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Naomi Campbell a admis qu’elle se « tuait » avec sa dépendance à la drogue.

Alors qu’elle évoquait ses problèmes de toxicomanie dans la nouvelle série documentaire d’Apple TV+, The Super Models, Naomi Campbell a admis qu’elle prenait de la cocaïne pour surmonter les traumatismes et les chagrins de son enfance.

« Je pense que lorsque j’ai commencé à prendre de la cocaïne, l’une des choses que j’essayais de dissimuler, c’était le chagrin. La dépendance est une telle… connerie, vraiment, a déclaré candidement la top model. Vous pensez que cela va guérir cette blessure. Ce n’est pas le cas. Cela peut provoquer une peur et une anxiété énormes. Je me suis donc mise en colère. »

La superstar de la mode s’est ouverte sur la mort de son ami proche, le créateur de mode Gianni Versace, et sur l’impact qu’elle a eu sur sa vie. Le créateur a été assassiné devant sa maison de Miami Beach en 1997.

« Il était très sensible à mes sentiments, il me poussait, déclare-t-elle. Il me poussait à sortir et à aller plus loin alors que je ne pensais pas avoir la force de le faire. Alors quand il est mort, mon chagrin est devenu très grand. »

L’icône de la mode a lutté pendant cinq ans contre sa dépendance à la drogue dans les années 90. « Lorsque vous essayez de dissimuler quelque chose, vos sentiments – vous avez parlé d’abandon. J’ai essayé de couvrir cela avec quelque chose, a-t-elle admis. On ne peut pas le cacher. Je me tuais à petit feu. C’était très blessant. »

Elle a finalement décidé de s’inscrire dans un centre de désintoxication après s’être effondrée lors d’une séance de photos en 1999. « C’est l’une des meilleures et des seules choses que j’aurais pu faire pour moi à ce moment-là, a-t-elle déclaré. Il m’a fallu de nombreuses années pour travailler sur ce problème et l’affronter. Et il m’arrive encore d’y penser. Mais j’ai maintenant les outils nécessaires pour y faire face lorsque ça se présente. »

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Le trafic de cocaïne depuis la Guyane

La consommation de cocaïne en France est en forte augmentation.

La consommation de cocaïne en France est en forte augmentation.

©AFP / Juan Manuel BARRERO

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Consommation de cocaïne : les Français font désormais plus fort que les Américains (pire encore, la catastrophe du Fentanyl nous pend au nez)

Xavier Raufer

Consommation de cocaïne : les Français font désormais plus fort que les Américains (pire encore, la catastrophe du Fentanyl nous pend au nez)

avec Xavier Raufer

Pas de quoi se vanter : côté Français, il s’agit d’une explosion de l’usage de la cocaïne. L’office français des drogues et (jadis, avant édulcoration) de la toxicomanie ; désormais « et des tendances addictives » ; détient des chiffres effrayants, non-encore publics, à ce jour. De 2017 à 2022 en effet, la cocaïnomanie passe de 1,6 à 2,5% des Français de 18 ans et plus ; en quantité, de 600 000 à un million d’individus.

Or aux États-Unis, en proportion bien sûr, « seuls » 1,7% des Américains (de 12 ans et plus, en prime) se droguent à la cocaïne.

Cette explosion advient en France, notons-le, quand M. Darmanin prétend contre toute véracité que son « pilonnage » réussit. L’OFDT donne des détails : 400 000 cocaïnomanes en 2012, 600 000 en 2020 : augmentation forte, donc, la décennie passée.

Et la pureté ? ± 45% pure dans la rue en 2010, 72% pure en 2021 – aujourd’hui, pure à 80%, parfois plus. Les prix ? « Ils s’effondrent » dit l’OFDT, à ± 60€/gramme au détail ; c’était ± 80€ en 2020.

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Top 10 des drogues les plus puissantes et dangereuses au monde

Nick Olaizola Par Nick Olaizola 20 août 2023

Vous avez été probablement exposé à une forme de drogue durant votre existence (théine, caféine, nicotine, etc.). Mais certaines drogues sont si dévastatrices que rien que d’entendre leur nom pourrait- vous faire frissonner. 

