Recherche

Addict à la cocaïne, Gaëlle témoigne d’une vie en enfer

La jeune femme, qui habite Saint-Herblain, a souhaité témoigner pour faire mieux connaître les dégâts causés par la prise de drogue. Elle se bat au quotidien pour sortir de la dépendance.

Gaëlle, maman d’une petite fille, addict à la cocaïne, a vécu trois ans en enfer. Aujourd’hui, elle regarde vers un nouvel horizon et témoigne pour faire mieux connaître les dégâts monstrueux de la drogue.
Gaëlle, maman d’une petite fille, addict à la cocaïne, a vécu trois ans en enfer. Aujourd’hui, elle regarde vers un nouvel horizon et témoigne pour faire mieux connaître les dégâts monstrueux de la drogue.

 Ana, tu as dix ans et si je t’écris cette lettre, c’est qu’il est temps pour toi de savoir… ​. Ainsi débute, en juillet 2022, la lettre que Gaëlle a écrit à sa fille pour lui révéler sa descente aux enfers, à la suite de la prise régulière de cocaïne.  Ma descente aux enfers a commencé le jour où son maître est venu frapper à ma porte, celui que je considère aujourd’hui comme le diable. ​ La jeune femme de 38 ans a encore du mal à nommer la cocaïne.

Cadre commercial dans un établissement de formation, Gaëlle est mariée et maman d’une petite fille. Elle adore faire la fête avec ses amis, avec occasionnellement la prise de cocaïne. Tout bascule en mars 2020. En cours de séparation de son conjoint, elle doit déménager, mais le confinement bouleverse le fragile équilibre.  Je me suis sentie prisonnière de cette situation, confinée à trois dans un appartement. Alors, la cocaïne est arrivée dans ma vie de façon régulière, tous les soirs ​.

La drogue lui procure un sentiment de force, une sensation d’adrénaline, mais le lendemain, c’est la descente, la déprime et la culpabilité.  Le cœur de ma vie, c’était la cocaïne, toujours à la recherche de mon dealer pour trouver 2 grammes par jour. J’étais isolée, je mens, je vole, je manipule mes proches. 

« Esclave à la cocaïne » pendant trois ans​

Gaëlle essaye d’arrêter toute seule, mais elle ne tient pas, car la drogue est devenue une maladie chronique et neurologique. L’addiction lui coûte très cher, elle dépensera plus de 60 000 € et elle devra emprunter pour continuer à vivre.

Elle prend conscience de la nécessité d’une cure de sevrage en milieu hospitalier, puis elle s’engage dans des postcures à Nantes et à Royan, en Charente-Maritime, avec parfois des écarts qui entraînent la rechute. C’est dans ces moments-là qu’elle décide d’écrire à sa fille de 10 ans.  Je lui ai expliqué que l’addiction à la cocaïne était une vraie maladie qui a fait de ma vie un enfer. Elle m’a posé plein de questions : comment tu achètes ? À quel prix ?… ​.

Depuis début février 2024, la jeune femme, sortie d’une postcure, se reconstruit en changeant ses habitudes. Elle a décidé de s’installer loin de Nantes, de ses points de deal et de consommation.  Je cherche un nouveau travail. Je rêve de liberté, car j’ai été pendant trois ans littéralement l’esclave de la cocaïne ​.

Source

Le cannabis serait responsable d’une hausse de 42 % des crises cardiaques et de 25 % du risque d’AVC

©FRÉDÉRIC J. BROWN / AFP

Une équipe de chercheurs a démontré que le fait de consommer du cannabis sous toutes ses formes, même en vapotant, était bien « associé à un nombre plus élevé d’effets cardiovasculaires indésirables ».

avec Jean Costentin

Jean Costentin est membre des Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie. Professeur en pharmacologie à la faculté de Rouen, il dirige une unité de recherche de neuropsychopharmacologie associée au CNRS. Président du Centre National de prévention, d’études et de recherches en toxicomanie, il a publié en 2006 Halte au cannabis !, destiné au grand public.

Atlantico : Une récente étude démontre que la consommation de marijuana sous toutes ses formes est liée à un risque accru d’accident vasculaire cérébral de plus de 42 % et de crise cardiaque de 25 %. Les chercheurs du Massachusetts et de Californie  ont passé quatre ans à évaluer plus de 400 000 adultes américains dans 27 États pour examiner le lien entre la consommation de cannabis et des problèmes tels que les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux. La consommation de cannabis augmente-t-elle le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral ?

