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Une chercheuse en psychédéliques révèle comment la MDMA et le LSD transforment la connexion humaine

Le parcours révolutionnaire de 45 ans de la Dre Harriet de Wit relie la recherche animale et humaine sur les drogues, remodelant la compréhension mondiale de la conscience Reports and Proceedings

Genomic Press

image: Harriet de Wit,PhD, University of Chicago, USA. Credit: Harriet de Wit

CHICAGO, Illinois, États-Unis, 26 août 2025 — Dans une Interview Genomic Press révélatrice publiée aujourd’hui dans Psychedelics, la Dre Harriet de Wit partage des perspectives de son extraordinaire parcours scientifique de 45 ans qui a fondamentalement transformé la compréhension mondiale de la façon dont les substances psychoactives affectent le comportement et la conscience humains.

La Directrice du Laboratoire de Pharmacologie Comportementale Humaine de l’Université de Chicago discute de découvertes révolutionnaires qui remodèlent les approches de traitement psychiatrique dans le monde entier, de la thérapie du TSPT à la science de l’addiction.

L’interview dévoile comment cette chercheuse reconnue internationalement, dont le travail a été continuellement financé par les National Institutes of Health pendant 42 ans sans précédent, a développé des méthodologies innovantes qui comblent le fossé critique entre la recherche animale et les études humaines. Ses investigations pionnières sur la MDMA, le LSD et d’autres psychédéliques ont établi de nouveaux paradigmes qui influencent les protocoles thérapeutiques sur tous les continents.

Des découvertes révolutionnaires transforment les approches de traitement mondiales

La Dre de Wit raconte son évolution scientifique depuis l’étude de l’auto-administration de cocaïne chez les rats pendant son travail doctoral avec la scientifique renommée Jane Stewart à l’Université Concordia jusqu’à devenir l’autorité mondiale consultée par des auteurs comme Michael Pollan pour comprendre les neurosciences psychédéliques. « Le défi de traduire les observations comportementales entre les espèces continue d’être un thème central dans ma recherche depuis 45 ans », explique-t-elle dans l’interview.

Son laboratoire a produit des découvertes révolutionnaires qui résonnent dans toute la communauté scientifique internationale. Plus particulièrement, la recherche démontrant que la MDMA améliore les sentiments de connexion sociale pendant les interactions interpersonnelles a des implications profondes pour traiter les troubles liés aux traumatismes dans le monde entier. Ces découvertes ont une importance particulière alors que les défis de santé mentale affectent les populations du monde entier, transcendant les frontières culturelles et géographiques.

L’interview révèle des détails fascinants sur les percées de recherche translationnelle qui relient les découvertes entre les espèces. La Dre de Wit décrit comment son équipe a découvert que les fumeurs de cigarettes humains, comme les rats de laboratoire, montrent une augmentation plutôt qu’une diminution du désir après des périodes prolongées d’abstinence – une découverte contre-intuitive avec des implications majeures pour les stratégies de traitement de l’addiction dans le monde entier.

Cette découverte pourrait-elle fondamentalement modifier la façon dont les programmes de réhabilitation abordent la prévention des rechutes dans différentes cultures et systèmes de santé?

Les substances psychotropes révèlent des expériences humaines universelles

Au cours des 15 dernières années, la Dre de Wit s’est concentrée intensivement sur ce qu’elle appelle les drogues « psychotropes » qui produisent des états psychologiques nouveaux impossibles à évaluer chez les animaux non verbaux. « Des substances comme la MDMA et de faibles doses de LSD produisent des altérations inhabituelles dans les états internes auto-rapportés, comme des sentiments d’empathie, d’émerveillement et d’unité avec l’environnement », note-t-elle.

Ces investigations soulèvent des questions profondes sur la conscience qui résonnent à travers les traditions philosophiques et scientifiques mondiales. Les sentiments d’empathie et de connexion induits par ces substances changent-ils le comportement ultérieur ou modifient-ils les perspectives sur la vie d’une manière qui transcende les différences culturelles? Sa recherche suggère que ces expériences peuvent représenter des aspects universels de la conscience humaine qui unissent plutôt que divisent l’humanité.

