Recherche

Drogues, alcool, médicaments: les artistes sortent de l’ombre

Sur tous les continents, les addictions font des ravages. Drogues, médicaments, alcool, etc. les artistes n’échappent pas à ces fléaux. Petit tour d’horizon.

Publié le : 26/09/2025

Amy Winehouse morte d'une overdose d'alcool en 2011
Amy Winehouse morte d’une overdose d’alcool en 2011 © Getty Images – Matt Cardy

Par :Valérie Passelègue

Alors que la chanteuse Zaz revient sur le devant de la scène avec un nouvel album, Sains et saufs, elle fait les gros titres d’un certain nombre de journaux avec ses anciennes addictions. Pour la première fois, elle livre des chansons très personnelles qui rendent compte d’un chemin de vie difficile.

Les addictions, qu’elles soient à la drogue, à l’alcool ou aux médicaments, touchent toute la population, y compris, bien sûr, les artistes. Il serait totalement illusoire d’établir la liste de ceux qui sont touchés par ce phénomène.

On peut évoquer le fameux Club des 27 (du surnom donné à ce groupe de chanteurs anglo-saxons de rock et de blues qui sont morts à l’âge de 27 ans : Jimi Hendrix, Janis Joplin, ou plus récemment Amy Winehouse), Prince mort d’une surdose de Fentanyl, ou l’alcoolisme de certains, RenaudVéronique Sanson, Serge Gainsbourg, Benjamin Biolay, etc.

Les médias, et maintenant les réseaux sociaux, se font régulièrement l’écho d’arrestations pour conduite en état d’ivresse ou usages de stupéfiants. La liste parait infinie. En Afrique, on se souvient de Fela, le chantre de l’afrobeat, arrêté par les autorités pour possession de drogues.

Au Burkina Faso, le musicien Oskimo organise depuis 2008 la caravane « Oskimo Tour- Jeunes sans drogue ». S’il est sorti de cette addiction, il tient aujourd’hui à sensibiliser la jeunesse « Cette initiative est partie de moi-même, étant un ancien usager de la drogue, surtout la marihuana ».

Addictions, ce qu’ils en disent

D’aucuns en parlent dans leurs mémoires, comme le guitariste des Rolling Stones, Keith Richards qui sortait en 2010, son autobiographie Life, dans laquelle il égrène toute sorte d’expériences liées à la consommation de drogue de lui-même et du groupe.

En 1998, Johnny Hallyday dans une interview au journal Le Monde se confiait : « La cocaïne, oui, j’en ai pris longtemps en tombant de mon lit le matin. Maintenant, c’est fini. J’en prends pour travailler, pour relancer la machine, pour tenir le coup. (…) Mais il faut bien savoir que nos chansons, on ne les sort pas forcément d’une pochette-surprise. » (07/01/98)

La chanteuse Rose, autrice du tube La liste en 2006 et qui en 2019 révélait ses addictions à la cocaïne et à l’alcool dans le livre et album Kerozen. « La cocaïne (et, dans mon cas, son association avec l’alcool) a cette particularité de restaurer le narcissisme. Elle donne un sentiment de puissance. C’était facile et tentant d’en consommer. » (Télérama 30/09/2019) Sortie de l’enfer de la drogue et de l’alcool, elle a pu se reconstruire et en 2024, elle lançait un podcast, Contre-Addictions.

Vie de bohème, expérimentations, pression intense liée aux attentes du public, exigences des professionnels qui les entourent ou nécessité de maintenir une image parfaite, les raisons peuvent être multiples. Cela entraine bien sûr des problèmes de santé physique, mais aussi de santé mentale, et le sujet est de plus en plus évoqué, y compris dans des conférences et rencontres professionnelles. Par ailleurs, cela peut aussi tout simplement ruiner une carrière. 

À l’instar de Zaz, les artistes semblent aujourd’hui plus enclins à évoquer leurs expériences en la matière. Dans de nombreux cas, délestés de leurs addictions, ils ont pu témoigner et apporter un éclairage particulier à ce phénomène.

Les artistes, en partageant leurs combats contre les addictions, brisent le tabou et invitent à une prise de conscience collective. Leur parcours résilient inspire et encourage d’autres à chercher de l’aide. Les initiatives comme celles d’Oskimo au Burkina montrent que la sensibilisation et le soutien peuvent faire la différence.