Top 10 des drogues les plus puissantes et dangereuses au monde

Notons que ce classement est à prendre avec des pincettes, car les effets et les classifications peuvent varier en fonction de nombreux facteurs. Citons essentiellement la dose, la pureté, l’individu et la manière dont la drogue est consommée. Pour l’occasion, ce Top 10 des drogues les plus puissantes et dangereuses au monde est principalement basé sur le critère de toxicité, de dépendance et l’appréciation sociale. 

10 – Le champignon magique – Psilocybe cubensis

Bien que considérés comme moins dangereux que les autres drogues telles que les opiacés synthétiques, certains champions hallucinogènes sont particulièrement puissants en termes considérés comme puissants en termes d’effets psychédéliques. Le psilocybe cubensis, aussi connu sous le nom de « champignon magique », peut provoquer des expériences visuelles anormales, telles que des couleurs vives, des motifs géométriques et des distorsions perceptuelles.

En tant que puissant hallucinogène, il peut engendrer de l’anxiété, de la paranoïa, voire des crises de panique. Cela peut conduire à une altération du jugement et de la perception du danger, et donc à des décisions risquées.

Cette drogue est également liée à des risques psychologiques. En effet, les personnes prédisposées à des troubles mentaux tels que la schizophrénie peuvent voir leurs symptômes exacerbés par l’utilisation de champignons hallucinogènes.

Le champignon magique - Psilocybe cubensis

9 – La drogue du zombie – Xylazine

Cette drogue a récemment été à l’origine d’images terrifiantes ayant fait le tour des médias sociaux. Les vidéos montrent des cités macabres où les gens se comportent littéralement comme des zombies sous l’effet de la substance. Une fois injectée, elle peut causer de la somnolence, un ralentissement de la respiration ou du rythme cardiaque, des lésions cutanées plus ou moins graves, etc.

La xylazine est à l’origine utilisée comme un sédatif pour animaux, dont les chevaux. Son usage a ensuite été détourné à des fins récréatives. Elle est notamment utilisée pour servir d’agent de coupe avec d’autres drogues comme le Fentanyl. 

Actuellement, la xylazine est considérée comme « menace émergente » aux États-Unis. Le nombre de décès par overdose a dangereusement augmenté ces dernières années. Un reportage de Le Point a d’ailleurs relaté que cette drogue a récemment été repérée en France

8 – L’héroïne – Acétomorphine

L’héroïne est l’une des drogues qui tuent le plus au monde par overdose. En effet, L’overdose d’héroïne constitue un risque majeur. Les doses varient en pureté, et il est difficile pour les personnes qui en consomment de connaître la concentration réelle de la drogue. Une surdose d’héroïne peut entraîner une dépression respiratoire grave, une perte de conscience et la mort.

De plus, c’est un opiacé très addictif. Elle peut provoquer une dépendance physique et mentale sévère. Outre les effets mentaux et psychologiques, les problèmes sociaux et personnels, l’héroine peut provoquer des soucis de santé graves tels que des infections, des maladies cardiaques, des problèmes pulmonaires et des lésions hépatiques. L’injection d’héroïne peut également augmenter le risque d’infections transmises par le sang, telles que le VIH et l’hépatite C.

 L’héroïne - Acétomorphine

7 – La cocaïne – Benzoylecgonine

La cocaïne est un stimulant puissant qui peut engendrer de graves problèmes cardiaques, respiratoires, mentaux et psychologiques. La dépendance s’installe rapidement. De plus, le risque d’overdose avec cet alcaloïde tropanique extrait de la feuille de coca est particulièrement élevé. La cocaïne est également associée à des dommages nasaux et des comportements à risque, des conséquences sociales et professionnelles négatives, ainsi que des implications légales. 

Une étude post mortem de sang et d’urine a d’ailleurs été réalisée sur près de 2500 corps. Parmi 668 cas de mort subite, les résultats ont révélé 21 décès imputables à une addiction à la cocaïne. C’étaient tous des hommes, âgés de 27 à 42 ans. Les causes des décès étaient essentiellement cardiovasculaires (62%) et cérébrovasculaires (14%) principalement.

La cocaïne - Benzoylecgonine

6 – Le crystal meth – Méthamphétamine 

Stimulant hautement addictif, cette drogue synthétique est hautement dangereuse. Elle peut causer des problèmes cardiaques, dentaires, cérébraux et psychotiques. Le crystal meth est également associé à des risques d’overdose. Les conséquences négatives s’étendent aux relations, à la vie professionnelle et sociale.

