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JOURNÉE NATIONALE ALCOOL


Afin d’offrir aux organisations membres un cadre pour leurs activités de sensibilisation, le Fachverband Sucht, le GREA, la Croix-Bleue Suisse, Addiction Suisse et Ticino Addiction (consortium du projet) organisent à nouveau une journée d’action sur les problèmes liés à l’alcool pour les années 2024-2026. Celle-ci est prévue chaque année au mois de mai. La prochaine journée aura lieu le 23 mai 2024 et aura pour thème «alcool au travail ».

Pour la mise en œuvre de la journée nationale alcool, le consortium du projet met à disposition différents outils. Il s’agit notamment d’un concept avec des inspirations pour diverses actions pour thématiser l’alcool au travail, un planificateur d’action, un flyer, diverses brochures, un communiqué de presse ainsi que de give-aways et de visuels.

  • Le flyer, les brochures et les give aways (post-it, stylo, quiz alcool) peuvent être  commandés jusqu’à début avril via le site web d’Addiction Suisse. Veuillez indiquer le code promotionnel «AL24» dans le panier afin d’éviter les frais de port.
     
  • Vous pouvez télécharger les visuels (affiches, logo, signature e-mail, images pour les médias sociaux), le concept et le guide et le plan d’action ici. Sur cette page, vous trouverez également le formulaire de commande pour le communiqué de presse.
     
  • Inscrivez également vos activités prévues dans le calendrier.
     
  • Objectifs de la Journée nationale sur les problèmes liés à l’alcool
  • Sensibilise la population, les médias et les décideurs aux souffrances endurées par les personnes concernées par les problèmes d’alcool et leurs proches.
     
  • Ouvre un débat public sur des thèmes tabous.
     
  • Offre une plate-forme pour toutes les institutions actives dans les domaines de la prévention, du conseil et de la thérapie des problèmes liés à l’alcool.
     

Le projet est soutenu par le Fonds de prévention des problèmes liés à l’alcool.
La Journée d’action sur les problèmes liés à l’alcool complète le Dry January (responsabilité principale de la Croix-Bleue Suisse) en termes de groupe cible, de thème et de canaux.

Campagnes nationales alcool: situation actuelle
Les campagnes de prévention sur l’alcool sont actuellement dans une période de bouleversements. La fin de la Semaine alcool en mai 2021 pour la Suisse romande a été l’occasion pour le consortium composé du GREA, du Fachverband Sucht, de la Croix-Bleue Suisse et d’Addiction Suisse de se mobiliser auprès des autorités fédérales pour trouver des solutions à cette situation. Le résultat est décevant dans la mesure où le financement à moyen et long terme des campagnes de prévention n’existe pas.

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La vérité est bonne à dire !!

La Californie submergée par les fermes illégales de cannabis

ferme illégale.
Vue aérienne d’une ferme illégale. • ©France 2

La légalisation totale du cannabis en 2016 en Californie s’est accompagnée en fait d’un cortège de violences et de dégâts environnementaux. Avec le changement des lois, les cultures illégales ont prospéré, provoquant par ailleurs un gigantesque trafic d’eau.

AFPEric Tang • Publié le 9 avril 2024

« C’est le shérif ! Perquisition ! » Arme au poing, une équipe de policiers pénètre sur un terrain perdu au coeur du désert californien : derrière la bâtisse principale, deux serres abritent 900 plants de cannabis clandestins.

Votée par référendum en 2016, la légalisation totale de cette drogue devait permettre d’assécher le marché noir dans le « Golden State ». En réalité, elle a aiguisé l’appétit d’innombrables délinquants cultivant sans autorisation pour fournir un produit non taxé aux amateurs de fumette.

Une ruée vers l’or vert qui s’accompagne d’un cortège de violences et de dégâts environnementaux. « Le modèle était loin d’être parfait », confie à l’AFP le sergent Chris Morsch, « précisément vers 2016, quand les lois ont commencé à changer, il y a eu une énorme augmentation des cultures illégales ».

Avec les équipes du shérif du comté de San Bernardino, il effectue six à dix perquisitions par semaine pour démanteler les centaines de serres implantées dans le désert de Mojave, à l’est de Los Angeles. Grâce à ces installations qui gardent les plantes au chaud, les trafiquants peuvent cultiver en toutes saisons et réaliser trois à quatre récoltes par an.

