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Cancer de la bouche : les troubles liés à la consommation de cannabis triplent le risque

Les personnes souffrant de troubles liés à la consommation de cannabis sont trois fois plus susceptibles de développer un cancer de la cavité buccale dans les cinq ans que celles non touchées

04 Aoû 2025

« Le trouble lié à la consommation de cannabis est de plus en plus répandu, mais ses conséquences à long terme sur la santé restent mal définies. Le cancer de la bouche, qui se manifeste par des lésions blanches ou rouges et persistantes sur la langue, sur les lèvres ou à l’intérieur des joues, est plausible compte tenu des carcinogènes communs au cannabis et au tabac. En effet, la fumée de cannabis contient de nombreux composés cancérigènes présents dans la fumée de tabac, dont les effets néfastes sur le tissu épithélial tapissant la bouche sont connus », selon des chercheurs de l’université de Californie à San Diego (États-Unis). Pour en avoir le cœur net, ces derniers ont mené une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Preventive Medicine Reports.

Cancer de la bouche : plus de risques chez les fumeurs de tabac dépendants du cannabis

Dans le cadre des recherches, l’équipe a analysé les dossiers médicaux électroniques de 45.129 personnes provenant de l’Université de Californie, couvrant six centres médicaux universitaires. Les adultes dépistés pour des troubles liés à la consommation de drogues, notamment de cannabis, entre janvier 2012 et décembre 2019 ont été inclus s’ils n’avaient pas reçu de diagnostic de cancer de la cavité buccale. Les participants ont été suivis pendant cinq ans pour les diagnostics de cancer de la bouche (lèvre ou langue), prolongeant ainsi la collecte de données jusqu’en décembre 2024.

Les auteurs ont noté que 949 volontaires avaient développé un cancer de la bouche durant le suivi. Après avoir pris en compte l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle et le tabagisme, le risque de développer un cancer de la cavité buccale dans les cinq ans était 325 % plus élevé chez les personnes atteintes de troubles liés à la consommation de cannabis que chez celles qui n’en présentaient pas. Les consommateurs de tabac souffrant de troubles liés à la consommation de cannabis présentaient un risque 624 % plus élevé de développer un cancer de la bouche dans les cinq ans que les fumeurs de tabac non dépendants à cette drogue.

Le THC, « connu pour ses effets immunosuppresseurs susceptibles de contribuer à un risque accru de cancer »

Selon les scientifiques, d’autres facteurs pourraient expliquer ce risque, en plus de l’inhalation de fumée. « Par exemple, le THC, le composé actif du cannabis, est connu pour ses effets immunosuppresseurs, susceptibles de contribuer à un risque accru de cancer. » Dans les conclusions, l’équipe indique que ces résultats soulignent notamment la nécessité de poursuivre les recherches sur les effets à long terme de la consommation de cannabis et l’importance d’intégrer la sensibilisation à la santé bucco-dentaire dans le traitement et l’accompagnement des troubles liés à l’usage de substances.

Source

Le cannabis à haute puissance lié à une plus grande utilisation et au risque chez nous les jeunes américains

par Ma Clinique

 2 août 2025

dans Actualités médicales

Temps de lecture : 2 min

Les chercheurs de Salk créent un atlas génétique détaillé du cannabis à ce jour

Une nouvelle étude publiée aujourd’hui dans la revue scientifique Dépendance a découvert que les jeunes adultes aux États-Unis ne «titres pas» lorsqu’ils utilisent un fort cannabis. En d’autres termes, ils n’utilisent pas moins de cannabis pour compenser la puissance la plus forte. En fait, c’est le contraire: les jeunes adultes qui signalent l’utilisation de cannabis solide l’utilisent également plus fréquemment et en quantités plus élevées que les jeunes adultes qui utilisent des formes plus faibles du médicament.

