Elon Musk a une affinité pour diverses substances psychoactives. Toutefois, Kara Swisher, une commentatrice éminente de la Silicon Valley, souligne que le penchant le plus préjudiciable du dirigeant de SpaceX et Tesla réside dans quelque chose de bien moins concret.
Contrairement aux substances psychoactives auxquelles Musk pourrait être associé, c’est la flatterie qui, selon Swisher, représente son vice le plus destructeur. « La drogue qui fait du mal à Elon Musk, ce sont tous ses facilitateurs, qui le lèchent. Et qui ont besoin d’être adorés », elle explique.
Le Pr Isabelle Claudet, chef du pôle enfants et des urgences pédiatriques au CHU de Toulouse, vient de coordonner une étude qui montre une hausse des intoxications à la cocaïne chez les moins de 15 ans dans la dernière décennie.
Auteur d’une étude sur l’intoxication des enfants au cannabis, publiée en 2017 dans une revue américaine, le Pr Isabelle Claudet, chef du pôle enfants et des urgences pédiatriques au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse, repart en bataille. Contre la cocaïne cette fois. Elle vient de conclure l’étude CocaKid menée avec 24 services d’urgences pédiatriques français sur l’exposition accidentelle à la cocaïne chez les enfants de moins de 15 ans pour la période 2010-2020.
Son constat est sans appel. « Il est urgent de dire que les plus jeunes sont les victimes collatérales de ce qu’il se passe dans leur environnement immédiat. Et aujourd’hui, en France, la circulation et la consommation de cocaïne augmentent. L’Occitanie, par sa proximité avec l’Espagne, est particulièrement concernée », lance la pédiatre, témoin d’une multiplication par huit en onze ans du nombre d’admission aux urgences pédiatriques en lien avec la cocaïne. Les moins de six ans représentent près de la moitié des cas (46%) des 74 enfants enregistrés par l’étude.
Signalements à la justice
La plupart des jeunes enfants arrivent après avoir ingéré accidentellement de la cocaïne à la maison (40%) ou dans un lieu public (20%) et qui a déclenché une forte agitation, de la tachycardie, de la fièvre, parfois des convulsions. Des tests urinaires et des prélèvements sanguins confirment la présence de la drogue chez ces mineurs, ce qui déclenche automatiquement un signalement à la justice et à la mise en place de mesures judiciaires et sociales. Ils sont hospitalisés en pédiatrie ou en réanimation. Plus de 60 % des parents de ces enfants sont consommateurs. Les analyses toxicologiques peuvent aussi révéler la présence d’autres substances comme le cannabis, les amphétamines ou encore des molécules venant de produits de coupe.
« Les intoxications à la cocaïne chez les enfants ne sont pas une vue de l’esprit, nous en sommes les témoins. Pendant longtemps, la cocaïne a été considérée comme la drogue des riches, de certaines soirées festives. Ce n’est plus ça. Elle est aujourd’hui plus accessible, plus pure aussi ce qui entraîne davantage de manifestations graves notamment chez les petits. C’est banalisé, personne n’en parle ! », clame le Pr Isabelle Claudet.
46 % des enfants avaient moins de 6 ans
Dans l’étude CocaKid, dirigée par le Pr Isabelle Claudet (CHU de Toulouse), 46 % des enfants admis aux urgences pédiatriques pour une ingestion de cocaïne étaient âgés de moins de six ans.
Sur la totalité des enfants de moins de 15 ans admis pour une exposition à la cocaïne, 59% ont présenté des signes neurologiques et 34 % des symptômes cardiologiques.
« La France en vrai » propose huitfilms documentaires sur les causes, les mécanismes et les conséquences de la dépendance. Une plongée au cœur de l’enfer de nos addictions et de nos combats pour en sortir. À découvrir jeudi 4 avril à 23.05 sur les antennes régionales de France 3.