SOURCE

Consommation du cannabis

Les e-cigarettes ou vapoteuses aromatisées au cannabis reflètent une nouvelle tendance de la consommation de substances chez les adolescents, constate cette étude menée par des épidémiologistes et des addictologues de l’Université du Michigan.

Ces données de l’enquête annuelle « Monitoring the Future »​, publiées dans le Journal of Adolescent Health, alertent sur le vapotage de cannabis aromatisé, une forme qui favorise à la fois l’expérimentation et le niveau de consommation de cannabis chez les jeunes. 

LIRE L’ARTICLE

Les effets de l’Alcool

Un seul verre d’alcool suffit à augmenter le risque de démence, révèlent des chercheurs d’Oxford et Harvard

Publié le 24 Sep 2025  Antoine Ducarre

Il n’existe donc pas de niveau «sûr» lorsqu’il s’agit de consommer de l’alcool.

Un p’tit verre ça n’a jamais fait de mal”.

Cette phrase vous l’avez sûrement déjà entendu ou alors, vous l’avez dite vous-même et vous ne pensiez certainement pas à mal. Cependant, petit ou grand, seul ou accompagné, le danger que présente l’alcool pour le cerveau apparaît dès le premier verre.

LIRE LA SUITE

Vente illicite d’alcool : Lidl définitivement condamné après le décès d’un mineur

Par Le Figaro avec AFP

Décès d'un mineur alcoolisé: l'enseigne Lidl condamnée pour vente d'alcool illicite

Le discounter s’est vu infliger une amende de 5000 euros pour avoir vendu de l’alcool à un mineur, décédé en 2021 dans les Pyrénées-Atlantiques après un accident de scooter.

La Cour de cassation a condamné définitivement ce mardi le discounter Lidl à une amende de 5000 euros pour avoir vendu de l’alcool à un mineur, décédé en 2021 dans les Pyrénées-Atlantiques après un accident de scooter. Avant de se pourvoir en cassation, Lidl avait été condamné en appel en juillet 2024 pour avoir vendu de la vodka à Kilian, 16 ans.

Cet adolescent s’était tué en 2021 à Urrugne (Pyrénées-Atlantiques) en heurtant un pylône à scooter après avoir été percuté par un ami circulant, lui aussi alcoolisé, sur son scooter. «Deux mineurs ont pu acheter de l’alcool dans le magasin géré par la société, dans des conditions établissant que le représentant de cette dernière n’avait pas adopté les mesures nécessaires» pour exiger des clients qu’ils prouvent leur majorité, justifie la Cour dans son arrêt.

Cela caractérise «la violation, en connaissance de cause», de la loi prohibant la vente d’alcool aux mineurs, selon la Cour. «L’employé se trouvant en caisse au moment du passage des deux mineurs n’avait pas reçu la consigne de systématiquement réaliser» la vérification de l’âge réel des acheteurs de boissons alcooliques, est-il notamment rappelé. Lidl a également été condamné à verser 2500 euros à l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, partie civile dans cette affaire, au titre des frais de justice.

Sollicité, le sixième distributeur français en parts de marché n’avait pas répondu dans l’immédiat. Le 8 mai 2021, à 18h15, la victime, qui présentait un taux d’alcool de 0,56 g par litre de sang selon l’autopsie, avait trouvé la mort dans un choc avec un pylône à Urrugne, près d’Hendaye, après avoir été percutée par un ami.

Jugé devant un tribunal pour enfants, ce dernier avait été reconnu coupable d’homicide involontaire. Deux bouteilles de vodka avaient été achetées par les deux jeunes, peu après 13 heures le jour des faits, selon l’accusation.

La mère de l’adolescent décédé avait porté plainte contre l’enseigne «non pas pour faire un exemple qui ne lui servira à rien, mais pour que le décès de son fils ne soit pas vain», avait indiqué son avocat, Antoine Tugas, lors du procès en première instance. Près de neuf supermarchés sur dix enfreignent la loi en vendant de l’alcool aux mineurs, avait dénoncé en juillet l’association Addictions France, réclamant des «sanctions réellement dissuasives» et des contrôles fréquents par l’État.

Source

Cannabis : la consommation avant 16 ans double le risque de chômage

source

Alcool : pourquoi les jeunes consomment de moins en moins de vin ?

Les moins de 35 ans consomment moins de vin que leurs aînés, selon le cabinet NielsenIQ. Plusieurs raisons expliquent cette désaffection comme le marketing ou encore le prix.

