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Tabac, alcool, pollution de l’air… plus de 35 millions de nouveaux cas de cancer prédits pour 2050

  • Cancer : vers une explosion des cas en 2050Cancer : vers une explosion des cas en 2050

A l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, l’OMS publie les estimations de ce fardeau à l’échelle mondiale. En 2022, 20 millions de nouveaux cas de cancer ont été dépistés. Et l’organisation s’attend à une augmentation de 77 % en 2050.

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) – l’agence spécialisée dans le cancer de l’Organisation mondiale de la Santé – vient de publier les chiffres de la maladie pour l’année 2022. Des estimations qui mettent en évidence deux tendances :

  • le fardeau croissant de la maladie (sociétal, financier, hospitalier…) ;
  • l’impact disproportionnée sur les populations peu ou mal desservies par les dépistages et l’accès aux soins. Car sur les 115 pays étudiés, 61 % ne financent pas les services de lutte contre le cancer, ce qui, pour les populations concernées s’expriment sur le terrain par un manque de moyens et d’infrastructures.

Une personne sur cinq

En 2022, 20 millions de nouveaux cas de cancer et 9,7 millions de décès ont été recensés. « Environ une personne sur cinq développe un cancer au cours de sa vie« , estiment le CIRC. « Un homme sur neuf et une femme sur douze en meurent. »

Quels cancers ?

En fait, dix types de cancer représentaient les deux tiers des nouveaux cas et décès dans le monde en 2022. Le cancer du poumon demeure le plus fréquent – et le plus meurtrier – avec 2,5 millions de nouveaux cas (12,4 %). Suivi par le cancer du sein (2,3 millions de cas, 11,6 %), puis le cancer colorectal (1,9 million de cas, 9,6 %), le cancer de la prostate (1,5 million de cas, 7,3 %) et le cancer de l’estomac (970 000 cas, 4,9 %).

Plus de 35 millions de cas en 2050

Mais les estimations du CIRC n’annoncent pas une amélioration des chiffres. Plus de 35 millions de nouveaux cas de cancer sont en effet prédits pour 2050, soit une augmentation de 77 % par rapport à 2022. Une augmentation qui reflète à la fois le vieillissement et la croissance de la population. Mais aussi, et c’est là qu’il est possible d’agir, l’exposition toujours importante de la population aux facteurs de risque évitables que sont le tabac, l’alcool, les pesticides et l’obésité. La pollution atmosphérique restant un facteur clé des risques environnementaux.

L’impact de cette augmentation ne se fera pas sentir de la même manière dans le monde. « Ceux qui disposent du moins de ressources supporteront le poids du fardeau mondial du cancer« , déplore le Dr Freddie Bray, chef de la Branche Surveillance du cancer au CIRC. « Malgré les progrès réalisés dans la détection précoce des cancers et dans le traitement et les soins des patients, des disparités significatives existent non seulement entre les régions du monde à revenus élevés et faibles, mais également au sein des pays. Le lieu de résidence d’une personne ne devrait pas déterminer si elle peut vivre. »

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Les ados consomment moins de tabac, alcool et cannabis …

Tabac, alcool, cannabis: les adolescents commencent à décrocher

Par Angélique Négroni Publié le 26/01/2024

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Au collège comme au lycée, les usages connaissent une baisse significative par rapport à 2018.

Enfin une bonne nouvelle sur les usages des adolescents. Cette génération que l’on accable souvent de bien des maux a réduit sa consommation de cigarettes, de cannabis mais aussi d’alcool. Ce sont les résultats communiqués ce jeudi par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).

Après une première étude menée en 2018, cette structure s’est de nouveau penchée sur les conduites addictives des collégiens et lycéens en 2022. Même si des usages inquiétants perdurent, les grandes tendances sont aussi encourageantes que fiables, comme l’explique Stanislas Spilka, le responsable de l’unité data de l’OFDT.

Tant dans les écoles publiques que privées, les 9 566 élèves, qui ont répondu anonymement au même questionnaire, ont été «sélectionnés aléatoirement», souligne-t-il. Une méthode qui permet de «généraliser les résultats».