Une fois les fleurs séchées, « cela peut rapporter jusqu’à 600 dollars la livre (450 grammes, ndlr) » en Californie, explique l’inspecteur Chris Bassett. Et « le prix peut tripler » si la marchandise est vendue dans la moitié des 50 Etats américains où l’usage récréatif du cannabis est toujours interdit. Une poignée de serres suffit pour empocher des centaines de milliers de dollars par récolte.

Règlements de comptes

Forêts, champs, déserts… les fermes illégales se comptent par dizaines de milliers en Californie, selon les experts. L’économie souterraine y pèse toujours plus lourd que le marché légal, handicapé par une avalanche de taxes et dont les ventes stagnent autour de cinq milliards de dollars annuels. « L’explosion du marché noir est beaucoup due à l’imposition de la marijuana dans l’Etat de Californie », estime l’inspecteur Bassett. « Certains permis de culture, de fabrication et de distribution coûtent plus de 100 000 dollars. Il est donc très difficile d’entrer sur le marché légal ».

ferme cannabis Californie
Des milliers de plants de cannabis. • ©France 2

Certaines zones rurales vivent dans un climat pesant, marqué par la violence. En janvier, six cadavres, dont quatre avaient été brûlés, ont été retrouvés criblés de balles après un massacre digne d’un cartel dans le comté de San Bernardino. Un règlement de comptes lié à la production illégale de cannabis, selon le shérif. « Nous ne voyons pas de véritable crime organisé », tempère toutefois M. Bassett.

Ses services sont plutôt confrontés à de petits délinquants opportunistes, venus d’Amérique latine, d’Asie ou des Etats-Unis. Certains « ont un casier lié à la marijuana, et d’autres n’ont aucun antécédent criminel », raconte-t-il. Ces groupes jouent constamment au chat et à la souris avec la police. Dans les cinq plantations où l’AFP a suivi les agents du shérif, seul Clarance Joseph s’est fait surprendre sur son terrain de Newberry Springs, un hameau près de la célèbre route 66.

Trafic d’eau

Cet Américain opérait « sous les radars » depuis 2017, grâce à un accord passé avec un groupe de Laotiens : il les laissait cultiver trois serres sur sa propriété et touchait 20% des bénéfices. « C’est une grosse perte », soupire-t-il, pendant que les policiers coupent ses plants de cannabis avec leurs sécateurs. « C’est six mois de travail qui s’effondrent aujourd’hui ».

Même menotté, le quinquagénaire reste souriant. Il sera convoqué ultérieurement au tribunal, mais écopera sûrement d’une simple amende : en légalisant, la Californie a réduit les sanctions pour la culture clandestine de cannabis. « A moins qu’on trouve des armes en kit intraçables ou des crimes environnementaux, ils ne risquent pas grand-chose », regrette le sergent Morsch.

Après le passage des forces de l’ordre, beaucoup de fermes relancent leurs opérations. L’irrigation de leurs serres illégales engendre un gigantesque trafic d’eau. Les délinquants cassent les bouches d’incendie pour remplir des camions-citernes, ou creusent des puits clandestins, malgré les sécheresses chroniques en Californie. Les policiers retrouvent aussi toutes sortes de pesticides nocifs.

Certains sont même interdits par l’Union européenne, comme le carbofuran, un insecticide tellement puissant qu’une cuillère à café de sa poudre peut tuer un ours. « Malheureusement, ils pulvérisent ça sur la fleur elle-même, qui est ingérée par le consommateur au final », avertit M. Morsch. « Si j’étais un fumeur de marijuana, je ne voudrais pas fumer ça

États-Unis : l’Oregon, démocrate, vient de signer la repénalisation des drogues dures

Depuis 2021, l’Oregon était l’État le plus progressiste en matière de drogue, avec une dépénalisation de la consommation et de la possession des petites quantités, y compris pour les drogues dures comme l’héroïne ou la cocaïne. Mais le gouverneur de l’État vient de signer une loi les repénalisant. Une conséquence de la situation catastrophique sur le terrain.

Marche arrière toute dans l’Oregon. L’État de l’ouest américain était le plus progressiste en matière de drogue, avec une dépénalisation de la consommation et de la possession des petites quantités, y compris pour les drogues dures comme l’héroïne ou la cocaïne. Mais le gouverneur vient de signer une loi les repénalisant. Une conséquence de la situation catastrophique sur le terrain. Le spectacle des personnes s’injectant ouvertement de la drogue dans les rues de Portland et l’explosion du nombre d’overdoses et de morts ont rapidement fait basculer l’opinion publique en faveur d’un retour des sanctions envers les usagers. 