Des bouteilles de vin dans un magasin Intermarché à Paris le 5 septembre 2025. (Illustration)

Crédit : Telmo Pinto / NurPhoto / NurPhoto via AFP

 Pourquoi les jeunes se détournent-ils du vin ?

La France est toujours sur le podium mondial des principaux producteurs de vin avec l’Espagne et l’Italie. Le restera-t-elle encore longtemps ? On peut se poser la question tant la consommation de vin ne cesse de reculer. C’est le cas en 2025 : moins 7% par rapport à 2023, selon la société d’études NielsenIQ.

Les perspectives sont très inquiétantes pour la filière viticole. La désaffection vient des jeunes qui boudent le vin. L’écart de consommation entre générations est spectaculaire. Le cabinet NielsenIQ a scindé la population en 4 groupes : les moins de 35 ans, les 35 à 49 ans, les 50 à 64 ans et les plus de 65 ans.

Pour chaque groupe, on a suivi la consommation de vin sur une année. Les plus de 65 ans ont acheté l’équivalent de 29 bouteilles par personne. Les moins de 35 ans ont acheté seulement neuf bouteilles. C’est-à-dire trois fois moins. Entre les plus jeunes et les plus âgés, c’est parfaitement étagé : 14 bouteilles pour les 35/49 ans et 21 bouteilles pour les 50/64 ans.

La bière : la meilleure ennemie du vin ?

Il y a clairement un problème entre les jeunes et le vin. Cela inquiète la filière viticole. Il est démontré qu’en vieillissant, on conserve une grande part de ses habitudes de consommation. Il faut donc s’attendre à une baisse régulière de la consommation de vin. 

Source

Ils ont arrêté l’alcool, pourtant leur foie ne guérit plus… la science a enfin compris pourquoi

Publié le 21 Sep 2025

L’impuissance du foie à se réparer, observée chez certains anciens grands buveurs, ne s’explique pas uniquement par la sévérité des lésions. Les cellules, encore vivantes, restent bloquées à l’entrée du processus de renouvellement, comme si une commande interne refusait de s’enclencher.

Le foie n’a pas son pareil pour réparer les dégâts infligés par le temps ou les excès. Cet organe discret peut, dans certains cas, se régénérer presque intégralement. Pourtant, chez de nombreux anciens buveurs, cette capacité s’interrompt brutalement. Malgré l’arrêt de l’alcool, les cellules cessent de se reconstruire, comme si un mécanisme essentiel avait été désactivé. Des chercheurs pensent désormais avoir identifié ce qui entrave en silence la régénération du foie.

Le foie, champion méconnu de la régénération cellulaire

Peu d’organes rivalisent avec le foie en matière de régénération. Après une ablation partielle ou un traumatisme sévère, il peut reconstituer jusqu’à 70% de sa masse fonctionnelle. Cette prouesse repose sur la capacité des cellules hépatiques à réactiver un programme génétique proche de celui observé pendant la phase fœtale, leur permettant de se multiplier avant de retrouver leur maturité.

Mais cette plasticité a ses limites. Dans les formes sévères d’hépatite alcoolique ou de cirrhose, la régénération s’enraye. Les malades, même après avoir arrêté l’alcool, voient leur foie s’effondrer, jusqu’à parfois nécessiter une transplantation. Une situation longtemps considérée comme sans solution, faute de comprendre ce qui bloque précisément ce processus de réparation

Quand le processus dérape : inflammation, épissage et dérèglement génétique

Une étude menée par l’université de l’Illinois, en collaboration avec Duke University et le Chan Zuckerberg Biohub Chicago, lève le voile sur ce dysfonctionnement. Le cœur du problème ne se situe pas dans la destruction cellulaire elle-même, mais dans la manière dont les cellules endommagées produisent leurs protéines. Plus exactement, dans l’étape d’assemblage des ARN messagers, appelée épissage.

Ce processus, qui consiste à retirer certaines séquences d’un ARN pour le transformer en plan de construction d’une protéine, dysfonctionne massivement chez les patients atteints de maladies hépatiques liées à l’alcool. Des milliers de gènes subissent un mauvais épissage, produisant des protéines incomplètes ou mal localisées, incapables de jouer leur rôle dans la régénération tissulaire. Le facteur ESRP2, essentiel à ce mécanisme, se trouve particulièrement diminué dans les cellules hépatiques malades.

