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Mamans & Célèbres

Les dessous de la télé-réalité, son addiction à la drogue… Une participante fait des révélations inattendues !

Mamans et Célèbres : si aujourd’hui tout va pour le mieux dans sa vie, ce ne fut pas toujours le cas. C’est en tout cas ce qu’a confié la jeune maman face à l’équipe de Sam Zirah.

La dr*gue dans le milieu de la télé-réalité

Il y a peu, Aurélie Dotremont a avoué avoir connu quelques add*ctions par le passé notamment avec la dr*gue. Elle s’était déjà confiée à ce sujet quand un abonné lui avait demandé si elle s’était déjà dr*guée : « Pendant des années, et je n’en suis pas fière …On pense toujours essayer juste une fois. Puis c’est uniquement festif, et puis on fait la fête tous les jours… Très contente de m’en être sortie. »

Dans une vidéo partagée par le blogueur @mayamo_tv, on voit Aurélie se confier : « Tu as beau être entouré de pleins de gens, quand tu te sens seule. Je me suis souvent sentie très seule. Quand je me droguais à la fin ça me mettait mal, ça me mettait au plus mal. 

Le lendemain c’était horrible. Ca te fait kiffer, mais ça te fait kiffer une semaine ».

Dans la foulée, de nombreux internautes ont commenté. Pour eux, le fait d’en parler est salvateur et beaucoup ont trouvé que la jeune femme – qui s’est fait récemment cambrioler – était très courageuse : « C’est déjà un grand pas qu’elle en parle. J’espère qu’elle fait une thérapie pour pouvoir lâcher tous ses fardeaux et être un jour heureuse », « C’est bien qu’elle en parle, courage à elle », « J’espère vraiment qu’elle va s’en sortir, qu’elle va soigner sa maladie (la boulimie) et qu’elle finira par être heureuse », « Elle s’en est sortie, c’est le principal, elle a réagi bravo à elle ».

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Qu’est-ce que le Fentanyl, la drogue la plus mortelle aux États-Unis en 2021 ?

© Shutterstock Par Apolline HenryLe 04 juin 2022 à 10h21

En 2021, près de 108 000 Américains sont décédés d’une overdose. La drogue la plus mortelle reste le Fentanyl, un anti-douleur 100 fois plus puissant que la morphine. Zoom.

Avez-vous déjà entendu parler du Fentanyl ? Cette drogue (qui appartient à la famille des opioïdes de synthèse) fait actuellement des ravages aux États-Unis où elle a provoqué un nombre record de décès par overdose en 2021.

D’après les autorités fédérales américaines, les overdoses sont désormais la principale cause de « décès évitable » chez les 18-45 ans aux États-Unis – devant les suicides, les accidents de la route et les morts par arme à feu.

Bien moins coûteux à fabriquer que l’héroïne, le Fentanyl serait environ 60 fois plus puissant : aussi, les trafiquants n’hésitent plus à « couper » les drogues qu’ils vendent (cocaïne et héroïne) avec cette substance pour accroître le risque de dépendance et les effets obtenus.

2 mg de Fentanyl suffisent pour tuer un adulte

Par ailleurs, de nombreux médicaments contrefaits vendus sur internet (et, en particulier, sur les réseaux sociaux) en contiennent : en 2021, 20,5 millions de pilules contrefaites ont été saisies aux États-Unis… dont 40 % renfermaient des doses mortelles de Fentanyl.

À court terme, le Fentanyl (qui se présente sous la forme d’une poudre jaunâtre, voire de « paper trips », des morceaux de carton très fins imprégnés de drogue) peut être responsable d’une confusion mentale, d’étourdissements, de malaises, d’une somnolence, de troubles respiratoires ou encore de vomissements. Le décès peut survenir en l’espace de quelques minutes seulement. En effet : 2 mg de Fentanyl pur (l’équivalent d’environ 4 grains de sel) suffisent à tuer un adulte.

Avant d’être une drogue mortelle, le Fentanyl est pourtant un médicament : cet analgésique (environ 100 fois plus puissant que la morphine) peut être prescrit en cas de douleurs intenses d’origine cancéreuse, de douleurs post-opératoires ou encore de douleurs chroniques résistant à la morphine.

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Qu’est-ce que la 3-MMC, cette drogue vue comme la «nouvelle cocaïne»?

