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Les jeunes européens et le cannabis

Pourquoi le cannabis irrite-t-il autant les joueurs de l’US Open ?

Le Serbe Novak Djokovic et le Norvégien Casper Ruud ont tous les deux déploré des odeurs de cannabis sur les courts de tennis de l’US Open 2025.

Le Serbe Novak Djokovic et le Norvégien Casper Ruud ont tous les deux déploré des odeurs de cannabis sur les courts de tennis de l’US Open 2025.© Photo : Archives Valery Hache, AFP

L’US Open, l’un des quatre tournois majeurs dans le monde du tennis, crée encore la controverse autour du cannabis. Plusieurs joueurs se sont plaints d’odeurs de marijuana lors de cette édition 2025 qui a débuté le 24 août. Si la consommation d’herbe est légale dans l’État de New York, elle est interdite en tribunes. Mais difficile d’empêcher les effluves de se propager jusque sur les terrains.

Ça sent le soufre entre certains joueurs de tennis professionnels et les organisateurs de l’US Open. Ou plutôt le cannabis. Le dernier des quatre Grand chelem (après l’Open d’Australie, Roland-Garros et Wimbledon) fait encore polémique autour de la consommation de marijuana. Alors que le tournoi principal a débuté le 24 août 2025, des joueurs se sont plaints d’odeurs d’herbe sur les courts.

Cela a commencé par le Norvégien Casper Ruud. Dans la nuit du 25 au 26 août, après un premier tour victorieux, la tête de série n° 12 pointe en conférence de presse les effluves de cannabis« Ce n’est pas mon odeur préférée, mais il faut s’adapter. C’est sans aucun doute le pire aspect du tournoi. »

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Tabac, alcool et cannabis : les jeunes en consomment-ils plus ou moins que leurs aînés ?

Alcool, cannabis, tabac… Une baisse spectaculaire des consommations chez les jeunes Français de 16 ans place désormais l’Hexagone sous la moyenne européenne. Une tendance révélée par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).

En partenariat avec Destination Santé –

  • 01 / 03La France, souvent vue comme une mauvaise élève européenne en termes de consommation de drogues, connaît un retournement spectaculaire. C’est ce que révèle la dernière enquête European School Survey Project on Alcohol and other Drugs (ESPAD), relayée ce 11 septembre par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).Photo Adobe Stock
  • 02 / 03Menée en 2024 auprès de 113 882 jeunes de 16 ans dans 37 pays européens, dont 3 376 en France, cette étude montre une baisse de consommation dans l’Hexagone, et ce quelle que soit la substance étudiée. À commencer par le tabac dont la baisse est particulièrement impressionnante.Photo Adobe Stock
  • 03 / 03Seulement 20 % des jeunes de 16 ans déclarent l’avoir déjà expérimenté, plaçant la France parmi les pays européens où l’initiation est la plus faible. Ainsi, en dix ans, la part des adolescents fumant tous les jours des cigarettes a été divisée par cinq, passant d’environ 16 % en 2015 à 3,1 % en 2024.Photo Adobe Stock

La France, souvent vue comme une mauvaise élève européenne en termes de consommation de drogues, connaît un retournement spectaculaire. C’est ce que révèle la dernière enquête European School Survey Project on Alcohol and other Drugs (ESPAD), relayée ce 11 septembre par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).

Menée en 2024 auprès de 113 882 jeunes de 16 ans dans 37 pays européens, dont 3 376 en France, cette étude montre une baisse de consommation dans l’Hexagone, et ce quelle que soit la substance étudiée. À commencer par le tabac dont la baisse est particulièrement impressionnante.

Seulement 20 % des jeunes de 16 ans déclarent l’avoir déjà expérimenté, plaçant la France parmi les pays européens où l’initiation est la plus faible. Ainsi, en dix ans, la part des adolescents fumant tous les jours des cigarettes a été divisée par cinq, passant d’environ 16 % en 2015 à 3,1 % en 2024.

L’alcool : une consommation plus genrée

Concernant l’alcool, sept jeunes Français sur dix (68 %) déclarent en avoir déjà consommé, un chiffre inférieur à la moyenne européenne. Fait notable, les filles (70 %) sont désormais plus nombreuses que les garçons (67 %) à avoir expérimenté l’alcool.

Bien que ces niveaux d’expérimentation soient élevés, de même que la fréquence des alcoolisations ponctuelles importantes (22 % en France et 30 % dans la moitié des pays participants), l’Hexagone figure dans le tiers des pays européens affichant la plus faible consommation de boissons alcoolisées.