Au parlement local, les Républicains, comme les Démocrates, ont voté pour la nouvelle loi à une très large majorité, preuve de la gravité de la situation, selon le sénateur républicain, Tim Knopp : « Il y a une urgence. Car lorsque 3 ou 4 habitants de l’Oregon meurent chaque jour à cause de l’addiction, je pense que c’est aux parlementaires d’essayer d’agir et d’endiguer le phénomène ».

Désormais, la possession des petites quantités de drogues dures est un délit passible de 6 mois de prison. Le cannabis, lui, reste légal. Lorsque c’est possible, les forces de l’ordre doivent essayer de privilégier un traitement médical. Mais c’est surtout un retour à l’ordre que réclame la majorité des habitants. Alors que l’Oregon est devenu en quelques années l’un des états qui compte le plus d’accros à la drogue. 

LES TYPES DE DROGUE

Les drogues sous contrôle international comprennent les stimulants de type amphétamine, le coca/la cocaïne , le cannabis, les hallucinogènes, les opiacés et les sédatifs hypnotiques. Les Etats ont décidé de placer ces drogues sous contrôle car elles constituent une menace pour la santé.

Alors que certains effets physiques des drogues peuvent paraitre agréables, ils ne durent pas long temps. Après coup, beaucoup de personnes font une dépression , se retrouvent seules et commencent à se sentir malades. Souvent, les personnes consommant de la drogue semblent confuses, ont les yeux rouges, transpirent beaucoup et négligent leur apparence physique.

Cannabis

Cocaïne

Ecstasy

Hallucinogènes

Héroïne

Méthamphétamine

Sécurité routière : le double dépistage alcool-stupéfiants renforcé lors des contrôles

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin souhaite renforcer les contrôles routiers.Dans une note envoyée aux préfets, il a demandé de réaliser plus systématiquement un double dépistage à l’alcool et aux stupéfiants.

Contrôles bientôt renforcés sur les routes. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a demandé aux préfets de renforcer le double dépistage d’alcoolémie et de stupéfiants au volant lors des contrôles routiers, afin de lutter contre la « polyconsommation », selon une note consultée ce vendredi par l’AFP.

« 2 conducteurs sur 7 impliqués dans un accident mortel présentent une double positivité »

En 2022, quelque « 1004 personnes » ont été tuées dans un accident de la route dans lequel était impliqué « au moins un conducteur » ayant consommé de l’alcool ou des stupéfiants, écrit le ministre dans cette note datée de jeudi 4 avril et également adressée aux directeurs généraux de la police nationale (DGPN) et de la gendarmerie (DGGN).

Les forces de l’ordre ont « doublé » le nombre de dépistages d’alcoolémie et de stupéfiants en 2022, détaille Gérald Darmanin. Cette même année, les constatations de conduite sous l’emprise d’alcool ont augmenté de 14% par rapport à 2021, de 12% pour usage de stupéfiants et de 18% pour les deux causes cumulées. Mais le délit spécifique de conduite sous la double emprise de l’alcool et des stupéfiants « demeure sous-constaté », poursuit le ministre, qui précise que « 2 conducteurs sur 7 impliqués dans un accident mortel présentent une double positivité à l’alcool et aux stupéfiants ».

Gérald Darmanin appelle donc les préfets et forces de l’ordre à « procéder au dépistage plus systématique du taux d’alcool dans l’air expiré » lorsqu’un conducteur présente un dépistage salivaire « positif à la consommation de stupéfiants ». Et inversement, de « procéder au dépistage plus systématique de l’usage de stupéfiants en cas de dépistage d’alcoolémie positif ».

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TÉMOIGNAGE. Il consomme du crack depuis ses 16 ans : « C’est un miracle que je sois encore là »

Accro depuis plus de 20 ans au crack, Antoine (prénom d’emprunt), lutte au quotidien pour se défaire de son addiction. Le trentenaire, qui réside à Lorient (Morbihan), témoigne des ravages de la cocaïne à fumer, qui l’ont conduit à frôler la mort. Récit d’une descente aux enfers.