Par Diane Cacciarella

Moins chère que la cocaïne, la 3-MMC est de plus en plus présente sur le marché des drogues… Quelle est cette substance ? Explications. 

Qu'est-ce que la 3-MMC, cette drogue vue comme la

HERI MARDINAL/ISTOCK

L’ESSENTIEL

  • Les nouveaux produits de synthèse désignent des substances qui imitent les effets de produits illicites connus comme l’ecstasy, les amphétamines, la cocaïne, le cannabis, etc.
  • La structures moléculaires de ces nouveaux produits de synthèse n’est pas identique aux autres drogues, ce qui leur permet, pour certaines qui n’ont pas encore de statut juridique clair, de contourner la législation sur les stupéfiants.

Les cathinones, dont la 3-MMC, font partie des substances les plus observées sur le marché de la drogue et, plus précisément, celui des nouveaux produits de synthèse, selon le rapport 2022 de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). 

Cathinones

Les cathinones sont définies comme “une famille de substances de synthèse dérivées de la cathinone naturelle (un produit naturellement présent dans la plante khat) (…). Il existe plus d’une cinquantaine de cathinones différentes. Les plus connues sont la méphédrone, la 4-MEC, la 3-MMC, la MDPV, et l’alpha-PVP”, selon le site drogues-info-service.fr.

La 3-MMC, ou 3-methylmethcathinone, est donc une drogue de synthèse, présente en France depuis une dizaine d’années. Au début, elle était plutôt consommé dans le milieu homosexuel mais, désormais, elle est aussi présente chez les hétérosexuels. « On observe une extension non-négligeable des usages de la 3-MMC en dehors d’un contexte sexuel, montrant des signes de diffusion à l’extérieur des communautés gay et HSH (Homme ayant des rapports sexuels avec un ou d’autres hommes) », explique un rapport sur le Chemsex, publié en mars 2022 pour le ministère de la Santé.

En mars dernier, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT)  estimait que la 3-MMC faisait partie des produits qui « suscitent des inquiétudes en Europe« . Physiquement, cette substance ressemble à de la cocaïne, c’est-à-dire de la poudre blanche. Mais la 3-MMC a une odeur spécifique de réglisse et, surtout, est moins chère : entre cinq et dix-huit euros le gramme. Depuis 2012, l’OEDT l’a catégorisée comme une nouvelle substance psychoactive. En France, comme toutes les substances illicites référencées comme telles, elle est illégale. 

Désinhiber et augmenter la libido 

“Les principaux effets recherchés par ces produits, et notamment les cathinones (dont la 3-MMC), sont l’augmentation de la libido et de l’endurance, leurs effets désinhibants et entactogènes, la démultiplication des sensations de plaisir, notamment sexuel. Une grande partie de ces molécules possède également un pouvoir stimulant, plus ou moins important, selon les drogues et les posologies utilisées”, explique un rapport sur le Chemsex, publié en mars 2022 pour le ministère de la Santé.

Comme toutes les drogues, la prise de 3-MMC est dangereuse pour la santé. « Les complications sont bien pires que celles de la cocaïne, explique Laurent Karila, addictologue, dans le Parisien. 

Tous les organes peuvent être touchés à long terme. Personne n’est égal devant les drogues, et certains peuvent faire un accident à la première prise”. 

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Jérôme Adam: «La souffrance des frères et sœurs des addicts à la drogue est trop souvent oubliée»

Par Paul-Henri Wallet • Publié le 04/05/2022 à 06:00

Pour Jérôme Adam, les frères et sœurs doivent accepter d’être dans une démarche d’écoute. Crédits photo: Jérôme Adam

ENTRETIEN – Dans le film «Tout pour être heureux», Jérôme Adam s’appuie sur les témoignages de frères et sœurs de toxicomanes pour sensibiliser les jeunes aux dangers des addictions.

Cédric, le frère de Jérôme était «beau gosse, Intelligent et issu d’un milieu privilégié». En apparence, le jeune homme avait «tout pour être heureux». Pourtant, Cédric est mort à 35 ans des suites d’une addiction à l’alcool et à la drogue.

Dans le film «Tout pour être heureux» sorti en décembre 2021, Jérôme Adam, recueille les témoignages de ceux qui comme lui ont eu un frère, ou une sœur toxicomane. En leur donnant la parole, il espère ainsi sensibiliser les consommateurs potentiels aux calvaires endurés par les familles de drogués. Pour toucher les jeunes, il organise régulièrement des projections débat.

