Recherche

Catégorie

cannabis

Révolutionner les tests de THC : détecter le cannabis avec seulement quelques gouttes de salive

SciTechDaily

Avec seulement quelques gouttes de salive et en quelques minutes, la présence de THC peut être détectée grâce à une technique développée par les universités de Cordoue et de Valence, permettant d’accélérer le processus d’analyse et d’utiliser de très petits échantillons.

Les universités européennes ont développé une nouvelle méthode pour détecter rapidement et avec précision le THC dans de petits échantillons de salive.

Cette technique simplifie les processus traditionnels en deux étapes principales et utilise la spectrométrie de masse pour une analyse rapide. Elle représente une avancée significative dans la technologie de dépistage des drogues.

Le cannabis est la drogue illégale la plus consommée en Europe. On estime qu’environ 8 % des adultes ont consommé du cannabis en 2022. L’abus généralisé de cette substance a des conséquences sur la santé et est considéré comme un problème social important. Une ressource fondamentale pour contrôler son utilisation et éviter ces problèmes de santé serait une forme d’analyse rapide, simple, non invasive et fiable qui utilise un liquide facile à extraire, comme la salive.

Analyse innovante basée sur la salive

Afin d’accélérer ce type d’analyse et de le rendre efficace dans des échantillons de salive plus petits, le FQM-215 – Préparation d’échantillons abordable et durable Le groupe de l’Université de Cordoue a travaillé en collaboration avec le groupe GICAPC de l’Université de Valence pour concevoir une nouvelle technique d’analyse qui simplifie le traitement de l’échantillon et permet de vérifier la présence de THC (Tétrahydrocannabinol) avec seulement 0,25 ml de salive.

Des chercheurs sur la détection salivaire du cannabis

Les chercheurs qui ont mené l’étude. Crédit : Université de Córdoba

Technique de micro extraction dispersive

À cette fin, on utilise une technique appelée micro extraction dispersive par sorption, avec un barreau agitateur miniaturisé, qui « consiste en l’ajout d’un matériau capable d’extraire les analytes dans l’échantillon (dans ce cas, le tétrahydrocannabinol « L’aimant agitateur (qui se trouve dans la salive) a des propriétés magnétiques, de telle sorte que lorsqu’on place un très petit aimant (le barreau agitateur) dans le dispositif dans lequel se trouve la salive, une agitation magnétique se produit, provoquant la formation d’un vortex, dispersant les particules qui interagissent avec les analytes de l’échantillon.

Lorsque l’agitation s’arrête, les particules contenant les analytes sont à nouveau attirées par l’aimant », explique Jaime Millán Santiago, chercheur à l’UCO.

De cette façon, les molécules de THC présentes dans la salive peuvent être extraites très rapidement. « Nous avons réduit à 2 étapes ce qui serait autrement de 5 », a déclaré la professeure de l’UCO Marisol Cárdenas.

Détection simplifiée du THC

Après l’étape de préparation de l’échantillon vient la deuxième : « Nous transférons l’aimant miniaturisé, recouvert des particules qui ont piégé le THC qui se trouvait dans l’échantillon, et le transférons dans une aiguille, à laquelle nous appliquons une haute tension et ajoutons un solvant organique capable d’interrompre l’interaction entre le matériau extractant et le THC, générant un électrospray qui est introduit dans le spectromètre de masse » explique le chercheur.

En seulement deux étapes, et avec un très petit échantillon de salive, la concentration de cannabis dans la salive peut être déterminée en quelques minutes seulement. Cette technologie, comme l’explique le professeur Rafael Lucena, « pourrait déjà être incorporée dans les méthodes d’analyse des laboratoires de routine » et se distingue par sa sensibilité, sa sensibilité, sa précision et sa précision.

Innovation collaborative

Cette technologie est possible grâce à la combinaison de deux innovations développées par les équipes de Cordoue et de Valence. Alors que l’étape d’extraction et de préparation de l’échantillon a été conçue par l’Université de Valence, la méthode d’analyse a été conçue par cette équipe au sein du Département de chimie analytique de l’Université de Cordoue.