À lire aussi «C’est la base»: la nouvelle campagne contre l’abus d’alcool chez les jeunes suscite railleries et incompréhension

Ainsi, du côté des collégiens, le niveau d’expérimentation du tabac a diminué de près de moitié entre 2018 et 2022, passant de 21,2 % à 11,4 %. De même, le cannabis marque un recul avec un taux de 6,7 % en 2018 et de 5,3 % en 2022 parmi les classes de quatrième et de troisième. Quant à l’alcool, sa consommation chute également. Alors que 60 % de mineurs affirmaient avoir pris une fois un verre en 2018, ils ne sont plus que 43,4 % quatre ans plus tard. Un niveau qui reste toutefois encore élevé et qui fait dire aux auteurs de l’étude que «le collège reste une période importante d’initiation» à la prise d’alcool.

L’engouement pour le vapotage

Ces tendances à la baisse sont incontestablement positives sur le plan de la santé. «Car tout se joue très jeune et très tôt», rappelle Nicolas Prisse, le président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca). Des consommations précoces ont parfois des conséquences irréversibles sur le cerveau. Mais l’étude montre aussi que, dès que l’on pousse les portes du lycée, on boit et on fume bien davantage qu’au collège.

Que ce soit pour la consommation occasionnelle ou régulière, quasiment toutes les courbes montent en flèche dès la seconde et continuent de progresser jusqu’à la terminale. C’est particulièrement significatif pour l’alcool, notamment en terminale. Mais il y a un élément encourageant: cette évolution se joue dans des proportions moindres qu’en 2018.

Alors que le taux culminait à 88,7 % cette année-là, il chute à 73,9 % en 2022. Quant aux élèves qui affirment boire régulièrement, même si leur nombre reste encore élevé, avec un taux de 8 %, ils étaient trois fois plus nombreux en 2018.

Un lycéen sur cinq consommateurs présente un risque élevé d’usage problématique ou de dépendance au cannabisObservatoire français des drogues et des tendances addictives

Pour les fumeurs, c’est la même évolution: dès que l’on quitte le collège et que l’on devient lycéen, on résiste de moins en moins à la cigarette. Et plus on gravit les classes, plus on vide rapidement le paquet. Là encore, ces habitudes décrites dans l’étude de 2018 restent une constante en 2022, mais selon des volumes moins importants.

L’’engouement pour le vapotage joue-t-il sur cette baisse?

Si les lycéens sont moins nombreux à l’expérimenter, ceux qui y sont accros sont en revanche plus nombreux. «Le tassement de l’expérimentation de la cigarette électronique est contrecarré par des usages quotidiens qui progressent sensiblement, notamment chez les lycéennes, dont les niveaux d’usage sont aujourd’hui comparables à ceux des garçons», précise l’étude. Stanislas Spilka reste prudent sur les liens entre le tabac et le vapotage. Ce dernier, selon lui, «contribue à une baisse du tabac» , mais n’expliquerait pas tout.

Quant au cannabis, sa consommation est en baisse au lycée. «Pour autant, comme en 2018, un lycéen sur cinq consommateurs présente un risque élevé d’usage problématique ou de dépendance au cannabis», souligne l’étude qui, pour la première fois, s’est penchée sur l’expérimentation de poppers et de protoxyde d’azote, deux produits en vogue chez les jeunes. 8,1 % des lycéens ont déclaré avoir déjà pris le premier et 5,4 % le deuxième.

Les autres stupéfiants qui circulent sont eux aussi moins consommés. En 2022, l’étude relève ainsi «un recul sensible des expérimentations des autres drogues illicites, à l’exception de quelques rares substances comme l’héroïne, le GHB ou les champignons hallucinogènes, dont les niveaux sont restés stables». Toutes ces expérimentations d’autres substances «se maintiennent à des niveaux très faibles, compris entre 0,8 % pour l’héroïne et 2,2 % pour la cocaïne».

La crise du Covid, survenue entre ces deux photographies, n’explique pas, selon les spécialistes, la baisse globale de ces usages. Pressentie comme durable, elle s’inscrit dans un recul généralisé amorcé dès 2010 et constaté par d’autres études internationales sur ces mêmes tranches d’âge.

Pour Nicolas Prisse, même si les politiques de prévention menées en France ont contribué à faire décrocher les jeunes de ces consommations à risque, l’effort doit évidemment se poursuivre. Le responsable de la Mildeca évoque diverses pistes.

