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Nouvelles drogues : Comment prévenir ces nouveaux dangers

Emission de France 2 : « Ca commence aujourd’hui » du 9 octobre 2023

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Baclofène dans le mésusage de l’alcool : quel rapport bénéfices/risques ? 

L’analyse de Catherine Hill, épidémiologiste, Institut Gustave Roussy

Publié le 6 Octobre 2023

Le baclofène est largement utilisé en France pour traiter l’alcoolodépendance. En 2017, à la suite de la mise en évidence d’un risque d’hospitalisation et de décès avec des dosages élevés, une restriction de la dose a été établie par l’ANSM, levée ensuite en 2017 par décision du tribunal de Cergy-Pontoise. Quelles sont aujourd’hui les données sur son efficacité et sa tolérance ? L’analyse percutante de Catherine Hill.

La consommation moyenne d’alcool en France était, en 2021, de 2 grammes d’alcool pur par adulte de 15 ans ou plus et par jour.1 Si l’on considère qu’un tiers des hommes et deux tiers des femmes ne boivent pas régulièrement, l’autre moitié de la population boit environ 40 grammes par jour, largement au-dessus de la limite de sécurité recommandée de 100 grammes par semaine.2 

Le baclofène est un puissant agoniste des récepteurs B de l’acide gamma-aminobutyrique ; il a été commercialisé initialement pour contrôler la spasticité à une dose maximale recommandée de 75 mg/jour.

Après la publication du livre d’Olivier Ameisen5 décrivant son propre cas,6 le baclofène a été largement utilisé, en France (plus de 200 000 nouveaux utilisateurs en France entre 2009 et 2015)7 et dans d’autres pays, pour traiter la dépendance à l’alcool, généralement à une dose beaucoup plus élevée que lorsqu’il est prescrit pour traiter la spasticité. Les utilisateurs du baclofène qui sont satisfaits décrivent tous atteindre, à une dose plus ou moins élevée, un état d’inappétence vis-à-vis de l’alcool qui leur permet une relation normale avec le produit. Une enquête d’une association de patients rapporte une dose maximale moyenne de 170 mg par jour (fourchette de 30 à 440 mg par jour), 87 % des usagers atteignant une dose de 80 mg par jour ou plus.8

Sous la pression des associations de patients, l’agence du médicament a délivré en mars 2014 une autorisation temporaire au baclofène pour traiter la dépendance à l’alcool, à des doses allant jusqu’à 120 mg par jour. En 2017, une étude9 réalisée à partir des bases de données de remboursement et d’hospitalisation a rapporté des risques accrus d’hospitalisation et de décès avec des doses élevées de baclofène  ; ceci a entraîné en juillet 2017 une restriction de la dose à un maximum de 80 mg par jour. En 2021, cette restriction a été levée par décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise saisi par une association et un collectif de patients.

Nous présentons brièvement les résultats de deux méta-analyses récentes d’essais contrôlés sur l’efficacité du baclofène dans le traitement de la dépendance à l’alcool et discutons l’étude de la toxicité du baclofène qui a conduit les autorités à réduire la dose maximale autorisée.

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Qu’est-ce que la « Frankenstein », cette drogue 40 fois plus puissante que le fentanyl ?

Les agences sanitaires américaines et britanniques s’inquiètent de la hausse de la consommation de la « Frankenstein », une nouvelle drogue synthétique chinoise qui participe à la crise actuelle des opioïdes.

Mathis Thomas

La "Frankenstein" est fréquemment coupée avec le fentanyl, un analgésique de synthèse puissant prescrit essentiellement dans le cadre de cancers en phase terminale.
La « Frankenstein » est fréquemment coupée avec le fentanyl, un analgésique de synthèse puissant prescrit essentiellement dans le cadre de cancers en phase terminale.  —  Shutterstock

Plutôt drogue du zombie ou drogue de Frankenstein ? Une nouvelle drogue synthétique a fait son apparition sur les marchés noirs européens, alerte le Daily Mail. Le média britannique pointe du doigt l’arrivée de la « Frankenstein » en Grande-Bretagne, surnommée ainsi en raison de sa puissance.

C’est quoi la « Frankenstein » ?

Cet opioïde de la famille des nitazènes fabriqué en Chine serait 40 fois plus puissant que le fentanyl, responsable de la crise des opioïdes encore en cours aux États-Unis. Bon marché et addictive, la « Frankenstein » est coupée à de l’héroïne par les revendeurs pour amplifier son effet euphorique. 