« Nous utilisons des aiguilles en acier inoxydable (un matériau peu coûteux et disponible) et nous profitons de la partie non métallique de l’aiguille (cavité luer) pour coupler l’aimant avec le THC, retenu sur le matériau extractant, et, pour l’immobiliser, nous utilisons un autre aimant externe, permettant ainsi au flux du solvant de passer et d’éluer les analytes, qui sortent de la pointe de l’aiguille sous forme de spray qui pénètre dans l’instrument d’analyse, où la concentration de THC est mesurée », explique Jaime Millán, l’un des créateurs de cette méthode.

Source

Le cannabis tue, lui aussi

Le cannabis n’est pas une drogue douce.

De nouveaux cannabinoïdes de synthèse, plus puissants que le THC, ont des effets létaux.

Professeur Jean Costentin

Cette assertion répond à cette autre « le cannabis, lui, ne tue pas ». Cette dernière exprime, de façon péremptoire et sans nuances, qu’à la différence de l’héroïne, qui peut mettre en jeu le pronostic vital si elle est utilisée à de fortes doses (« overdose »), de très fortes doses de cannabis / THC, en aigu, n’attentent pas à la vie.

Reprise avec gourmandise par divers médias, cette formule a fait flores. Ceci a contribué à banaliser et à véhiculer la fausse bonne idée et en fait la vraie mauvaise idée que le cannabis est une drogue douce. En effet, il n’existe pas de drogue douce.

Des doses même très élevées de cannabis n’induisent pas de paralysie respiratoire. Le bulbe rachidien et son centre respiratoire ne comportent pas de récepteurs CB1 dont la stimulation pourrait paralyser cette fonction. Par contre des récepteurs opioïdes de type mu / m, qui sont la cible des agents morphiniques ou apparentés (opiacés ou opioïdes) sont abondants dans cette région cérébrale où leur stimulation, si elle est intense, paralyse la respiration.  Il n’empêche que de nouveaux cannabinoïdes de synthèse, beaucoup plus puissants que le THC, ont en aigu des effets létaux.

Qu’il n’y ait pas « d’overdoses » avec le cannabis, ne permet en rien de généraliser la notion de son innocuité et de la formuler « le cannabis, lui, ne tue pas » ; érigeant cette assertion tel un acte de foi, un mantra, le onzième commandement d’un décalogue devenu undécalogue. C’est pourtant, comme on va le voir, manifestement faux.

Le cannabis tue sur la route ; se situant presque au niveau de l’alcool, utilisé seul il est responsable de  731 morts en 2019 (23% des morts, contre 32% pour l’alcool). Sa fréquente, pour ne pas dire très banale association à l’alcool, à d’autres drogues, et à certains médicaments psychotropes multiplie par 29 le risque d’accidents mortels de la route.

Les effets désinhibiteurs du cannabis peuvent conduire : à des comportements auto- ou hétéro-agressifs : des défenestrations, des rodéos automobiles, des relations sexuelles non protégées par des préservatifs (le « monter à cru » des soirées homosexuelles amène à rappeler que si les traitements contre le SIDA ont fait d’énormes progrès, ils ne guérissent pas cette infection, qui peut encore tuer).

Le cannabis, par le jeu de l’escalade toxicomaniaque, incite à l’usage d’autres drogues, au nombre desquelles des opiacés et opioïdes, dont l’abus peut déboucher sur des overdoses mortelles.

Le cannabis peut induire de novo, ou décompenser, ou aggraver, la schizophrénie, affection dans laquelle l’espérance de vie est abrégée en moyenne d’une vingtaine d’années, 10% des schizophrènes meurent de mort violente.

 La dépression que peut induire le cannabis peut être à l’origine de tentatives de suicide, dont certaines aboutissent à des couronnes mortuaires.

La toxicité du cannabis est supérieure à celle du tabac (responsable de 75.000 morts chaque année en France). Sa toxicité résulte d’une production 6 à 8 fois plus élevée de goudrons cancérigènes (pour la sphère ORL et broncho-pulmonaire) et de 6 à 8 fois plus d’oxyde de carbone / CO avec sa toxicité cardio vasculaire (infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux, pancréatites…).

Diffuser l’idée que le cannabis ne tue pas est pire qu’une faute, c’est un crime, car il livre les crédules à la toxicité de cette drogue qui leur est dissimulée.