Parmi elles, faire enfin respecter l’interdiction de la vente de tabac et d’alcool aux mineurs. Ce spécialiste en appelle aussi à une responsabilisation des familles. Car, en dehors du collège, c’est encore trop souvent par elles que démarre l’initiation à l’alcool des mineurs.

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Tabac, alcool, cancers… comment la prévention peut faire gagner des mois de vie en plus

Par Marie-Cécile Renault Publié le 19/01/2024

DÉCRYPTAGE – Mieux dépister les cancers et lutter contre les addictions dégagerait un gain de 5 milliards à 16,7 milliards d’euros.

À peine nommée à la tête d’un vaste ministère – allant du Travail à la Santé en passant par les Solidarités -, Catherine Vautrin s’est fait critiquer pour la bannière de son compte X (ex-Twitter). La Rémoise de 63 ans y avait posté une photo de vignes de Champagne… qu’elle s’est empressée de remplacer par un cliché de sa visite à l’hôpital de Dijon, samedi dernier avec Gabriel Attal. Anecdotique certes, mais en plein « dry january », cet épisode est révélateur des enjeux de santé publique liés à l’alcool, deuxième cause évitable de mortalité par cancer, responsable chaque année de 28.000 nouveaux cas. Le sujet a d’autant plus échauffé les esprits que la prévention a disparu de l’intitulé du poste de Catherine Vautrin, là où ses prédécesseurs Aurélien Rousseau et François Braun étaient ministres de la Santé et de la Prévention. Autant dire que les acteurs du secteur attendent la nomination d’un ministre délégué – le nom d’Agnès Pannier-Runacher revient pour ce poste avec insistance – qui retrouve cette prérogative dans son périmètre.

Car dans un système de santé français essentiellement axé sur le curatif, la prévention est un enjeu majeur. D’une part, c’est un moyen d’améliorer la santé des Français, alors que l’espérance de vie à la naissance a encore augmenté : les hommes dépassant désormais la barre des 80 ans en moyenne et les femmes 85,7 ans, selon le dernier bilan démographique de l’Insee.

D’autre part, c’est un moyen de désengorger le système de soins, alors que les urgences restent asphyxiées, que des lits hospitaliers sont fermés faute de personnel, et que les médecins de ville manquent. Enfin, la prévention est un levier puissant pour réaliser des économies qui pourront être réinvesties dans le système de santé, là où il y en a le plus besoin. Une nécessité alors que les comptes de la Sécu s’enfoncent dans le rouge : de 8,8 milliards en 2023, le « trou de la Sécu » va encore se creuser à 11,2 milliards cette année et 17,5 milliards en 2027.

Or la France part de très loin en matière de prévention. Les résultats obtenus sont « globalement médiocres », malgré un effort financier comparable à celui des pays voisins, déplorait la Cour des comptes dans un récent rapport, soulignant que les programmes de prévention médicalisée (vaccination et dépistage), comme les actions de promotion de la santé, « souffrent d’une adhésion trop faible ».

Pourtant, si la France était aussi efficace sur le sujet que la moyenne des pays de l’OCDE, il serait possible de réaliser 5 milliards d’euros d’économie par an sur les dépenses de santé, tout en augmentant l’espérance de vie des Français de 8 mois sans maladie chronique ou grave terme, révèle une étude du cabinet Asterès réalisée pour l’association des acteurs de la French Care. Dans un scénario plus optimiste, où la France s’alignerait cette fois sur les pays ayant les meilleurs scores, l’économie potentielle grimperait jusqu’à 16,7 milliards d’euros tandis que l’espérance de vie en bonne santé augmenterait de 2 ans.

Haro sur le tabac et l’alcool

Pour réaliser ces modélisations, Asterès a identifié 15 indicateurs couvrant des aspects tels que les comportements à risque (alimentation, activité physique, tabagisme, consommation d’alcool, surpoids et obésité), le dépistage de certains cancers et la vaccination. Pour chaque pathologie, le cabinet a calculé les coûts associés, allant des traitements à la prise en charge hospitalière, en passant par les dépenses de l’Assurance-maladie pour chaque jour non travaillé.