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05:13

Antoine (prénom d’emprunt), 38 ans, consomme du crack depuis ses 16 ans. Il est actuellement suivi au centre d’addictologie Douar Nevez de Lorient (Morbihan).
Antoine (prénom d’emprunt), 38 ans, consomme du crack depuis ses 16 ans. Il est actuellement suivi au centre d’addictologie Douar Nevez de Lorient (Morbihan). | OUEST-FRANCE

« Si j’avais eu de l’argent tout à l’heure, j’en aurais certainement acheté… L’envie est toujours présente, ça revient en permanence. » Antoine (prénom d’emprunt), 38 ans, revient de loin. Des paradis artificiels qui ont tout de l’enfer quand il fait le récit de plus de deux décennies d’accoutumance aux drogues dures. « Avec tout ce que j’ai pris, c’est un miracle que je sois encore là. »

Le trentenaire qui se tient face à nous, casquette vissée sur la tête et look d’éternel adolescent, est un survivant. Un rescapé arrivé à Lorient (Morbihan) en 2021, « pour fuir la drogue, les mauvaises fréquentations, et recommencer une nouvelle vie ». Sauver sa peau, surtout.

« Je consomme encore. Beaucoup moins qu’avant, mais ça m’arrive, une fois par mois, parfois une fois par semaine. Pour être honnête, j’ai fumé du crack il y a trois jours », livre-t-il avec franchise, lui qui se méfie des certitudes. Aussi parce qu’il sait que ce combat-là n’est jamais vraiment gagné.

Au plus fort de son addiction, Antoine s’injectait entre 10 et 12 grammes d’héroïne par jour. Et consommait « entre 5 et 10 grammes de cocaïne à fumer, du crack quoi ! Ça a duré un an ».

Le regard fixe mais expressif, il raconte le premier « pétard », à « 11, 12 ans. C’est flippant la première fois mais on reteste et on y prend goût ».

« Le gros flash qu’on oublie jamais »

Il évoque avec pudeur le garçonnet, issu d’une famille « carrée. Mon père était sévère », dit-il juste sobrement. Sa scolarité, dans des établissements privés catholiques, « avec des facilités, mais je n’aimais pas l’école. J’ai décroché à la fin du collège, aussi par ce que je fumais tous les jours ».

Livré à lui-même à 16 ans, « j’ai démarré les drogues dures ». Un premier « ecsta » en rave party. Suit « l’escalade » : la cocaïne « à sniffer », avant qu’une amie débarque un jour avec tout l’arsenal pour cuisiner la première « galette » de crack. Et à suivre, « le gros flash, une grosse montée, comme une sensation d’ivresse, de vertige, l’ouïe qui se déforme, le corps comme engourdi ». Celui « qu’on oublie jamais et qu’on recherche constamment après ».

À 17 ans, alors qu’il décroche une « bonne place » dans une exploitation maraîchère, « le crack et l’héroïne ont pris toute la place. Je pouvais rester cinq jours sans dormir et sans manger, à fumer tant qu’on en avait. Et pour redescendre, il me fallait l’héroïne ». À cette époque, il y laisse environ 2 000 € par mois. « Du coup, je revendais aussi pour gagner plus d’argent. »

« On tremble, on a froid, on se fait dessus »

À 21 ans, c’est la « chute libre ». Antoine perd son travail et commence à vendre en « grande quantité », jusqu’au jour où il est interpellé en possession de drogues. « Pendant la garde à vue, je ne pouvais même pas être auditionné tellement j’étais en manque. Ils m’ont envoyé en hôpital psychiatrique… »

Il livre avec sincérité les effets du sevrage. « C’est comme si nos os voulaient pousser, on tremble, on a froid, on se fait dessus… » Le retour chez ses parents, alors qu’il est sous traitement de substitution. « J’avais tout arrêté mais j’y pensais du matin au soir. » Et la rechute.

De 22 à 24 ans, Antoine vit dans la rue, consomme, vend, dort dans des squats « où tout le monde se pique ». Il témoigne des tentatives de sevrage successives. « Une semaine à rester enfermé dans une chambre avec juste de l’eau… À chaque fois que je remontais la pente, ça ne durait jamais trop longtemps. »

À Lorient, « on est inondé »

Antoine retrouve la rue, fait la manche, vole et cambriole des maisons. « Tout était bon pour acheter de la drogue », lâche-t-il avec désarroi. Une vie d’excès, faite d’allers-retours chez ses parents, en prison. Et comme trait d’union, la drogue.

