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Les effets surprenants à court et à long terme de l’alcool sur la circulation

Voyons de près les effets à court et à long terme de l’alcool sur la circulation afin de mieux comprendre les risques associés à la consommation excessive d’alcool.

 Francois Lehn

 Photo Freepik

L’alcool est une substance largement consommée dans le monde entier, mais peu de gens comprennent réellement son impact sur le corps.

Voyons de près les effets à court et à long terme de l’alcool sur la circulation afin de mieux comprendre les risques associés à la consommation excessive d’alcool.

Effets de l’alcool sur le sang

L’alcool peut affecter la coagulation du sang en empêchant sa capacité à former des caillots. Lorsqu’une personne subit une blessure, les plaquettes sanguines se déplacent vers la zone touchée pour former un caillot et arrêter le saignement. Cependant, lorsque de l’alcool est présent dans le sang, cette capacité de coagulation est compromise. Cela peut entraîner une augmentation des saignements et des ecchymoses en cas de blessure même mineure.

De plus, la consommation d’alcool à court terme peut entraîner une augmentation de la pression artérielle et un épaississement du sang, ce qui rend plus difficile la circulation sanguine normale. Ces effets peuvent mettre une pression supplémentaire sur le cœur et entraîner des problèmes cardiovasculaires à long terme.

Effets à court terme de la consommation d’alcool sur la circulation

Les effets de la consommation d’alcool à court terme sur la circulation sanguine sont principalement dus à son impact sur les récepteurs présents dans les vaisseaux sanguins. Ces récepteurs sont responsables du maintien de la pression artérielle à un niveau sain. Lorsque de l’alcool est présent dans le sang, ces récepteurs ne fonctionnent pas correctement, ce qui entraîne une augmentation de la pression artérielle et du rythme cardiaque.

Un autre facteur contribuant à cette augmentation de la pression artérielle et du rythme cardiaque est l’impact de l’alcool sur les hormones, en particulier l’hormone de stress appelée cortisol. L’alcool peut provoquer une libération accrue de cortisol, ce qui entraîne une augmentation de la pression artérielle et un rythme cardiaque plus rapide.

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Comment Staline carburait à la vodka

Le « petit père des peuples » avait un goût prononcé pour l’alcool fort. Ce qui lui permettait d’humilier ses hôtes et de débusquer les traîtres…

Par Marc Fourny Publié le 17/02/2024

Si Lénine appréciait la bièreStaline, lui, préférait la vodka. Il faut dire que ses ancêtres avaient la descente facile : son père – un ouvrier cordonnier géorgien – abusait déjà de la boisson, frappait sa famille et finit par mourir dans une rixe entre ivrognes…

Impossible pour le leader soviétique de partager un repas sans les traditionnels toasts à répétition qui firent parfois les cauchemars de ses hôtes, rapporte Christian Roudaut dans son livre À la table des tyrans (éd. Tallandier), un livre qui décortique avec délice les manies culinaires des dictateurs de tout poil. Pour Staline, la vodka fait partie du costume politique : montrer qu’il est un chef résistant et viril en étant capable de se soûler comme un cosaque.

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Dans ses Mémoires, le général de Gaulle raconte comment le « petit père des peuples » pouvait se lever une trentaine de fois de table pour porter un toast à la santé de ses convives… Quant à Winston Churchill, pourtant habitué à l’alcool, il se souviendra longtemps de ce souper jusqu’à 3 heures du matin avec le dictateur, un soir d’août 1942 à Moscou : pour aplanir leurs différends, Staline le convie en tête à tête autour d’une table où les plats se succèdent à une cadence infernale, le tout arrosé de litres de vodka au poivre – le Premier ministre préfère s’en tenir à un pétillant du Caucase pour éviter la gueule de bois…

Mais Staline a une astuce, rapporte Christian Roudaut dans son savoureux ouvrage : il coupe son verre à moitié d’eau minérale, surtout quand il faut enchaîner les toasts lors des réceptions officielles – ce qui fait tout de même une sacrée dose à la fin. Après la guerre, l’habitude perdure, notamment quand il convie ses ministres dans sa datcha personnelle de Kountsevo, à une dizaine de kilomètres de Moscou. « L’empire était gouverné depuis la table de la salle à manger », constatait son bras droit Viatcheslav Molotov. Au menu : soupe, poisson, gibier, canard, poulet, cailles en cocotte, agneau… Et évidemment, des litres de vodka.