Cannabis : une chute spectaculaire

L’usage de cannabis au cours du mois suit la même tendance, passant de 17 % à 4,3 % durant cette période – son niveau le plus bas depuis vingt-cinq ans. La France compte désormais parmi les pays où les jeunes de 16 ans consomment le moins de cannabis.

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Le cannabis contribue à hauteur d’un milliard au PIB annuel du Nouveau-Brunswick,

Selon une récente étude de la Chambre de Commerce du Canada commandée par l’entreprise Organigram.

Selon le rapport commandé au Laboratoire de données sur les entreprises (LDE) de la Chambre de commerce du Canada, le secteur aurait aussi créé plus de 9000 emplois directs et indirects dans la province.

C’est ce qui fait dire à la PDG de l’entreprise Organigram, Beena Goldenberg, qu’il est temps que le secteur soit reconnu comme un moteur économique d’importance, au même titre que l’agriculture, la bière, le vin et les distilleries.

Beena Goldenberg avance que les gens du milieu d’affaires et de la classe politique sont toujours surpris de découvrir les retombées économiques générées par le cannabis.

On me fait toujours cette espèce d’expression de surprise, ils ne réalisent pas l’ampleur de cette industrie, dit-elle.

C’est cette méconnaissance aux réalités économiques du secteur qui a poussé Beena Goldenberg et Organigram à commander cette étude auprès du Laboratoire de données sur les entreprises (LDE) de la Chambre de commerce du Canada.

Mme Goldenberg a présenté les données du rapport lors d’un événement annuel de réseautage organisé cet été par l’ancien premier ministre Frank McKenna au Fox Harb’r Resort, en Nouvelle-Écosse.

La situation avec les États-Unis et les droits de douane amène son lot d’incertitudes. Parallèlement, le premier ministre proclame l’importance de cibler de nouvelles industries et de nouvelles idées.

Nous, ce qu’on dit c’est qu’on en a une en face des yeux : ça s’appelle l’industrie du cannabis, a-t-elle déclaré. Ce qu’on veut, c’est une opportunité pour rendre tout ça encore plus gros.

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Tabac, alcool, cannabis : pourquoi est-il aussi difficile d’arrêter ? Deux experts nous répondent

Mis à jour le 13/09/2025 Lecture 4 min. Louise Ballongue Rédactrice web

Derrière l’addiction se cachent des facteurs invisibles mais puissants : génétiques, psychologiques, environnementaux. Deux experts en santé révèlent pourquoi la volonté ne suffit pas et quelles solutions peuvent réellement aider à s’en libérer.

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Arrêter de fumer, de boire ou de consommer du cannabis ne relève pas seulement de la « bonne volonté ». Derrière l’addiction, se dissimule souvent une combinaison de facteurs biologiques, génétiques et psychologiques qui rendent le sevrage particulièrement difficile.

Deux spécialistes, Alice Denoize, coach, tabacologue et créatrice du Déclic Anti Clope, et le Dr Gérald Kierzek, directeur médical de Doctissimo, décryptent ce …..

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Cannabis : pourquoi il faut vraiment arrêter avant une FIV, d’après cette étude

Femme refusant un joint, main levée en signe de refus, en extérieur.

Publié le 12 sept. 2025 par Hélène Bour

Une étude dévoile ce que le THC, principe actif du cannabis, induit au niveau des follicules ovariens et des embryons en cas de fécondation in vitro (FIV).

On s’en doute, avant de suivre un protocole de procréation médicalement assistée, et durant la procédure, il est conseillé d’adopter un mode de vie sain et une alimentation équilibrée. Exit donc alcool, tabac, drogues, malbouffe.

Ce que l’on sait bien moins, c’est comment ces substances peuvent nuire à la fertilité. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Communications (Source 1) dévoile ce que le THC, substance psychoactive du cannabis, engendre sur la fertilité féminine et sur les chances de réussite d’une fécondation in vitro (FIV).

Des chercheurs de Toronto (Canada) rapportent ainsi que le THC, tétrahydrocannabinol, atteint les follicules ovariens, qui expulsent les futurs ovules, et est associé à des taux élevés d’embryons anormaux au niveau chromosomique (relatif à l’ADN).