En juin 2022, la DEA, l’agence américaine antidrogue, alertait déjà sur les dangers de la « Frankenstein » après une hausse inquiétante de consommation et d’overdoses liées cette drogue. La plupart des victimes pensent prendre de simples médicaments analgésiques et « ne savent pas qu’elles ingèrent des drogues dangereuses et extrêmement puissantes« , indique la DEA.

Prescrite pour les cancers en phase terminale

Les nitazènes ont initialement été développés comme analgésiques par la société pharmaceutique suisse Ciba dans les années 1950, mais n’ont jamais été commercialisés en raison de leur potentiel addictif. On les retrouve désormais associés à d’autres opioïdes, comme le fentanyl, un analgésique de synthèse puissant prescrit essentiellement dans le cadre de cancers en phase terminale. 

Disponibles sous forme de poudre, de comprimé et de liquide, ces mélanges peuvent être injectés, avalés, placés sous la langue, sniffés ou encore vaporisés. Ces drogues provoquent une sensation d’euphorie, de relaxation et de somnolence, précise le Daily Mail. En contrepartie, elles peuvent aussi entraîner une forte transpiration, des démangeaisons, des nausées et surtout une forte addiction.

70 000 morts par overdose aux USA chaque année

En France, une note de synthèse sur l’état des lieux sur le fentanyl et les fentanyloïdes en France, publiée par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives en 2021, signalait une diffusion « marginale » de ces opioïdes dans la population française. 

Le rapport indiquait que « si aux États-Unis comme en Europe, les opioïdes, associés ou non à d’autres substances, sont impliqués dans 70 % à 90 % des décès liés aux drogues, les proportions prises par le phénomène ne sont pas du tout les mêmes« .

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Dans les cartables américains, un antidote contre les surdoses

Le Narcan, antidote aux surdoses, s’invite de plus en plus dans le quotidien des adolescents aux États-Unis, pays ravagé par une crise des opioïdes, y compris du fentanyl, une drogue jusqu’à 50 fois plus puissante que l’héroïne.
Le Narcan, antidote aux surdoses, s’invite de plus en plus dans le quotidien des adolescents aux États-Unis, pays ravagé par une crise des opioïdes, y compris du fentanyl, une drogue jusqu’à 50 fois plus puissante que l’héroïne. (Photo Olivier Douliery/AFP)

Chaque matin avant de quitter sa maison pour se rendre à son lycée, Jackson Danzing, 17 ans, s’assure d’avoir dans son sac ses livres, ses devoirs, son déjeuner… et un antidote permettant de réanimer une victime d’overdose.

Le Narcan s’invite de plus en plus dans le quotidien des adolescents aux États-Unis, pays ravagé par une crise des opioïdes, y compris du fentanyl, une drogue jusqu’à 50 fois plus puissante que l’héroïne.

« Tout le monde a un ami ou une connaissance qui a touché aux drogues. Imaginez-vous un scénario où vous retrouvez l’un de vos amis en train de faire potentiellement une surdose et que vous ne savez pas quoi faire », dit Jackson, qui a mis sur pied, avec sa camarade, Marin Peale, des formations sur l’usage du Narcan pour 350 de leurs camarades de lycée.

Ici, à Arlington, près de la capitale Washington, où est scolarisé Jackson, l’usage de ce spray nasal ne tient pas du scénario de fiction : la police y est intervenue pour sept surdoses, l’an dernier, dans les écoles publiques. Un étudiant est même décédé.

À lire sur le sujet Drogues : le fentanyl fait des ravages au sein de la jeunesse américaine

De mars 2022 à mars 2023, les États-Unis ont dénombré 110 000 décès liés à des surdoses (ou overdoses), dont les deux tiers dues à la consommation de fentanyl, selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

Chez les adolescents, les morts par surdose ont bondi de 94 % de 2019 à 2020, selon les CDC, qui attribuent, notamment, ce phénomène à la plus grande « disponibilité du fentanyl de synthèse produit illégalement ».

Soutien politique

Cependant, l’accès croissant à la naloxone, le nom générique du Narcan, peut aussi être controversé : certains parents, rapportent des élèves d’Arlington, estiment que cette molécule banalise, voire justifie, l’usage de drogues dures.

À travers le pays, les autorités locales ont adopté des politiques différentes face aux opioïdes.

À Portland, ville progressiste de l’Oregon (ouest), le choix a été fait de réduire les sanctions pour la consommation de drogue, au point où des marchés à ciel ouvert de produits illicites ont commencé à bourgeonner avec, à la clé, une hausse des surdoses…

Des États ont, quant à eux, emprunté un chemin inverse en durcissant les lois anti-drogues. Après trois surdoses, dont deux mortelles, de lycéens, plus tôt cette année, au Tennessee (sud), le seul survivant a été inculpé pour le meurtre de ses deux camarades.