Depuis le début des années 2000, la Meuse s’enfonce dans l’héroïne. Ce département rural intéresse les trafiquants de grandes villes, comme Metz, Nancy, Paris, qui importent leurs armes et la violence, et transforment Verdun, 17 000 habitants, en « Chicago » du nord lorrain. La Meuse est-elle victime de sa géographie, trop connectée aux autoroutes de la drogue en Europe ? Au plus près du réel, ce film raconte l’histoire de cette France « archipélisée » et, comme un symbole, la défaite de Verdun face à la drogue.
Un petit problème avec l’argent ?
Dans le service de soins en addictologie du centre hospitalier de Chartres, des patients viennent en consultation pour soigner leur avarice maladive. Les uns sont au début de leur prise en charge, les autres au milieu d’un processus introspectif long et compliqué, véritable parcours du combattant. Certains sont sur le chemin de la guérison, armés pour sortir de ce cercle vicieux dont ils sont les premières victimes. Psychothérapeutes, psychologues et psychiatres les aident à faire enfin la paix avec eux-mêmes et leur entourage.
Luttes intimes
Addiction aux substances psychoactives, aux jeux d’argent, à la nourriture, parfois au sexe ou aux jeux vidéo… Lors de rendez-vous au centre d’accueil et de soin d’addictologie de Rennes ou dans l’intimité de leur domicile, des patients racontent au réalisateur Emmanuel Mathieu, à visage découvert, avec leurs mots rares et délicats, leurs « luttes intimes ».
Addiction, une maladie chronique
Drogues, jeu d’argent, alcool… les addictions sont un marqueur de notre époque. Pendant cinq semaines, nous suivons le quotidien de plusieurs patients qui veulent s’en sortir, au sein du service d’addictologie de la polyclinique de La Mitterie à Lomme près de Lille.
Entre leurs ateliers, leurs sorties, leurs entretiens, nous faisons la rencontre de malades aux parcours de vie divers, mais tous extrêmement loquaces et touchants sur la vision de leurs dépendances. Johann Boisleme, le réalisateur de ce film, est aussi passé par les affres de l’addiction avant de s’en sortir seul. Il est donc le parfait interlocuteur pour les malades, parce qu’il est leur miroir et qu’il représente l’espoir fragile de s’en sortir, même si pour lui aussi, tout reste à consolider.
Chemsex : accros au sexe sous drogue
Le chemsex, appelé aussi chems, est en plein essor. Derrière cette contraction de la formule anglaise « chemical sex », soit le sexe sous drogues, se cache une pratique dangereuse qui rend addict un public de plus en plus jeune et qui ne se limite plus au milieu gay. Médecins et activistes donnent l’alerte face à ce « nouveau sida », face à ce phénomène de société dont les conséquences peuvent être terribles.
Je suis allergique aux fraises
Josianne, Any et Marie-Hélène confient l’expérience de leur dépendance à l’alcool, des points d’origine éventuels, de ses conséquences, du fait de vivre cette addiction en tant que femme et en tant que mère. Madame Briot, leur psychologue et amie, livre son combat de soignante contre une pathologie pleine d’idées reçues.
Mon enfant chéri
Ce sont des parents qui aiment leurs enfants et ont voulu les protéger, les aider à grandir, les élever. Des parents qui ont certainement espéré le meilleur pour leur progéniture. Peut-être ont-ils commis parfois des erreurs ? Ce sont des parents qui ont certainement fait de leur mieux et qui un jour ont découvert que leur enfant se droguait. À partir de ce jour, leur vie est devenue un enfer.
Alcool… Voyage sur un continent gris
La sœur du réalisateur, Béa, est tombée dans l’addiction à l’alcool. Grâce au journal intime de Béa, il raconte son histoire. À travers elle, le réalisateur questionne la manière dont la société traite les maux et combat l’addiction et ses préjugés en filmant le corps médical d’un centre d’addictologie.
comment traiter les maux, combattre l’addiction à l’alcool et ses préjugés ?