Cette étude a interrogé plus de 400 jeunes adultes en Californie aux États-Unis qui avaient consommé du cannabis au cours du dernier mois. On leur a demandé de décrire la force de leur produit de cannabis typique en utilisant une échelle de puissance THC de 0 (pas de THC) à 5 (concentration THC très élevée). Le THC, ou tétrahydrocannabinol delta-9, est le principal composé psychoactif du cannabis qui fait que ceux qui l’utilisent pour vivre un «haut». Près de la moitié de ces 400 participants (195) ont déclaré qu’ils utilisaient régulièrement des fleurs de cannabis de puissance élevée ou très élevée.

Les participants ont révélé à quelle fréquence ils avaient consommé des fleurs de cannabis au cours du mois dernier, à quelle fréquence ils consomment généralement en une seule journée et à quelle quantité de cannabis ils consomment généralement par jour. Les participants qui consommaient généralement un cannabis de puissance plus forte fumé plus fréquemment du cannabis et en plus élevés que les participants qui utilisaient généralement du cannabis à faible ou modéré. Chaque étape sur l’échelle de puissance du THC était associée à 3,33 jours supplémentaires d’utilisation du cannabis par mois et à 0,13 plus de grammes de fleur de cannabis utilisés par jour.

Chaque participant a également répondu à un questionnaire Cudit-R (test d’identification des troubles de la consommation de cannabis – révisé), qui identifie les symptômes du trouble de la consommation de cannabis. Les scores des participants ont augmenté en moyenne de 1,21 avec chaque niveau de puissance THC, de sorte que les participants qui ont déclaré généralement utiliser des produits avec un contenu THC élevé ou très élevé avaient un score moyen de 11,2, par rapport au score moyen de 7,0 pour les participants qui utilisaient généralement des produits avec un THC très faible. Un score de 8 ou plus sur l’enquête Cudit-R indique une consommation de cannabis potentiellement problématique; Un score de 13 ou plus indique un éventuel trouble de consommation de cannabis. Cette étude transversale n’a pas pu déterminer si l’utilisation des THC plus fortes a augmenté les risques d’un trouble de la consommation de cannabis ou si ceux qui souffraient d’un trouble de cannabis ont préféré utiliser du cannabis plus fort.

Sur les marchés américains, la puissance moyenne des fleurs de cannabis a augmenté de façon spectaculaire au cours des dernières décennies. Notre étude montre que les jeunes adultes qui recherchent du cannabis de puissance plus élevée utilisent également plus de cannabis et présentent de plus grands symptômes de trouble de la consommation de cannabis.

À mesure que le marché du cannabis de puissance plus élevé se développe, nous devons nous assurer que les jeunes adultes comprennent à quel point il est important de connaître la force du cannabis qu’ils utilisent et les risques associés à la consommation de cannabis. « 

Dr Michael Dunbar, auteur principal, Rand

Cette étude a été financée par l’Institut national sur l’abus d’alcool et l’alcoolisme (NIAAA).

L’article très intéressant de l’équipe du Dr Dunbar et coll. appelle les commentaires suivants :

-Le cannabis utilisé par ces jeunes américains est de plus en plus concentré en THC, il est
donc de plus en plus actif. Ce constat est aussi de l’UE.
-Malgré cela, les usagers n’ont pas limité les quantités utilisées, ils n’ont pas « titré »leurs
prises, ce qui était prévisible. Ils sont devenus toxicomanes, le premier signe en est la
tolérance acquise

  • Rappelons la définition de la tolérance acquise :
    C’est la diminution progressive des effets d’une même dose par répétition de celle- ci et en
    conséquence, la nécessité d’augmenter progressivement les doses pour obtenir le même effet,
    les fournisseurs de drogue s’en chargent

  • -Les auteurs ont bien choisi leur journal : «  Dependance ». Ce mot est traduit en français par
    subordination, asservissement..