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Arrêtez cette boisson et votre foie redeviendra comme neuf en 2 semaines

Publié le 16 février 2024 – Ashwin Dhanda

Ashwin Dhanda, professeur en santé hépatique à l’University of Plymouth (UK) évoque les effets sur le foie après l’arrêt de consommation d’alcool.

Dans la mythologie grecque, Zeus punit Prométhée pour avoir donné le feu aux humains. Il l’enchaîna et demanda à un aigle de se régaler de son foie. Chaque nuit, le foie repoussait et, chaque jour, l’aigle revenait pour son festin. En réalité, un foie peut-il vraiment repousser ?

Le foie est le plus grand organe interne du corps humain. Il est nécessaire à des centaines de processus corporels, notamment pour décomposer les toxines comme l’alcool. Comme il s’agit du premier organe à « voir » l’alcool qui vient d’être consommé, il n’est pas surprenant qu’il soit le plus sensible aux effets de l’alcool. Toutefois, d’autres organes, notamment le cerveau et le cœur, peuvent également être endommagés par une consommation excessive d’alcool sur le long terme.

En tant que spécialiste du foie, je rencontre tous les jours des personnes atteintes d’une maladie hépatique liée à l’alcool. Le spectre de ces maladies s’étend de la formation de graisse dans le foie (stéatose hépatique) à la formation de lésions (cirrhose). Ces maladies ne provoquent généralement aucun symptôme tant que les dommages n’ont pas atteint un stade très avancé.

Au début, l’alcool rend le foie gras. Cette graisse provoque une inflammation du foie. En réaction, celui-ci tente de se soigner en produisant du tissu cicatriciel. Si ce phénomène se poursuit sans contrôle, l’ensemble du foie peut devenir un maillage de cicatrices entre lesquelles se trouvent de petits îlots de « bon » foie : c’est la cirrhose.

Aux derniers stades de la cirrhose, lorsque le foie est défaillant, les malades peuvent devenir jaunes (jaunisse), se gonfler de liquide et devenir somnolents et confus. Cette situation est grave et peut être fatale.

La plupart des personnes qui boivent régulièrement plus que la limite recommandée de 14 unités d’alcool par semaine (environ six pintes de bière de force normale (4 % d’alcool) ou environ six verres moyens (175 ml) de vin (14 % d’alcool) auront une stéatose hépatique. Une consommation importante et à long terme d’alcool augmente le risque de développer une cicatrisation et une cirrhose.

(Le site Alcool Info Service explique que l’indication en degré (°) ou en pourcentage (%) pour une boisson alcoolisée correspond à la quantité d’alcool pur contenue dans 100 ml de boisson. Si une boisson fait 35° (ou est concentrée à 35 %), cela signifie que 100 ml de cette boisson contiennent 35 ml d’alcool pur. Plus le degré ou le pourcentage est élevé, plus la boisson est concentrée en alcool pur, ndlr.)

(Les repères de consommation d’alcool préconisés en France par Santé publique France sont les suivants : ne pas consommer plus de dix verres standard par semaine ; ne pas consommer plus de deux verres par jour ; avoir des jours sans consommation dans une semaine, ndlr.)

Après seulement deux à trois semaines d’arrêt d’alcool, le foie peut guérir

Heureusement, il y a de bonnes nouvelles. Chez les personnes souffrant de stéatose hépatique, après seulement deux à trois semaines d’arrêt de consommation d’alcool, le foie peut guérir et semble fonctionner aussi bien que s’il était tout neuf.

Chez les personnes souffrant d’une inflammation du foie ou de légères lésions, même sept jours après l’arrêt de la consommation d’alcool, on observe une réduction notable de la graisse, de l’inflammation et du tissu cicatriciel au niveau du foie. L’arrêt de la consommation d’alcool pendant plusieurs mois permet au foie de guérir et de revenir à la normale.

Chez les gros buveurs qui présentent des lésions plus graves ou qui souffrent d’une insuffisance hépatique, l’arrêt de la consommation d’alcool pendant plusieurs années réduit le risque d’aggravation de l’insuffisance hépatique et de décès. Cependant, les personnes qui boivent beaucoup peuvent être physiquement dépendantes de l’alcool et arrêter brusquement peut conduire à un sevrage alcoolique.