La méthamphétamine crée rapidement un état d’euphorie semblable à celui procuré par la cocaïne, mais plus prolongé. Il provoque une augmentation de l’éveil et de la vigilance, une impression de grande confiance en soi, une meilleure humeur ainsi qu’une amélioration des capacités sociales. On l’appelle aussi “drogue du travail” puisque le sujet n’a plus ni appétit, ni ennui, ni sommeil. 

Le crystal meth - Méthamphétamine 

Anecdote : Pour la petite histoire, pendant la Seconde Guerre mondiale, le régime nazi allemand a été impliqué dans la production et la distribution de méthamphétamine à des fins militaires. Les nazis ont développé une version de la méthamphétamine appelée « Pervitin » pour stimuler les troupes et les maintenir éveillées et alertes pendant de longues périodes de combats et de marches.

5 – L’ecstasy – Méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA)

Également connue sous le nom d’ecstasy, cette puissante drogue synthétique est souvent associée aux contextes de la fête et des festivals en raison de ses effets stimulants et empathogènes. Toutefois, le MDMA peut causer des effets secondaires graves. Il s’agit notamment de problèmes cardiaques, d’une surchauffe corporelle, de dommages aux reins et de troubles mentaux. 

Cette drogue représente des risques accrus de surdose. Le fait est que le contenu des comprimés peut être incertain. La variabilité des pilules sur le marché illicite ajoute à l’incertitude des effets et des risques. Elle est aussi addictive. Le taux de décès liés à cette drogue est stable. Par contre, le MDMA a été cité comme produit posant le plus de problèmes par 1300 personnes prises en charge dans les CSAPA, en 2016.

L’extasy - Méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA)

4 – Le crack

Le crack est une forme cristallisée hautement concentrée de cocaïne. C’est un stimulant extrêmement puissant et addictif. Le nom « crack » vient du bruit de craquement caractéristique que les cristaux émettent lorsqu’ils sont chauffés. 

En raison de sa nature hautement concentrée et de la méthode de consommation, le crack est souvent associé à un risque élevé de dépendance rapide et à des problèmes de santé graves. Les effets secondaires négatifs peuvent inclure des problèmes cardiaques, respiratoires, neurologiques et psychologiques.

3 – La drogue crocodile ou krokodil – Désomorphine

La mort peut survenir dès la première injection de désomorphine. Dans tous les cas, la durée de vie moyenne du sujet est de deux ans après la première consommation. Cette drogue a particulièrement fait des ravages et Russie et en Sibérie. Son nom vient du fait que la peau prend l’aspect de celle du crocodile à cause de la nécrose irréversible qui s’installe à partir du point d’injection. Par la suite, des plaques apparaissent sur le corps. Elles deviennent grises puis vertes. L’amputation est souvent la meilleure option pour sauver la personne. 

Il s’agit d’un dérivé de la morphine, une drogue synthétique fabriquée à partir d’ingrédients dangereux et toxiques. Accessible à bon marché, la substance provoque les mêmes effets que la morphine. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certains l’appellent “héroïne des pauvres”. Initialement conçue comme antidouleur, cette substance n’a pas été réellement exploitée dans le milieu médical en raison de la dépendance accrue qu’elle provoque. Ainsi, elle a été abandonnée en 1981 à cause de ses effets secondaires et addictifs. 

2 – Le fentanyl

Le fentanyl est un analgésique synthétique extrêmement puissant. On estime qu’il est jusqu’à 100 fois plus puissant que la morphine. Une petite quantité peut être mortelle. Les décès sont la plupart du temps liés à une dépression respiratoire, qui peut conduire à l’arrêt respiratoire. 

Les effets immédiats du fentanyl sont essentiellement le soulagement de la douleur, l’euphorie et la sédation. 

En raison de sa puissance, il y a un risque très élevé d’overdose. Il y a aussi le fait que le fentanyl est parfois mélangé avec d’autres drogues, comme l’héroïne ou la cocaïne… Les consommateurs peuvent alors être exposés la substance sans le savoir, ce qui augmente les risques d’overdose.

Le fentanyl

1 – Le carfentanil

Le carfentanil appartient à la même classe de médicaments que le fentanyl, mais il est encore plus puissant que ce dernier. C’est décidément la plus forte des drogues. Plus précisément, des études ont montré qu’il est 10 000 fois plus toxique que la morphine, 4 000 fois plus toxique que l’héroïne et 100 fois plus toxique que le fentanyl. 