Jean Costentin : Des accidents vasculaires cérébraux peuvent survenir chez des sujets jeunes qui sont consommateurs de cannabis. Des études ont montré que le danger s’éloignait lors de l’arrêt de la consommation de drogue mais en cas de rechute, le risque de récidives et de problèmes de santé était bien réel avec éventuellement des séquelles. D’autres travaux ont démontré que le cannabis est la troisième cause de déclenchement d’un infarctus du myocarde. Une vaste cohorte montrait que le cannabis était plus dangereux à cet égard que ne l’est le tabac.

La consommation de cannabis pourrait-elle entraîner une augmentation significative du risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral même si les gens consomment le cannabis en vapotant ou en produits comestibles ?

Le cannabis fumé, différent du vapotage, induit six fois plus de goudrons cancérigènes et d’oxyde de carbone que le tabac lui-même. Lorsque du tabac est ajouté, cela démultiplie les effets notamment de l’oxyde de carbone.

L’oxyde de carbone est un gaz qui se fixe sur l’hémoglobine, le pigment de nos globules rouges impliqués dans le transport de l’oxygène depuis l’alvéole de nos poumons lorsque l’on respire jusqu’aux muscles qui consomment cet oxygène. Le fait de fumer du cannabis engendre six fois plus d’oxyde de carbone et perturbe significativement l’apport d’oxygène au muscle cardiaque et à la fibre musculaire de nos vaisseaux.

Voilà pourquoi déjà, par le seul fait de l’oxyde de carbone, il y a une toxicité cardiovasculaire. Le THC a des effets hémodynamiques. Il a des effets sur le transfert du sang. Ceci est tout à fait malencontreux pour la circulation cérébrale et pour la circulation coronaire.

Le cœur, qui est un muscle, est irrigué par des vaisseaux qui sont les vaisseaux coronaires mais aussi pour les vaisseaux des membres inférieurs. Les artérites oblitérantes chroniques pour le tabac sont bien connues chez le gros fumeur au-delà de cinquante ans. Mais cela se produit de manière de plus en plus précoce chez les sujets jeunes qui sont de consommateurs importants de cannabis.

Donc le cannabis fumé, le cannabis par son THC, par l’oxyde de carbone s’il est fumé, par les goudrons cancérigènes, est à l’origine donc de méfaits cardiovasculaires indubitables.

Le danger, pour les jeunes notamment, n’est-il pas de croire que le fait de vapoter du cannabis ou d’en consommer dans des formes alternatives serait moins dangereux ?

Le fait de vapoter fait que le sujet ne reçoit à ce moment-là que le THC le tétrahydrocannabinol, mais sans avoir ni les goudrons cancérigènes, ni l’oxyde de carbone. Cela semble donc moins toxique. De même pour le tabac, le fait de vapoter permet à celui qui est accro de bénéficier de la nicotine.

Le THC pour le cerveau est un drame. Une étude dont je suis l’auteur va être publiée prochainement dans le Bulletin de l’Académie nationale de médecine sur les effets épigénétiques du THC. Cela concerne des modifications de l’enveloppe des gènes que l’on appelle la chromatine.

Les actions du cannabis, du THC sur cette enveloppe de chromatine modifient l’exposition de ces gènes à la machinerie qui permet de les transformer en protéines. Les effets épigénétiques constituent d’abord une malédiction pour le consommateur. Mais lorsque cela concerne les spermatozoïdes ou les ovules, cela va transmettre à leur descendance des modifications diverses et variées.

Est-ce que les résultats de ces études ne doivent pas permettre d’accélérer la prévention et les campagnes par rapport à la santé publique et face aux risques du cannabis et des dangers d’en consommer sous toutes ses formes ?

Il y a 1000 autres méfaits du cannabis en plus des problèmes cardiaques et les AVC. Mais cela n’a pas eu beaucoup d’effets. Certains veulent en faire un médicament et souhaitent via l’utilisation du 49.3 faire passer dans la loi de financement de la sécurité sociale 2024 l’autorisation du cannabis dit thérapeutique pour cinq ans renouvelables. En termes de prévention, la situation est donc délicate. 

Source

Pourquoi l’alcool est-il si dangereux pour le cerveau des adolescents ?

Article de Nina Bailly

Parmi les dix pays qui consomment le plus d’alcool au monde, neuf font partie de l’Union Européenne. À cette culture de l’alcool est d’ailleurs associée toutes sortes de mythes, comme celui selon lequel boire avec ses parents dès le plus jeune âge apprendrait à avoir une consommation plus responsable en grandissant.