Dans sa forme légère, le sevrage alcoolique provoque des tremblements et des sueurs. Mais s’il est sévère, il peut provoquer des hallucinations, des crises et même la mort. Le sevrage brutal n’est jamais recommandé aux grands buveurs qui doivent consulter un médecin pour savoir comment arrêter l’alcool en toute sécurité.

D’autres bénéfices

L’arrêt de la consommation d’alcool a également des effets positifs sur le sommeil, les fonctions cérébrales et la tension artérielle.

Éviter l’alcool pendant de longues périodes réduit également le risque de plusieurs types de cancer (notamment du foie, du pancréas et du côlon) et le risque de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.

Cependant, l’alcool n’est pas le seul facteur en cause quand on est en mauvaise santé. L’abandon de l’alcool présente de nombreux bénéfices pour la santé, mais ce n’est pas la panacée. Il doit être intégré dans un mode de vie sain, qui inclut une alimentation équilibrée et la pratique régulière d’activité physique.

Ainsi, pour répondre à la question posée par le mythe de Prométhée, le foie a le pouvoir étonnant de se réparer après avoir été endommagé. Mais il ne peut pas repousser à l’identique s’il a déjà été gravement endommagé.

Si vous arrêtez de boire et que vous n’avez qu’un foie gras, il peut rapidement redevenir normal. Si vous avez un foie cicatriciel (cirrhose) au départ, l’arrêt de l’alcool permettra une certaine guérison et une amélioration de la fonction, mais tous les dommages déjà causés ne pourront pas être réparés.

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Les nouveaux marchés de la drogue sous la loupe des professionnels de la santé

Près de 200 spécialistes romands et francophones de l’addictologie étaient réunis jeudi à Neuchâtel pour le congrès annuel de la branche. Parmi les thèmes abordés, la propagation du « crack de rue » et les réponses qu’on peut lui apporter

Les addictions sont multiples, de l’alcool aux opioïdes en passant par le tabac. Ou encore les jeux d’argent, les jeux vidéo et les réseaux sociaux. Des dépendances très vastes qui demandent cependant des approches spécifiques quand il s’agit de les traiter. Près de 200 spécialistes romands et francophones de l’addictologie étaient réunis jeudi à Neuchâtel, à l’occasion du congrès annuel du Collège romand de médecine de l’addiction. Un moment d’échange et de réflexion sur les influences extérieures qui peuvent mener à une dépendance, mais aussi les traiter. L’addiction étant une problématique variable, selon les lieux et leurs législations.

Jean-Marie Coste, responsable de l’accompagnement et des soins à Addiction Neuchâtel

Si Neuchâtel est connu pour sa consommation de méthamphétamines, Genève connaît, elle, une flambée de consommation de « crack de rue » depuis 2021. Cette substance, dérivée de la cocaïne, y est désormais vendue directement prête à l’usage, la rendant plus accessible. Une problématique qui inquiète au-delà de la Cité de Calvin, avec la crainte de voir le crack débarquer dans les autres villes romandes. Lausanne est d’ailleurs déjà touchée, d’où l’importance pour les professionnels de la santé de s’informer sur les réponses à apporter à cette addiction. Présente lors de cette journée sur les addictions, Tiphaine Robet est médecin aux Hôpitaux universitaires de Genève. Chaque jour, elle arpente la Cité de Calvin pour aller au contact de la population dépendante à ce nouveau fléau. Des maraudes qui entrent dans un programme « extra-muros » mis sur pied par le service d’addictologie psychiatrique des HUG.

Tiphaine Robet, médecin aux Hôpitaux universitaires de Genève et cheffe du projet « crack extra-muros »

Les observations du terrain permettent de mieux comprendre comment prendre en charge les consommateurs de crack. Ces derniers étant en grande majorité polytoxicomanes, même s’il n’existe pas de substitut au crack, il est néanmoins possible de stabiliser leur consommation, voire de la réduire en traitant leurs autres addictions.

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Belgique : Infor Drogues devient Infor Drogues ET addictions pour s’ouvrir à des dépendances plus larges

Pour évoquer ce changement de nom et de perspectives, Antoine Boucher, porte-parole d’Infor Drogues et Addictions, était l’invité du 12h30.

