D’après une enquête de l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et Tendances addictives), les adolescents de Nouvelle-Aquitaine consomment davantage de drogues, d’alcool et de tabac que leurs camarades des autres régions. ICI fait le point ce vendredi.
Alcool, tabac, cannabis, poppers, MDMA, héroïne… D’après l’Observatoire Français des Drogues et Tendances addictives (OFDT), les jeunes de 17 ans Nouvelle-Aquitaine consomment davantage de drogues et de produits psychoactifs que les adolescents des autres régions. ICI fait le point ce vendredi sur ces consommations à risques.
Si la toxicomanie est apparue au XIXe siècle, dès l’Antiquité, on se servait de substances psychoactives pour calmer les esprits… ou prédire l’avenir.
La hausse est stupéfiante. En 2024, les douanes françaises ont saisi près de 111 tonnes de drogue soit une augmentation de 74 % par rapport à 2023.
Le cannabis reste le plus consommé avec 900 000 usagers quotidiens, ce qui place l’Hexagone en tête des pays européens. Et 1,1 millions de nos concitoyens ont pris au moins une fois dans l’année de la cocaïne et 750 000 de …..
Recherche de plaisir, gestion de la douleur, besoin de lien social… les raisons qui poussent à consommer des drogues sont multiples. Un article récemment publié sur Drugz.fr explore ces mécanismes, déconstruit les idées reçues et propose une lecture accessible des usages de substances, légales ou non.
Alcool, café, médicaments, cannabis, cocaïne… Si les produits varient, l’élan qui pousse à les consommer est universel. Dans son article « Pourquoi on se drogue ? », le site Drugz.fr rappelle que les usages de substances psychoactives concernent tout le monde, sous des formes plus ou moins acceptées socialement.
Le texte propose une approche décomplexée et pédagogique : on se drogue pour ressentir du plaisir, pour faire face à la douleur, pour renforcer un lien social ou répondre à un besoin ponctuel de performance. Des motivations profondément humaines, que les sciences expliquent de mieux en mieux.
Ce regard nuancé permet de sortir d’une vision moraliste des consommations pour mieux comprendre leur place dans nos vies.
L’édition 2023 de l’Enquête sur les représentations, opinions et perceptions sur les psychotropes (EROPP) réalisée par l’OFDT depuis 1999 met en lumière les évolutions du regard porté par les Français sur les drogues.
On note en particulier que la dangerosité perçue se redéfinit désormais selon les habitudes d’usages et non plus uniquement selon le statut légal du produit.
Le tabac et l’alcool sont jugés plus dangereux en 2023 qu’en 1999
Le tabac et l’alcool sont désormais plus souvent perçus comme dangereux, y compris à faible dose. Concernant le tabac, la part des Français considérant que son usage est dangereux dès l’expérimentation a augmenté (22% en 1999 à 27% en 2023), de même que le fait de considérer son usage dangereux à partir d’une consommation occasionnelle (1% en 1999 à 17% en 2023).
Concernant l’alcool, la part des Français considérant que son usage n’est dangereux qu’à partir d’une consommation quotidienne a diminué (de 84% en 1999 à 71% en 2023).
La dangerosité perçue du cannabis et de la cocaïne diminue
Alors que le sentiment d’être bien informé sur les drogues progressait entre 1999 et 2018, il recule désormais en 2023, en particulier chez les femmes (passant de 71% à 68% chez les hommes et de 65% à 58% chez les femmes). Par contraste avec le tabac et l’alcool, la dangerosité perçue du cannabis diminue sensiblement, passant de 54 % en 1999 des Français qui le considèrent dangereux dès l’expérimentation, contre 38 % en 2023.
En 10 ans, la part des Français citant spontanément la cocaïne parmi les drogues dont ils connaissent l’existence a augmenté substantiellement, passant de 64% en 2012 à 74% en 2023. Les représentations concernant la cocaïne sont très différentes chez les Français qui ont en déjà consommé eux-mêmes par rapport à ceux qui n’en ont jamais consommé.
Notamment, les Français en ayant déjà consommé sont 74 % (contre 22 % pour les non-expérimentateurs) à considérer que la cocaïne aide à « s’amuser et à faire la fête », près de la moitié (44% contre 14%) que c’est un « moyen d’améliorer ses performances » et près d’un quart qu’il est « possible de vivre normalement en consommant de la cocaïne » (24 % contre 6 %).
