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Alcool et stupéfiants sur le lieu de travail : les chiffres explosent

Par La Rédaction

mardi 25 novembre 2025

drogue alcool
La consommation d’alcool et de stupéfiants en entreprise a bondi depuis huit ans ? (c) AFP

Pourquoi la consommation d’alcool et de stupéfiants en entreprise, et par conséquent des conduites addictives d’une manière générale au travail, a-t-elle bondi depuis huit ans ?

Alcool, drogues : une consommation en hausse de 107%

C’est un fait : on boit et on se drogue de plus en plus au bureau. En huit ans, la consommation d’alcool et de stupéfiants a littéralement doublé. Un constat aux antipodes de l’image parfois aseptisée des vastes open spaces. Les chiffres de la dernière enquête réalisée par le cabinet iThylo, spécialisé dans les tests de dépistage dans un cadre professionnel, sont néanmoins parlants : ils relèvent une hausse de 107% de la consommation d’alcool et de stupéfiants dans le cadre professionnel.

La vulgarisation de la cocaïne

Faut-il parler d’un retour de balancier après des années de calme ? 5,5% des salariés ont été contrôlés positifs à l’alcool au travail, soit deux fois plus qu’en 2017. Si le cannabis reste la drogue la plus courante, la consommation de cocaïne s’est littéralement vulgarisée. Son usage est 13 fois plus détecté qu’il y a huit ans. Sur la totalité de la période étudiée, 3,8% des collaborateurs en moyenne étaient dépistés positifs : 2,2% aux stupéfiants et 1,6% à l’alcool. 

Les intérimaires et précaires plus exposés

Autre constat de cette étude réalisée auprès de plus de 110.000 personnes dépistées entre janvier 2017 et avril 2025. : un usage des drogues plus important chez les collaborateurs intérimaires et précaires, notamment dans le secteur du BTP. Pour l’alcool, les intérimaires représentent 18% des tests positifs. En revanche pour les stupéfiants, ils représentent 25% des tests positifs au cannabis et 31% des positifs à la cocaïne.

EDF serre la vis

EDF a pour sa part décidé de bannir la consommation d’alcool dans toute l’entreprise. Finis les pots de départs, les galettes accompagnés d’un verre. À partir de janvier, les salariés n’auront plus le droit de consommer d’alcool au travail, ni lors d’événements organisés par leur employeur à l’extérieur. Fini également, les notes de frais comportant de l’alcool. En France, le Code du travail interdit les boissons alcoolisées sur le lieu de travail, à l’exception du vin, de la bière, du cidre et du poiré. Mais les employeurs sont autorisés à poser des interdictions plus sévères que la loi.

SOURCE

5 chiffres qui illustrent le rapport des Français à l’alcool

À l’approche du dry january, la Brasserie Parallèle a dévoilé une étude exclusive menée avec OpinionWay sur la relation des Français à l’alcool et à la modération. Rayon Boissons revient sur cinq enseignements marquants.

  • Auteur : Camille Bourigault
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83 % des Français consomment de l’alcool

Alors que la modération et les alternatives sans alcool occupent de plus en plus l’espace médiatique, la consommation reste largement répandue : 83 % des Français déclarent boire de l’alcool. Les rythmes varient selon les individus, avec la moitié qui en consomme chaque semaine et 10 % au quotidien.

La tendance à la sobriété se confirme cependant chez les plus jeunes : seuls 73 % des moins de 35 ans consomment de l’alcool, soit 10 points de moins que la population générale.

½ des Français confrontés à une situation problématique

Selon le sondage OpinionWay, un Français sur deux s’est déjà retrouvé dans une situation délicate liée à l’alcool. Dans la majorité des cas, il s’agit d’avoir pris le volant en étant alcoolisé (28 %). D’autres évoquent des blessures ou des disputes sans raison valable.

L’étude pointe également l’impact de l’alcool sur la vie affective :

● 16 % ont recontacté une ancienne relation,

● 16 % déclarent avoir eu un coup d’un soir qu’ils regrettent,

● 11 % reconnaissent avoir été infidèles sous l’effet de l’alcool.