Ne dites plus “Infor Drogues”, mais bien “Infor Drogues et addiction”. L’asbl vient tout juste de changer de nom. “Les drogues sont toujours présentes, l’actualité le souligne malheureusement. Cependant, d’autres comportements se développent dans notre société. Ils ne sont pas forcément reconnus par le grand public comme quelque chose de similaire. Il y a de plus et plus d’”addicts” et sans consommer de produit. Ça concerne le jeu, surtout les jeux d’argent, mais le sport aussi par exemple”, explique Antoine Boucher.

La structure veut être perçue comme un service qui va répondre aux besoins de ces profils différents. “Le suffixe “drogue”, ne les conduit pas directement à nous téléphoner ou à faire appel à notre service d’accompagnement”, détaille-t-il encore.

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Qu’arrive-t-il à votre foie quand vous arrêtez de boire de l’alcool ?

Publié: 11 février 2024, auteur Ashwin Dhanda Associate Professor of Hepatology, University of Plymouth

Dans la mythologie grecque, Zeus punit Prométhée pour avoir donné le feu aux humains. Il l’enchaîna et demanda à un aigle de se régaler de son foie. Chaque nuit, le foie repoussait et, chaque jour, l’aigle revenait pour son festin. En réalité, un foie peut-il vraiment repousser ?

Le foie est le plus grand organe interne du corps humain. Il est nécessaire à des centaines de processus corporels, notamment pour décomposer les toxines comme l’alcool. Comme il s’agit du premier organe à « voir » l’alcool qui vient d’être consommé, il n’est pas surprenant qu’il soit le plus sensible aux effets de l’alcool. Toutefois, d’autres organes, notamment le cerveau et le cœur, peuvent également être endommagés par une consommation excessive d’alcool sur le long terme.

En tant que spécialiste du foie, je rencontre tous les jours des personnes atteintes d’une maladie hépatique liée à l’alcool. Le spectre de ces maladies s’étend de la formation de graisse dans le foie (stéatose hépatique) à la formation de lésions (cirrhose). Ces maladies ne provoquent généralement aucun symptôme tant que les dommages n’ont pas atteint un stade très avancé.

Au début, l’alcool rend le foie gras. Cette graisse provoque une inflammation du foie. En réaction, celui-ci tente de se soigner en produisant du tissu cicatriciel. Si ce phénomène se poursuit sans contrôle, l’ensemble du foie peut devenir un maillage de cicatrices entre lesquelles se trouvent de petits îlots de « bon » foie : c’est la cirrhose.

Aux derniers stades de la cirrhose, lorsque le foie est défaillant, les malades peuvent devenir jaunes (jaunisse), se gonfler de liquide et devenir somnolents et confus. Cette situation est grave et peut être fatale.

La plupart des personnes qui boivent régulièrement plus que la limite recommandée de 14 unités d’alcool par semaine (environ six pintes de bière de force normale (4 % d’alcool) ou environ six verres moyens (175 ml) de vin (14 % d’alcool) auront une stéatose hépatique. Une consommation importante et à long terme d’alcool augmente le risque de développer une cicatrisation et une cirrhose.

(Le site Alcool Info Service explique que l’indication en degré (°) ou en pourcentage (%) pour une boisson alcoolisée correspond à la quantité d’alcool pur contenue dans 100 ml de boisson. Si une boisson fait 35° (ou est concentrée à 35 %), cela signifie que 100 ml de cette boisson contiennent 35 ml d’alcool pur. Plus le degré ou le pourcentage est élevé, plus la boisson est concentrée en alcool pur, ndlr.)

(Les repères de consommation d’alcool préconisés en France par Santé publique France sont les suivants : ne pas consommer plus de dix verres standard par semaine ; ne pas consommer plus de deux verres par jour ; avoir des jours sans consommation dans une semaine, ndlr.)

Bonnes nouvelles

Heureusement, il y a de bonnes nouvelles. Chez les personnes souffrant de stéatose hépatique, après seulement deux à trois semaines d’arrêt de consommation d’alcool, le foie peut guérir et semble fonctionner aussi bien que s’il était tout neuf.