Résultat, si la France apparaît mieux placée que la moyenne dans certains domaines – par exemple l’alimentation ou la vaccination contre la grippe -, elle est très en retard par exemple dans la lutte contre deux habitudes à risque : le tabac et l’alcool. Les Français sont 26 % à fumer quotidiennement (contre 16 % en moyenne dans l’OCDE) et ils consomment en moyenne 10,4 litres d’alcool par an (contre 8,4 litres). « Il y a un enjeu à mieux lutter contre la consommation de tabac et d’alcool, où nous avons de vraies marges de progression », insiste Antoine Tesnière, professeur d’anesthésie-réanimation, président des acteurs de la French Care et directeur de PariSanté Campus.

Environ 9200 nouveaux cas de cancers sont attribuables chaque année au manque de dépistage en France ainsi que 11.000 à des stades avancés, avec un coût du non-dépistage qui varie de 2400 à 6500 euros par patientAntoine Tesnière, professeur d’anesthésie-réanimation, président des acteurs de la French Care et directeur de PariSanté Campus

Des progrès seraient aussi possibles en améliorant le dépistage précoce des cancers, première cause de mortalité prématurée en France. Alors que l’Assurance-maladie propose le dépistage systématique de trois cancers (sein, col de l’utérus et colorectal) les performances sont décevantes avec une participation inférieure en France à la moyenne de l’OCDE pour deux cancers sur trois. « Environ 9200 nouveaux cas de cancers sont attribuables chaque année au manque de dépistage en France ainsi que 11.000 à des stades avancés, avec un coût du non-dépistage qui varie de 2400 à 6500 euros par patient », souligne Antoine Tesnière.

En revanche, la France, pays de Pasteur, affiche des taux de vaccination satisfaisants, exception faite de la vaccination contre le HPV. Plus de 6100 nouveaux cas de cancers sont attribuables chaque année à la faible vaccination contre le papillomavirus et la prise en charge d’un cancer attribuable au HPV coûte en moyenne 6400 euros par patient et par an, soit 6100 euros pour l’Assurance-maladie et 300 euros pour les complémentaires santé, indique l’étude. La décision de l’exécutif de généraliser le vaccin pour tous les élèves de cinquième dès la rentrée 2023, devrait ainsi permettre d’améliorer la prévention.

De même, les consultations de prévention aux âges clés de la vie, voulues par le gouvernement, commencent à se déployer depuis le début de l’année, après avoir été expérimentées entre octobre et décembre dans les Hauts-de-France. Un premier pas d’une révolution indispensable.

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Drogue, alcool, tabac. Cinq conseils pour aider un proche à sortir de son addiction

Sandra Pinel, auteure de « Journal d’une polyaddict libérée », donne des conseils pour sortir de ses addictions • ©Atlantic Télévision by Mstream

Écrit par Johann Pailloux et Murielle Dreux – Publié le 17/01/2024

Comment agir face à l’addiction d’un proche ? Le compagnon, l’enfant ou l’ami se retrouve souvent spectateur impuissant face à une descente aux enfers. Sandra Pinel, infirmière ex-addict devenue patiente-experte en addictologie, vient de publier « Journal d’une polyaddict libérée » où elle livre ses conseils et des outils pour se libérer des addictions.

« Si je fume une cigarette, je fume le paquet, si je bois un verre, je bois le tonneau, et si je prends un rail de coke, j’en prends trois grammes. Je n’ai pas le bouton stop, donc je ne consomme plus« .

Sandra Pinel est infirmière à Saint-Nazaire. Ancienne dépendante à l’alcool, au tabac, au cannabis et aux médicaments, elle s’est rétablie. Devenue patiente-experte addictions, c’est désormais elle qui aide les autres à s’en sortir.

Être addict, c’est avoir perdu sa liberté face à un produit ou à un comportement avec une incapacité à diminuer ou arrêter malgré les conséquences sur sa vie.Sandra Pinel

Pour Sandra, « les proches aidants sont les premiers à trinquer et, pris d’un sentiment de honte, ont parfois des difficultés à demander de l’aide« .

Conseil n°1 – Imposez vos limites

« Refusez d’être en présence de la personne quand elle a consommé. Changez de pièce, partez vous promener sans elle. Évitez de lui parler quand elle a consommé, vos mots ne seront pas entendus et cela risquerait d’augmenter les frustrations. Vous ne pouvez pas soigner, mais vous pouvez accompagner : il y a trop d’émotions, il n’y a pas le recul nécessaire« .

Conseil n°2 – Ne faites pas « pour »

« Refusez d’acheter de l’alcool ou d’appeler son employeur pour prévenir de son absence afin que la personne mesure les conséquences de ses consommations. Acceptez que vous ne puissiez pas tout contrôler« .