Arrivé en 2021 à Lorient, « j’ai très vite repéré les points où ça consomme, on est forts pour ça… Mes parents, qui avaient déménagé dans le secteur, m’ont remis dehors. La cocaïne est si pure ici, on est inondé. » Au point de faire deux overdoses presque coup sur coup, en trois mois. Énième sevrage, suivi d’une cure où « je grugeais sur les prélèvements d’urine. J’ai fini à moitié clean… »

En contrat d’insertion professionnelle depuis le printemps 2023, Antoine avance désormais avec humilité. Le trentenaire sait que le combat n’est pas fini. « Mes parents ont été courageux de supporter tout ça. Aujourd’hui, ils ont plus de 75 ans, j’ai envie d’avancer, pour eux, pour moi… »

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Si l’Allemagne a légalisé ces derniers jours le cannabis ….

Si l’Allemagne a légalisé ces derniers jours le cannabis, un projet analogue n’est pas envisagé en France. Certains souhaiteraient toutefois s’inspirer de nos voisins et dépeignent une France « championne de l’addiction chez les mineurs ».En baisse chez les ados français, la consommation de cannabis reste bel et bien élevée, surtout celle définie comme à « haut risque ».

L’Allemagne est devenue le 1ᵉʳ avril le troisième pays de l’UE à légaliser l’usage récréatif du cannabis. À la faveur d’une réforme, la possession de 25 grammes de cannabis séché dans les lieux publics est désormais autorisée. Il en va de même pour la culture à domicile, avec la possibilité de compter jusqu’à 50 grammes et trois plants par adulte.  

Avant de démissionner du parti Europe Écologie-Les Verts et du groupe à l’Assemblée nationale, le député Julien Bayou avait salué en début de semaine la réforme votée outre-Rhin. Sortir de la prohibition actuelle, estime-t-il, se révèle une nécessité. Notamment pour prévenir les usages dangereux chez les jeunes. La France, déplore l’élu, affiche aujourd’hui un regrettable statut de « championne de l’addiction chez les mineurs ». Une affirmation que plusieurs chiffres tendent à accréditer.

La consommation à risque plus élevée qu’ailleurs en Europe

Pour mesurer l’ampleur de la consommation de cannabis chez les jeunes français, on peut se tourner vers les publications de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). En février 2021, il proposait un document de synthèse portant sur « 20 ans d’évolutions des usages de drogues en Europe à l’adolescence ». Les auteurs notent que « la France affiche des prévalences d’usage de cannabis à l’adolescence parmi les plus élevées d’Europe », chiffres à l’appui. En 2019, « 23% des jeunes Français de 16 ans ont déclaré avoir fumé au moins une fois du cannabis au cours de leur vie et 13% au cours du mois ». 

Si la France « présente ainsi des niveaux bien supérieurs à ceux constatés au niveau européen », similaires par exemple à ceux enregistrés aux Pays-Bas, c’est aussi l’un des pays « où le niveau d’usage récent a le plus baissé en 20 ans (moins 10 points) ». Un recul que le gouvernement met en avant dans sa communication, bien que les niveaux de consommation demeurent élevés en valeur absolue.

Ces éléments, bien qu’instructifs, ne permettent pas à eux seuls de confirmer que la France serait la « championne de l’addiction chez les mineurs » au sein de l’UE. Pour les compléter, nous disposons d’informations relatives aux « usages à hauts risques » du cannabis chez les jeunes, compilées dans la vaste enquête ESPAD (acronyme de « European School Survey Project on Alcohol and other Drugs »). Menée avec le soutien de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA), celle-ci s’intéresse tous les quatre ans aux adolescents de 16 ans à travers toute l’Europe. 

Dans sa dernière édition, elle rapporte que c’est en France que l’on enregistre le plus fort taux de prévalence de consommation à haut risque. C’est-à-dire la part des jeunes concernés parmi le total des individus interrogés. Ce taux s’établit à 7,3%, soit près du double de la moyenne européenne (qui est de 4%). Un chiffre qui donne du crédit à l’affirmation de Julien Bayou.