Chez les personnes souffrant d’une inflammation du foie ou de légères lésions, même sept jours après l’arrêt de la consommation d’alcool, on observe une réduction notable de la graisse, de l’inflammation et du tissu cicatriciel au niveau du foie. L’arrêt de la consommation d’alcool pendant plusieurs mois permet au foie de guérir et de revenir à la normale.

Chez les gros buveurs qui présentent des lésions plus graves ou qui souffrent d’une insuffisance hépatique, l’arrêt de la consommation d’alcool pendant plusieurs années réduit le risque d’aggravation de l’insuffisance hépatique et de décès. Cependant, les personnes qui boivent beaucoup peuvent être physiquement dépendantes de l’alcool et arrêter brusquement peut conduire à un sevrage alcoolique.

Dans sa forme légère, le sevrage alcoolique provoque des tremblements et des sueurs. Mais s’il est sévère, il peut provoquer des hallucinations, des crises et même la mort. Le sevrage brutal n’est jamais recommandé aux grands buveurs qui doivent consulter un médecin pour savoir comment arrêter l’alcool en toute sécurité.

D’autres bénéfices

L’arrêt de la consommation d’alcool a également des effets positifs sur le sommeil, les fonctions cérébrales et la tension artérielle.

Éviter l’alcool pendant de longues périodes réduit également le risque de plusieurs types de cancer (notamment du foie, du pancréas et du côlon) et le risque de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.

Cependant, l’alcool n’est pas le seul facteur en cause quand on est en mauvaise santé. L’abandon de l’alcool présente de nombreux bénéfices pour la santé, mais ce n’est pas la panacée. Il doit être intégré dans un mode de vie sain, qui inclut une alimentation équilibrée et la pratique régulière d’activité physique.

Ainsi, pour répondre à la question posée par le mythe de Prométhée, le foie a le pouvoir étonnant de se réparer après avoir été endommagé. Mais il ne peut pas repousser à l’identique s’il a déjà été gravement endommagé.

Si vous arrêtez de boire et que vous n’avez qu’un foie gras, il peut rapidement redevenir normal. Si vous avez un foie cicatriciel (cirrhose) au départ, l’arrêt de l’alcool permettra une certaine guérison et une amélioration de la fonction, mais tous les dommages déjà causés ne pourront pas être réparés.

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L’INTOXICATION AU CANNABIS CHEZ LE CHIEN

Par Édouard Martin, D.M.V., I.P.S.A.V., clinicien enseignant en urgentologie et soins intensifs

L’intoxication au cannabis est de plus en plus fréquente chez le chien. Ces intoxications sont généralement accidentelles, suite à l’ingestion de mégots, de feuilles séchées, de résine ou de gâteaux contenant du cannabis. Une prise en charge par un vétérinaire est souvent nécessaire mais le pronostic est généralement bon.

À quoi est due l’intoxication au cannabis ?

Lors d’intoxication au cannabis, les signes cliniques sont dus aux cannabinoïdes, des substances psychoactives, dont la plus active est le THC (delta-9-tétrahydrocannabinol). Le THC agit sur le cerveau et est à l’origine de nombreux symptômes.

Quels sont les signes observés lors d’intoxication au cannabis ?

Les signes cliniques apparaissent dans les 3 heures suivant l’ingestion et sont très variés :

  • Troubles neurologiques : alternance de phases d’agitation et de somnolence, pertes d’équilibre, dilatation des pupilles voire crises convulsives dans les cas les plus graves ;
  • Troubles digestifs : vomissements, hypersalivation, augmentation de l’appétit, incontinence fécale ;
  • Troubles cardiorespiratoires : augmentation ou diminution de la fréquence cardiaque et respiratoire ;
  • Troubles généraux : tremblements, hyperthermie ou hypothermie, incontinence urinaire.

Les symptômes durent en général 12 à 72h, dépendamment de la dose ingérée.

Comment diagnostiquer une intoxication au cannabis ?

Le diagnostic d’une intoxication au cannabis peut être difficile car il se fait à partir des signes cliniques, souvent vagues et variés, et l’histoire des propriétaires. Les propriétaires restent souvent discrets sur les circonstances. Ceci est une erreur car en n’informant pas correctement votre vétérinaire, vous pourriez mettre la vie de votre animal en danger.

Quels sont les traitements ?