  • -Les effets indésirables, ici troubles de consommation, ne sont pas soumis au phénomène
    dépendance, ils rendent la toxicomanie difficile voire impossible à vivre
  • La traduction automatique( ?) du mot « drug » par médicament n’est pas exacte. Pour le
    cannabis, le terme utilisé est « drug of abuse », en français substance toxicomanogène
  • La conclusion des auteurs est aussi la nôtre, il est important, majeur, d’informer les usagers
    des risques qu’ils courent

Cannabis : cinq études récentes qui remettent tout en question

À l’heure où son usage récréatif est de plus en plus toléré à travers le monde, la science commence à en apprendre plus sur le cannabis.

De Allie Yang Publication 1 août 2025,

Le cannabis permet également de créer toute une gamme de produits non psychoactifs et dépourvus de ...

Le cannabis permet également de créer toute une gamme de produits non psychoactifs et dépourvus de THC.

En 2021, la moitié de la population adulte en France déclarait avoir déjà consommé du cannabis au cours de sa vie. Malgré tout, il existe encore de nombreuses lacunes dans notre compréhension scientifique des effets de la substance sur la santé. À l’heure où son usage récréatif est de plus en plus toléré à travers le monde, la science commence à en apprendre plus sur le cannabis.

L’Homme cultive la plante depuis 12 000 ans et l’utilise pour ses effets psychoactifs depuis au moins 2 500 ans. Selon les croyances populaires, le cannabis offrirait une alternative inoffensive et naturelle aux produits pharmaceutiques pour le traitement de la douleur, des nausées, des spasmes musculaires, du manque d’appétit et du trouble de stress post-traumatique.

Des études nous montrent effectivement que le cannabis peut aider à soulager la douleur du cancer et l’organisme responsable de l’approbation des médicaments aux États-Unis, la Food and Drug Administration, a déjà autorisé deux médicaments à base de cannabinoïdes de synthèse pour réduire les nausées et les vomissements chez les patients atteints d’un cancer.

Cela dit, nous découvrons également que la substance ne serait pas aussi inoffensive que certains aimeraient le croire. Grâce en partie à l’assouplissement des restrictions d’accès au cannabis pour la recherche médicale, les scientifiques constatent que les aspects négatifs du psychotrope pourraient en fait dépasser ses bienfaits, avec des risques à long terme pour les poumons, le cœur, les intestins et la santé mentale.

Rien ne permet de nier les bienfaits du cannabis dans le domaine de la douleur chronique, des nausées ou de l’appétit et plus encore, mais nous ne disposons pas de données probantes permettant d’en avoir la certitude. Voici donc un petit récapitulatif des progrès réalisés par la recherche sur le cannabis au cours des dernières années.

1. LE CANNABIS EST-IL UN ANTIDOULEUR EFFICACE ?

Bien que la prise en charge de la douleur soit le principal motif d’usage du cannabis médical aux États-Unis, les études font état de résultats mitigés en ce qui concerne le soulagement de la douleur dans la population générale, écrivait Meryl Davids Landau en janvier 2023.

À ce stade, l’efficacité des cannabinoïdes dans la réduction de la douleur n’a été démontrée par aucune étude reconnue, c’est pourquoi l’International Association for the Study of Pain, qui fait autorité dans la recherche sur la douleur, a refusé de cautionner ces médicaments en 2021.

Si cette efficacité est aujourd’hui contestée, c’est en partie parce que certains types de douleurs sont particulièrement sensibles à l’effet placebo. Une revue systématique de la littérature a ainsi montré que l’équivalent placebo de diverses formes de cannabis induisait des effets antalgiques similaires au produit psychoactif, ce qui suggère que le soulagement de la douleur ne provient pas entièrement du cannabis, mais plutôt de l’effet placebo associé à sa consommation.

« Savoir qu’un produit fonctionne, ce n’est pas suffisant. Nous devons savoir comment il fonctionne afin d’aider au mieux les patients », déclarait Karin Jensen, chercheuse au sein du Pain Neuroimaging Lab de l’institut Karolinska en Suède, dans l’article de Landau. Si nous ne comprenons pas le mécanisme par lequel le cannabis soulage la douleur, comment être sûr qu’il représente le meilleur traitement pour le patient ?