Le cannabis tue,  lui aussi !

Pr. Jean Costentin

Cette assertion répond à cette autre « le cannabis, lui, ne tue pas ». Cette dernière exprime, de façon péremptoire et sans nuances, qu’à la différence de l’héroïne, qui peut mettre en jeu le pronostic vital si elle est utilisée à de fortes doses (« overdose »), de très fortes doses de cannabis / THC, en aigu, n’attentent pas à la vie.

Reprise avec gourmandise par divers médias, cette formule a fait flores. Ceci a contribué à banaliser et à véhiculer la fausse bonne idée et en fait la vraie mauvaise idée que le cannabis est une drogue douce. En effet, il n’existe pas de drogue douce. Des doses même très élevées de cannabis n’induisent pas de paralysie respiratoire.

Le bulbe rachidien et son centre respiratoire ne comportent pas de récepteurs CB 1 dont la stimulation pourrait paralyser cette fonction. Par contre des récepteurs opioïdes de type mu / , qui sont la cible des
agents morphiniques ou apparentés (opiacés ou opioïdes) sont abondants dans cette région cérébrale où leur stimulation, si elle est intense, paralyse la respiration.

Il n’empêche que de nouveaux cannabinoïdes de synthèse, beaucoup plus puissants que le THC, ont en aigu des effets létaux. Qu’il n’y ait pas « d’overdoses » avec le cannabis, ne permet en rien de généraliser la notion de son innocuité et de la formuler « le cannabis, lui, ne tue pas » ; érigeant cette assertion tel un acte de foi, un mantra, le onzième commandement d’un décalogue devenu undécalogue.

C’est pourtant, comme on va le voir, manifestement faux. Le cannabis tue sur la route ; se situant presque au niveau de l’alcool, utilisé seul il est responsable de 731 morts en 2019 (23% des morts, contre 32% pour l’alcool).

Sa fréquente, pour ne pas dire très banale association à l’alcool, à d’autres drogues, et à certains médicaments psychotropes multiplie par 29 le risque d’accidents mortels de la route. Les consommateurs de cannabis ont souvent des troubles psychiques et même psychiatriques, qui leur fait utiliser d’autres drogues (escalade toxicomaniaque) ainsi que divers médicaments psychotropes.

Les effets désinhibiteurs du cannabis peuvent conduire : à des comportements auto- ou hétéro-agressifs : des défenestrations, des rodéos automobiles, des relations sexuelles non protégées par des préservatifs (le « monter à cru » des soirées homosexuelles amène à rappeler que si les traitements contre le SIDA ont fait d’énormes progrès, ils ne guérissent pas cette infection, qui peut encore tuer).

Le cannabis, par le jeu de l’escalade toxicomaniaque, incite à l’usage d’autres drogues, au nombre desquelles des opiacés et opioïdes, dont l’abus peut déboucher sur des overdoses mortelles.
Le cannabis peut induire de novo, ou décompenser, ou aggraver, la schizophrénie, affection dans laquelle l’espérance de vie est abrégée en moyenne d’une vingtaine d’années, 10% des schizophrènes meurent de mort violente.

La dépression que peut induire le cannabis peut être à l’origine de tentatives de suicide, dont certaines aboutissent à des couronnes mortuaires. La toxicité du cannabis est supérieure à celle du tabac (responsable de 75.000 morts chaque année en France).

Sa toxicité résulte d’une production 6 à 8 fois plus élevée de goudrons cancérigènes (pour la sphère ORL et broncho- pulmonaire) et de 6 à 8 fois plus d’oxyde de carbone / CO avec sa toxicité cardio pancréatites…).

CANNABIS : Nouvelle mise en garde contre les effets neurologiques de l’exposition prénatale

On sait que le cannabis a principalement des effets délétères sur le développement du cerveau. Cette recherche d’une équipe de l’Université de Washington à Saint-Louis, publiée  dans la revue Nature Mental Health, apporte de nouveaux indices biologiques de ces effets néfastes, liés à l’exposition in utero. Létude souligne en particulier l’effet du cannabis de suppression de la neuroinflammation, un mécanisme qui n’est pas toujours néfaste, au cours du développement neurologique du foetus.