L’interview illustre le type de discours scientifique transformateur trouvé dans tout le portefeuille de revues en accès libre de Genomic Press atteignant des chercheurs du monde entier. En rendant ces perspectives cruciales librement disponibles, la publication fait progresser la collaboration scientifique mondiale et le partage des connaissances.

D’Ottawa à Chicago: Un voyage de découverte scientifique

La Dre de Wit retrace son parcours depuis son lieu de naissance Ottawa à travers des expériences formatrices à l’Université d’Oxford, où travailler dans le laboratoire de Jeffrey Gray a déclenché sa passion pour la psychologie expérimentale. Son histoire illustre comment la collaboration scientifique internationale façonne les découvertes révolutionnaires.

Les expériences interculturelles et le mentorat diversifié qu’elle a rencontrés – de la psychologie britannique aux neurosciences canadiennes à la pharmacologie américaine – ont enrichi sa perspective unique sur les effets des drogues entre les espèces.

Sa recherche actuelle sur le microdosage et la neuroplasticité induite par les drogues établit de nouveaux cadres pour comprendre la conscience qui influencent les laboratoires de Tokyo à Berlin. En tant que Rédactrice de Terrain pour Psychopharmacology et Rédactrice Adjointe pour Alcoholism: Clinical and Experimental Research, elle façonne le discours scientifique mondial tout en encadrant la prochaine génération de chercheurs internationaux.

La philosophie personnelle anime l’excellence scientifique

Au-delà des réalisations professionnelles, l’interview révèle des dimensions personnelles qui humanisent cette scientifique distinguée. La Dre de Wit partage son amour pour voyager dans les coins reculés du globe – du Svalbard à la Patagonie à Madagascar – des expériences qui reflètent son exploration scientifique des frontières de la conscience. Sa poursuite persistante de la peinture à l’aquarelle « malgré peu de progrès visible » reflète la patience et la résilience qu’elle apporte aux programmes de recherche de plusieurs décennies.

Interrogée sur sa plus grande réalisation, elle cite le maintien de sa subvention principale du NIH pendant 42 ans – témoignage d’une excellence soutenue qui bénéficie au progrès scientifique mondial. Son motto « gardez-le simple » résonne avec des chercheurs du monde entier qui luttent pour concevoir des expériences élégantes qui répondent à des questions complexes sur le comportement humain.

Quelles leçons les scientifiques émergents de différentes traditions de recherche pourraient-ils apprendre de cette approche de l’enquête scientifique?

La Dre de Wit exprime son inquiétude concernant le déclin du respect pour la science et l’érudition dans le monde entier, plaidant pour l’investissement dans l’éducation publique à tous les niveaux. Cette perspective souligne comment le progrès scientifique dépend non seulement de la brillance individuelle mais de l’engagement sociétal envers la connaissance et la découverte qui transcende les frontières nationales.

L’interview Genomic Press de la Dre Harriet de Wit fait partie d’une série plus large appelée Innovateurs & Idées qui met en lumière les personnes derrière les percées scientifiques les plus influentes d’aujourd’hui. Chaque interview de la série offre un mélange de recherche de pointe et de réflexions personnelles, offrant aux lecteurs une vue complète des scientifiques qui façonnent l’avenir.

En combinant un accent sur les réalisations professionnelles avec des perspectives personnelles, ce style d’interview invite à une narration plus riche qui engage et éduque les lecteurs. Ce format fournit un point de départ idéal pour des profils qui explorent l’impact du scientifique sur le domaine, tout en touchant des thèmes humains plus larges. Plus d’informations sur les leaders de la recherche et les étoiles montantes présentées dans notre série Innovateurs & Idées – Interview Genomic Press peuvent être trouvées sur notre site web de publications: https://genomicpress.kglmeridian.com/.