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Maroc : Ravages de « L’bouffa »: Le cri d’alarme des parents et de la société civile

Ravages de "L'bouffa": Le cri d'alarme des parents et de la société civile

Zineb Jazouli 19 août 2023

« Crack », « lbouffa », « lpouffa », ou « cocaïne des pauvres », tous sont des noms attribués à une drogue venimeuse qui ronge les jeunes marocains en silence. Parents, psychologues, médecins et éducateurs lancent un cri d’alarme. 

«Lboufa», cette nouvelle drogue qui se propage de plus en plus parmi les jeunes, inquiète au plus haut point.

La consommation de la drogue a toujours existé et ses dangers sont incontestables, mais qu’y a-t-il de nouveau avec Lbouffa et …..

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Quand héroïne et cocaïne étaient vues comme « bonnes pour la santé »

Quand la cocaïne était recommandée contre le mal de dents des enfants (en 1885).

Publié: 13 août 2023

auteurs

  1. Francisco López-Muñoz Profesor Titular de Farmacología y Vicerrector de Investigación y Ciencia, Universidad Camilo José Cela
  2. Cecilio Álamo González Catedrático Universitario de Farmacología, Universidad de Alcalá

Universidad de Alcalá et Universidad Camilo José Cela apportent des fonds en tant que membres fondateurs de The Conversation ES.


Bon nombre des drogues dont on abuse actuellement ont commencé leur carrière en tant que médicaments « extrêmement utiles » et bénéfiques. C’est le cas de l’héroïne, de la cocaïne, du cannabis ou encore des amphétamines, entre autres.

Petit retour en arrière pour les plus fameuses substances, quand les usages étaient licites et même plébiscités. Quelles étaient donc leurs « vertus » ? CLIQUEZ ICI POUR LIRE LA SUITE

ETATS-UNIS : UN ENFANT DE 5 ANS TESTÉ POSITIF À LA COCAÏNE APRÈS AVOIR TUÉ PAR BALLES SON FRÈRE DE 16 MOIS

Les enfants étaient sans surveillance au moment du drame. [Samantha Laurey / AFP]

Par Dylan Veerasamy – Publié le 28/07/2023

Un couple d’Américains a été placé en détention après que leur enfant de 5 ans, testé positif à la cocaïne, a accidentellement tué son petit frère, âgé de 16 mois, et positif au cannabis.

Une négligence fatale qui a engendré un véritable drame familial. Selon le Lafayette Journal & Courier, un couple d’Américains a été incarcéré mardi 25 juillet à la prison du comté de Tippecanoe, dans l’Etat de l’Indiana, après le meurtre de leur petit garçon de 16 mois, tué par balles par son grand frère, âgé de 5 ans, et positif à la cocaïne.

Les faits se sont déroulés le 28 mars dernier et …… CLIQUEZ ICI POUR LIRE LA SUITE

Cocaïne, ecstasy, hallucinogènes…

Quels sont les comportements des jeunes face aux drogues illicites ?

  1. Stanislas Spilka Responsable unité DATA, Observatoire français des drogues et des toxicomanies

Beaucoup de clichés circulent autour de la consommation de drogues chez les jeunes, ils consommeraient de plus en plus tôt et en plus grande quantité que leurs aînés, mais qu’en est-il vraiment ? Pour le savoir, nous menons l’enquête sur la santé et les consommations lors de la Journée d’appel et de préparation à la défense (ESCAPAD). Cette dernière est conduite depuis l’an 2000 par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) en collaboration avec la Direction du service national et de la jeunesse (DSNJ). Menée pour la première fois en 2000, elle a été réalisée neuf fois et nos derniers résultats datent de 2022.

Elle porte principalement sur les consommations de …… cliquez ici pour lire la suite

Hausse de la consommation de cocaïne en France

la Fédération Addiction travaille à des réponses adaptées

Le rapport de l’OFDT sur la cocaïne, publié le 27 mars 2023, fait état d’un « marché en plein essor ». Malgré la politique de prohibition, la France est aujourd’hui parmi les pays les plus consommateurs de cocaïne en Europe. La Fédération Addiction travaille à développer une offre de réduction des risques et de soins adaptée à cette hausse de la consommation de cocaïne.