Car les scientifiques tentent toujours de comprendre comment le cannabis peut affecter le développement neurologique à long terme en cas d’exposition du fœtus in utero. La même équipe du laboratoire de recherche comportementale et d’imagerie neurogénétique (BRAIN) de de l’Université de Washington avait déjà découvert des associations entre l’exposition prénatale au cannabis et des problèmes de santé mentale pendant l’enfance et l’adolescence, mais les mécanismes biologiques sous-jacents restaient mal compris.

L’étude identifie et décrypte certains de ces mécanismes, les étapes biologiques intermédiaires qui aboutissent à ces dommages neurologiques liés à l’exposition prénatale au cannabis. Tenter d’éclairer cet impact à long terme de l’exposition au cannabis pendant la grossesse donc in utero est un défi. D’autant qu’il existe de nombreux facteurs de confusion pouvant également affecter, in utero, la santé neurologique et mentale et le comportement de l’enfant à naître.

Comment, par exemple, différencier la cause d’un trouble du comportement à l’adolescence entre un trait héréditaire ou des facteurs environnementaux, comme l’exposition au cannabis ? Enfin, les chercheurs soulignent également la prévalence croissante de la consommation de cannabis, notamment chez les femmes enceintes, consommation qui reste sous-déclarée.

La recherche a donc utilisé des méthodes statistiques permettant de « filtrer » la plupart de ces facteurs de confusion et d’identifier des mesures biologiques des effets directs de l’exposition prénatale au cannabis. L’analyse des données de l’étude ABCD (Adolescent Brain and Cognitive Development), un projet de recherche mené auprès de 12.000 enfants, des données de consommation de substances de chaque mère avant la naissance et des données de neuroimagerie des enfants aux âges de 9-10 ans puis de 11-12 ans, révèle que :

  • environ 370 sur les 12.000 enfants participants ont été exposés in utero au cannabis avant que la mère n’apprenne qu’elle était enceinte ;
  • 195 ont été exposés avant et après que leur mère ait appris sa grossesse ;
  • les tendances observées par neuroimagerie dans le groupe d’enfants exposés au cannabis avant la naissance concordent avec une réduction de la neuroinflammation : « Il est possible que ce que nous constatons soit un effet anti-inflammatoire du cannabis qui entraîne des différences dans le développement neurologique » ;

« Mais il n’est pas toujours bon de réduire l’inflammation.

Tout est question de timing. Une réduction trop importante de l’inflammation au mauvais moment peut affecter la façon dont le cerveau se développe ».

  • cet effet pourrait ne pas provenir de la consommation de cannabis elle-même, mais plutôt des produits de combustion du cannabis qui semblent déclencher un vieillissement accéléré et des effets cognitifs.

Source

CANNABIS : Sa conso régulière associée au COVID sévère

La consommation de cannabis est liée à un risque accru de forme sévère de COVID-19, conclut cette étude d’une équipe de l’Université de Washington, publiée dans le JAMA Network Open et qui aboutit à un risque multiplié par 2 chez les consommateurs de cannabis, un niveau de risque comparé à celui des fumeurs de produits du tabac.

Dans cette recherche, une forme sévère de COVID a été caractérisée par la nécessité d’une hospitalisation ou de soins intensifs en cas d’infection par le virus. Cette recherche concourt donc à préciser l’ensemble des facteurs de risque de ces formes graves d’infection, comprenant jusque-là l’âge, les antécédents de tabagisme, un indice de masse corporelle (IMC) élevé et la présence d’autres maladies telles que le diabète. Jusqu’à cette étude, les effets de la consommation régulière de cannabis sur la gravité du COVID restaient mitigés.

Le cannabis lié à un risque accru de maladie grave chez les patients atteints du COVID-19

L’étude analyse les dossiers médicaux de 72.501 participants évalués pour un COVID au cours des 2 premières années de la pandémie. L’analyse révèle que :

  • les participants qui ont consommé du cannabis au moins 1 fois au cours de l’année précédente s’avèrent significativement plus susceptibles d’avoir besoin, en cas d’infection, d’une hospitalisation et de soins intensifs ;
  • précisément, les patients COVID ayant déclaré avoir consommé du cannabis au cours de l’année précédente sont 80 % plus susceptibles d’être hospitalisés et 27 % plus susceptibles d’être admis en soins intensifs, après prise en compte du tabagisme et de la vaccination, des comorbidités, la date du diagnostic et les facteurs démographiques ;
  • à titre de comparaison, les fumeurs de tabac atteints du COVID sont 72 % plus susceptibles d’être hospitalisés et 22 % plus susceptibles de nécessiter des soins intensifs ;
  • chez ces participants le risque élevé de forme grave est comparable aux participants qui fument des produits du tabac.