L’Interview Genomic Press dans Psychedelics intitulée « Harriet de Wit: Que pouvons-nous apprendre sur le comportement et les processus cérébraux en étudiant les substances psychoactives chez l’homme? Comment pouvons-nous harmoniser la recherche comportementale chez les humains et les espèces non humaines? », est librement disponible via Accès Libre le 26 août 2025 dans Psychedelics au lien hypertexte suivant: https://doi.org/10.61373/pp025k.0029.

À propos de Psychedelics: 

Psychedelics: The Journal of Psychedelic and Psychoactive Drug Research (ISSN: 2997-2671, en ligne et 2997-268X, imprimé) est une revue de recherche médicale de haute qualité publiée par Genomic Press, New York. Psychedelics est dédiée à l’avancement des connaissances sur tout le spectre des substances altérant la conscience, des psychédéliques classiques aux stimulants, cannabinoïdes, entactogènes, dissociatifs, composés dérivés de plantes et composés nouveaux, y compris les approches de découverte de médicaments. Notre approche multidisciplinaire englobe les mécanismes moléculaires, les applications thérapeutiques, les découvertes neuroscientifiques et les analyses socioculturelles. Nous accueillons diverses méthodologies et perspectives de la pharmacologie fondamentale et des études cliniques aux investigations psychologiques et aux contextes socio-historiques qui améliorent notre compréhension de la façon dont ces substances interagissent avec la biologie, la psychologie et la société humaines.

« Des comportements évidemment interdits » : ceinture, alcool, GSM… les chiffres alarmants de Vias sur nos ados

Publié aujourd’hui à 06h53Par RTL info avec Belga

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AFP
Une étude de Vias révèle que de nombreux jeunes de 15 à 19 ans adoptent des comportements routiers risqués : usage du smartphone en voiture, à vélo ou en trottinette, absence de ceinture, alcool, vitesse. L’institut appelle parents et ados à plus de responsabilité.

Quarante pourcents des jeunes de 15 à 19 ans ’oublient’ parfois de….

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Ce traitement pourrait changer la donne contre la dépression et l’addiction selon des études récentes

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© iStock

Depuis des décennies, la dépression et l’addiction à l’alcool restent parmi les défis majeurs de la santé publique en France. Malgré les progrès thérapeutiques, nombreux sont ceux qui peinent à trouver une issue durable.

Aujourd’hui, un nouvel espoir émerge, bouleversant les idées reçues et suscitant une curiosité grandissante chez les chercheurs comme chez les patients : une substance longtemps méconnue et stigmatisée prend sa revanche dans les laboratoires.

Et si cette approche inattendue changeait radicalement notre façon de lutter contre ces maladies ?

Quand la science s’ouvre à la psilocybine : le retour d’un interdit

L’essor inattendu d’une….. LIRE LA SUITE

Bienvenue à mon mariage sans alcool

Face à une consommation d’alcool en baisse, surtout chez les jeunes, de plus en plus de couples se laissent tenter par l’idée d’organiser leur mariage sans cocktails ni champagne. Une manière de faire des économies, remarque “The Wall Street Journal”. Au risque de faire quelques mécontents parmi les invités.

Gracie Giambrone est en train de régler les derniers détails de son mariage, prévu en octobre, mais il y a quelque chose qu’elle sait depuis le départ, c’est que sa fête ne sera pas l’occasion de picoler.

“Comme c’est censé être notre journée, ce serait absurde de proposer de l’alcool”, explique la jeune femme de 35 ans, qui travaille dans le marketing à Tampa, en Floride. En effet, son fiancé, un ancien marine, ne consomme pas du tout d’alcool, et elle n’en boit qu’en de rares occasions. Gracie prévoit donc de se lâcher sur d’autres postes de dépenses, avec l’embauche de chefs pour cuisiner une paella sur place, et l’installation d’un bar à café artisanal.