Les chercheurs ont observé que cette carence en ESRP2 empêche certaines protéines clés, comme TCF4 et SLK, de pénétrer dans le noyau des cellules où elles sont censées activer des voies de signalisation indispensables à la réparation. En réponse, les cellules restent bloquées dans un état intermédiaire. Elles ne fonctionnent plus normalement, mais ne parviennent pas non plus à se multiplier pour régénérer le tissu. Un piège moléculaire aux conséquences fatales.

Pourquoi la régénération du foie échoue malgré l’arrêt de l’alcool

Ce dérèglement ne provient pas uniquement des cellules hépatiques elles-mêmes. L’environnement inflammatoire qui règne dans un foie abîmé par l’alcool joue un rôle déclencheur. En analysant des échantillons humains et des modèles murins, l’étude publiée dans Nature Communications révèle que l’inflammation chronique stimule la production de cytokines, notamment le TGF-β, qui inhibent directement l’expression d’ESRP2. Ainsi, même en l’absence d’alcool, le tissu hépatique continue à baigner dans un climat biochimique défavorable à sa réparation.

Les chercheurs, relayés par SciTechDaily, sont allés plus loin en testant un inhibiteur de la voie TGF-β sur des cellules hépatiques cultivées. Résultat, le niveau d’ESRP2 est remonté, l’épissage est redevenu fonctionnel, et les protéines ont retrouvé leur localisation nucléaire. Cette correction expérimentale offre une piste prometteuse pour restaurer la capacité de régénération du foie, sans passer par une greffe.

Source

Cannabis et fertilité : une étude révèle des risques accrus pour la qualité des ovocytes et des embryons

Une étude scientifique publiée dans Nature Communications vient d’apporter la première preuve directe que la consommation de cannabis peut altérer la qualité des ovocytes humains et augmenter les anomalies chromosomiques chez les embryons. Des résultats qui inquiètent les spécialistes de la fertilité, alors que l’usage du cannabis progresse chez les femmes en âge de procréer.

Des anomalies chromosomiques plus fréquentes

L’équipe de la chercheuse Cyntia Duval, embryologiste au CReATe Fertility Centre de Toronto, a mené deux études distinctes. La première consistait à exposer des ovocytes humains immatures à du THC, le principal composant psychoactif du cannabis. En 24 heures, les chercheurs ont constaté une augmentation de 9 % des anomalies chromosomiques et des dysfonctionnements des fuseaux cellulaires, structures essentielles à la division cellulaire.

La seconde étude s’est appuyée sur plus de 1 000 femmes suivant un traitement de fécondation in vitro (FIV). Parmi elles, une soixantaine présentaient des traces de THC. Résultat : seuls 60 % des embryons issus de ces patientes affichaient un nombre normal de chromosomes, contre 67 % dans le groupe sans THC. Ces erreurs, appelées aneuploïdies, sont connues pour réduire les chances d’implantation et augmenter le risque de fausse couche.

Le cannabis peut donc réduire la qualité des ovocytes, allonger le délai de conception et diminuer les chances de réussite d’une FIV.

Si l’étude ne mesurait pas directement les issues de grossesse, les chercheurs estiment que ces anomalies génétiques pourraient avoir un impact majeur sur les chances de mener une grossesse à terme. Ils soulignent toutefois certaines limites : la fréquence et la quantité de cannabis consommées par les patientes n’ont pas été évaluées, et l’âge des femmes – un facteur clé pour la qualité des ovocytes – n’a pas été pris en compte.

Une tendance inquiétante

Aux États-Unis, l’usage du cannabis pendant la grossesse a triplé entre 2002 et 2020. Chez les 19-30 ans, les femmes consomment désormais davantage que les hommes. Cette évolution survient dans un contexte de baisse généralisée des taux de natalité dans les pays développés.

La littérature scientifique associait déjà la consommation de cannabis pendant la grossesse à un risque accru d’autisme, de faible poids de naissance, de prématurité et même de mort-né. Du côté masculin, des travaux ont montré une baisse de 28 % du nombre et de la concentration de spermatozoïdes chez les consommateurs réguliers.

Au final Le cannabis interfère avec l’ovulation, l’équilibre hormonal et la préparation de l’utérus. Les femmes qui en consomment peuvent mettre plus de temps à concevoir.

Les conseils médicaux sont donc clairs :  éviter le cannabis lorsqu’on souhaite une grossesse, pendant la gestation et l’allaitement. Même une consommation occasionnelle pourrait réduire les chances de conception par cycle

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