L’auteur principal, le Dr Li-Shiun Chen, professeur de psychiatrie, souligne que

« la consommation de cannabis n’est pas anodine dans le contexte du COVID ».

Consommation de cannabis ou tabagisme, la survie au COVID diffère : alors que les fumeurs sont significativement plus susceptibles de mourir du COVID que les non-fumeurs, ce résultat n’est pas retrouvé à l’identique chez les consommateurs de cannabis.

« En ce qui concerne le risque de décès, le risque lié au tabac est clair, mais des preuves supplémentaires restent nécessaires pour le cannabis ».

Pris ensemble, ces résultats contredisent les précédentes recherches ayant suggéré que le cannabis pourrait aider l’organisme à combattre des maladies virales- dont le COVID-19.

Source

Tout est bénéfice avec le cannabis

Comme tout est bon dans le cochon

Professeur Jean Costentin

Par sa chair (jambon), ses boyaux (andouilles, andouillettes, tripes), son foie, ses pieds, sa queue, sa graisse (le saindoux), sa peau (maroquinerie), ses soies (pinceaux, brosses); la gélatine obtenue à partir de ses os et même les jouets que l’on fait avec ses osselets…le porc justifie ce constat « tout est bon dans le cochon ».

N’en irait-il de même avec le cannabis, qu’il s’agisse du chanvre textile ou du chanvre indien, est en passe de se hisser à un semblable degré d’utilitarisme.
Pour le chanvre textile, cannabis sativa, ses fibres (pour tresser des cordages ou tisser des toiles) ; ses graines (chènevis) pour en extraire une huile ou pour en faire des appâts pour la pêche (après leur cuisson dans l’eau), sa paillette pour en faire un isolant thermique.

Pour le chanvre indien, cannabis indica, on dispose d’une large variétés de cultivars obtenus par sélections génétiques, ou par manipulations génétiques pour lesquels on recourt à diverses modalités de culture : en plein champ, ou sous serres ou même dans des armoires de la salle de bain. Il s’agit alors de cultures hydroponiques, sur billes de polystyrène imbibées de solutions nutritives, avec pulvérisations d’eau, éclairage avec des lampes à vapeurs de sodium, un cycle jour/nuit imposé et une température régulée.

La résine du chanvre indien concentre une très grande variété de substances. Certaines, dites cannabinoïdes, sont dominées par le tétrahydrocannabinol /THC aux effets puissamment psychotropes, et en particulier toxicomanogènes.

A ses côtés, en proportions variables selon les cultivars et les conditions climatiques ayant accompagné sa croissance, un autres cannabinoïde, chimiquement très voisins, le cannabidiol/CBD, auquel sont allégué
de multiples effets, dont certains, sont du registre des psychotropes, mais qui n’est pas toxicomanogène.

Près d’une centaine d’autres cannabinoïdes ont été caractérisés mais leurs effets n’ont, pour la plupart, pas été étudiés. Alors qu’on baignait et même se noyait dans la complexité des cannabinoïdes, une autre famille chimiquement différente de la précédente, suscite un regain d’intérêt : la famille des terpènes.

Elle est représentée en particulier par le géraniol, le linalol, le - pinène, l’-humulène, le -caryophyllène. Dans une étude récente chez l’animal ces terpènes ont diminué la douleur de type neuropathique (induite par un anticancéreux, le paclitaxel). Leur action passerait à cet égard par la stimulation des récepteurs du type A2a de l’adénosine.

Ces terpènes seraient également actifs dans les douleurs inflammatoires induite par le lipopolysaccharide/LPS (1).
A force de chercher des poux dans une chevelure on finit par trouver quelque chose qui leur ressemble : Poux, poussières, lentes, pellicules ; vient ensuite ce que l’on fait de cette « découverte ».