67 % cherchent à réduire leur consommation

Plus de deux tiers des Français ont déjà mis en place au moins une stratégie pour limiter leur consommation. Parmi les initiatives les plus citées :

● fixer une quantité maximale par soirée (52 %),

● éviter de boire avant une certaine heure (51 %),

● ne pas consommer d’alcools forts (47 %),

● interrompre totalement la consommation sur une période donnée (45 %),

● prévoir des jours sans alcool dans la semaine (44 %).

¼ prêts à tenter le dry january

Un quart des Français envisage de participer au dry january. Connue de 78 % de la population, cette initiative anglo-saxonne séduit surtout les jeunes générations : 15 % seulement des plus de 50 ans prévoient d’y prendre part, contre 31 % des moins de 50 ans et 38 % des moins de 35 ans.

38 % regrettent un manque d’options sans alcool

Enfin, 38 % des Français estiment que les magasins manquent d’alternatives sans alcool intéressantes. En bars et restaurants, la critique s’amplifie avec 43 % des répondants qui déplorent un choix insuffisant. Près d’un Français sur deux regrette également que les boissons sans alcool n’offrent pas autant de goût que leurs équivalents alcoolisés.

Le cannabis affecte la fertilité des enfants des fumeurs

Dmytro Tyshchenko / shutterstock.com
Dmytro Tyshchenko / shutterstock.com © Crédit photo : destinationsante.com

Une étude de 2018 menée par des scientifiques de Caroline du Nord montrait déjà que le tétrahydrocannabinol ou THC, le cannabinoïde le plus abondant dans le cannabis, pouvait provoquer des modifications structurelles de l’ADN des spermatozoïdes de ceux qui en consomment

A l’époque les chercheurs craignaient que ces effets se transmettent à la progéniture, sans preuve. C’est ce qu’apporte le récent travail mené par des scientifiques de la Washington State University sur un modèle murin, exposé à une dose de fumée de cannabis équivalente à celle de gros fumeurs humains.


Ils ont travaillé avec 30 souris mâles adultes. La moitié a été exposée 3 fois par jour à de la fumée de cannabis. Les chercheurs ont ensuite comparé le nombre de spermatozoïdes et leur motilité entre le groupe « fumeur » et le groupe contrôle. Leur constat : tout de suite après l’exposition la motilité des spermatozoïdes déclinait et un mois après, le nombre baissait aussi.

Mais surtout, la découverte la plus inquiétant concerne l’impact sur la fertilité des enfants de ces consommateurs. Car l’étude montre que les souriceaux mâles, issus de l’accouplement de souris mâles exposés au cannabis et de souris femelles non exposées, présentaient eux aussi un nombre réduit de spermatozoïdes et une baisse de la motilité.

Ce qui pousse à penser que les enfants de fumeurs risquent de présenter les signes de dommages de l’ADN et des troubles du développement des cellules spermatiques.

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Un neurologue tranche : c’est à cet âge qu’il faut arrêter de boire de la bière

Par Elena BizzottoVoir plus

Publié le 23/11/2025 à 23:33Elena Bizzotto est une journaliste freelance santé. Depuis octobre 2019, elle collabore avec le site Top Santé. Avant de rejoindre Top Santé, Elena a occupé divers rôles dans le domaine du journalisme et de l’écriture. Elle a été journaliste pour Sante Magazine, où elle a exploré des sujets variés allant de la nutrition aux émotions humaines. Son parcours inclut également des contributions à des ouvrages publiés par des maisons d’édition telles que Marie Claire et Albin Michel, avec des titres notables comme Mama Saver et Un prénom, le choix d’une vie.

Son expérience couvre également une période significative chez L’Usine Nouvelle et Le Nouvel Observateur, où elle a approfondi ses compétences en rédaction et en reportage. Ses débuts en tant que journaliste stagiaire en Italie pour Il Tirreno ont marqué le début d’une carrière internationale, enrichissant son approche du journalisme. En parallèle de sa carrière journalistique, Elena a travaillé comme auxiliaire de crèche et professeur suppléant, montrant une adaptabilité remarquable et un engagement envers le développement des enfants.

Sa formation académique solide, incluant un Master en Lettres Modernes Appliquées de l’Université Paris-Sorbonne et une formation bimedia au CFPJ, témoigne de son engagement envers l’excellence professionnelle.