C'est en France que l'on observe la plus forte prévalence de jeune de 16 ans qui présentent une consommation à hait risque de cannabis.
C’est en France que l’on observe la plus forte prévalence de jeune de 16 ans qui présentent une consommation à hait risque de cannabis. – European School Survey Project on Alcohol and Other Drugs (ESPAD)

Grâce à une méthodologie appliquée de manière uniforme dans l’ensemble des pays, nous pouvons disposer de comparaisons objectives à l’échelle de l’UE. L’OFDT note que « les pays dont les niveaux d’usage de cannabis à 16 ans sont comparables et les plus élevés (France, Italie, Tchéquie, Pays-Bas, Slovénie) disposent de législations relatives à l’usage de cannabis nuancées, s’agissant des sanctions possibles et de leur degré d’application ». 

Cette absence d’uniformité, aux yeux de l’Office, souligne « l’absence de lien direct entre la sévérité de la loi à l’égard de l’usage et les niveaux de consommation. Que ce soit chez les adultes ou chez les mineurs, les politiques répressives ne semblent ainsi pas avoir un impact notable sur la consommation des individus. Les variations pourraient davantage être liées à des ‘facteurs socioculturels (représentations sociales et contextes d’usage)' », continue l’OFDT, ainsi qu’à des « facteurs d’offre (disponibilité et accessibilité du produit, prix de vente au détail) » ou à des « politiques de prévention menées ».

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Ne nous avait-on promis une Union Européenne protectrice pour ses membres ?

Pr. Jean Costentin

La lutte affichée contre le tabagisme en France devait permettre l’avènement en 2032 de « la première génération sans tabac » voulue par le président de la République ; ce pas en avant vient d’être suivi de deux pas en arrière.

Ainsi, ce n’est plus une seule cartouche de cigarettes que l’on pourra faire entrer en France à partir d’un autre État de l’Union Européenne, mais 4 cartouches par personne  « pour son usage personnel ». Le douanier qui se livrera à ce contrôle devra donc sonder les motivations.  

Le tabac est une grande porte d’entrée dans l’addiction au cannabis qui est porté sur ses épaules. La plus grande disponibilité d’un tabac à plus bas prix (alors que son augmentation était conçue comme un élément de dissuasion) suscitera une demande accrue de cannabis. C’est ce que faciliterait une légalisation, que des actions convergentes font progresser.

 La Hollande, Malte, le Grand-duché du Luxembourg avaient déjà franchi ce pas de la légalisation à des fins toxicomaniaque (trêve d’entourloupes sémantiques quant à l’adjectif « récréatif »). C’est maintenant au tour l’Allemagne, Nation la plus peuplée de l’U.E..

Dans « l’espace Schengen », où les frontières sont ouvertes à la libre circulation des personnes et des biens, ce qui est autorisé dans un État membre, se trouve, de facto, infligé aux États voisins (à moins de rétablir les contrôles aux frontières). C’est comme pour l’immigration, l’Allemagne laisse entrer sur son sol un million de migrants, puis rediffuse dans les Nations à l’entour ceux qui ne satisfont pas à ses besoins de main d’œuvre.

Depuis ce 1er avril, l’Allemagne a légalisé le cannabis, dans l’indifférence européenne générale. Alors qu’en permanence notre parlement national légifère en tremblant, dans la crainte que ses audaces (très relatives) soient retoquées par notre conseil d’État, ou par Bruxelles ou Strasbourg, ou par la cour européenne des droits de l’Homme (C.E.D.H.), l’Allemagne, jouant sans doute du principe de subsidiarité, décide cette légalisation du cannabis sans en référer à ses partenaires Européens. Les « autorités » Françaises laissent faire ; elles ne saisissent pas les instances européennes de ce « cavalier seul ».

Pire, les réactions Françaises correspondent à celles de la Maire écologiste de Strasbourg (J. Barseghian) se portant candidate pour expérimenter cette légalisation dans sa ville. Avant elle, autres victimes de cette contamination par l’Est, le maire de Reims (A. Robinet), le maire de Charleville Mézière (B. Ravignon) ont candidaté, citons encore le député de l’Isère, O. Véran (l’ex ministre de la Santé que l’on sait, en reconversion dans la médecine esthétique) qui a initié la mission parlementaire visant à légaliser le cannabis « de confort », le cannabis « thérapeutique », et le cannabis « récréatif ».

N’est-il pas criminel de vouloir lui adjoindre le cannabis ? Si, par malheur pour notre Nation, le cannabis venait à être légalisé, les édiles précités et divers autres « décideurs » devront  figurer sur un monument érigé en hommage expiatoire aux nombreuses victimes de cette drogue 

Professeur Costentin

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