Mais, en règle générale, « je vois, dans les tendances politiques, un soutien à la naloxone (…) et je crois qu’il s’agit d’une victoire en termes de santé publique », soutient Keith Humphreys, chercheur à l’université Stanford.

À Arlington, comme dans toute la Virginie, l’interdiction des drogues reste en vigueur. Et les étudiants qui apportent de la naloxone au lycée doivent avoir suivi au préalable une formation sur son utilisation et obtenu le feu vert parental, explique Darrell Sampson, directeur des services aux élèves des écoles publiques de la ville.

« Dans les écoles, nous avons toujours eu à faire face aux drogues. Mais aucune de ces substances n’était si peu onéreuse à produire, si létale même à petites doses, et si addictive que les opioïdes et le fentanyl », dit-il.

« Ambition modeste »

Pour Keith Humphreys, l’accès croissant au Narcan n’est qu’une partie de la solution face à la gravité de la crise.

Selon lui, les autorités doivent consacrer plus de fonds publics à la santé mentale des jeunes pour les aider à gérer leurs émotions, à nouer des relations plus saines. Quant à la naloxone, elle peut servir en cas d’overdose mais pas aider à juguler les problèmes d’addiction.

« Ce serait une erreur de penser qu’en réduisant le nombre de morts par surdoses nous aurions fait un grand progrès. C’est une ambition extrêmement modeste. »

« Ce serait une erreur de penser qu’en réduisant le nombre de morts par surdoses nous aurions fait un grand progrès. C’est une ambition extrêmement modeste », dit-il.

Jackson Danzig et Marin Peale ont, eux, commencé à se promener avec de la naloxone, l’an dernier, avant que leur école ne les y autorise officiellement afin de leur éviter des ennuis.

Un an plus tard, le Narcan fait partie de leur quotidien. « Peu importe la salle de classe, il doit y en avoir une boîte et, de mon côté, j’en ai toujours sur moi. Comme ça je suis toujours prête », résume Marin.

Source Le Télégramme de Brest

La drogue est dans le pré (France 5)

Des saisies records de cocaïne en Normandie, des fermes de culture de cannabis au milieu de la Beauce, des filières de revente d’héroïne dans les forêts de Haute-Savoie : très localisé pendant près de 30 ans, le marché de la drogue a aujourd’hui conquis tous les territoires français.

Les stupéfiants sont en vente partout, y compris dans les villes moyennes et dans les campagnes les plus reculées. Les acteurs de ce marché illicite ont essaimé dans cette France qui se croyait à l’abri, profitant des axes routiers, des frontières, terrestres ou maritimes, pour implanter leurs antennes.

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Qu’est-ce que le « kadhafi », cette nouvelle drogue qui fait des ravages ?

Une nouvelle drogue bon marché à base de Tramaking secoue la Côte d’Ivoire. Portée par les réseaux sociaux, elle menace de nombreux jeunes car elle présente des risques sévères pour la santé.

La drogue kadhafi menace de nombreux jeunes, notamment en Côte d'Ivoire
La drogue kadhafi menace de nombreux jeunes, notamment en Côte d’Ivoire  —  Shutterstock

C’est un phénomène d’une telle ampleur que les autorités ivoiriennes ne cessent de multiplier les saisies et les interpellations. Leur objectif : lutter contre une nouvelle drogue dont la popularité est boostée par les réseaux sociaux. Il s’agit du « kadhafi », un mélange de comprimés de Tramaking 250 mg et de Vody, une boisson énergisante alcoolisée. 

Si la plupart des médias ivoiriens ont repris la version officielle des autorités qui confond le tramadol et le Tramaking vu la ressemblance de ces deux médicaments, la réalité est autre comme révélé par le quotidien Le Monde

La drogue « kadhafi » est une préparation obtenue à partir du mélange de médicaments détournés du circuit officiel à de l’eau ou à de l’alcool. Commercialisé notamment en Inde, le Tramaking est un antidouleur composé de deux principes actifs, le tapentadol et le carisoprodol. Ce dernier est un relaxant musculaire, alors que le tapentadol est un antalgique de palier III. 

Appelé « 225« , « la pomme » ou encore « capitaine béret rouge » en Côte d’Ivoire, ce stupéfiant est très accessible pour les Ivoiriens. Il y a quelques mois, on pouvait s’acheter un comprimé à moins de 500 francs CFA (environ 0,75 euro). Mais depuis que les autorités font la chasse au kadhafi, le prix de cette drogue ne cesse d’augmenter. 