Elle reconnaît quand même que les propos de l’un de ses amis, qui a proposé, en plaisantant, d’apporter sa flasque, l’ont déconcertée 

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« Un simple shot peut vous tuer » : une touriste devient aveugle après avoir bu un verre d’alcool frelaté

Publié le 23/08/2025

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Une touriste canadienne a raconté dans une vidéo avoir perdu la vue après une consommation d’alcool frelaté contenant du méthanol, en Indonésie. Elle a lancé une pétition pour qu’une campagne de sensibilisation soit mise en place.

Ashley, une touriste canadienne, était en vacances à Bali en Indonésie. Croyant boire un cocktail classique, elle a en réalité consommé un mélange d’alcool et de méthanol. Elle raconte, le 3 août, que cette ingestion l’a rendu aveugle, selon une information de Fox News, rapportée par Midi Libre

En effet, lorsque le méthanol est ingéré, il se transforme en substance toxique et empoisonne le consommateur, indique Médecins sans frontières.

Dans une vidéo postée sur Instagram, Ashley met en garde les voyageurs. « Dans les pays en développement du monde entier, sur le marché noir, le méthanol est souvent ajouté à l’alcool pour augmenter le volume du liquide », a-t-elle déclaré, précisant que cet alcool était ensuite revendu aux restaurants, bars, hôtels et autres établissements de consommation de boissons

« Ça a la même odeur, le même goût. Mais un simple shot peut vous tuer », alerte la jeune femme, qui aurait reçu sa boisson dans une bouteille en plastique. « Perdre la vue est l’épreuve la plus difficile que j’ai jamais eue à traverser. Mais je suis chanceuse, d’autres touristes sont morts en buvant des cocktails dilués au méthanol. »

En effet, l’alcool frelaté, c’est-à-dire altéré par des substances toxiques, a fait des ravages dans de nombreux pays. Au Koweit, mi-août, 13 personnes sont décédées et 21 autres sont devenues aveugles après en avoir consommé.

Une pétition pour sensibiliser les voyageurs

Ashley a lancé une pétition pour qu’une campagne de sensibilisation soit mise en place à l’attention des voyageurs.

Le site spécialisé en santé MesVaccins rapporte une liste de recommandations destinées aux touristes, pour prévenir de ces dangers. Il est notamment indiqué de vérifier que les scellés des bouteilles d’alcool sont intacts et n’ont pas été altérés, même si elles ont été achetées dans des magasins agréés.

Les touristes doivent également éviter l’alcool « fait maison » et surveiller que les boissons alcoolisées contiennent bien des étiquettes. Ces dernières ne doivent pas présenter de signes de mauvaise qualité d’impression ou d’orthographe incorrecte.

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Et si notre foie racontait notre quotidien ?

Le foie, cet organe discret mais essentiel, est aujourd’hui au cœur d’une alerte sanitaire silencieuse. La Dr Laura Weichselbaum a récemment rédigé un article de revue dans “JHEP Reports” (Journal of Hepatology Reports) expliquant que les maladies du foie liées à la consommation d’alcool touchent plus durement les populations en situation socio-économique défavorisée. Une réalité qui mérite d’être regardée avec humanité, lucidité… et responsabilité collective.

Des comportements à risque liés à un contexte de vie

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’une affaire de « grands crus » ni d’une consommation festive ponctuelle. Ce sont des habitudes comme le binge drinking (boire beaucoup en peu de temps) associées à une mauvaise alimentation, un indice de masse corporelle élevé, et encore une forte consommation de tabac, qui forment un cocktail dangereux. Ces comportements à risque sont souvent exacerbés par des contextes de vie marquées par l’insécurité économique et sociale, un accès limité aux soins de santé, ainsi qu’ un entourage insuffisamment informé.
 