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EN BREF

  • En 2015, l’alcool a causé 41 000 décès en France, incluant cancers et maladies cardiovasculaires.
  • Le neurologue Richard Restak conseille de limiter l’alcool après 65 ans pour éviter le déclin mental.
  • Réduire la consommation d’alcool est crucial pour préserver la santé mentale et physique.

La consommation de boissons alcoolisées reste profondément ancrée dans les pratiques culturelles françaises. Pourtant, ces boissons constituent une cause importante de mortalité et de morbidité dans notre pays, et ailleurs. En 2015, selon les chiffres de Santé Publique France, 41 000 décès ont été attribuables à l’alcool, dont 16 000 décès par cancers, 9 900 décès par maladies cardiovasculaires, 6 800 par maladies digestives, 5 400 pour une cause externe (accident ou suicide) et plus de 3 000 pour une autre maladie (maladies mentales, troubles du comportement, etc.).

Et les effets néfastes ne s’arrêtent pas à la mortalité. La bière, bien que très appréciée, devrait être consommée avec modération, notamment après l’âge de 65 ans. Selon le neurologue, neuropsychiatre, auteur et professeur américain Richard Restak, une consommation excessive de bière pourrait entraîner des problèmes de mémoire, un déclin mental, voire une démence.

Le neurologue a placé l’âge limite à 65 ans

Dans son livre The Complete Guide to Memory: The Science of Strengthening Your Mind, il explique que l’alcool altère sans distinction les fonctions cérébrales. Il s’agit d’une « neurotoxine très faible », qui perturbe la communication entre les neurones.

Le neurologue a placé l’âge limite à 65 ans car il s’agit d’une période où le corps perd des neurones plus rapidement. Le déclin mental s’accélère, et « il est essentiel de s’abstenir de boire de l’alcool à un stade de la vie où la préservation des neurones est cruciale », insiste-t-il, cité par Surrey Live. Il ajoute que pour les personnes âgées, boire de la bière peut être particulièrement dangereux en raison des dommages cumulés.

« Un produit chimique toxique »

Les conseils de l’expert ont été repris par le NHS, le système de la santé publique du Royaume-Uni, qui prévient : « L’alcool est un produit chimique toxique qui peut avoir un large éventail d’effets indésirables sur presque toutes les parties de votre corps. Les effets de l’alcool peuvent varier. Parfois, vous ressentez les effets presque instantanément. D’autres fois, cela peut prendre plus de temps et peut se produire après avoir bu quelques verres. »

En 2021 France, 94,9% des adultes déclarent avoir déjà consommé de l’alcool dans leur vie. Cette proportion reste relativement stable au moins depuis le début des années 1990. Depuis plusieurs décennies, les consommations hebdomadaires et quotidiennes diminuent. Mais si une tendance à la baisse a été observée depuis les années 1960, elle semble stagner ces dernières années. Des progrès restent à faire…

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7% des conducteurs conduisent drogués

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Un scanner révolutionnaire anticipe la puissance du cannabis des semaines avant la récolte, transformant la culture

Un dispositif de balayage innovant permet de prédire la puissance du cannabis des semaines avant la récolte, transformant ainsi la culture et la réglementation de cette plante.

Emile FAUCHEREmile FAUCHER 23/11/202513

Illustration de la prévision de la puissance du cannabis avant la récolte grâce à un dispositif de balayage innovant

EN BREF
🌿 Un scanneur novateur prédit la puissance du cannabis avant la récolte🔬 La technologie utilise la réflectance hyperspectrale des feuilles pour des analyses précises🤖
Les modèles d’apprentissage automatique identifient les concentrations souhaitées de cannabinoïdes🚀 Collaboration pour un appareil portatif et potentiel usage de drones

Le développement d’un dispositif de balayage par une équipe de biologistes en Australie pourrait transformer la culture du cannabis en prédisant avec précision la puissance des plantes des semaines avant leur récolte. Cette innovation est cruciale pour les producteurs de cannabis médical et les agriculteurs de chanvre industriel, qui doivent respecter des réglementations strictes concernant le taux de Tétrahydrocannabinol (THC) contenu dans leurs cultures. Avec cette technologie, les producteurs peuvent potentiellement améliorer la qualité de leurs produits, réduire les coûts et garantir la conformité réglementaire, tout en maximisant le rendement et en minimisant la durée du cycle de croissance.