Il faut donc le rappeler: l’alcool est une toxine qui peut nuire gravement à la santé et selon la BBC, il fait encore plus de dégâts

Source

Qu’est-ce que la cocaïne rose, cette drogue au nom trompeur qui émerge en France ?

STUPÉFIANT•Aussi appelée « pink C » ou « tussi », la cocaïne rose est un mélange de plusieurs substances, souvent de la kétamine et de la MDMA

Des sachets de cocaïne rose, à Medellin, en Colombie, le 2 avril 2022.
Des sachets de cocaïne rose, à Medellin, en Colombie, le 2 avril 2022. - J. Sarmiento/AFP / AFP

L’essentiel

  • La « cocaïne rose » est un mélange de plusieurs substances, souvent de la kétamine (un anesthésique) et de la MDMA (de l’ecstasy), dans des proportions variables.
  • « C’est l’imprévisibilité du contenu qui contribue à sa dangerosité, estime le psychiatre et addictologue Jean-Michel Delile. Car avec la kétamine, dès qu’on passe en surdosage, on peut avoir des comas, des pertes de conscience et un vrai risque d’overdose. »
  • Repérée pour la première fois en France en 2022, sa présence reste marginale mais s’étend dans les milieux festifs alternatifs.

«Panthère rose », « pink C », « tussi », « tucibi »… De petits noms mignons au goût de fraise, de banane ou de passion, pour un produit l’étant nettement moins. L’usage de « cocaïne rose » qui, contrairement à ce que laisse supposer son nom, ne contient pas de cocaïne, est en expansion en France. Une drogue au contenu flou et aux effets pouvant s’avérer très dangereux.

De quoi est-elle composée ?

« Ce n’est pas une drogue spécifique, mais un nom commercial qui renvoie à des associations de molécules diverses », précise d’emblée Jean-Michel Delile, psychiatre addictologue et président de Fédération Addiction. Le plus fréquemment, il s’agit d’un mix de kétamine (un anesthésique) et de MDMA (de l’ecstasy), dans des proportions variables, auquel est ajouté un colorant rose.

Une couleur « glamour » qui permet de vendre le produit beaucoup plus cher que de la MD ou de la kétamine. Un gramme de Pink C coûte entre 60 et 100 euros, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (contre un prix autour de 40 euros pour de la kétamine et 50 euros pour de la MD). « Dans ce domaine aussi il y a des effets de mode, et là, il y a un vrai côté marketing », analyse l’addictologue.

Quels sont ses effets et les risques associés ?

Les effets de la cocaïne rose sont donc ceux de la MDMA associés à ceux de la kétamine. « Avec la MDMA, il y a un effet très stimulant et empathogène, explique Laurent Karila, professeur de psychiatrie et d’addictologie et auteur de Docteur, addict ou pas ? (Editions Harper Collins). En gros, ça booste et on aime tout le monde. »

Mais qui dit effets « positifs » dit aussi effets négatifs. Parmi eux : « une descente horrible sur le plan psychique, avec de l’anxiété, une forte tristesse, des idées suicidaires. » Dès la première prise de MD, il existe aussi un risque d’hyperthermie pouvant conduire en réanimation et un risque d’hépatite fulminante, une intoxication du foie.

La kétamine, elle, provoque des effets dissociatifs, telles que des hallucinations visuelles, de la dépersonnalisation (l’impression de sortir de son propre corps) et une insensibilité à la douleur. La dangerosité de la kétamine tient à sa très étroite marge de sécurité. « Dès qu’on passe en surdosage, on peut avoir des comas, des pertes de connaissance et un vrai risque d’overdose », précise Jean-Michel Delile. À très haute dose, il existe également un risque de « K-Hole ». Une perte totale de conscience, avec incapacité de bouger, assimilée à une expérience de mort imminente.

Avec ce nom trompeur, le consommateur s’attend à prendre de la cocaïne, une substance provoquant une sensation d’euphorie, un gain d’énergie, une impression de meilleure confiance en soi, mais aussi un risque de paranoïa, d’anxiété et d’idées délirantes. En snifant de la cocaïne rose, peu de consommateurs connaissent la composition exacte de la poudre. « C’est l’imprévisibilité du contenu qui contribue à sa dangerosité, insiste le président de Fédération Addiction. Il faut donc vraiment informer sur cette nouvelle substance à haut risque, dont le nom très marqueté peut attirer des jeunes. »

Qu’en est-il de présence sur le territoire français ?

« A l’échelle européenne, des signalements concernant la circulation de cocaïne rose ont été faits, en particulier en Italie, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas », explique Ivana Obradovic, directrice adjointe de l’OFDT.