Des risques pour la santé même à faible dose

Lorsqu’ils sont associés, le carisoprodol et le tapentadol, les principaux actifs du Tramaking, peuvent être très dangereux.

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Les éléments responsables de l’accroissement des toxicomanies en France.


Professeur Jean Costentin
I- Aspects sociaux, politiques et législatifs (sur un mode essentiellement énumératif)

  • Les bénéfices résultant de la commercialisation des drogues sont considérables ; l’appât du gain pourrait, si rien ne s’y oppose, conduire à la défaite de notre société contre ces drogues, ce que des défaitistes juge inéluctable. Ainsi la « Fédération des addictions » qui, sans jamais avoir combattu, sort le drapeau blanc de la reddition ; annonçant d’entrée de jeu : « qu’il n’y a pas de sociétés sans drogues ».
  • L’argent de la drogue circonvient des politiques, des décideurs de différents grades, des journalistes isolés et même des médias ; c’est le kérosène des trafiquants et des « dealers » (ils sont plus de 220.000 en France). Les tenants de la légalisation des drogues prétendent que les taxes qui en résulteraient soulageraient opportunément le budget de la Nation (presqu’en faillite) et dégagerait des moyens pour faire de la prévention.
  • C’est ignorer : que les dépenses que généreraient les conséquences sanitaires et sociales de cette
    légalisation seraient très supérieurs aux taxes encaissées ; que la prévention peut être faite par des bénévoles ; que des ressources budgétaires nouvelles ne peuvent être affectées à des objectifs précis.
  • La production des drogues d’origine végétale (cannabis, opium, coca, khat…) s’accroit, et corrélativement leur accessibilité. La plus grande étanchéité de la frontière Mexicaine renvoie la cocaïne vers les Caraïbes, l’Afrique occidentale (les marocains découvrent « la puffa » i.e. la cocaïne base ou crack) ; elle arrive par voies maritime (Le Havre, Amsterdam…) ou terrestre en Europe, où commencent à se constituer des narco-États.
  • Les drogues de synthèse prolifèrent ; elles sont d’une très grande puissance (ainsi le fentanyl, qui est 100 fois plus actif que la morphine, contribue largement aux 107.000 décès enregistrés aux USA en 2021, du fait de la « crise des opioïdes »).
  • L’offre de drogues par les dealers se diversifie, mais plus encore celles proposées sur le NET (opioïdes, cannabinoïdes, cocaïniques, cathinones, amphétamines, psychodysleptiques végétaux ou de synthèse…). Commandées sur le NET ou par S.M.S., elles sont livrées à domicile par la Poste ou par Uber et consorts.
  • Des médicaments psychotropes font l’objet d’un détournement de plus en plus fréquent. Depuis sa commercialisation en France (1995) la buprénorphine à haut dosage (Subutex) est l’objet d’un « mésusage » massif ; une centaine de milliers de ses « bénéficiaires » se l’injectent (alors que ce médicament a été développé pour faire rompre l’héroïnomane avec son comportement injecteur) ou la revendent à de jeunes toxicophiles, leur ouvrant à bas prix la voie des opioïdes et de l’héroïnomanie ; ce qui permet à ses revendeurs d’acheter leur héroïne, à partir de l’argent retiré de cette vente.
  • Les religions, en lesquelles K. Marx voyait « l’opium du peuple », s’effacent, et ceux qui s’en détachent sont incités à obtenir par tous moyens (dont le recours aux drogues) le maximum de plaisirs terrestres ; c’est l’avènement du « jouir sans limites » prôné par les soixante-huitards.
  • L’absence de prévention des toxicomanies par l’éducation nationale, explique la contamination de notre jeunesse par les drogues, qui atteint un niveau record en Europe.
  • La reddition du monde judiciaire dans le combat qu’elle devrait épauler contre les consommateurs de drogues et leurs pourvoyeurs est manifeste.
  • L’autorité connait un affaissement diffus, bien dans le sillage de « l’interdiction d’interdire » qui est une autre séquelle de mai 1968.
  • La tricherie s’institutionnalise ; elle est tolérée, peu réprimée, excusée au point de ne plus choquer, d’entrer progressivement dans les mœurs et d’être absoute même pour ceux qui devraient être exemplaires (dont certaines personnalités du monde politique et même des religieux).
  • Le mal-être de nos concitoyens est alimenté par « l’éco-anxiété », l’insécurité croissante, les films de catastrophes, l’exacerbation de la violence, la submersion migratoire, l’information en boucle sur les drames survenant en tous points de notre planète (inondations, tremblements de terre, cyclones, guerres…), incitent à recourir aux drogues pour faire diversion.