Des effets sur les ovocytes et les futurs embryons

Les scientifiques ont ici combiné une analyse rétrospective auprès de femmes en parcours de PMA à des expériences in vitro sur des ovocytes prélevés. En tout, l’équipe a passé au crible 1 059 échantillons de liquide folliculaire prélevés chez des patientes suivant une FIV au Centre de fertilité CReATe de Toronto, dont 62 étaient positives au THC (soit 6 %). Et parmi ces patientes positives au THC, 73 % n’avaient pas déclaré cette consommation de cannabis sur les formulaires d’admission.

Les scientifiques ont constaté que l’exposition au THC affecte la maturation des ovocytes et les phénomènes moléculaires qui ont lieu lors de la création d’un embryon, notamment en termes de répartition du matériel génétique (la ségrégation des chromosomes, exactement). La consommation de cannabis pourrait ainsi conduire à des ovocytes de moins bonne qualité et des embryons génétiquement non viables, et nuire aux chances de succès d’une FIV.

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Cannabis : entre promesses hallucinates et réels dangers

Une popularité en hausse, des effets plus puissants, de nouveaux usages… De nouvelles études permettent aujourd’hui de démêler le vrai du faux.

Dans un laboratoire situé au coeur de l’immense unité de production de cannabis de l’entreprise californienne Raw Garden, aux États-Unis, l’odeur de la marijuana est immédiatement reconnaissable. Des techniciens en blouse blanche surveillent des machines de raffinage qui ronronnent doucement en produisant à la chaîne des bidons de plusieurs litres d’une huile ambrée.

Dans une pièce voisine, près d’une rangée d’étuves de séchage sous vide, l’huile ainsi extraite a été utilisée pour concocter toute une série de préparations disposées dans des récipients en ……

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Jeunes et cannabis : une campagne de communication pour débanaliser et prévenir la consommation

Publié le 19/08/2025

Malgré une baisse constante de son usage chez les mineurs, le cannabis reste la drogue illicite la plus consommée en France. Banalisé depuis des dizaines d’années, et de plus en plus concentré en THC, le cannabis présente des risques avérés : dépendance, troubles de la santé mentale, maladies somatiques et psychiatriques. Il est particulièrement délétère pour les plus jeunes en raison des problèmes éducatifs et sociaux qu’il peut entraîner.

Dans ce cadre, la MILDECA a produit une campagne de communication visant à changer les représentations et les comportements des adolescents et jeunes majeurs. Elle sera diffusée du 18 août au 7 septembre. Elle vient en appui du plan gouvernemental de lutte contre la criminalité organisée qui comprend un volet sur la prévention, la consommation entretenant les trafics.

Toute la campagne a été financée par des crédits provenant de la confiscation des avoirs criminels des trafiquants condamnés.

Les sciences comportementales intégrées au processus d’élaboration

En amont du processus créatif, la MILDECA a mobilisé les sciences comportementales pour comprendre les perceptions, les usages et les habitudes des jeunes à l’égard du cannabis, cartographier et identifier les modalités de communication (canaux, support, tonalité…) les plus adaptés et déterminer les messages et leviers les plus efficaces pour inciter à des changements de comportements. 

Une campagne « pré-testée » 

Plusieurs pistes ont été testées auprès d’un échantillon de la population cible. Au terme de ce processus, le choix s’est porté sur une création proposant :

  • Une approche scénarisée avec une attention portée à l’identification et l’impact émotionnel.
  • Des situations réelles, en phase avec le quotidien des jeunes.
  • Des messages/récits percutants pour illustrer les effets délétères du cannabis.

Orchestrée par l’agence Madame Bovary, cette campagne, propose 3 vidéos de 30 secondes mettant en scène des situations de la vie quotidienne de jeunes :

  • Deux amies réunies par leur passion du basket.
  • Deux lycéens qui n’ont pas cours.
  • Deux étudiants au début d’une relation amoureuse.

Au cours de chacune de ces situations ordinaires, proposition est faite de fumer un « joint » sur un ton léger, banal. L’un des protagonistes n’ayant jamais fumé, l’autre tente de le convaincre en égrenant l’ensemble des arguments pour le pousser à essayer. L’énumération reprend en réalité les effets délétères de la drogue, générant un contraste à l’humour grinçant, renforcé par le crescendo d’une musique inquiétante. L’histoire s’arrête, suspendue, laissant le non-consommateur, comme le spectateur, interloqués.