Au cours de ces échanges, il insiste sur l’importance de développer une solide confiance en soi. Le producteur et auteur de documentaires Jérôme Adam a eu un parcours exceptionnel: devenu aveugle après une tumeur au cerveau, il est diplômé de Sciences Po et d’un MBA à l’Essec.

FIGARO ETUDIANT. Pourquoi avez-vous produit ce film?

Jérôme ADAM- En voyant ma fille grandir, j’ai réalisé que j’étais angoissé à l’idée de revivre avec elle ce que j’avais vécu avec mon frère. Il diffère des nombreux témoignages d’anciens addicts et des reportages sur les effets de la drogue. Notre documentaire n’est pas pédagogique. On n’y apprend rien sur les produits. De fait, les reportages sur la drogue ne sont pas toujours les plus efficaces. Les jeunes ont souvent du mal à s’identifier aux réalités très difficiles qu’on y présente.

Quant aux témoignages d’anciens addicts, ils permettent souvent de relativiser l’addiction. Le jeune se dit: «S’il s’en est sorti je pourrai le faire aussi». Envisager le problème du point de vue des frères et sœur c’est montrer au consommateur potentiel le malheur et le désespoir dans lequel son addiction pourrait plonger ses proches.

Pourquoi est-ce si important de faire parler les frères et sœurs?

On parle souvent de la douleur des parents mais celle des frères et sœurs est presque toujours oubliée. Ce film vise à libérer la parole en mettant des mots sur une souffrance souvent enfouie. Les frères et sœur témoignent presque toujours d’un sentiment d’impuissance et de culpabilité. Ce film invite aussi à briser les non-dits et révèle l’importance du dialogue et de la communication dans les familles.

Après les projections débats, des parents nous ont dit que les échanges suscités par le film avaient permis de construire un meilleur dialogue au sein de leur famille. Ce film n’est pas enfermé dans la question de l’addiction que nous transcendons en abordant les questions du mal-être des jeunes, et celle du dialogue dans les familles.

Que faire quand son frère ou sa sœur est tombé dans la drogue?

Souvent, on ne comprend pas pourquoi ce frère ou cette sœur s’enferme dans la drogue. En apparence, mon frère avait «tout pour être heureux». Pourtant il est tombé dans une addiction qui l’a entraîné jusqu’à la mort. La consommation cache bien souvent un problème plus profond. Dans le film, j’aborde les angoisses de mon frère, et Jean-Yves révèle le manque de confiance en soi subi par le sien. Sophie explique que sa sœur voulait se sentir plus forte.

Quand le jugement s’installe, on demande, «pourquoi tu consommes?». La vraie question à poser serait plutôt «quel effet tu recherches?» afin de cerner le réel mal-être de la personne. Chaque situation est différente. Mais il faut rester à l’écoute et montrer qu’on tient à la personne. Je passais parfois des nuits entière à écouter mon frère. Il faut accepter qu’on ne vit pas la même chose, on ne peut pas agir à leur place mais l’écoute soulage et est un véritable témoignage d’amour.

Comment éviter de tomber dans l’addiction?

Il me semble que l’addiction ne peut être expliquée uniquement par le produit. Pour prévenir les addictions, je pense qu’il est capital pour les jeunes de développer des compétences psychosociales, c’est-à-dire de travailler sur sa relation aux autres et de développer son épanouissement personnel. De fait, un jeune qui a confiance en soi ira beaucoup moins chercher refuge dans la drogue.

Pour développer ces compétences, il existe des programmes scolaires comme «Unplugged». En plus de la prévention, leur but est de chercher des jeunes en favorisant les interactions en groupes notamment. En ce qui concerne ma fille, je veille à ce qu’elle développe cette confiance en elle par des activités comme le Judo ou le théâtre qu’elle pratique à côté de l’école.

Source Le Figaro

Alcool, cannabis, drogues dures… Comment aider un proche à sortir de l’addiction ?

Il s’agit souvent d’un problème que l’on minimise ou que l’on cache sous le tapis, mais les addictions sont un fléau en France, et chacun d’entre nous peut y être confronté un jour. Elles ne touchent pas que les personnes addictes mais aussi leurs proches, alors comment tendre la main ? Pour y répondre, Jean-Pierre Couteron et Jérôme Adam étaient les invités de « Bienfait pour vous » sur Europe 1.