Un outil indispensable pour le cannabis médical et industriel

Le THC, principal composé psychoactif du cannabis, est strictement régulé, non seulement dans le cannabis à usage récréatif ou médical, mais aussi dans le chanvre industriel. Pour les producteurs, connaître à l’avance le profil cannabinoïde de leurs cultures est essentiel. Cela leur permet de s’assurer que leurs produits ne dépassent pas les limites légales de THC, évitant ainsi des sanctions potentielles. En outre, cette capacité de prédiction permet aux agriculteurs de sélectionner et de se concentrer sur les plantes les plus prometteuses, optimisant ainsi l’utilisation des ressources et du temps.

Dr. Aaron Phillips de l’Université d’Adélaïde a souligné l’importance de cette innovation. Elle offre la possibilité d’anticiper le moment optimal pour la récolte, maximisant ainsi le rendement final. En sachant exactement quand récolter, les producteurs peuvent tirer le meilleur parti de leurs cultures, économisant temps et ressources.

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Addictions : un phénomène à traiter aussi chez les plus jeunes

20/11/2025 – Olivier Perrot

La ville de Clermont affiche actuellement une campagne de sensibilisation aux méfaits de la consommation de drogue. Moins spectaculaire, le travail quotidien réalisée par les infirmières scolaires révèle que les enfants sont confrontés au problème de l’addiction dès le plus jeune âge.

L’Essentiel

La ville de Clermont a lancé une campagne de sensibilisation sur les dangers de la drogue, intitulée La drogue tue, qui vise à aborder le sujet sous un angle sociétal et de santé, plutôt que par le prisme de la sécurité.

Les infirmières scolaires, en contact avec les enfants dès le CM1, constatent une prise de conscience croissante des addictions parmi les jeunes, notamment après l’apparition de cigarettes électroniques dans les établissements scolaires.

Le travail des infirmières consiste à utiliser les connaissances des enfants sur les addictions pour les aider à développer des compétences psycho-sociales, tout en abordant le sujet sans jugement, afin de leur permettre de prendre des décisions éclairées concernant leur santé.

La campagne de communication La drogue tue, vient d’être affichée dans les rues de Clermont pour trois semaines. Pour la municipalité, elle est l’occasion d’évoquer le fléau des addictions et de la consommation de drogue autrement qu’à travers le prisme police-justice, qui limite le débat aux faits divers et polarise l’attention sur la seule question de la sécurité.

La réalité est que la drogue est à la fois un problème sociétal et un problème de santé devant être aussi traité côté consommateurs qui participent à faire fonctionner un business très lucratif.

Un rapport de l’Ofast fait état d’un marché de la drogue qui explose en France avec 3,7 millions de consommateurs, pour 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Le phénomène touche toutes les couches sociales et une population désormais multi-générationnelle.
Cela nécessite des actions auprès des plus jeunes, une tâche qui incombe, à Clermont, aux infirmières scolaires du service Santé et prévention Infantile, intégré à la nouvelle direction « Santé Publique » mise en place par la ville. Ce service est composé de 10 infirmières, une diététicienne et une responsable de service, qui participent à la mise en œuvre d’une politique de promotion et d’éducation à la santé.

Une connaissance des addictions dès le CM1

Les enfants scolarisés, malgré leur jeunesse, savent déjà beaucoup de choses sur la drogue, explique Sandrine Lizok, infirmière municipale à Clermont qui constate ce phénomène dès le cycle 3, c’est à dire CM1 et CM2, depuis environ 2 ans et dans des proportions de plus en plus importantes chaque année.

Le niveau d’alerte a été franchi le jour où des enfants sont arrivés dans des établissements scolaires avec des cigarettes électroniques, à la vue d’autres enfants, qui ont alerté les enseignants qui, à leur tour ont fait remonter le problème aux infirmières scolaires.

« On intervient à leur demande. Ils nous ont demandé si on avait quelque chose sur les addictions. Jusqu’alors on avait pas travaillé le sujet car ce n’était pas demandé » explique-t-elle.

« On avait un programme sur le bien-être autours des émotions, de la relaxation et de l’estime de soi qui entrent dans les compétence psycho-sociales » reprend Stéphanie Tronel responsables des infirmières scolaire de la ville de Clermont

« Sur 2025-2026, il y a neuf actions prévues spécifiquement sur les addictions mais elles viennent compléter d’autres actions sur le Oser dire non. Au total cela permet une cinquantaine d’interventions ».