Si votre animal a mangé récemment du cannabis, il est recommandé de consulter rapidement un vétérinaire pour qu’il puisse le faire vomir si possible. Par contre si votre animal présente des signes neurologiques importants, le faire vomir est déconseillé voire dangereux.

Par la suite, votre vétérinaire pourra donner des traitements visant à limiter l’absorption digestive et les symptômes. La plupart du temps, une hospitalisation est nécessaire pour surveiller votre animal et adapter les traitements au besoin (fluides par voie intraveineuse, anti-vomitif, anti-convulsivant…).

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Voici ce qui se passe quand une personne arrête de consommer de l’alcool !

LINFO.RE – créé le 10.02.2024

Le Dr. Dan Véléa, psychiatre addictologue à Paris, a récemment souligné les bienfaits de l’arrêt de la consommation d’alcool sur la santé.

Les effets positifs incluent la perte de poids, l’amélioration de la santé du ventre et du foie, mais aussi la réduction des risques de dépendance.

Une peau visiblement plus belle

Selon le Dr. Dan Véléa, l’alcool entraîne des signes visibles tels que les couperoses chez les personnes dépendantes, résultant d’une vasodilatation qui fragilise les vaisseaux sanguins. À l’arrêt de la consommation, la peau se régénère, les rougeurs diminuent, et l’hydratation s’améliore. Le Dr. Preethi Daniel de la London Doctors Clinic complète que l’arrêt de l’alcool génère rapidement une amélioration physique, avec des traits détendus, une peau éclatante et des yeux brillants. “Cela s’explique par le fait que les calories ingérées proviennent en majorité de nourriture plutôt que d’alcool“, ajoute-t-elle.

Une diminution de la fatigue

D’après les constatations de l’addictologue : “Une personne qui arrête de boire retrouve de l’énergie“. Cela s’explique par l’amélioration des nuits de sommeil et de la réduction du nombre de calories consommées qui fatiguent l’organisme.

Un foie en bonne santé

En France et en Europe, l’alcool demeure la première cause de cirrhose du foie, entraînant environ 12 000 décès annuels. La moitié est liée à une consommation excessive de l’alcool. Ainsi, l’AFEF (Association Française pour l’étude du foie) alerte sur les conséquences alarmantes de cette réalité.

Une baisse de poids et un ventre dégonflé

Arrêter l’alcool entraîne une perte de poids visible et un ventre moins gonflé. La suppression des calories diminue la masse graisseuse, particulièrement chez les buveurs de bière. La déshydratation due à l’alcool contribue à ce changement physique.

Moins de vertige et de stress

« Narcissiquement parlant, il y a une reconstruction qui se fait et qui est fondamentale et bénéfique. », souligne l’addictologue. L’arrêt de l’alcool permet de réduire les vertiges, le stress et les tremblements qui favorisent une amélioration globale de votre bien-être physique et psychologique. 

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Le barreau du tabac ….

Dans l’échelle des toxicomanies, briser le barreau du tabac éloignera de l’addiction à d’autres drogues

Pr. Jean Costentin

Un mal qui répand la terreur, Mal que le Ciel en sa fureur Inventa pour punir les errements des humains Le tabac (puisqu’il faut l’appeler par son nom) Capable d’enrichir, les industriels qui le produisent faisait aux Hommes la guerre. Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés : (détournement de J. de La Fontaine)

Deux attitudes s’opposent : combattre le tabagisme, pour empêcher les adolescents d’y accéder ou, au contraire, faciliter l’accès au cannabis par sa légalisation. Agir résolument contre le tabagisme préservera d’abord nos concitoyens de sa létalité effroyable.

En effet, le tabac est, avant l’alcool, la toute première cause de mort évitable : 13 millions des nôtres, qui pourtant n’ignorent rien de ses dangers, s’y adonnent ;

75 000 d’entre eux en meurent chaque année ; la cigarette est ainsi le mode le plus commun de suicide (les « cartouches de cigarettes » sont ainsi une expression à double sens). Comme dans la fable des animaux malades de la peste, les fumeurs n’en meurent pas tous, mais tous sont frappés (au moins à un certain degré).