Taboue, difficilement diagnosticable, longue rémission, l’addiction est un mal dont on aimerait vraiment se passer et qui affecte tout notre entourage. Au micro de Julia Vignali et Mélanie Gomez, Jean-Pierre Couteron, addictologue, psychologue clinicien et porte-parole de la Fédération addiction et Jérôme Adam, producteur du film Tout pour être heureux ? traitant de l’addiction, sont venus partager leur expertise. Et pour aider, il faut d’abord reconnaître. Qu’est-ce qu’une addiction ? Qui peut être susceptible d’en développer une ? Et surtout, que faire ?

Qu’est-ce que c’est concrètement l’addiction ?

« L’addiction, c’est la perte de contrôle d’une substance psychoactive ou désormais d’un appareil, d’un comportement, qui nous permet d’avoir des effets psychoactifs. C’est la perte de contrôle. Avant, c’est de l’usage. Si je me sers de mon téléphone portable, c’est de l’usage. Si, je n’arrive pas à doser le temps que je passe sur mon téléphone portable, je rentre dans des comportements addictifs », explique Jean-Pierre Couteron.

Selon le spécialiste, l’addiction est un trouble complexe, car elle possède deux versants : un versant maladie et un versant « comportement social », à savoir comment l’addict interagit avec le monde et avec ses proches.

Est-on tous égaux face à l’addiction ?

Certains milieux sociaux, certaines tranches d’âge semblent être plus exposés aux risques addictifs, mais pour le clinicien, il n’y a pas forcément de prédispositions, plutôt des vulnérabilités. « Il y a effectivement des vulnérabilités sociales qui font que, selon les milieux sociaux, selon les conditions de vie, on peut avoir des paramètres. Mais il y a aussi des vulnérabilités psychiques. Selon les histoires de vie, si on a vécu un traumatisme, qu’on a des difficultés familiales », détaille-t-il.

>> À RÉÉCOUTER – Drogue et alcool : la clé des addictions serait dans notre ventre

« Et puis il y a des vulnérabilités physiologiques, génétiques. Il n’y a pas un gène de l’addiction, mais il y a des paramètres qui font qu’on n’a pas le même physique et qu’on n’aura pas la même réaction à la substance. Donc tout ça se mélange, peut s’équilibrer. L’effet positif de l’un peut rencontrer l’effet négatif de l’autre. Mais effectivement, le principe de base à savoir, c’est qu’on n’est pas égaux et que ce qui marche pour l’un ne marche pas forcément pour l’autre. »

Une constante semble pourtant se dessiner : c’est à l’adolescence que majoritairement les risques addictifs se présentent.

Comment reconnaître une personne addicte ?

Selon Jean-Pierre Couteron et Jérôme Adam, qui a perdu son frère à cause de l’addiction et a motivé la création de son film, en cas de doute, il faut surveiller le comportement du proche et notamment s’il perd le contrôle. « Donc les signes qui montrent que la personne n’arrive pas à être à la hauteur du contrôle, qu’elle dit encore vouloir avoir. Qu’elle s’engage à faire telle chose à telle heure et qu’elle ne le fait pas. Qu’elle s’engage à ne pas reboire le soir même alors qu’elle va le faire… Ce sont ces signes-là« , précise l’addictologue.

« J’ai compris très vite que [mon frère] consommait, qu’il avait des problèmes de consommation parce qu’il y a eu des attitudes avec des épisodes délirants pendant la nuit, des épisodes où il avait piqué des médicaments de ma mère pour compenser et trouver certains effets », raconte Jérôme Adam.

>> À RÉÉCOUTER – Souffrant de différentes addictions, Christine a réussi à reprendre sa vie en main

Il y a également des signes physiques pour certaines addictions : l’ivresse alcoolique, l’euphorie avec un produit comme le cannabis, des états d’excitation avec des produits stimulants comme la cocaïne. Et si ces deux types de signes persistent et qu’on les a repérés, c’est à ce moment-là que le sujet peut être abordé.

Comment ne pas la braquer ?