Conseil n°3 – Dites ce que vous ressentez

« Employez-le « je », sinon ça sonne comme une injonction, du chantage et la personne peut se braquer, voire cela peut entraîner des confrontations. Expliquez-lui le mal que cela vous fait, les conséquences sur votre vie, le fait que vous ne cautionnez pas son comportement, mais que vous êtes là si elle souhaite être soutenue. Lui écrire est parfois plus simple, car cela permet de poser les choses. Et même si vous ne lui donnez pas la lettre, ça vous permet de mettre de l’ordre dans vos idées et de mieux les exprimer ensuite« .

Conseil n°4 – Faites-vous aider

« Le médecin traitant est souvent l’acteur de premier recours. Les professionnels de l’addictologie peuvent aussi vous recevoir. Les groupes d’entraide en ligne sont très appréciés également, comme le groupe Facebook, forum Addict’AIDE, alcool/drogue info service. Vous y trouverez des informations et une écoute« .

Conseil n°5 – Prenez soin de vous

« S’accorder le droit d’aller voir une amie, d’aller faire un soin du visage ou de pratiquer une activité sportive ou manuelle, permet de prendre de la distance vis-à-vis de la situation et d’avoir des instants à soi. Ces instants sont très importants, car ils vous permettent de souffler, de reprendre de l’énergie et ainsi, de ne pas sombrer vous-même« .

Un livre témoignage pour lutter contre les addictions

Sandra Pinel vient de publier « Journal d’une polyaddict libérée » aux éditions Eyrolles. Un ouvrage dans lequel elle donne des conseils et des outils pour se libérer des addictions. Elle évoque aussi son enfance auprès d’un père alcoolique avec lequel elle a commencé à fumer le cigarillo tous les dimanches à l’âge de 11 ans. Elle est devenue infirmière pour sauver son père, en vain.

Puis ce fût l’alcool, le cannabis et autres drogues et médicaments, jusqu’à ce qu’un médecin la mette face à la réalité : elle allait finir comme son père. Un électrochoc pour Sandra qui va petit à petit tout arrêter.

Débarrassée de ses addictions, elle se forme et obtient un diplôme universitaire d’addictologie, ainsi qu’une certification Patient-expert addictions. Aujourd’hui, elle exerce dans un établissement médico-social d’accompagnement et de prévention en addictologie à Saint-Nazaire.

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Ne reproduisons pas avec le cannabis le désastre tabagique

Pr. Jean Costentin

Ce désastre ressortit de différentes causes,  mues par la pharmacodépendance à la nicotine ; il est la résultante de roueries, d’habiletés, de démagogies, d’ignorances, d’omissions, d’actions variées… Il est la somme de défaillances des politiques, des éducateurs, de la voracité de lobbies insatiables, n’ayant aucune considération pour l’Homme. Leur irresponsabilité illimitée est si diffuse qu’on ne se souvient plus que des quelques personnalités ayant tenté de limiter la casse (Simone Veil, Claude Evin …).

De multiples subterfuges ont été déployés pour recruter en France nos 13 millions de fumeurs ; l’imagination vient de loin : oublions les chiques et poudres à priser, les cigarettes au chocolat ; les cigarettes par paquet de 4 (les P4 ou Parisiennes) accessibles  au budget des gamins ; les cartouches de « cigarettes de troupe » offertes aux conscrits modèle 1960 ; les publicités identifiant la cigarette à la virilité, à l’émancipation féminine, à la séduction ; le  tabac à rouler bon marché, avec des dispositifs facilitant cette opération aux mains inexpertes ; les additifs (chromones) qui intensifient la libération de dopamine (le médiateur du plaisir) à l’arrivée de la nicotine dans le cerveau ; à ce plaisir redoublé succède un plus vif déplaisir, qui incite à fumer très vite une autre cigarette pour l’apaiser ;  les recharges de e-cigarettes aux saveurs appréciées des adolescents ; les perles de nicotine ; le tabac chauffé ; le snuss (qui fait florès en Suède) ; les e-cigarettes à jeter….