2. LE CANNABIS N’EST PAS INOFFENSIF

Bien entendu, le cannabis n’est pas aussi dangereux que les opioïdes, admettait Deborah Hasin, une épidémiologiste qui a mené des recherches sur la substance, dans un article de Landau publié en 2024. Toutefois, précisait-elle, le cannabis « peut avoir bien d’autres conséquences sur la santé physique et psychologique. »

Les experts souhaitent que la population prenne conscience de plusieurs faits : tout d’abord, les souches de cannabis atteignent aujourd’hui une puissance sans précédent ; l’usage du cannabis provoque également des délires ou de la paranoïa, surtout en cas de consommation quotidienne ; et l’addiction au cannabis existe, elle est même assez fréquente.

Les poumons sont les organes vitaux qui alimentent notre organisme en oxygène. Découvrez l’anatomie des poumons, leur rôle dans la respiration et leur vulnérabilité face à la maladie.

3. MULTIPLICATION DES CAS DE SYNDROME ASSOCIÉ À L’USAGE DU CANNABIS

L’usage régulier du cannabis pose un autre problème : le syndrome d’hyperhémèse cannabinoïde (SHC). Décrite pour la première fois en 2004, la maladie implique des épisodes récurrents de nausées, de vomissements et de douleurs abdominales. Depuis, le syndrome a envoyé plusieurs millions d’Américains aux urgences et leur nombre a même doublé entre 2017 et 2021, écrivait Stacey Colino dans un article de novembre 2024.

 D’après les estimations des services d’urgences, environ 2,75 millions de personnes seraient affectées chaque année par le SHC aux États-Unis. Le principal facteur de risque n’est autre que la consommation massive de cannabis, c’est-à-dire tous les jours ou plusieurs fois par jour pendant plusieurs années. À ce stade, l’arrêt du cannabis semble être la seule solution à long terme contre le syndrome.

4. LES EFFETS DU CANNABIS SUR LE CŒUR

Le THC contenu dans le cannabis affecte également la circulation sanguine, ce qui peut provoquer des problèmes cardiaques. 

Les consommateurs réguliers présentent un risque plus élevé de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et d’autres maladies cardiaques. D’après une étude, le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral augmente respectivement de 25 et 42 % chez les personnes consommant régulièrement du cannabis.

Comme l’expliquait Landau en mars 2024, cela est probablement dû à l’influence du THC sur la circulation du sang dans les artères. Chez les fumeurs de cannabis, le risque de maladie cardiaque augmente encore plus, en raison des particules inhalées aux côtés du THC.

5. LE NOM DES SOUCHES A-T-IL UNE IMPORTANCE ?

Vous avez peut-être entendu parler de deux catégories de cannabis, indica et sativa, ainsi que de leurs différents effets : l’une plus relaxante, favorisant le sommeil et l’autre plus énergétique, favorisant la créativité.

Pourtant, un nombre croissant de preuves scientifiques suggère que ces étiquettes seraient largement insignifiantes, écrivait Sandy Ong dans un article publié en août 2024. Selon les chercheurs, il n’existerait même aucune différence chimique ou génétique significative entre les deux variétés. Voilà un problème de taille pour le consommateur qui choisit généralement l’une ou l’autre pour ses prétendus effets.

Non seulement la recherche nous montre qu’il n’existe aucune cohérence entre les souches étiquetées « sativa » ou « indica », mais l’absence de cadre législatif visant la taxinomie des souches nous plonge également dans un « un joyeux bazar », témoignait Karen Peterson, gérante d’un dispensaire, dans un article publié en 2023. Pour un avenir plus responsable dans ce secteur, il convient de légiférer sur l’attribution des noms aux différentes souches.

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« Un accident mortel sur trois est lié à l’alcool, en 2025, dans le 44 » : à la plage, on parle prévention

L’alcool, une des premières causes de mortalité sur les routes. Une campagne estivale de sensibilisation aux risques a fait une halte à Piriac. Ce qu’il faut en retenir.