« Souvent, le piège dans lequel on va tomber, c’est de lui en parler pour lui dire tout de suite : ‘Arrête !’ Or, il n’a pas immédiatement envie qu’on lui dise d’arrêter parce que pour lui, ça fonctionne encore comme une solution. Ça vient calmer une angoisse, ça vient calmer quelque chose. La première étape, c’est de lui dire qu’on voit qu’il consomme, qu’on imagine que ça lui sert à quelque chose et que c’est de ça dont on aimerait parler. C’est de voir à quoi ça lui sert », explique le clinicien. 

Pour Jérôme Adam, la question de l’amour est très importante. « Il y a tout un travail de déculpabilisation à effectuer vis-à-vis de la personne addicte. Maintenant, l’amour, ce que j’essaye de dire dans le film, c’est qu’il doit être présent et donc qu’il faut rester présent, tendre la main. Mais ça ne suffit pas forcément et surtout, on ne peut pas faire à la place de l’autre. Donc c’est tout ce dosage entre accepter son impuissance et être présent malgré tout qui est fondamental », confie le réalisateur. À l’inverse, la séparation ou la menace d’un éloignement peut aussi agir comme un déclic, mais il faut faire très attention et l’effet n’est pas systématique.

Où l’emmener et que faire ?

Si la personne addicte reconnaît sa maladie et accepte d’en discuter, plusieurs choses sont possibles. « La majorité des addicts s’en sort sans aller consulter les professionnels », indique Jean-Pierre Couteron. Pour certaines addictions, comme la cigarette ou le téléphone portable, il est possible de « réaménager son environnement, son entourage. C’est la fameuse histoire : j’ai rencontré quelqu’un, j’ai un boulot », ajoute le psychologue.

Avec un peu de différence en intensité, on n’est pas obligé d’aller consulter. Cependant, plus on rentre dans des problématiques complexes où il y a des problèmes psychopathologie, des histoires de vie, des vulnérabilités, plus cela est difficile d’en sortir seul. Dans ces cas-là, il est préférable d’être suivi par un médecin. « Il y a beaucoup d’endroits pour aller consulter. Il y a des médecins en ville qui sont intéressés par les questions d’addiction, des centres spécialisés, médico-sociaux, des centres de soins, d’accompagnement et de prévention », détaille le professionnel. Enfin, des médicaments, prescrits par le médecin, peuvent aider à réduire les effets de l’addiction.

Source Europe 1

GHB : effets, comment savoir en cas de piqûre ?

Le GHB est une drogue qui se présente sous forme de poudre blanche soluble ou de liquide transparent et inodore. Elle peut être prise délibérément ou versée dans une boisson à l’insu de la personne. Elle peut aussi être injectée par piqûre. Quels sont les effets du GHB ? Ses dangers ? Comment le détecter ? Par prise de sang ?

Le GHB est une drogue qui se présente sous forme de poudre blanche soluble ou de liquide transparent et inodore. Il est souvent présenté comme la « drogue du viol » suite à plusieurs affaires judiciaires dans lesquelles il était utilisé comme moyen de soumission chimique de la victime, même si son utilisation à des fins délictueuses reste marginale. Il peut être versé, à votre insu, dans une boisson, sans en changer l’aspect. Soyez donc prudent et attentif à votre boisson, en particulier en milieu festif. Il peut aussi être administré par voie injectable.

En France, des dizaines de jeunes racontent avoir été piqués lors de soirées en discothèques en mars et avril à différents endroits du corps (fesses, cuisses, bras…) et avoir après eu une sensation de malaise, nausée… voire pour certains un « trou noir« . Les faits se sont déroulés à Grenoble, Béziers, Nantes ou encore Rennes. Quels sont les effets du GHB ? Comment le détecter dans le sang ? Peut-on en être dépendant ? Comment s’en libérer ?

C’est quoi le GHB ?

Le GHB (acide GammaHydroxyButyrique) appelé aussi « liquid ecstasy« , « drogue du viol » ou du « violeur » se présente sous forme d’une poudre blanche soluble ou de liquide incolore, inodore et sans goût. Il est conditionné dans de petites fioles en verre ou en plastique. Il peut être versé, à l’insu d’une personne, dans une boisson, sans en changer l’aspect. Il se consomme en grande majorité par voie orale mais il peut aussi être injecté (mode de consommation plus marginal). Le GHB est une drogue classée comme stupéfiant, exception faite des préparations injectables réservées à un usage hospitalier.

Quels sont les effets du GHB ?