En France, la pink C a été repérée pour la première fois en 2022 par le dispositif Sintes. Sa présence restait anecdotique et marginale mais « depuis un an, on en retrouve sur la quasi-totalité du territoire », selon Jean-Michel Delile. « A chaque sortie, nos équipes trouvent des échantillons de poudre rose, assure le président de Fédération Addiction.

Par bonheur, on n’a pas encore eu d’intoxication sévère mais il vaut mieux prévenir. » Si la pink C se répand dans les milieux festifs alternatifs, telles que les free-parties, elle n’aurait toutefois pas encore fait son arrivée dans les boîtes de nuit et les soirées privées.

Source

« L’abus d’alcool nuit à la santé »

Le nouveau message éducatif « L’abus d’alcool nuit à la santé » devra prochainement figurer dans les communications commerciales pour les boissons contenant de l’alcool, a annoncé lundi le Centre de la Communication, l’organisation professionnelle qui rassemble l’ensemble des métiers de la communication.

En Belgique

Publié le 26-02-2024

Alcool bar
La réforme annoncée par le Centre de la Communication, l’organisation professionnelle qui rassemble l’ensemble des métiers de la communication, est applicable dès lundi. ©Copyright (c) 2018 View Apart/Shutterstock. No use without permission.

Mais le journal Het Belang van Limburg indique ce lundi que selon le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, rien n’a encore été décidé.

La réforme annoncée par le Centre de la Communication, l’organisation professionnelle qui rassemble l’ensemble des métiers de la communication, est applicable dès lundi. Mais une période de transition est mise en place jusqu’au 30 juin 2024. L’application du nouveau message sera obligatoire dès le 1er juillet 2024, selon le Centre de la Communication. Une période d’adaptation spécifique sera prévue jusqu’au 1er janvier 2025 pour les communications commerciales imprimées contenant l’ancien message éducatif et qui ont été conçues avant le 1er mai 2024.

« Ce nouveau message, plus clair, plus percutant, plus impactant, a le mérite de mieux informer les consommateurs sur les risques liés à l’abus d’alcool », précise l’organisation. Elle affirme que les différents acteurs se sont inspirés du message déjà utilisé en France et donc « déjà connu d’une grande partie de la population belge ».

Toutefois, le cabinet du ministre de la Santé nuance ces annonces, peut-on lire dans Het Belang van Limburg. « Ce n’est qu’une proposition qui est à l’étude. Le Conseil supérieur de la santé est en train de développer plusieurs options sur base des preuves scientifiques. Le ministre prendra la décision finale, probablement en avril », explique-t-on du côté du cabinet Vandenbroucke.

Source

Alerte : Consommer beaucoup d’alcool pendant l’adolescence….

Par Céline | Publié le 25.02.2024

Les experts ont récemment découvert que la consommation excessive d’alcool pendant l’adolescence ralentit considérablement la croissance du cerveau. Cette recherche, soutenue par l’Institut national sur l’abus d’alcool et l’alcoolisme, pourrait éclairer les études futures sur la manière dont ces changements pourraient influencer la consommation d’alcool problématique plus tard dans la vie chez les humains.

Selon une étude de l’Université d’Oxford, l’alcool en excès est lié à une diminution du volume cérébral chez les humains et les rongeurs. Une étude a révélé que plus les participants consommaient d’alcool, plus leur hippocampe rétrécissait, avec des risques six fois plus élevés pour les gros buveurs.

Les recherches actuelles de la Société de neurosciences se sont concentrées sur le comportement de consommation d’alcool chez un modèle de primate non humain. Une équipe d’experts du Centre de recherche national sur les primates de l’Oregon et de l’Université de santé et de sciences de l’Oregon a étudié comment la consommation d’alcool pouvait affecter le développement cérébral chez le singe rhésus mâles et femelles à la fin de l’adolescence et au début de l’âge adulte.

Les résultats ont montré que différents niveaux de consommation d’alcool affectaient la croissance du cerveau de manière variable, les gros buveurs ayant une réduction substantielle de la croissance cérébrale. Les chercheurs ont observé que le développement de la matière blanche et du thalamus étaient particulièrement touchés par la consommation d’alcool. Ces résultats ont été publiés dans le journal eNeuro.

Source

LES FRANÇAIS FAVORABLES À UNE CONSOMMATION PLUS ENCADRÉE DE L’ALCOOL ET DU TABAC

Les consommateurs ont répondu à une enquête.