La sous-préfete
La sous-préfète, Marie Argouarc’h s’est prêtée au jeu de rapidité sur les buzzers lumineux, avec des lunettes simulant l’effet d’ivresse ©Patricia BIGOT

Par Patricia Bigot Publié le 1 août 2025

Quand on boit trop, on ne conduit plus…

Un principe de base qui parfois, surtout l’été, période plus festive, s’évapore au soleil. Et c’est pour cela que l’association Prévention Routière mobilise ses bénévoles pour sensibiliser les estivants et les locaux aux risques de l’alcool au volant, « mais aussi dans toute forme de mobilité », comme le précise Méryl Magnet, la directrice régionale Pays de la Loire.

Prévention routière « paie » sa tournée d’été

Mercredi 30 juillet, la tournée d’été était en place près des plages de Piriac-sur-Mer (Loire-Atlantique).

Familles, jeunes et moins jeunes, sont passés par les stands le temps de tester leurs réflexes avec des lunettes simulant l’ivresse (parcours, chamboule-tout, jenga, jeu de rapidité sur buzzer…), de rappeler les précautions à prendre en cas de consommation d’alcool et tordre le cou à certaines croyances.

Au passage, disons-le, « non, le café fort ne fait pas dessaouler plus vite ».

Nous ne disons pas ne consommez pas d’alcool, mais si vous le faites, ne mettez pas les autres ou vous-même en danger. Préférez rester sur place, utiliser les transports en commun, ou désignez un Sam qui conduira à votre placeMéryl Magnet, directrice régionale Pays de la Loire de l’association Prévention routière

10 décès en juillet en Loire-Atlantique

Un discours qui va dans le sens des campagnes de sensibilisation soutenue financièrement par la préfecture de Loire-Atlantique, représentée, pour cette opération par la sous-préfète, Marie Argouarc’h.

  • L’occasion pour elle de donner quelques chiffres sur la mortalité sur les routes depuis le début de l’année.

1 500 suspensions de permis en 6 mois

Sur le volet répressif, sur les 67 000 dépistages réalisés en 2024 en Loire-Atlantique en zone gendarmerie, 1 500 étaient positifs.

Depuis le début de l’année, sur les 1 500 suspensions de permis, plus de la moitié était liée à l’alcool et 300 aux stupéfiants.Marie Argouarc’h

Alors la prévention, la Préfecture l’encourage à l’année avec notamment les IDSR, intervenants départementaux de la sécurité routière, des bénévoles (toujours en recherche) qui mènent le même type d’actions que l’association Prévention routière.

sur un stand
Sur ce stand, dose bar, dose maison, le public se rend compte du réel dosage d’alcool que l’on sert chez soi, afin de boire en tout état de cause ©Patricia BIGOT

Et pour cette tournée d’été, le succès est au rendez-vous, avec en moyenne 250 visiteurs par journée d’action (1) et plus de 400 éthylotests distribués.

Si vous ne l’avez pas encore lu !!

Le désastre des toxicomanies en France 

de Jean Costentin (Auteur)


La France bat en Europe le peu glorieux record d’une consommation débridée de drogues (tabac et alcool y compris) ainsi que de psychotropes (pour un certain nombre détournés de leurs usages médicaux).

On trouve à la manoeuvre, pour aggraver cette situation et miner les potentialités de notre jeunesse, des desperados sociétaux dont les idées prospèrent dans l’indifférence entretenue par les médias, certains organismes publics dispensant de scandaleuses subventions.

C’est le primat d’une duplicité qui vise à rassurer le citoyen en laissant se développer les toxicomanies , tout le monde est content tandis que la santé psychique de la Nation se dégrade. Il est porté plus d’importance à l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, qu’à l’état des enfants que nous léguerons à notre planète.

Après avoir disséqué le mécanisme biologique des toxicomanies, sont présentées les caractéristiques et méfaits de chaque drogue, ainsi que leurs conséquences sanitaires. Ce cri de colère émis par l’auteur n’en reste pas là, car il émet aussi un cri d’espoir quand il évoque différentes pistes susceptibles, non seulement d’entraver la chute, mais aussi de remonter la pente.