Le lobby cannabique saura bien mettre en exergue ce constat pour diluer les méfaits avérés du cannabis, il parlera même de révolution thérapeutique. Il a aiguisé son art de la communication avec le cannabidiol/CBD, qui fonctionne si bien ; plus rien ne saurait l’arrêter.

(1) Schwarz et coll. Terpenes from Cannabis sativa induce antinociception in mouse chronic
neuropathic pain via activation of spinal cord adenosine A receptors. 2024, Pain. 2 mai 2024.

Professeur Jean Costentin

Leur fille fait un coma après avoir mastiqué du cannabis caché dans un Kinder, les parents condamnés

Un homme et une femme ont été condamnés à des amendes lundi 17 juin 2024 par le tribunal judiciaire de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques. Le 31 mars dernier, la fille du couple, âgée de 2 ans, avait trouvé de la résine de cannabis dans un Kinder Surprise et l’avait mastiqué, provoquant un coma de plusieurs jours. Elle se porte aujourd’hui très bien.

Les parents d’une petite fille qui avait consommé du cannabis caché dans un œuf Kinder Surprise ont été condamnés à des amendes lundi 17 juin 204 à Pau. Photo d’illustration.
Les parents d’une petite fille qui avait consommé du cannabis caché dans un œuf Kinder Surprise ont été condamnés à des amendes lundi 17 juin 204 à Pau. Photo d’illustration. | FREEPICS4YOU / PIXABAY

L’affaire avait été largement relayée dans la presse. Le 31 mars 2024, une fillette de 2 ans vivant près de Pau (Pyrénées-Atlantiques) a fait un coma de plusieurs jours après avoir ingéré du cannabis caché dans un œuf Kinder Surprise. Ses parents étaient jugés devant le tribunal judiciaire lundi 17 juin 2024, rapporte  France Bleu Béarn Bigorre .

Le couple avait reconnu les faits et était simplement convoqué devant les juges ce lundi. Condamnés pour négligence, ils ont écopé de 1 000 € d’amende pour le père et 500 € pour la mère. L’avocat a rappelé devant le tribunal que le couple n’était que consommateur occasionnel de cannabis et que cet événement devait être vu comme « exceptionnel ».

Aucune séquelle pour l’enfant

Le jour des faits, la fillette de 2 ans avait trouvé un œuf Kinder Surprise en jouant chez elle. Mais la coque en plastique jaune qui contient normalement un petit jouet renfermait dans ce cas de la résine de cannabis, que l’enfant a porté à la bouche. C’est à ce moment-là que la mère est arrivée.

La femme, qui assure que sa fille a mastiqué la drogue sans l’avaler, a immédiatement lavé la bouche de l’enfant, précise  Le Parisien . Mais le lendemain matin, la fillette ne s’est pas réveillée. Conduite à l’hôpital, la petite victime a passé plusieurs jours dans le coma avant de se réveiller.

L’enfant va aujourd’hui très bien et ne gardera aucune séquelle de l’incident. « La leçon est passée de faire une extrême attention à la consommation de cannabis », a assuré l’avocat du couple devant le tribunal judiciaire. « Ils ont eu extrêmement peur. »

Source

Quand le cannabis se retire, il en reste plein de traces

Dr Jean Costentin juin 2024

Alors que l’Allemagne vient de légaliser le cannabis et que le cancer de la drogue ronge la France, les méfaits épigénétiques du cannabis redoublent ses dangers.

En effet, si, dans la chanson de C. Jérôme, « Quand la mer se retire/Il ne reste plus rien », il n’en va pas de même avec le cannabis, dont le déversement s’apparente à la marée noire de l’Amoco Cadiz. Le shit, ce n’est pas la mer (ça se traduit autrement, comme l’a rappelé opportunément le ministre de l’Intérieur).

Quand le cannabis se retire, il laisse chez son consommateur des empreintes aux conséquences nombreuses qui, pour certaines, peuvent être graves. Le tétrahydrocannabinol/THC du cannabis s’attarde longtemps dans l’organisme, conséquence de sa solubilité dans les lipides, dont le cerveau est particulièrement riche.

