste en santé publique et président de l’association Addictions France. C’est d’ailleurs la déshydratation qui est à l’origine du mal de tête caractéristique du lendemain de soirée, par exemple.

Seule l’eau permet de s’hydrater

Problème : l’été, notre corps a déjà tendance à manquer d’hydratation en raison de la chaleur. Ajoutez-y un peu d’alcool, et vous vous retrouvez complètement déshydraté! Ne pensez donc pas qu’une bière bien fraîche vous permet de contrer les effets de la chaleur. Au contraire, elle les accentuent. 

« Ne buvez pas d’alcool si vous avez soif », préconise le Dr Bernard Basset.

Pour être en forme l’été, buvez-en en quantité et « lors de soirées festives, pensez à alterner entre verres d’alcool et verres d’eau », poursuit le spécialiste. Et de conclure : « de manière générale, limitez au maximum votre consommation d’alcool ».

Le Dr rejoint les recommandations de Santé Publique France « l’alcool c’est maximum deux verres par jour, et pas tous les jours ».

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Pourquoi l’alcool « ne s’invite » plus aux apéros ?

En 2023, 30 % des Français déclaraient consommer des boissons sans alcool ou avec peu d’alcool, selon le baromètre Sowine. Pour surfer sur cette tendance, les restaurants, bars et boîtes de nuit proposent de plus en plus de boissons sans alcool. Benjamin Muller revient sur ce phénomène dans Bonjour ! La Matinale TF1.

Une nouvelle tendance s’inscrit de plus en plus dans le pays : les soirées sans alcool. Les Français, par ailleurs, boivent de moins en moins, si bien que les restaurants, les boites de nuit et les supermarchés proposent de nombreuses alternatives. Les explications de Benjamin Muller dans Bonjour ! La Matinale TF1.

La tendance « No/Low » ne faiblit pas en France

Pour beaucoup de Français, le « Dry January » continue une bonne partie de l’année. Alors qu’une vingtaine d’années auparavant, les soirées sans alcool étaient très marginales, aujourd’hui, elles ont de plus en plus le vent en poupe. D’après les données du ministère de la Santé, 6 Français sur 10 déclarent ne pas boire chaque semaine. Dans les années 2000, ils étaient 4 Français sur 10. ! C’est ce qu’on appelle la tendance « No/Low » (pas ou peu d’alcool). La raison principale qui explique cette baisse de la consommation d’alcool ? La santé. En effet, les campagnes de santé publique ont un écho sur la population. Les jeunes, par ailleurs, se détournent de l’alcool et notamment du vin. On note aussi que les ventes de bières et les cocktails sans alcool sont en augmentation de 25 %. Enfin, en termes d’image, c’est de moins en moins mal vu de ne pas boire, même si certains doivent encore se justifier.

Les mocktails s’invitent à la carte des restaurants

Pour suivre cette tendance sans alcool, les établissements se sont adaptés et proposent de plus en plus de boissons non alcoolisées, que ce soient les bars, les boîtes de nuit, les supermarchés et même les restaurants. En effet, il est aujourd’hui possible de trouver des mocktails à la carte dans les restaurants étoilés. Par ailleurs, les « sober party » se développent de plus en plus en France. 

Né en Suède, ce concept prône donc le zéro alcool. Ainsi, dans ce type de soirée, si une personne a déjà bu, elle ne peut pas entrer. Et pour vérifier, les responsables de la soirée font souffler les participants dans un éthylotest. Loin d’être une création marketing ou un effet de mode, cette tendance à la sobriété joyeuse a d’ailleurs donné naissance à de nouveaux métiers comme les « sobreliers », contraction entre « sobriété » et « sommelier ». Ces professionnels proposent des accords entre les plats et les boissons sans alcool dans les restaurants.

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