Le gouvernement qui hérite d’un tel passif, avec une première Ministre qui ne peut s’empêcher de vapoter dans l’hémicycle, donne la mesure des difficultés éprouvées pour remonter  la pente et répondre à la déclaration ambitieuse du président de la République  voulant que naisse en 2032 la première génération sans tabac (à l’instar de la  Grande  Bretagne et de la Nouvelle Zélande, mais qui semblent après avoir fait courageusement un pas en avant, en faire deux en arrière).

 Cette ambition présidentielle va au-delà du seul tabac, car briser le barreau nicotine dans l’échelle des toxicomanies, rendra plus difficile l’accès aux autres drogues. Le cannabis, porté sur les épaules du tabac  est en premier concerné.

Les effets épigénétiques de la nicotine (tabac) et du THC (cannabis) sont le portail d’entrée dans diverses autres toxicomanies.

Par cohérence, il est urgent, que le porte-parole du gouvernement, O. Véran, chef d’orchestre du grand Opéra bouffe « Le cannabis pour tout (« thérapeutique ») et pour tous (« récréatif »)  brule enfin ce qu’il a adoré et adore ce qu’il a brulé.

Il est urgent qu’il siffle la fin de la mission parlementaire créée à son instigation, qui s’échine à faire croire aux vertus thérapeutiques du cannabis et à promouvoir le cannabis scandaleusement présenté comme « récréatif ».

Il devra rappeler que le cannabis a une toxicité physique 6 à 8 fois supérieure à celle du tabac, à laquelle s’ajoutent de nombreux troubles psychiques, dont psychiatriques ; que c’est la drogue de la crétinisation, qui plombe beaucoup de trajectoires de vie ; qui rend impossible le sevrage du tabac déjà si aléatoire quand il s’impose seul ; cannabis dont les effets épigénétiques ouvrent la porte à d’autres drogues, dont il intensifie la perception (cocaïne, héroïne) et incite à une escalade toxicomaniaque devenue incontestable ; de semblables effets épigénétiques induisent une vulnérabilité aux troubles anxieux, dépressifs, psychotiques, aux déficits immunitaires, cognitifs…

Les nombreux militants de la légalisation du cannabis, qui pour beaucoup pérorent encore, devraient être contraints au silence, dont plusieurs addictologues à contre-emploi ; la « Fédération Addiction » grassement abondée par l’État ; la MILDT devenue MILDECA dont trois présidents ont ostensiblement milité pour la légalisation du cannabis, à l’exception de E. Apaire et N. Prisse ; les journaux « Le Monde » et « Libération », avec une mention particulière à  « Valeurs Actuelles » qui est parvenu à ne jamais parler du cannabis au cours des 5 dernières années.

Le fumeux et fallacieux « Rapport Roques » qui, sur la base de critères qui lui étaient propres, déclarait que le cannabis , moins nocif que le tabac, devait être légalisé, sans  bien sûr envisager d’interdire ce premier.

Dans ce marigot, l’objectif affiché par le Président de la République parait herculéen tant il aura à faire pour nettoyer ces écuries d’Augias. Son importance pour notre Jeunesse, pour la Santé physique et psychique de nos concitoyens ainsi que pour la Société, justifie les efforts intenses qu’il faudra y consacrer.  

Les « perles de nicotine », un nouveau produit qui inquiète les associations anti-tabac

Selon une étude publiée par l’Alliance contre le tabac (ACT) mardi 14 novembre, 21 % des 13-16 ans indiquent avoir entendu parler des perles de nicotine « du type Nicopop ». Saveur « tropical » ou encore « menthe glaciale », ces produits séduisants inquiètent les associations opposées au tabac.

Les « perles de nicotine », un nouveau produit qui inquiète les associations anti-tabac
D’après un communiqué de l’Alliance contre le tabac publié le mardi 14 novembre, 21% des 13-16 ans ont déjà entendu parler des perles de nicotine.NICOPOP

D’après un sondage réalisé par l’Alliance contre le tabac et rendu public mardi 14 novembre, 21 % des 13-16 ans affirment avoir déjà entendu parler des perles de nicotine, commercialisées en France notamment par la marque Nicopop.

Si l’utilisation du « snus » – poudre de tabac en sachet à sucer – semble plus répandue et fait même l’objet de campagnes de prévention gouvernementales, les perles de nicotine, fraîchement arrivées sur le marché du tabac, demeurent encore peu connues.