“Aujourd’hui, de nombreuses analyses montrent qu’ à consommation égale d’alcool, les dommages pour la santé sont trois fois plus élevés chez les personnes défavorisées, et ce, même en tenant compte d’ autres  facteurs de risque tels que l’obésité ou la consommation de tabac” indique la Dr Weichselbaum
 

Des inégalités face à la santé

Les données montrent que les maladies du foie liées à l’alcool sont surreprésentées dans les milieux défavorisés. Cela ne s’explique pas nécessairement par une consommation plus élevée, mais plutôt par une exposition fréquente à plusieurs facteurs de risque simultanés. De plus, lorsque la maladie du foie se développe, le dépistage intervient souvent tardivement, en raison d’un suivi médical insuffisant.

« La maladie du foie est silencieuse.  En tant que soignant, il est de notre devoir d’être sensible au vécu de notre patient afin de lui proposer le parcours de soin adapté et éventuellement l’inviter à se faire dépister.»

Agir tôt, agir mieux : pour une santé plus équitable

La bonne nouvelle ? Il est possible d’agir.

  • En sensibilisant sans culpabiliser, pour que chacun·e puisse comprendre les risques et les signaux d’alerte.
  • En proposant un dépistage plus accessible, notamment en conscientisant les médecins généralistes et spécialistes aux risques associés au statut socio-économique.
  • En accompagnant les publics concernés à se faire dépister et en informant davantage sur les risques liés à l’alcool.
     

Et si la fiscalité devenait un levier de prévention ?

Dans certains pays, certaines taxes ont été mises en place pour limiter la consommation d’alcool. 

“Peut-être devrions-nous sensibiliser nos décideurs belges à mettre en place des taxes ciblées sur les produits alcoolisés ou conditionnés pour favoriser le binge drinking et ainsi limiter la consommation à risque, tout en finançant des actions de santé publique.” 
 

Ensemble, prenons soin de notre foie… 

La sensibilisation, la prévention et le dépistage pourraient éviter des maladies du foie parfois incurables. 

“Je me permets de rappeler que, même si l’idéal reste de limiter la consommation d’alcool au minimum, il est recommandé de ne pas dépasser 2 verres par jour pour les femmes et 3 pour les hommes.”

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Drogues et addictions : l’évolution du regard sur les produits licites et illicites

Publié le 22 août 2025

 Temps de lecture 3 minutes

Par : La Rédaction

Cocaïne, cannabis, alcool, tabac… Une enquête de l’observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) montre que la perception de la dangerosité des substances dépend aujourd’hui davantage des habitudes d’usages que de leur statut légal.

L’observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) a publié, le 17 juillet 2025, les résultats de l’enquête sur les représentations, opinions et perceptions sur les psychotropes portant sur l’année 2023.

Il s’agit de la 6e enquête menée depuis 1999. Les réponses ont été collectées auprès d’un échantillon représentatif de 2 718 adultes âgés de 18 à 75 ans résidant en France hexagonale.

Une évolution de la perception de la dangerosité

L’enquête relève une baisse de la dangerosité perçue de trois drogues illicites : l’héroïne, la cocaïne et le cannabis. Cette baisse est particulièrement marquée concernant le cannabis. En 2023, 38% des personnes interrogées considèrent que le cannabis est dangereux dès l’expérimentation contre 54% en 1999.

À l’inverse, s’agissant des drogues licites, le tabac et l’alcool sont perçus comme plus dangereux en 2023 qu’en 1999.

La part des personnes estimant que le tabac ne présente de danger qu’en cas de consommation quotidienne est passée de 77% en 1999 à 56% en 2023, tandis que la part de celles le jugeant dangereux dès la consommation occasionnelle est passée de 1% à 17%.

Pour l’alcool, la perception du danger à partir d’une consommation quotidienne est passée de 84% à 71%, tandis que la perception d’un risque dès la consommation occasionnelle a doublé, passant de 10% à 24%.