S’appuyant sur le journal intime de sa soeur, le réalisateur Julien Selleron raconte son histoire. À travers elle, il questionne la manière dont la société traite les maux et combat l’addiction et ses préjugés en filmant le corps médical d’un centre d’addictologie de Catelnau-le-Lez dans l’Hérault. •
Le réalisateur Julien Selleron nous emmène en voyage sur un continent gris : celui de l’alcool. Sa soeur Béa est une ancienne alcoolique. Son journal intime nous raconte son histoire. À travers elle et avec la participation du pôle addictologie de Castelnau-le-Lez dans l’Hérault, le film questionne la manière dont la société traite les maux et combat l’addiction et ses préjugés.
« Alcool, voyage sur un continent gris » : un film de Julien Selleron à voir le jeudi 4 avril 2024, à 22h50. Une coproduction France Télévisions / Les Films d’Ici Méditerranée / Les Films d’Ici.
Le documentaire raconte le fléau de la maladie de l’alcool à travers l’histoire de Béa, une ancienne alcoolique qui en réalité, est la sœur du réalisateur du film. S’appuyant sur son journal intime, Julien Selleron nous raconte la dépendance de sa sœur et son combat pour s’en sortir.
L’histoire de Béa nous plonge dans sa maladie et expose la manière dont la société et le corps médical traitent aujourd’hui les maux et combattent l’addiction, y compris les préjugés. L’unité de soins en addictologie de la clinique du Parc, à Castelnau-le-Lez, près de Montpellier, nous fait découvrir le travail des équipes soignantes et le combat quotidien des malades.
Dans le film, à travers son intervention et celle des équipes soignantes, nous tentons de comprendre les tenants et les aboutissants de ce processus de dépendance à l’alcool.
En France, Au moins 10% de la population a un problème majeur avec l’alcool. Or, seulement 7% d’entre eux arrivent à se faire soigner.
Selon le rapport de l’OMS, l’alcool est la première cause de mortalité dans le monde.
On parle toujours de la mortalité avec l’alcool, mais jamais de la morbidité. On compte aujourd’hui pas moins de deux cent maladies liées à la consommation abusive de l’alcool.Pascal Possoz, docteur et addictologue
« L’alcool brûle les nerfs, altère le cerveau, comprime le cœur, etc. Les complications neurologiques sont innombrables : de la polynévrite, jusqu’à la paralysie et la cécité » rappelle le médecin.
Suivre Béa dans son parcours revient à suivre toutes ces femmes et ces hommes qui, touchés par l’addiction, décident d’emprunter la voie de la guérison, luttant au quotidien pour retrouver une vie digne et pouvoir à nouveau se projeter dans l’avenir
Pour la première fois, le ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a publié ses recommandations sur la consommation de boissons alcoolisées, alertant sur leurs risques pour la santé. Voyons ces directives en détail.
Au mois de février, le ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a publié des recommandations afin de faire de la prévention sur les risques de la consommation d’alcool. Il y est question de la quantité pure consommée, plutôt que la teneur en alcool ou le nombre de verres, afin de calculer les risques pour chaque maladie.
Les valeurs de référence citées pour la quantité d’alcool pur consommé à partir de laquelle les risques d’apparition des maladies liées au mode de vie augmentent étaient « 20 grammes ou plus pour les femmes et 40 grammes ou plus pour les hommes ».
La quantité d’alcool pur peut être calculée comme suit : Quantité d’alcool consommée (millilitres) × concentration en alcool (% ABV) × 0,8 (densité de l’alcool). Pour le dire simplement, 20 grammes d’alcool pur équivalent à une canette (350 ml) de chûhai (cocktail à base de shôchû) ou à une grande canette (500 ml) de bière. Si l’on n’est pas prudent, il est facile de dépasser cette quantité.
Daily Amount of Pure Alcohol That Increases Lifestyle-Related Diseases
Combien de verres pour 20 grammes d’alcool ?
Bière (5 %) : une grande canette (500 ml)
Vin (12 %) : un peu moins de 2 verres (un seul s’il s’agit d’un grand verre à la maison)
Highball : 2 verres (contenant un seul shot de whisky)
Pour les hommes comme pour les femmes, boire 20 grammes ou plus d’alcool par jour augmente le risque de cancer colorectal.