Un produit d’apparence inoffensif

Nicopop vend des perles sans « solvant, ni sucre, ni tabac », selon Xavier Suid, le fondateur de la marque interviewé par « Le monde du tabac » en mai 2023. Brevetées depuis 2019, ces billes se présentent sous forme de tubes colorés contenant 60 billes et vendus sur le site Internet de la marque pour 9,90 €.

Selon Xavier Suid, ses produits sont « moins forts » que les sachets de nicotine car ils contiennent moins de nicotine par perle que les « poches de nicotine ».

Bien que l’entreprise assure ne pas vendre son produit « aux mineurs », l’Alliance contre le tabac assure dans son étude que 11 % des adolescents âgés de 13 à 16 ans ont déjà consommé ces « perles » de nicotine.

Pente glissante vers la cigarette ?

Si la dose de nicotine est limitée, « 8 mg c’est insuffisant pour faire sortir une personne de la dépendance mais suffisant pour l’y faire entrer », explique à La Croix Daniel Thomas, vice-président du Comité national contre le tabagisme (CNCT).

Pour le CNCT et d’autres associations luttant contre le tabagisme, ces petites perles orientent les non-fumeurs vers la cigarette. « En proposant un produit attractif avec des billes fruitées et sucrées, la marque attire des gens qui ne sont pas fumeurs dans la dépendance nicotinique », poursuit Daniel Thomas.

Ces produits sont de véritables « pièges à adolescents », dénonce ce spécialiste de la lutte anti-tabac. Des pièges d’autant plus puissants qu’ils sont très accessibles. « On peut très facilement se fournir des perles de nicotine car elles ne sont pas vendues chez des buralistes ou en boutique mais sur Internet », indique-t-il.

La CNCT alerte sur les risques de ce type de produit, rappelant que la nicotine peut être aussi addictive « que l’héroïne ou la cocaïne »« Il est préoccupant pour des marques de mettre sur le marché de tels produits susceptibles de faire entrer les gens dans une addiction », conclut Daniel Thomas. Pour rappel, le tabagisme est la première cause de décès évitable, responsable de près de 75 000 morts par an.

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C’est faux : le tabac et l’alcool ne rapportent pas d’argent à l’État français.

Et c’est même le contraire !

Grâce aux taxes perçues sur le tabac et sur l’alcool, l’État français s’enrichirait. Voilà une idée reçue qui a la vie dure. Car, si l’État perçoit effectivement des revenus, ceux-ci ne suffisent pas à couvrir toutes les dépenses liées au coût social de ces drogues.

En 2000, le prix moyen d’un paquet de 20 cigarettes était de 3,20 €. Depuis le 1er mai 2023 et la dernière hausse en date, la plupart des marques vendent le paquet 11 €. De quoi faire tousser les fumeurs qui sont nombreux à pointer l’État du doigt. Et pour cause : c’est bien lui qui fait augmenter le tarif des cigarettes en jouant sur les taxes. Cette hausse s’inscrit dans un objectif de santé publique afin de faire diminuer le tabagisme. Mais elle permet également à l’État d’augmenter ses recettes. Selon un calcul effectué par Ouest-France en 2022, sur un paquet à 10 € l’État français perçoit 8,44 €. Pourtant, comme le révèle un rapport paru cet été, c’est loin d’être suffisant pour couvrir le « coût social des drogues » dont le tabac (et l’alcool) font partie.

Combien le tabac et l’alcool rapportent-ils à l’État ?

Comme expliqué précédemment, l’État met en place des taxes sur la vente de tabac et d’alcool. Outre la TVA à 16,7 % pour le tabac et 20 % pour l’alcool, l’État perçoit un « droit d’accise » : « ce sont des impôts indirects sur la vente ou l’utilisation de certains produits, notamment l’alcool, le tabac et l’énergie« , précise le site de la Commission Européenne.

Le rapport de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, paru il y a quelques jours mais portant sur l’année 2019, fait le point sur les recettes et les coûts liés au tabac, à l’alcool et aux drogues illicites.

Quels sont les « coûts sociaux » de la consommation de tabac et d’alcool ?

Les coûts externes

Ces recettes sont à mettre en perspective avec les coûts, colossaux eux aussi, des risques liés à la consommation de ces deux drogues légales. Dans le rapport, une distinction est faite. Il y a d’abord le coût externe qui concerne la valeur des vies humaines perdues, la qualité de vie perdue et les pertes de production pour les entreprises dont les salariés sont en mauvaise santé. Et le coût pour les finances publiques (dépenses de préventionsoins de santé) qui est assumé par l’État français.