Une forte adhésion aux mesures de réduction des risques
Concernant les politiques publiques, les Français expriment toujours une adhésion aux dispositifs de réduction des risques, notamment les Haltes Soins Addictions (HSA, ex-salles de consommations à moindre risque).
Ils sont 73 % à soutenir leur déploiement, bien que seuls 20 % en accepteraient une dans leur propre quartier. Le soutien à des mesures éducatives (rappel à la loi, stages) reste élevé (81 % et 67 % respectivement), mais les opinions sur la réponse pénale se durcissent : 35 % des Français considèrent désormais que la peine de prison est une « bonne chose » pour les usagers de cannabis, contre 23 % en 2018.
Sur les six premiers mois de l’année, le nombre de conduites sous influence de stupéfiants est en forte hausse. Cette année, 331 personnes contrôlées ont été testées positives aux stupéfiants contre 239 il y a deux ans. Même chose pour l’alcool, où les hausses sont similaires.
Comment expliquer ce phénomène ? Pour le capitaine Laurent Rey, chef de la circulation et de la sécurité routière: » il y a deux facteurs, le premier, c’est de penser que l’on ne se fera pas contrôler. Ensuite, il y a une méconnaissance des sanctions, une alcoolémie qualifiée, c’est trois mois de retrait de permis, avec un sursis de plusieurs années et une amende pécuniaire. »
Et si certains contrôles, parfois effectués en milieu de journée, ne montre aucun test positif, ils sont tout aussi importants puisqu’ils permettent d’avoir un rôle préventif selon la gendarme Malika Ducommun: « on a peut-être plus de gens qui rentrent du travail que des gens alcoolisés en début de soirée, c’est sûr que quand on fait souffler des gens à 23h et 2h du matin, on s’attend peut-être plus à ce qu’ils aient consommé de l’alcool. »
Chez la plupart des automobilistes, ces contrôles sont pris avec le sourire. Du côté de la Police cantonale, on espère une prise de conscience des fribourgeois dans une période souvent chargée entre les soirées, les festivals et les girons.
Sous la houlette du Premier ministre Viktor Orbán, le gouvernement hongrois a lancé une vaste campagne de répression présentée comme une croisade morale visant à protéger la jeunesse du pays.
En mars 2025, le gouvernement a ainsi annoncé une campagne nationale de lutte contre la drogue assortie d’une politique de tolérance zéro, suivie en avril d’un amendement constitutionnel déclarant : « La production, la consommation, la distribution et la promotion de drogues sont interdits en Hongrie. ».
De la réduction des risques à l’hostilité
La Hongrie avait autrefois l’une des politiques en matière de drogues les plus progressistes d’Europe centrale. Entre 2000 et 2009, la stratégie nationale de lutte contre …..
La consommation régulière d’alcool et de tabac diminue sur longue période, celle de cannabis et de cocaïne progresse, mais concerne une population bien plus faible. La consommation de substances psychoactives (drogues illicites, tabac et alcool) connaît des évolutions contrastées, selon les données de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies. Elle évolue notamment en fonction des transformations des modes de vie, de l’attention portée au corps et à la santé.
Un quart des 18-75 ans fument tous les jours, 31 % régulièrement ou occasionnellement. Cette proportion a baissé dans les années 1970 et 1980, du fait de la diminution de consommation chez les hommes. Il faut dire qu’en 1974, 60 % d’entre eux étaient fumeurs. La part a augmenté chez les femmes dans les années 1980, puis est demeurée assez stable. Depuis les années 1990, les données évoluent peu. La hausse du prix du tabac a peu d’effet sur le fait de fumer ou pas. En revanche, la part de fumeurs quotidiens a diminué de 29,4 % en 2016 à 23,1 % en 2023. Cette baisse est surtout importante parmi les plus diplômés.