Le THC d’un « joint » (résine de cannabis égrenée dans du tabac) ou d’un « pétard » (fait du chanvre indien lui-même) perdure à des concentrations décroissantes durant une semaine, alors que chez un consommateur, régulier il se prolonge plus de deux mois après l’arrêt complet de toute consommation.

Le milieu carcéral particulièrement touché Il vient d’être révélé aux uns et confirmé aux autres (dont nous sommes) que les prisons françaises sont des super discounts de drogues ; de cannabis en particulier, qu’un tiers environ des détenus consommeraient librement.

Dans l’atmosphère débilitante de ces prisons, des détenus qui ne le consommaient pas avant leur détention vont alors s’y adonner. lls seront rendus à la liberté plus détériorés qu’ils ne l’étaient à l’entrée ; on est très loin de la rédemption promise par l’exécution de la peine ! Quand la peine cesse, l’addiction demeure…

Des effets à très long terme Pendant le très long temps de séjour du THC dans l’organisme de ses consommateurs, la drogue peut imprimer des modifications épigénétiques. Elles correspondent au « tagage » (au tatouage) de certains gènes, qui modifie très durablement leur expression.

Si leur génotype n’est pas affecté, leur phénotype peut l’être. Qui plus est, ils pourront transmettre à leur
descendance ces gènes dont l’expression est modifiée. Ainsi, les enfants qui n’auront jamais consommé cette drogue devront assumer l’héritage de leurs parents cannabinophiles sans avoir la possibilité d’y renoncer.

Ces modifications épigénétiques peuvent induire chez le consommateur lui-même des perturbations de sa maturation cérébrale (qui se déroule entre 12 et 24 ans), des déficits cognitifs, avec une baisse irréversible de son quotient intellectuel, une crétinisation, une humeur dépressive, une anxiété, une vulnérabilité à la schizophrénie ou la décompensation d’une schizophrénie latente, une appétence redoublée pour d’autres drogues (cocaïne, morphiniques)…

Ce mécanisme épigénétique opérant également chez une femme enceinte comportera, pour l’enfant à naitre, des risques de malformations, de mort subite, de retard de son développement psychomoteur, d’hyperactivité avec déficit de l’attention, de vulnérabilité aux toxicomanies, de déficit immunitaire.

Le consommateur de cannabis présente sur ses spermatozoïdes des modifications épigénétiques du gène codant la protéine GLAP2. Cette protéine synaptique est impliquée dans la plasticité neuronale ; on trouve ses altérations dans la schizophrénie, l’autisme, les troubles de l’humeur. Cette information majeure doit être connue de ceux qui ont des projets génésiques afin qu’ils épargnent à leur progéniture les troubles graves qu’ils pourraient leur transmettre.

Jean Costentin Docteur en médecine

Etude: La consommation quotidienne de cannabis dépasse la consommation quotidienne d’alcool aux États-Unis

  • En 2022, près de 17,7 millions de personnes consommaient du cannabis quotidiennement ou quasi quotidiennement, contre 14,7 millions de buveurs d’alcool quotidiens ou quasi quotidiens, selon une nouvelle étude

La consommation quotidienne de cannabis aux États-Unis a dépassé la consommation quotidienne d’alcool, selon une nouvelle étude.
Dans l’étude publiée mercredi par la revue Addiction, la consommation quotidienne d’alcool et de marijuana à travers le pays a été examinée, en utilisant les données de l’enquête nationale américaine sur la consommation de drogues et la santé.
En 2022, près de 17,7 millions de personnes consommaient du cannabis quotidiennement ou quasi quotidiennement, contre 14,7 millions de buveurs d’alcool quotidiens ou quasi quotidiens, selon l’étude.

« Les tendances à long terme de la consommation de cannabis aux États-Unis correspondent de manière parallèle aux changements dans la politique relative au cannabis, avec des baisses pendant les périodes de plus grandes restrictions et une croissance pendant les périodes de libéralisation politique.

Une tranche croissante de consommateurs de cannabis déclare en consommer quotidiennement ou
quasiment quotidiennement et leur nombre dépasse désormais celui des buveurs quotidiens et quasi quotidiens », indique l’étude.

Selon l’étude, basée sur des données allant de 1979 à 2022, la consommation de cannabis a atteint son niveau le plus bas en 1992.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