Pour clôturer les films, une signature adaptée à chaque scénario vient rappeler la dangerosité du produit en s’inspirant des signatures de santé publique bien connues du grand public et permettant une meilleure appropriation : 

  • Le cannabis nuit gravement à votre jeunesse
  • Le cannabis nuit gravement à votre avenir
  • Le cannabis nuit gravement à votre santé mentale

Enfin, les vidéos rappellent le statut illégal du cannabis et invitent à consulter le site drogues-info-service.fr, en particulier son espace dédié aux Consultations jeunes consommateurs, en cas de besoin d‘accompagnement.

Face à cette cible dont il est difficile de capter l’attention, le choix de diffuser selon un dispositif exclusivement on line sur des médias affinitaires a été fait.

L’équipe

LES ENJEUX D’UNE CAMPAGNE SUR LE CANNABIS A DESTINATION DES JEUNES

Développement et santé : Jusqu’à environ 25 ans, le cerveau est dans une phase de maturation. Les effets nocifs du cannabis sont amplifiés par un usage précoce, ce qui peut nuire au développement cognitif et émotionnel des jeunes.

L’usage de cannabis peut entraîner une dépendance. Il peut aussi être à l’origine ou précipiter la survenue de troubles de la santé mentale et de maladies psychiatriques. Il n’est en rien une « béquille » pour les plus fragiles.

Performance scolaire et interactions sociales : la consommation de cannabis peut affecter la performance scolaire et les interactions sociales. Les jeunes consommateurs risquent de voir leur motivation et leur capacité de concentration diminuer avec des impacts sur leurs résultats scolaires et leurs perspectives d’avenir.

Prévention et sensibilisation : les efforts de prévention montrent des résultats encourageants, avec une baisse significative de la consommation chez les jeunes en France depuis plus de 10 ans. Ralentir l’entrée en consommation permettrait de maintenir cette tendance positive et de réduire les risques associés à la consommation de cannabis.

Limiter la consommation dans la population, par la prévention, le soin aux usagers dépendants et le respect de l’interdit posé par la Loi, permet aussi de réduire les trafics et les violences associées.

Responsabilisation et choix de vie : en évitant le cannabis, les jeunes peuvent faire des choix de vie plus éclairés et responsables pour leur avenir. 18 ans est un âge charnière pour les consommations avec les enjeux du passage à la majorité, impliquant un libre arbitre à éclairer davantage pour ces jeunes adultes.

Cannabis : comment le Canada est « devenu un pays fournisseur » de la France

La légalisation de la production et de la vente de cannabis au Canada a mécaniquement renvoyé une partie de la production illégale vers l’Europe, et notamment la France. Un phénomène qui concerne également la Thaïlande.

Aurélien Poivret 

En mai dernier, une enquête inédite de la gendarmerie mettait au jour un trafic de cannabis en provenance du Canada. Photo DR
En mai dernier, une enquête inédite de la gendarmerie mettait au jour un trafic de cannabis en provenance du Canada. Photo DR

Ce sont « les nouveaux itinéraires du cannabis ». Ces derniers mois, les forces de l’ordre françaises ont relevé une arrivée régulière de cette drogue en provenance d’Amérique du Nord. L’exemple le plus saillant en est la saisie inédite, en mai dernier, de plus d’une tonne d’herbe de cannabis importée du Canada par une filière, destinée à la France mais aussi à d’autres pays européens. Les trafiquants avaient utilisé une méthode désormais classique pour les dealers nord-américains qui veulent exporter leur marchandise : celle de l’utilisation du fret aérien, avec une multitude d’envois de petits colis commandés sur internet, pour se faire plus discret. Déjà en 2024, un total de 115 kg d’herbe de cannabis canadien avait été intercepté sur le sol français – et pas moins de 488 kg venant des États-Unis.

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« Le Canada est devenu un pays fournisseur »…

Selon une récente note confidentielle de l’Ofast (Office anti-stupéfiants) faisant le point sur l’état de la menace en France liée aux trafics de stupéfiants que nous avons pu consulter, l’évolution de la législation canadienne légalisant le cannabis récréatif, datant de 2018, ne serait pas étrangère à ces nouvelles routes transatlantiques.

« Pour compenser les pertes subies sur le marché intérieur et écouler l’excédent produit légalement et illégalement, les réseaux criminels exportent le cannabis à l’étranger, principalement vers les pays européens », expose le document, qui fait le constat que « le Canada est devenu un pays fournisseur » et que ce phénomène « est en cours d’amplification ». La France est alors un pays de transit, notamment à travers l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, pour les trafiquants, qui peuvent ensuite diffuser la drogue en Europe.

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