La consommation de drogues illicites progresse. L’usage régulier (au moins dix fois par mois) du cannabis est passé de 1,9 % des 18-64 ans en 2000 à 3,6 % en 2017, pour se stabiliser à ce niveau. Un doublement, certes, mais cette pratique ne concerne qu’une fraction très réduite de la population. Elle est plus importante chez les 18-24 ans, dont 6,6 % sont des usagers réguliers. La consommation de cocaïne connaît une progression encore plus forte, même si une infime partie de la population en consomme. Elle est plus répandue chez les hommes et les 25-34 ans. Dans les années 1990, moins de 0,5 % de la population disait en avoir consommé au moins une fois dans l’année, contre 2,7 % en 2023.
Les Français boivent de moins en moins (lire notre article). Dans les années 1990, la baisse a surtout concerné les hommes, puis les femmes dans les années 2000. La part de consommateurs quotidiens est tombée de 24 % à 7 % entre 1992 et 2023. Côté âge, c’est l’inverse du cannabis : seuls 2,3 % des 18-24 ans consomment tous les jours de l’alcool, contre 16,6 % des 65-75 ans.
Les pratiques de masse comme l’alcoolisme ou le tabagisme régulier ont tendance à diminuer, alors que l’usage des drogues illicites se développent, mais dans une très petite fraction de la population. Du côté des drogues licites, le danger du tabagisme fait l’objet de messages explicites et d’une politique de hausse des prix, mais les pouvoirs publics demeurent silencieux en matière d’alcool, pourtant responsable de plus de 49 000 décès par an, selon le ministère de la Santé, soit quatorze fois plus que les accidents de la route. Concernant le cannabis, le débat porte sur sa dangerosité notamment comparé à l’alcool. De plus en plus de voix s’élèvent pour sa légalisation, comme c’est déjà le cas dans de nombreux pays. D’une manière générale, les politiques publiques naviguent entre l’exigence de santé publique et le libre arbitre individuel, en fonction du degré de dangerosité estimé du produit. Les lobbys des producteurs d’alcool jouent un rôle important dans les décisions prises.
Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a annoncé jeudi 24 avril la généralisation de l’expérimentation de la confiscation des téléphones portables des consommateurs de drogues. Ludovic MARIN / AFP/Archives
La confiscation des téléphones portables des consommateurs de drogues va être généralisée, a annoncé jeudi 24 avril 2025 le ministre de la justice, Gérald Darmanin. Cette mesure avait été expérimentée par le procureur de Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques.Partager
Le ministre de la justice Gérald Darmanin a annoncé jeudi 24 avril la généralisation de l’expérimentation de la confiscation des téléphones portables des consommateurs de drogues.
« Je vais donner une instruction, une circulaire cet après-midi à tous les procureurs de la République de France pour que consommateurs et vendeurs de drogue, lorsqu’ils seront attrapés, non seulement paieront l’amende forfaitaire que nous avons mise en place, mais par ailleurs se verront saisir leur téléphone portable », a déclaré le garde des Sceaux sur franceinfo.
Le ministre entend ainsi généraliser une expérimentation menée par le procureur de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) visant à saisir et confisquer les téléphones portables utilisés par les usagers pour effectuer leurs transactions via des messageries cryptées.
« Aujourd’hui, la loi nous permet de saisir un téléphone portable, une voiture, une moto, un quad », de les « confisquer », « c’est-à-dire (les) vendre avant même que la personne soit condamnée », a déclaré Gérald Darmanin. « L’expérimentation que met en place le procureur de Bayonne, nous allons la généraliser. »
« La saisie de manière générale, la saisie d’argent, la saisie de voitures, la saisie de téléphones, la saisie de vos objets est parfois plus dissuasive qu’une poursuite judiciaire », a-t-il ajouté.
« Ubershit », « Ubercoke »
Sur les ondes de la radio locale Ici Pays basque, le procureur de Bayonne Jérôme Bourrier a défendu « une répression plus assumée de l’usage des stupéfiants et des consommateurs ».
Il s’agit de mettre en place la « saisie et confiscation systématique des smartphones des usagers de stupéfiants dès lors qu’il est établi en procédure que ce téléphone portable a été utilisé dans la relation entre l’usager et son vendeur », a expliqué le magistrat.
Le centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie de Monaco est ouvert depuis septembre 2024 (1). Son responsable, le docteur Jean-François Goldbroch, dresse un premier bilan