Selon les termes de l’OFDT : « Ces changements de perceptions peuvent s’interpréter comme un indicateur positif de l’efficacité des campagnes d’information et des politiques de sensibilisation menées au cours des deux dernières décennies, notamment en matière de prévention du tabagisme et de lutte contre les consommations excessives d’alcool. »

Perception de la dangerosité des différents comportements dont les usages de drogues en 2023

Note de lecture – 33 % des Français estiment que la pratique de « boire de l’alcool » est « très dangereuse ». La somme des pourcentages peut différer de 100 % en raison des arrondis à l’unité.

Graphique: Vie-publique.fr / DILASource: EROPP 2023-OFDTTélécharger les donnéesCréé avec Datawrapper

Drogues et addictions : quels sont les chiffres publiés en 2025 ?

Eclairage

16 janvier 2025

Les opinions sur les politiques de prévention et la réponse pénale

Afin de limiter la consommation d’alcool :

  • 62% des personnes interrogées sont favorables à la mise en place de messages de prévention sur les bouteilles d’alcool de manière similaire à ceux des paquets de cigarettes ;
  • 61% sont favorables à la limitation de vente d’alcool à des magasins réservés aux adultes.

La majorité des personnes interrogées sont favorables à l’expérimentation de la mise à disposition de seringues et de matériel d’injection dans des salles de consommation à moindre risque (SCMR) ou haltes soins addictions (HSA). 73% d’entre elles sont favorables à l’ouverture de salles dans d’autres villes de France que Paris et Strasbourg. Toutefois, lorsqu’on leur demande si elles seraient d’accord avec l’ouverture d’une salle de consommation dans leur propre quartier, seules 20% se disent « tout à fait d’accord ».

Concernant l’application de la législation sur les drogues, les personnes interrogées expriment une nette préférence pour les mesures à visée éducative ou thérapeutique. Les dispositifs d’obligation de soins suscitant le plus large assentiment.
Les amendes financières sont perçues positivement par près de deux tiers des personnes alors que la plupart des répondants sont défavorables à des peines de prison pour les consommateurs.

Tabac, alcool, cannabis : des niveaux de consommation différents selon les territoires ultramarins

21 août 2025

Par: Comité national contre le tabagisme – Dernière mise à jour : 20 août 2025

Temps de lecture : 7 minutes

L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) publie les résultats de l’enquête ESCAPAD 2023[1], menée auprès de 2 869 jeunes âgés de 17 ans dans six territoires ultramarins. Si les niveaux d’usage de tabac, d’alcool et de cannabis restent globalement plus faibles aux Antilles, à La Réunion et en Guyane qu’en France hexagonale, les territoires du Pacifique – Polynésie française et Nouvelle-Calédonie – se distinguent par des consommations nettement plus élevées, en particulier chez les filles.

L’étude ESCAPAD, menée par l’OFDT depuis 2000, interroge de façon régulière les….

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Jeunes et cannabis : une campagne de communication pour débanaliser et prévenir la consommation

Publié le 19/08/2025

Malgré une baisse constante de son usage chez les mineurs, le cannabis reste la drogue illicite la plus consommée en France. Banalisé depuis des dizaines d’années, et de plus en plus concentré en THC, le cannabis présente des risques avérés : dépendance, troubles de la santé mentale, maladies somatiques et psychiatriques. Il est particulièrement délétère pour les plus jeunes en raison des problèmes éducatifs et sociaux qu’il peut entraîner.

Dans ce cadre, la MILDECA a produit une campagne de communication visant à changer les représentations et les comportements des adolescents et jeunes majeurs. Elle sera diffusée du 18 août au 7 septembre. Elle vient en appui du plan gouvernemental de lutte contre la criminalité organisée qui comprend un volet sur la prévention, la consommation entretenant les trafics.

Toute la campagne a été financée par des crédits provenant de la confiscation des avoirs criminels des trafiquants condamnés.

Les sciences comportementales intégrées au processus d’élaboration

En amont du processus créatif, la MILDECA a mobilisé les sciences comportementales pour comprendre les perceptions, les usages et les habitudes des jeunes à l’égard du cannabis, cartographier et identifier les modalités de communication (canaux, support, tonalité…) les plus adaptés et déterminer les messages et leviers les plus efficaces pour inciter à des changements de comportements. 