Il y a un âge où il faut arrêter de boire de la bière et un neurologue le confirme

Elena Bizzotto – jeu. 31 juillet 2025

La consommation de boissons alcoolisées reste profondément ancrée dans les pratiques culturelles françaises. Pourtant, ces boissons constituent une cause importante de mortalité et de morbidité dans notre pays, et ailleurs.

En 2015, selon les chiffres de Santé Publique France, 41 000 décès ont été attribuables à l’alcool, dont 16 000 décès par cancers, 9 900 décès par maladies cardiovasculaires, 6 800 par maladies digestives, 5 400 pour une cause externe (accident ou suicide) et plus de 3 000 pour une autre maladie (maladies mentales, troubles du comportement, etc.).

Et les effets néfastes ne s’arrêtent pas à la mortalité. La bière, bien que très appréciée, devrait être consommée avec modération, notamment après l’âge de 65 ans. Selon le neurologue, neuropsychiatre, auteur et professeur américain Richard Restak, une consommation excessive de bière pourrait entraîner des problèmes de mémoire, un déclin mental, voire une démence.

Le neurologue a placé l’âge limite à 65 ans

Dans son livre The Complete Guide to Memory: The Science of Strengthening Your Mind, il explique que l’alcool altère sans distinction les fonctions cérébrales. Il s’agit d’une « neurotoxine très faible », qui perturbe la communication entre les neurones.

Le neurologue a placé l’âge limite à 65 ans car il s’agit d’une période où le corps perd des neurones plus rapidement. Le déclin mental s’accélère, et « il est essentiel de s’abstenir (…

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Un neurologue alerte : « Si vous avez ce symptôme la nuit, c’est un problème plus grave qu’on ne le pense »

 Dry January 2024 : résultats d’une enquête

Contexte : Le Dry January est un défi d’abstinence d’alcool d’un mois destiné à la population générale, lancé depuis 2013 au Royaume-Uni et 2020 en France.

Le Dry January a gagné en popularité auprès du public, mais les études évaluant les caractéristiques individuelles associées à la sensibilisation et à la participation restent rares.

Méthodes : À l’aide d’un échantillonnage par quotas, un échantillon représentatif de……

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Lutte contre la drogue : l’État n’a que la répression comme solution

Lutte contre la drogue : l’État n’a que la répression comme solution

Loin de toute stratégie de santé publique, l’État tunisien s’apprête à importer massivement des tests salivaires pour traquer les consommateurs de drogue sur les routes. Pendant que les réseaux d’importation prospèrent en toute impunité, le pouvoir choisit la solution la plus simple : réprimer les jeunes, au lieu de prévenir, soigner ou intercepter. Une politique de gadgets et de peur, présentée comme un progrès.

L’État n’a pas d’argent pour recruter des enseignants ou améliorer les conditions dans les hôpitaux, mais il en trouve pour acheter, en devises, des milliers de tests salivaires de dépistage de drogues. Ces tests rapides, à large spectre, permettront de détecter différentes substances comme le cannabis, la cocaïne ou la morphine.

Selon le colonel-major Chamseddine Adouani, chef du bureau de communication de l’Observatoire national de la sécurité routière, interrogé sur Mosaïque FM, « l’Observatoire a pu constater que plus de 30 % des jeunes conducteurs ont conduit sous l’emprise de l’alcool, notamment sur certains axes routiers menant aux plages ou lors d’événements comme les festivals. »

Un constat jugé préoccupant, qui justifierait un dispositif de contrôle plus rigoureux, à la fois dissuasif et préventif. Les autorités entendent ainsi accentuer la pression sur les comportements à risque, en misant sur une approche alliant répression, technologie et responsabilisation. D’après le colonel-major, l’Observatoire souhaite responsabiliser les citoyens tout en exploitant les nouvelles technologies, mais il estime que la prévention seule ne suffit pas.

Une répression sans sensibilisation

Le discours de M. Adouani n’est cependant pas partagé par son collègue du ministère de l’Intérieur, Sami Saoudi, porte-parole du même Observatoire.