Une hausse de la consommation de cocaïne qui place la France parmi les pays les plus consommateurs d’Europe

Le théma La cocaïne, un marché en plein essor publié par l’Observatoire français des drogues et tendances addictives (OFDT) fait état d’une hausse de la consommation de cocaïne parmi les Français qui s’inscrit dans un contexte européen et mondial où cette drogue circule de plus en plus, et ce depuis 20 ans.

Si la consommation de cocaïne ne concerne toujours qu’une partie marginale de la population (1,6 % de la population adulte en 2017), la France fait aujourd’hui partie du club des pays de l’Union européenne où la cocaïne est la plus diffusée. Ainsi, 600 000 Français ont consommé de la cocaïne dans l’année écoulée : il s’agit ainsi de la drogue illicite la plus consommée en France derrière le cannabis et devant l’ecstasy.

Le rapport de l’OFDT met cependant en exergue un recul des niveaux d’expérimentation de la cocaïne chez les adolescents et chez les 18-25 ans. La progression de la consommation s’observe en effet chez les adultes,mais seulement dans certaines tranches d’âges, en particulier les trentenaires et quarantenaires. L’OFDT formule l’hypothèse que « cette hausse de la proportion d’usagers dans l’année traduit probablement, un changement de comportement parmi les initiés à la cocaïne, plus qu’une progression généralisée de la consommation : parmi les adultes qui ont essayé la cocaïne, ceux qui consomment ensuite de façon occasionnelle voire régulière sont plus nombreux que dans les générations précédentes ».

Conformément à ce qui s’observe dans les autres pays européens, la majorité des usagers de cocaïne en France n’en consomment qu’en de rares occasions, à titre expérimental.

L’OFDT note également une diversification des modes d’usages de la cocaïne ainsi qu’une diversification sociale des usagers : l’expérimentation de la cocaïne touche aujourd’hui des personnes travaillant dans tous les secteurs professionnels, de plus en plus de femmes et de plus en plus de territoires ruraux et périurbains.

La progression de la consommation s’observe chez les adultes, mais seulement dans certaines tranches d’âges : en particulier les trentenaires et quarantenaires.

La consommation de cocaïne sous forme de crack reste — malgré le focus médiatique sur cette question — résiduelle : elle concerne selon l’OFDT « certains segments de population et certains territoires » et « s’explique par divers facteurs ».

Une consommation qui entraine de plus en plus de complications

Cette diffusion accrue de la cocaïne — qui est par ailleurs de plus en plus pure et qui continue de bénéficier de perceptions sociales minorant sa dangerosité— a des conséquences sanitaires importantes. Ainsi, 130 décès directement liés à l’usage de cocaïne ont été enregistrés en 2020 en France. En 2022, le taux de recours aux urgences pour un usage de cocaïne était de 21,2 pour 100 000 contre 8,6 en 2010, soit un triplement. Autre indicateur : l’augmentation des demandes de traitement liées à la cocaïne. Les CSAPA, qui enregistraient 2 613 demandes de traitement liées à la cocaïne en 2010, en enregistrent 5 907 dix ans plus tard.

Dans ce contexte, la Fédération Addiction travaille à mieux outiller les professionnels du secteur de l’addictologie à l’accompagnement des usagers de cocaïne

Outiller les professionnels

Le projet AIPAUC (« Améliorer l’information, la prévention et l’accompagnement des usagers de cocaïne »), soutenu par le Fonds de lutte contre les addictions, s’intéresse à l’ensemble des personnes consommatrices de cocaïne : aussi bien celles qui consomment de la cocaïne en poudre, en contexte festif et qui ne rapportent pas nécessairement des troubles de l’usage, que celles plus marginalisées faisant plus souvent usage de crack ou de cocaïne injectée. Il s’agit de toucher ces différents publics sans avoir de message unique.

Concrètement, le projet permettra la création dès 2023 de plusieurs supports destinés aux professionnels du champ de l’addictologie : une synthèse et un support vidéo sur les outils de réduction des risques, une synthèse sur la prévention, une vidéo sur les complications liées aux consommations et une synthèse sur les thérapeutiques. L’ensemble de ces livrables seront présentés dans le cadre de cinq journées régionales.

Par ailleurs, la hausse de la concentration de la cocaïne argumente en faveur du renforcement des dispositifs d’analyse de drogues. La Fédération Addiction anime à ce titre le réseau Analyse ton prod’ qui a analysé 400 échantillons de cocaïne en Île-de-France en 2022.

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