Les effets varient selon le consommateur, le contexte de consommation, la quantité et la qualité de GHB. Ils durent environ 1 heure, seulement 15 à 30 minutes après l’absorption. Le premier effet est souvent celui d’une sensation de chaleur et d’ivresse comparable à celle de l’alcool. Pour des doses faibles à modérées, le consommateur ressent un sentiment de quiétude, une légère euphorie et une désinhibition. À fortes doses, les effets du GHB sont ceux d’un somnifère puissant avec un risque de coma. Les effets secondaires du GHB peuvent apparaître dès les plus petites doses avec un risque de surdosage. Il s’agit principalement de symptômes physiques :

  • maux de tête,
  • vertiges,
  • sensation d’étourdissement,
  • hypersalivation,
  • nausées,
  • vomissements
  • somnolence.

Une confusion et une amnésie peuvent apparaître en cas d’association avec l’alcool en particulier. Ils doivent alerter et nécessitent une prise en charge médicale rapide. Certains sportifs utilisent aussi le GHB pour stimuler leur développement musculaire car il facilite la libération de l’hormone de croissance. Le GHB est le plus souvent consommé dans les milieux festifs mais son utilisation peut aussi être détournée à des fins illégales à cause de son effet amnésiant et inducteur de sommeil. Il est souvent consommé avec de l’alcool ou d’autres drogues, augmentant ainsi les risques pour la santé.

Comment repérer le GHB dans une prise de sang ?

Le GHB est dépistable dans le sang dans certains laboratoires d’analyses spécialisés. Il est présent pendant moins de 12 heures dans les urines et quelques heures dans le sang. Il est particulièrement difficile à détecter car il disparaît rapidement de l’organisme.

De quoi se compose le GHB ?

Le GHB est un produit de synthèse qui se compose de deux substances : la Gamma-butyrolactone (GBL) et le 1,4 butanediol (1,4-BD). Le GBL est utilisé comme solvant dans l’industrie des peintures. Quant au 1,4-BD, il se présente sous la forme d’un liquide visqueux incolore utilisé dans des industries chimiques pour produire des résines et du polyester. Lorsqu’elles sont ingérées, ces substances sont converties en GHB par l’organisme.

Quelle est la différence entre GHB et GBL ?

Le GBL (Gamma-butyrolactone) est un compostant du GHB. C’est un produit chimique utilisé comme solvant-décapant par l’industrie. Il se transforme dans le corps, après absorption, principalement en GHB. C’est pourquoi on dit que le GBL un précurseur du GHB, et qu’ils ont les mêmes effets.

Quels sont les signes de dépendance au GHB ?

La dépendance au GHB n’est pas établie scientifiquement et reste discutée. Les cas seraient rares car la substance ne serait pas très addictogène, c’est-à-dire qu’il n’y aurait pas ou peu d’accoutumance (besoin d’augmenter les doses pour avoir le même effet).

Même si les sensations de quiétude, d’euphorie et d’ivresse peuvent inciter à renouveler les prises régulièrement, la consommation quotidienne reste marginale. Après une utilisation régulière, il est possible de ressentir un syndrome de sevrage sévère avec une forte angoisse, une agitation, des tremblements, des nausées et des vomissements. 

Les symptômes peuvent aller jusqu’à une tachycardie, une insomnie et même des hallucinations et une psychose sévère nécessitant une prise en charge médicale en urgence.

Comment ne plus être accro au GHB ?

Comme pour toute dépendance à un stupéfiant, une prise en charge en addictologie est nécessaire, que ce soit par un addictologue en libéral, à l’hôpital ou dans un CSAPA (Centres de Soin, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie).

Il n’existe pas de traitement substitutif au GHB mais un traitement anxiolytique peut être prescrit si nécessaire, toujours en complément d’une psychothérapie. Certaines thérapies comme la TCC (Thérapie Cognitive et Comportementale) ont fait leur preuve dans ce type d’addition.

Quel est le prix du GHB ?

Son prix se situe entre 10 et 20 euros le demi-litre, ce qui en fait une drogue accessible, parfois moins chère que l’alcool.

En savoir plus sur : Drogues Info Service 0800 23 13 13 (tous les jours de 8h à 2h, appel anonyme et gratuit depuis un poste fixe).