Toujours sur Mosaïque FM, il affirme que la mise en place de ces tests salivaires se fera sans campagne de sensibilisation. Autrement dit, les automobilistes seront pris de court par des mesures répressives soudaines pouvant mener directement à la prison. Comme le rappelle Chamseddine Adouani, « un test positif à la drogue implique désormais d’en informer le parquet ».

Une politique fondée sur des chiffres invérifiables

Le discours de ces deux responsables de l’Observatoire de la circulation est inquiétant à plus d’un titre. Il s’agit peut-être de simples ballons d’essai lancés par l’État, mais l’intention répressive est bel et bien présente.

Ce qui frappe dans ces déclarations, c’est leur approximation et leur déconnexion de la réalité.

Y a-t-il eu une étude réalisée par un organisme sérieux sur l’usage des drogues au volant ? Aucun des deux responsables n’en mentionne, et jamais une telle étude n’a été médiatisée.

Quant à l’alcool, Chamseddine Adouani affirme que 30 % des jeunes ont conduit en état d’ébriété. Où est cette étude ? Quand et comment a-t-elle été menée ? Il ne le précise pas. Ce chiffre paraît difficilement crédible : même dans les pays où l’alcool est culturellement omniprésent, on n’atteint pas de tels taux. Il est donc invraisemblable qu’un jeune sur trois boive de l’alcool au volant en Tunisie. Cela se remarquerait à l’œil nu et ne correspond pas à nos réalités culturelles.

À la rigueur, on pourrait admettre qu’un contrôle policier sur trois aboutisse à un constat d’alcoolémie. Mais de là à affirmer qu’un jeune conducteur sur trois est en état d’ébriété, il y a un gouffre.

Une technologie dévoyée de son objectif initial

Concernant les tests salivaires que l’État entend introduire, il est bon de rappeler que ces outils existent depuis des lustres dans les pays développés.

Ils sont utilisés sur les routes, certes, mais surtout dans les aéroports.

Il s’agit de languettes que l’on passe sur les doigts des voyageurs, leurs valises ou leurs vêtements – et non dans la bouche – permettant de détecter en quelques secondes un éventuel contact avec des substances illicites.

Or, à en croire MM. Adouani et Saoudi, les tests salivaires de dépistage de drogues seront exclusivement déployés sur les routes, et non aux points frontaliers d’où la drogue est effectivement introduite en Tunisie.

C’est là que le bât blesse. Les autorités choisissent de s’attaquer au consommateur final, maillon le plus faible de la chaîne, tandis que les passeurs et les dealers sont complètement absents du discours des deux responsables.

Or, l’évidence saute aux yeux : ce sont les trafiquants qu’il faudrait identifier et interpeller en premier, pas le petit jeune inconscient qui cherche juste un moment d’euphorie.

Une légalité floue, un débat évité

Autre point fondamental dans la communication des deux représentants : le cadre législatif de ces nouveaux tests de dépistage.

Si M. Saoudi ne dit pas un mot de l’aspect juridique, comme s’il était secondaire, M. Adouani admet à demi-mot que l’instauration de cette procédure exige un cadre légal adapté.

Or, c’est précisément ce cadre juridique qui devrait être discuté en priorité, avant même d’importer les tests salivaires ou d’en faire la promotion médiatique.

Le juge Afif Jaïdi soulève d’ailleurs ce point essentiel :

« Loin de toute propagande médiatique sur les réalisations, il est juridiquement impossible d’utiliser la technologie évoquée sans un cadre législatif qui l’autorise.

Il est également interdit d’élargir son usage à d’autres personnes que les conducteurs de véhicules, sauf dans le cadre d’une enquête judiciaire.

Dans tous les cas, et même après l’adoption de la législation nécessaire, il faudra respecter le droit de toute personne soumise au test de le refuser.