20 février 2024

Une bière

Y compris chez les fumeurs et les buveurs réguliers, si l’on en croit les résultats d’une toute récente étude Harris Interactive pour France Assos Santé. Dans le détail, 87% des personnes interrogées qui boivent de l’alcool au moins une fois par semaine sont d’accord avec une interdiction de la publicité pour l’alcool à proximité des établissements scolaires.

En outre, 71% sont même favorables à une interdiction globale dans tout l’espace public. Quant à ceux qui fument au moins une fois par semaine, vous êtes quand même 37% à soutenir de nouvelles augmentations du prix du paquet de cigarettes afin de limiter la consommation.

Source

Le «Dry January» a fortement pesé sur les ventes d’alcool en janvier

Par Julien Da Sois

Le défi du «janvier sobre» semble faire de plus en plus d’adeptes, à en croire les chiffres des ventes d’alcool en grande surface, en recul de 6,4% en janvier 2024 comparé à janvier 2023.

Le défi du «Dry January» («janvier sobre»), soit ne pas boire une seule goutte d’alcool en janvier, semble faire de plus en plus d’adeptes en France. C’est en tout cas ce que laissent penser les chiffres des ventes d’alcool en supermarchés en janvier, révélés cette semaine par le panéliste Circana. Les ventes en volumes de boissons alcoolisées – catégorie qui inclut les bouteilles portant la mention «sans alcool» – sont en effet en recul de 6,4% en volume par rapport au mois de janvier 2023.

«Cette tendance peut s’interpréter comme la conséquence du Dry January. Les boissons alcoolisées vont encore moins bien en janvier que le reste de l’année», a expliqué Emily Mayer, experte grande consommation chez Circana, à BFMTV. Toutefois, tout ne doit pas être mis sur le compte de ce challenge à la mode. La tendance est en effet à une baisse des ventes d’alcool en grande surface en France. Elles ont baissé de 4,3% au total sur l’année 2023 comparée à 2022, a calculé Circana.

«Cette baisse s’explique notamment par le contexte d’inflation, car les alcools sont des produits qui coûtent cher et qui font vite augmenter le prix du caddie, a commenté Emily Mayer à BFMTV. L’alcool n’est pas indispensable par rapport à des produits alimentaires comme les pâtes. Donc il est plus facilement délaissé par les ménages qui doivent effectuer des arbitrages dans leurs achats.»

Une consommation d’alcool en baisse depuis vingt ans

Toutefois, l’effet de l’inflation n’est pas le seul en cause. La baisse de la consommation d’alcool en France ne date pas du début de la crise inflationniste. Depuis une vingtaine d’années, les sondages montrent que les Français boivent de moins en moins.

Le résultat d’évolutions culturelles et de la mise en place de politiques publiques, expliquait Santé publique France dans sa dernière étude sur le sujet, publiée en janvier. Elle montrait que la part de consommateurs quotidiens était passée de 21,5% en 2000 à 8% en 2021, quand la proportion de consommateurs hebdomadaires reculait de 62,6% à 39%.

En miroir, on a observé une progression des ventes de boissons estampillées sans alcool en janvier dans les supermarchés, d’environ 5 points par rapport à janvier 2023. En revanche, sur l’année 2023 entière, «le poids du sans alcool se stabilise», note Circana.

Source

Loire. Un collégien surpris en train de fumer du cannabis, prison ferme pour ses parents

Après avoir surpris un adolescent en train de fumer du cannabis près de son collège, à Chazelles-sur-Lyon (Loire), les gendarmes ont perquisitionné le domicile de ses parents, où ils ont découvert e la drogue. Les deux prévenus ont été condamnés à des peines de prison ferme.

Publié le 19/02/2024 

Les parents d’un adolescent de 15 ans ont comparu devant la justice dans une affaire liée aux stupéfiants. L’enquête a commencé lorsque les gendarmes de Montbrison ont surpris le mineur en train de fumer du cannabis à proximité du collège de Chazelles-sur-Lyon (Rhône), rapporte Le Progrès .

Ils ont retrouvé sur lui de la drogue et ont donc décidé de mener une perquisition à son domicile. Les gendarmes ont alors découvert 3 kg d’herbe séchée ainsi que de la résine de cannabis, 33 pieds de cannabis, et une chambre de séchage au sous-sol, détaille le quotidien.

Prison ferme pour les parents

Les parents du collégien ont donc été placés en garde à vue avant d’être jugés en comparution immédiate. La mère a été condamnée à 2 ans de prison, dont 10 mois avec sursis, et le père à 18 mois de prison, dont 6 avec sursis. Un juge des enfants va mettre en place un dispositif d’accompagnement pour l’adolescent.

Source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