Même une petite quantité peut augmenter les risques de développer une augmentation de la pression sanguine, de cancer de l’estomac ou de l’œsophage (particulièrement chez les hommes) et d’AVC hémorragique (pour les femmes).
Le ministère recommande aux gens de « décider la quantité d’alcool qu’ils boiront à l’avance », de manger « avant ou pendant la consommation d’alcool », « de boire de l’eau plate ou gazeuse entre les verres » et de « planifier des journées sans alcool ».
Le Conseil Supérieur de la Santé préconise une interdiction pure et simple de la publicité pour les marques de bières, de vins, de champagnes et autres spiritueux. Si une telle loi était adoptée en Belgique, quel serait le manque à gagner pour les éditeurs de presse, les chaînes de télé et les autres médias qui vivent de la publicité, notamment pour les boissons alcoolisées ?
L’étau se resserre autour de la publicité pour l’alcool en Belgique. Il y a quelques jours, la Chambre a approuvé, en séance plénière, un projet de loi du ministre de la Santé instaurant de nouvelles limitations sur la vente de vin, de bière et autres spiritueux. Le texte de Frank Vandenbroucke prévoit ainsi l’interdiction de la vente d’alcool « fort » aux mineurs de moins de 18 ans (sauf pour la bière et le vin), ainsi que de la vente d’alcool via des distributeurs automatiques, dans les stations-services le long des voies rapides entre 22h et 7h, et dans les hôpitaux.
Mais le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) considère aujourd’hui que ce texte de loi ne va pas assez loin. Pour combattre les dommages liés à la consommation d’alcool, le CSS préconise en effet une interdiction pure et simple du marketing et de la publicité pour toutes les marques de bières, de vins, de champagnes et autres spiritueux en Belgique.
Si, aujourd’hui, la loi belge interdit déjà la publicité pour l’alcool à la radio et à la télévision « cinq minutes avant et cinq minutes après les programmes visant un public mineur d’âge », ainsi que dans les journaux, périodiques et les supports digitaux spécifiquement destinés aux jeunes, il reste toutefois encore beaucoup de marge aux marques de bières, de vins et de spiritueux pour vanter leurs produits dans la presse écrite, à la télé, au cinéma ou via l’affichage en rue.
Le poids de l’alcool
Mais combien pèse exactement le secteur de l’alcool dans le marché publicitaire belge ? Finalement pas grand-chose, si l’on en croit les derniers chiffres disponibles. En 2023, les investissements bruts mesurés par Nielsen (hors remises d’usage et qui incluent une partie des dépenses dans le digital à l’exception des GAFAM) s’élèvent, tous secteurs confondus, à quasi 5 milliards d’euros en Belgique.
Parmi les différents annonceurs, le secteur de l’alimentation (qui comprend aussi les marques de l’alcool) ne représente « que » 10,8% de ces investissements bruts, soit 540 millions d’euros. Le secteur des « loisirs, tourisme, culture et sport » est loin devant avec 1,22 milliard de dépenses publicitaires brutes en 2023, tout comme le secteur de la distribution sur la deuxième marche du podium avec 1,15 milliard.
Si l’on s’intéresse maintenant d’un peu plus près au secteur de l’alimentation, on constate que le rayon alcool ne pèse pas bien lourd en termes publicitaires. Ensemble, les marques de bières, vins, champagnes et autres spiritueux ne représentent « que » 69 millions de dépenses brutes effectuées par les annonceurs en Belgique, soit 12,7% des investissements dans cette catégorie alimentation.
Mais si l’on prend encore un peu plus de hauteur et que l’on considère cette fois la totalité des investissements bruts sur tous les supports publicitaires en Belgique (à l’exception des GAFAM), soit 5 milliards d’euros en 2023, le rayon alcool ne représente au final qu’un « petit » 1,4% de toute l’enveloppe.
Des dépenses brutes (69 millions) qui sont très majoritairement captées par la télévision et l’affichage, au coude-à-coude dans les préférences des annonceurs sur le terrain des boissons alcoolisées et qui seraient donc les grands perdants d’une éventuelle interdiction publicitaire.