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Tabac, alcool, cannabis : ces drogues modifient l’épigénétique des adolescents

Par Mathilde Debry

L’Académie nationale de médecine s’inquiète de l’impact de la consommation de tabac, d’alcool et de cannabis sur la santé des jeunes Français et sur leur future descendance. 

Tabac, alcool, cannabis : ces drogues modifient l’épigénétique des adolescents

LANASTOCK / ISTOCK.


  • En France, la consommation de tabac est responsable de 75.000 décès par an.
  • 41 000 Français meurent également chaque année d’une trop grande consommation d’alcool.

Nos adolescents consomment trop de tabac, d’alcool et de cannabis,, s’inquiète l’Académie nationale de médecine. L’institution milite pour que de nouvelles mesures préventives soient mises en place afin de mieux les protéger de ces produits dangereux pour la santé.  

« Double peine »

« Les enquêtes attestent de la prévalence élevée d’usage du tabac, de l’alcool et du cannabis débutant dès l’adolescence, période critique pour la maturation cérébrale, qui s’en trouve perturbée », expliquent les médecins dans un communiqué. « Les jeunes consommateurs sont exposés à une double peine : pour eux-mêmes, en raison des effets délétères directs de ces drogues, mais aussi par les marques épigénétiques qu’ils acquièrent et qu’ils pourraient transmettre à leur descendance », ajoutent-ils.

Des études chez l’animal démontrent en effet que ces marques épigénétiques modifient à la fois le niveau d’expression de certains gènes impliqués dans la réponse comportementale aux drogues et la vulnérabilité aux addictions. Les marques épigénétiques correspondent, en quelque sorte, à une mémoire cellulaire de l’exposition à certaines substances qui peut être transmise à la génération suivante, voire aux suivantes. « L’épigénétique des addictions devrait être mieux connue des décideurs », estiment les professionnels de santé.

De nouvelles recommandations

Au-delà de la prohibition du cannabis, de l’augmentation des prix du tabac, de l’interdiction de vente de l’alcool et du tabac aux mineurs et de la limitation de leur publicité, l’Académie nationale de médecine recommande :

1) d’intégrer dès l’école primaire et jusque dans les structures d’enseignement supérieur une information régulière sur les dangers de ces drogues.

2) De promouvoir des actions collectives de sensibilisation sur les dommages multiples (sanitaires, sociaux et sociétaux) causés par les drogues licites et illicites, à destination prioritairement des parents, des femmes enceintes, des jeunes adultes, des professionnels de santé, des enseignants et des milieux professionnels et politiques.

3) De mettre en place une vaste campagne d’information, ciblant particulièrement les jeunes adultes en âge de procréer, sur les risques de transmission à la descendance de l’appétence aux drogues via des mécanismes épigénétiques.

4) De développer davantage les programmes d’activités sociales, culturelles et sportives afin de réduire le risque de consommation de drogue.

5) De mettre en œuvre des programmes ambitieux de recherche préclinique et clinique en vue de disposer de marqueurs épigénétiques de l’addiction aux drogues, d’étayer la transmissibilité intergénérationnelle des altérations induites de l’épigénome, voire de concevoir des stratégies thérapeutiques innovantes des addictions fondées sur l’épigénétique.

Source

Le désastre des toxicomanies en France

Cliquez ici pour lire le livre du Pr Costentin (offert par le C.N.P.E.R.T)

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Le « K2 », drogue à vapoter, se répand dans les lycées du Centre-Bretagne 

Publié le 21 janvier 2022
Vendus en flacons, ces cannabinoïdes de synthèse illégaux se retrouvent dans les cigarettes électroniques des lycéens, particulièrement en Centre-Bretagne.
Vendus en flacons, ces cannabinoïdes de synthèse illégaux se retrouvent dans les cigarettes électroniques des lycéens, particulièrement en Centre-Bretagne. (Photo Pixabay)

Réputé être bon marché et discret, le « K2 » est un cannabinoïde de synthèse qu’on retrouve régulièrement dans les cigarettes électroniques des lycéens du Centre-Bretagne.

En Centre-Bretagne, on appelle ça le « K2 ». En Normandie, le PTC (Pète ton crâne). Et en 2019, on parlait de Buddha Blues. Vendus en flacons, ces cannabinoïdes de synthèse illégaux se retrouvent dans les cigarettes électroniques (CE) des lycéens, particulièrement en Centre-Bretagne.

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