En 2019, selon ce rapport, le coût social total du tabac en France s’élevait à 156 milliards d’euros et à 102 milliards d’euros pour l’alcool. Dans les deux cas, ce sont les pertes des vies humaines qui représentent le premier « poste de coût social » (environ 55 %) suivi du coût des soins (entre 7 % et 10 %) puis des pertes de production (6 % à 7 %). Au total, le tabac a un coût 1,5 fois plus important que celui de l’alcool car il cause 1,8 fois plus de décès que l’alcool.

Le coût pour les finances publiques

Le rapport s’est également intéressé à la balance entre les recettes perçues par l’État et les coûts engendrés. Dans ce calcul, les « économies » réalisées par l’État sur le non-versement de pension de retraite de personnes décédées à cause du tabac ou de l’alcool ont également été prises en compte. Selon l’auteur, il en ressort que « l’idée que le tabac ou l’alcool apporterait des bénéfices à l’État est infondée ».

Selon lui, ces résultats ne laissent aucun doute quant aux politiques à mener : « L’alcool, le tabac, coûtent énormément à la société, il faut réguler la consommation et diminuer le coût pour la collectivité. Notamment pour le tabac, mais également l’alcool, avec une augmentation des prix pour diminuer la consommation et surtout l’interdiction de la publicité« , explique-t-il au micro de France Inter.

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Le tabagisme recule dans le monde, mais…

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié, le 31 juillet, un rapport sur « l’épidémie mondiale du tabagisme ». S’il diminue, « il reste encore beaucoup à faire ».

Bonne nouvelle : le tabagisme recule dans le monde. Il est passé de 22,8 % de la population en 2007 à 17 % en 2021, se félicite l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans un rapport publié le 31 juillet. Il dresse le bilan des quinze ans de son programme Mpower de lutte antitabac.

Mpower s’articule autour de six types d’actions publiques : protéger la population contre la fumée du tabac, augmenter les taxes, surveiller la consommation, offrir une aide à ceux qui veulent arrêter, mettre en garde contre les dangers et faire respecter l’interdiction de publicité en faveur du tabac.

Elles portent leurs fruits. Sans elles, 300 millions de fumeurs supplémentaires s’ajouteraient au compteur des 1,3 milliards selon, l’organisation.

Trois quarts de la population mondiale sont protégés par au moins une politique préconisée par le MPOWER, cinq fois plus qu’en 2007. Un réel progrès, mais 2,3 milliards de personnes vivent dans un des 44 pays qui n’a pas encore de mesure de protection. Elles ne sont pas si simples à mettre en place.

Une industrie du tabac qui pèse encore lourd

Face aux pressions de l’industrie du tabac, l’OMS reconnaît volontiers les obstacles à franchir. « C’est une industrie puissante et pleine de ressources qui, aujourd’hui encore, continue de croître en termes de profits et d’influence. Mais nous pouvons riposter », affirme le directeur du département de la Promotion de la santé à l’OMS, le Dr Ruediger Krech. Les 168 pays signataires de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, premier traité international contraignant de l’organisation (dont est issu le programme Mpower), ne sont pas autorisés à collaborer avec l’industrie pour mettre en place les politiques de santé publique.

Les Pays-Bas et l’île Maurice ont rejoint le Brésil et la Turquie dans la liste des parfaits élèves, ayant activé tous les leviers protection du programme. « Maurice est devenu le premier pays d’Afrique et les Pays-Bas le premier pays de l’Union européenne à mettre en œuvre l’ensemble complet des politiques de lutte antitabac de l’OMS au plus haut niveau », a déclaré Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Et huit autres États, dont deux de l’Union européenne (l’Espagne et l’Irlande), sont à une mesure de rejoindre le rang des premiers de la classe. La France parvient à mettre en place des politiques efficaces, notamment en matière de prévention. Mais elle peut encore s’améliorer, notamment sur les zones sans tabac (terrasses de café par exemple).

« Il reste encore beaucoup à faire », estiment les auteurs du rapport, et c’est dire ! Le tabac et les maladies liées à sa consommation font environ 8,7 millions de morts par an. Dont 1,3 million de victimes du tabagisme passif.

Source Ouest France

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