Il incombera alors à l’agent chargé de l’opération d’informer la personne concernée de ce droit, ainsi que des conséquences légales prévues en cas de refus (dans l’hypothèse où un texte de loi viendrait à criminaliser le refus de se soumettre à l’analyse pour les conducteurs).

En résumé, “bientôt” ne signifie rien d’autre que le fait que des équipements ont été importés sans aucune préparation à leur utilisation, et que leur usage reste illégal à ce jour. »

Prévention absente, prisons pleines

Le dernier point préoccupant dans cette communication concerne la politique de prévention.

L’État tunisien cherche-t-il à protéger ses citoyens ou à les jeter en prison ? Quelle est sa réelle priorité ?

Alors que tous les secteurs souffrent d’un manque cruel de moyens – éducation, santé, justice, transports, culture, sports, jeunesse – voilà que l’on découvre qu’il a préféré importer des languettes pour poursuivre les jeunes consommateurs.

Mais qu’a fait l’État pour prévenir ces jeunes contre la drogue ?

À ce jour, aucune campagne de prévention digne de ce nom n’a été menée.

L’Observatoire cherche à copier les pays développés sur le plan technologique, mais oublie de les copier lorsqu’il s’agit de mener des campagnes de sensibilisation dans les lycées, les universités ou les médias.

Ce même État ne fait rien, non plus, pour soigner les accros ou accompagner les toxicomanes. L’addiction à la drogue est une maladie reconnue et un fléau mondial.

Pourtant, le gouvernement préfère remplir des prisons déjà surpeuplées plutôt que de construire des centres de désintoxication ou des structures de traitement des addictions.

Une politique de terreur sous couvert de progrès

Tout l’argent en devises mobilisé pour l’achat de ces languettes de dépistage ne servira, au final, qu’à instaurer un climat de peur, une atmosphère de suspicion permanente sur les routes, dans les véhicules, dans les quartiers. Un sentiment de traque, ciblant en priorité les jeunes issus des classes populaires, les plus vulnérables, les moins armés pour faire face à la machine judiciaire.

Pourtant, cet argent aurait pu être investi ailleurs. Il aurait pu servir à former des agents spécialisés, à construire des centres de désintoxication, à accompagner les familles démunies, à éduquer, à prévenir. Il aurait pu surtout renforcer les postes frontaliers, moderniser les équipements de la douane, et permettre l’identification des circuits d’importation de drogue, car il ne faut pas se mentir : la Tunisie n’est pas un pays producteur de drogues.

100 % de la drogue qui circule dans le pays est importée. Elle franchit nos ports, nos aéroports, nos frontières terrestres. Et pourtant, ce ne sont ni les passeurs ni les barons de la drogue que l’on traque. Ce sont les consommateurs, les petits, les anonymes.

L’État, qui prétend s’inspirer des pratiques des pays développés, en oublie l’essentiel : ces pays investissent massivement dans la prévention, les soins et la lutte contre les réseaux structurés. Chez nous, on singe la technologie, on importe les gadgets, mais on refuse d’en adopter l’esprit. On fait mine d’agir, alors qu’on ne fait que punir.

Une fois de plus, le pouvoir choisit la voie la plus courte, la moins exigeante, la plus brutale : la répression pure et simple. Pas de réflexion globale, pas de stratégie nationale de santé publique, pas de politique sociale. Seulement des tests, des fourgons de police, des prisons. Et derrière ce décor sécuritaire, un pays qui s’effrite socialement, une jeunesse qu’on humilie, et une drogue qu’on laisse passer tant qu’elle ne dérange pas les puissants.

Voilà ce qu’il faut bien nommer : une politique de terreur, déguisée en progrès technologique. Et, au fond, le même vieux réflexe autoritaire : frapper d’abord, penser ensuite.

Raouf Ben Héd

L’Académie nationale de Médecine,

Considérant :

– La situation actuelle de la France en matière de consommation de cannabis ;

– La démonstration du risque sanitaire de sa légalisation au vu de la littérature scientifique publiée dans les pays où elle a déjà eu lieu ;

– L’échec de cette politique en matière de consommation ;

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