Une campagne « pré-testée » 

Plusieurs pistes ont été testées auprès d’un échantillon de la population cible. Au terme de ce processus, le choix s’est porté sur une création proposant :

  • Une approche scénarisée avec une attention portée à l’identification et l’impact émotionnel.
  • Des situations réelles, en phase avec le quotidien des jeunes.
  • Des messages/récits percutants pour illustrer les effets délétères du cannabis.

Orchestrée par l’agence Madame Bovary, cette campagne, propose 3 vidéos de 30 secondes mettant en scène des situations de la vie quotidienne de jeunes :

  • Deux amies réunies par leur passion du basket.
  • Deux lycéens qui n’ont pas cours.
  • Deux étudiants au début d’une relation amoureuse.

Au cours de chacune de ces situations ordinaires, proposition est faite de fumer un « joint » sur un ton léger, banal. L’un des protagonistes n’ayant jamais fumé, l’autre tente de le convaincre en égrenant l’ensemble des arguments pour le pousser à essayer. L’énumération reprend en réalité les effets délétères de la drogue, générant un contraste à l’humour grinçant, renforcé par le crescendo d’une musique inquiétante. L’histoire s’arrête, suspendue, laissant le non-consommateur, comme le spectateur, interloqués.

Pour clôturer les films, une signature adaptée à chaque scénario vient rappeler la dangerosité du produit en s’inspirant des signatures de santé publique bien connues du grand public et permettant une meilleure appropriation : 

  • Le cannabis nuit gravement à votre jeunesse
  • Le cannabis nuit gravement à votre avenir
  • Le cannabis nuit gravement à votre santé mentale

Enfin, les vidéos rappellent le statut illégal du cannabis et invitent à consulter le site drogues-info-service.fr, en particulier son espace dédié aux Consultations jeunes consommateurs, en cas de besoin d‘accompagnement.

Face à cette cible dont il est difficile de capter l’attention, le choix de diffuser selon un dispositif exclusivement on line sur des médias affinitaires a été fait.

L’équipe

Les potes

Vidéo « Le couple »

  • En ligne le 21 août 

LES ENJEUX D’UNE CAMPAGNE SUR LE CANNABIS A DESTINATION DES JEUNES

Développement et santé : Jusqu’à environ 25 ans, le cerveau est dans une phase de maturation. Les effets nocifs du cannabis sont amplifiés par un usage précoce, ce qui peut nuire au développement cognitif et émotionnel des jeunes.

L’usage de cannabis peut entraîner une dépendance. Il peut aussi être à l’origine ou précipiter la survenue de troubles de la santé mentale et de maladies psychiatriques. Il n’est en rien une « béquille » pour les plus fragiles.

La consommation de cannabis aggrave le risque de cancers broncho-pulmonaires.

Performance scolaire et interactions sociales : la consommation de cannabis peut affecter la performance scolaire et les interactions sociales. Les jeunes consommateurs risquent de voir leur motivation et leur capacité de concentration diminuer avec des impacts sur leurs résultats scolaires et leurs perspectives d’avenir.

Prévention et sensibilisation : les efforts de prévention montrent des résultats encourageants, avec une baisse significative de la consommation chez les jeunes en France depuis plus de 10 ans. Ralentir l’entrée en consommation permettrait de maintenir cette tendance positive et de réduire les risques associés à la consommation de cannabis.

Limiter la consommation dans la population, par la prévention, le soin aux usagers dépendants et le respect de l’interdit posé par la Loi, permet aussi de réduire les trafics et les violences associées.

Responsabilisation et choix de vie : en évitant le cannabis, les jeunes peuvent faire des choix de vie plus éclairés et responsables pour leur avenir. 18 ans est un âge charnière pour les consommations avec les enjeux du passage à la majorité, impliquant un libre arbitre à éclairer davantage pour ces jeunes adultes.

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