Toutes les couches sociales

« On a donc travaillé sur ce que l’on pouvait en dire, comment articuler le sujet, sans trop en dire, l’idée n’étant pas de susciter de nouvelles vocations en terme d’addiction mais plutôt de travailler sur les compétence psycho-sociales pour que les enfants eux-mêmes puissent prendre des décisions positives pour leur santé » précise Sandrine Lizok. Les infirmières exploitent les connaissances des enfants sur le sujet des addictions en faisant le lien entre la santé physique et la santé mentale, sans jugement.

« Ce sont eux qui nous guident et qui nous expliquent ce qu’ils voient, ce qu’ils en pensent. Après, à nous d’exploiter cela, pour les aider, plus tard, à dire non, pour leur expliquer le non positionnement, le consentement, la pression du groupe.

Quand on leur demande de lister les addictions, ils sont tout a fait capables de toutes les lister, des plus simples comme l’addiction au sport ou au chocolat jusqu’à d’autres comme les drogues dures parce qu’ils se sont retrouvés face à une vraie situation de consommation de drogues dures ».

Sandrine Lizok évoque une connaissance de plus en plus importante avec une normalité qui, peu à peu, s’est installée dans le quotidien. Certains enfants sont choqués par ce qu’ils voient, pour d’autres c’est banalisé « 

C’est très bien de lancer une campagne comme celle-ci, il fallait le faire compte tenu des proportions que cela a pris, j’espère que cela va porter ses fruits à la fois dans les écoles du centre ville et dans les écoles de quartier, car la consommation n’est pas réduite à une couche sociale particulière ».

Addictions : un phénomène à traiter aussi chez les plus jeunes

20/11/2025 Olivier Perrot

4 Minute(s)

La ville de Clermont affiche actuellement une campagne de sensibilisation aux méfaits de la consommation de drogue. Moins spectaculaire, le travail quotidien réalisée par les infirmières scolaires révèle que les enfants sont confrontés au problème de l’addiction dès le plus jeune âge.

L’Essentiel

La ville de Clermont a lancé une campagne de sensibilisation sur les dangers de la drogue, intitulée La drogue tue, qui vise à aborder le sujet sous un angle sociétal et de santé, plutôt que par le prisme de la sécurité.

Les infirmières scolaires, en contact avec les enfants dès le CM1, constatent une prise de conscience croissante des addictions parmi les jeunes, notamment après l’apparition de cigarettes électroniques dans les établissements scolaires.

Le travail des infirmières consiste à utiliser les connaissances des enfants sur les addictions pour les aider à développer des compétences psycho-sociales, tout en abordant le sujet sans jugement, afin de leur permettre de prendre des décisions éclairées concernant leur santé.

La campagne de communication La drogue tue, vient d’être affichée dans les rues de Clermont pour trois semaines. Pour la municipalité, elle est l’occasion d’évoquer le fléau des addictions et de la consommation de drogue autrement qu’à travers le prisme police-justice, qui limite le débat aux faits divers et polarise l’attention sur la seule question de la sécurité. La réalité est que la drogue est à la fois un problème sociétal et un problème de santé devant être aussi traité côté consommateurs qui participent à faire fonctionner un business très lucratif. Un rapport de l’Ofast fait état d’un marché de la drogue qui explose en France avec 3,7 millions de consommateurs, pour 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Le phénomène touche toutes les couches sociales et une population désormais multi-générationnelle.
Cela nécessite des actions auprès des plus jeunes, une tâche qui incombe, à Clermont, aux infirmières scolaires du service Santé et prévention Infantile, intégré à la nouvelle direction « Santé Publique » mise en place par la ville. Ce service est composé de 10 infirmières, une diététicienne et une responsable de service, qui participent à la mise en œuvre d’une politique de promotion et d’éducation à la santé.