Les handicaps nombreux dont ils sont victimes pour beaucoup ne sont pas anodins ; ils altèrent leur qualité de vie, le confort de la fin de leur existence et, de plus, obèrent les comptes sociaux.
L’addiction à la nicotine du tabac est si rapide et son abandon si difficile, qu’il faut empêcher qu’il y ait une première fois, ou du moins que cette expérimentation soit la plus tardive possible.

Les 13 millions de nos concitoyens qui s’y sont laissé prendre ne parviennent pas à s’en détacher. Un fumeur sur deux mourra de son tabagisme ; aucunproduit en vente libre dans le commerce n’a de conséquences aussi désastreuses.

Le président de la République, l’an passé, lors de la journée du cancer, a exprimé sa détermination que 2032 voit apparaitre en France la première génération sans tabac.
Excellente initiative, mais dont, hélas, on ne voit pas les mesures qui permettrontd’atteindre cet objectif.

C’est au niveau du tabac qu’il faut situer, chez nos jeunes, le niveau de leur transgression vers d’autres drogues et non pas, comme actuellement, au niveau du cannabis. Un niveau pourtant que des idéologues (dont des addictologues à contre-emploi) voudraient, par sa légalisation, situer à encore plus haut niveau, ceux de la cocaïne, des amphétamines, de l’ecstasy, des cathinones et même, pendant qu’ils y sont, au niveau des morphiniques.

Le cannabis est porté sur les épaules du tabac, support végétal de la combustion desa résine (haschisch/shit). Encore plus délétère que le tabac, le cannabis y ajoute ses méfaits propres. A sa toxicité physique, assez semblable, il ajoute ses méfaits psychiques (ivresse, désinhibition, amotivation, crétinisation…) qui souvent débordent dans le domaine psychiatrique (anxiété, dépression, psychose aigue, schizophrénie…).

N’oublions pas parmi ses méfaits ceux qui survivent durablement à son élimination complète de l’organisme et qui sont liés à des mécanismes épigénétiques.

Ces mécanismes opérant au niveau des gamètes des consommateurs, font que certaines des modifications induites peuvent être transmises à leur progéniture avec des conséquences variées : malformations, autisme, déficits cognitifs, schizophrénie et, pour ce qui nous intéresse ici, une plus grande vulnérabilité aux toxicomanies qui s’exprimera à l’adolescence, en relation avec une raréfaction des récepteurs dopaminergiques D 2 dans le noyau accumbens.

L’exposition au cannabis/THC, par un mécanisme épigénétique, intensifie les effets de récompense /appétitifs de la cocaïne ainsi que ceux des morphiniques. Le sujet cannabinophile qui expérimente ces deux drogues les perçoit d’emblée avec une grande intensité, qui l’incite très vite à y recourir à nouveau, à en user, à en abuser et ainsi à en devenir dépendant.

L’usage régulier d’une drogue amoindrit ses effets. La tolérance qui s’installe, incite à accroitre ses doses et la fréquence de son usage, pour maintenir à un niveau élevé la transmission dopaminergique dans le noyau accumbens.

Quand ces palliatifs ne suffisent plus le consommateur y ajoute une drogue plus « puissante », pour laquelle une tolérance jouera bientôt, faisant ajouter une troisième drogue, etc… Ce cheminement peut aboutir aux morphiniques (plus de 200 000 héroïnomanes en France, en attendant l’arrivée des
fentanyloïdes, responsables de 100 000 décès aux U.S.A. en 2023)
.

Pour empêcher cetteascension morbide de l’échelle des toxicomanies il faut en briser les premiers barreaux, pour tenter au moins de différer cette ascension au-delà de l’adolescence.
L’adolescence est une période de très grande vulnérabilité, car plus tôt les drogues sont expérimentées, plus vite elles sont adoptées et plus intenses sont les détériorations subséquentes.

Durant cette période le cortex préfrontal, aux effets répresseurs des compulsions, se connecte progressivement avec le reste du cerveau. L’adolescence correspond à la phase de maturation cérébrale (12 à 24 ans), que perturbe notablement le cannabis/THC, en caricaturant la fonction subtile des endocannabinoïdes (via les récepteurs CB 1 ), impliqués dans le bon déroulement de cette maturation.

L’adolescence est la période critique des apprentissages, de l’acquisition d’une culture, des ambitions, de l’élaboration des projets professionnels et de vie ; bref, le plus mauvais moment pour cette rencontre avec le cannabis.

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