Une connaissance des addictions dès le CM1

Les enfants scolarisés, malgré leur jeunesse, savent déjà beaucoup de choses sur la drogue, explique Sandrine Lizok, infirmière municipale à Clermont qui constate ce phénomène dès le cycle 3, c’est à dire CM1 et CM2, depuis environ 2 ans et dans des proportions de plus en plus importantes chaque année. Le niveau d’alerte a été franchi le jour où des enfants sont arrivés dans des établissements scolaires avec des cigarettes électroniques, à la vue d’autres enfants, qui ont alerté les enseignants qui, à leur tour ont fait remonter le problème aux infirmières scolaires. « On intervient à leur demande. Ils nous ont demandé si on avait quelque chose sur les addictions. Jusqu’alors on avait pas travaillé le sujet car ce n’était pas demandé » explique-t-elle. « On avait un programme sur le bien-être autours des émotions, de la relaxation et de l’estime de soi qui entrent dans les compétence psycho-sociales » reprend Stéphanie Tronel responsables des infirmières scolaire de la ville de Clermont « Sur 2025-2026, il y a neuf actions prévues spécifiquement sur les addictions mais elles viennent compléter d’autres actions sur le Oser dire non. Au total cela permet une cinquantaine d’interventions ».

Toutes les couches sociales

« On a donc travaillé sur ce que l’on pouvait en dire, comment articuler le sujet, sans trop en dire, l’idée n’étant pas de susciter de nouvelles vocations en terme d’addiction mais plutôt de travailler sur les compétence psycho-sociales pour que les enfants eux-mêmes puissent prendre des décisions positives pour leur santé » précise Sandrine Lizok. Les infirmières exploitent les connaissances des enfants sur le sujet des addictions en faisant le lien entre la santé physique et la santé mentale, sans jugement. « Ce sont eux qui nous guident et qui nous expliquent ce qu’ils voient, ce qu’ils en pensent. Après, à nous d’exploiter cela, pour les aider, plus tard, à dire non, pour leur expliquer le non positionnement, le consentement, la pression du groupe. Quand on leur demande de lister les addictions, ils sont tout a fait capables de toutes les lister, des plus simples comme l’addiction au sport ou au chocolat jusqu’à d’autres comme les drogues dures parce qu’ils se sont retrouvés face à une vraie situation de consommation de drogues dures ». Sandrine Lizok évoque une connaissance de plus en plus importante avec une normalité qui, peu à peu, s’est installée dans le quotidien. Certains enfants sont choqués par ce qu’ils voient, pour d’autres c’est banalisé « C’est très bien de lancer une campagne comme celle-ci, il fallait le faire compte tenu des proportions que cela a pris, j’espère que cela va porter ses fruits à la fois dans les écoles du centre ville et dans les écoles de quartier, car la consommation n’est pas réduite à une couche sociale particulière ».

Pots de départ, Nouvel an, séminaires : on ne boira plus un verre de vin chez EDF, l’alcool va être interdit de tous les événements

Publié le 18/11/2025 Caroline Lemaitre

Cette nouvelle fonctionnalité utilise une voix synthétique générée par ordinateur. Il peut y avoir des erreurs, par exemple dans la prononciation, le sentiment et le ton.

Un changement radical pour des raisons de « santé publique ». 

La nouvelle ne manque pas de faire des remous. EDF a décidé d’interdire toute consommation d’alcool à partir du 1er janvier sur l’ensemble de ses sites, mais aussi à l’occasion de tous ses événements, pots de départ, séminaires et vœux du Nouvel An compris. C’est le nouveau PDG, Bernard Fontana, arrivé en mai à la tête de l’entreprise publique, qui a impulsé cette décision validée en comité exécutif en septembre dernier. 

La consommation d’alcool était déjà interdite pour raison de sécurité sur les sites sensibles comme les centrales nucléaires.

Mais cela va désormais s’appliquer à tous les sites et filiales du groupe, et en toutes circonstances, indique Politico. Sont donc également concernés Enedis et Dalkia. 

Idem pour les salariés en déplacement qui verront le verre de vin exclu du remboursement de leur note de frais ! Le groupe évoque un souci de « santé publique » et « d’exemplarité managériale », selon Politico. Mais selon certains salariés, ce serait aussi l’occasion de faire des économies. 

Il pourra y avoir de rares exceptions à l’occasion d’événements « extérieurs associant des parties prenantes externes, avec modération » et sur décision d’un membre du comité exécutif ou d’un dirigeant d’une filiale. Bref, cela sera réservé à la signature de très gros contrats 

SOURCE

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