  • L’éclatement du cadre familial augmente, via les familles mono parentales, le nombre d’enfants sans père ; ce que d’ailleurs encourage la Procréation Médicalement Assistée pour toutes. Quant aux avancées perceptibles de la gestation pour autrui à la demande des homosexuels masculins, elle augmente/ra celui des enfants sans mère. Ces situations seront des sources de perturbations supplémentaires chez les adolescents, incitatrices d’une fuite dans les drogues, pour se venger de celles et ceux qui leur ont infligé ce sentiment d’abandon.
  • Le monde de l’addictologie, trop largement subventionné au regard de ses résultats piteux, « aggrave son cas » en prônant la légalisation des drogues, à commencer par le cannabis, alors que ses praticiens s’avèrent incapables d’en sevrer ceux qui s’y sont fait piéger.
  • Une mission parlementaire, à l’instigation de O. Véran (alors député, avant d’être le ministre de la Santé que l’on sait, et actuellement porte-parole du gouvernement) s’escrime à légaliser le cannabis sous ses appellations : « thérapeutiques », « de confort » et « récréatif » (scandaleux euphémisme pour désigner une drogue dont les effets addictifs ont déjà piégé 1.500.000 consommateurs).
  • La France occupe une des premières positions en Europe en matière d’alcoolisme, de tabagisme, de cannabis, de cocaïne, de consommation de psychotropes… qui sont les témoins d’une vulnérabilité au moins culturelle de nos concitoyens.
  • Les sanctions infligées à ceux qui contreviennent aux lois sur la prohibition des drogues, ’amenuisent régulièrement. Depuis la loi de 1970 on est passé d’une amende de 3.500 € et même d’un emprisonnement d’une année, avec inscription au casier judiciaire, à une simple contravention de 200 €, sans effet mémoire ; ce qui permet une reproduction à l’infini au même prix, d’autant que la majorité de ces amendes n’est pas perçue. Quand, très logiquement, le président de la République s’en émeut et demande une perception plus efficace, la « Fédération des Addictions » s’étouffe d’émoi et contribue à une pétition visant à faire annuler cette amende.
  • Le lobby alcoolier, dont les produits se diversifient, est en pleine expansion. Il s’attaque aux plus jeunes au moyen des Prémix, que les pouvoirs publics ont oublié d’interdire. Ces boissons alcooliques sont conçues pour rendre plaisant au palais de l’enfant la saveur de l’alcool, le dissimulant derrière le sucre, des parfums et des saveurs que les jeunes apprécient. Pas en reste, les industriels du tabac ajoutent à la nicotine des recharges de e-cigarettes/cigarettes électroniques des saveurs et des arômes appréciées des adolescents pour les rendre insidieusement dépendants de la nicotine.
  • Le lobby alcoolier est parvenu à faire annuler des campagnes nationales contre la consommation d’alcool et à rendre invisible le « Dry january » / Janvier sans alcool. Il réduit a minima la taille du logo apposé sur les flacons de boissons alcooliques destiné à rappeler aux femmes enceintes la toxicité de l’alcool pour le fœtus.
  • Le nombre des artisans brasseurs de bière se multiplie, des écoles s’ouvrent pour assurer leur formation : ce qui conduit à l’accroissement de la consommation.
  • La culture de la vigne s’étend en de nombreux terroirs, avec des vins bien faits, par maitrise de la température de fermentation ; les publicités et autres foires aux vins se multiplient.
  • Le degré alcoolique des bières s’accroit régulièrement, tout comme le volume des flaconnages et des cannettes, accélérant l’installation de l’alcoolo-dépendance. Il devient difficile de trouver des bières d’un titre alcoolique inférieur à 5°, exit la Valstar d’antan (« bière de table à 3°5). Le Beaujolais nouveau, « vin de soif », qui devait se boire rapidement en raison de son faible taux d’alcool (7-8°) est devenu plus capiteux (11-12°).
    Dans la plupart des autres vins le degré alcoolique est passé à 13° ; des Côtes du Rhône frôlent les 15°, au point que les enzymes de la fermentation alcoolique sont annihilées par l’alcool qu’elles produisent.
  • L’accroissement du taux de l’élément toxicomanogène concerne d’autres drogues ; ainsi le cannabis a vu son taux de THC s’accroître d’un facteur 6,5 au cours des 40 dernières années et qui a vu sa puissance encore tripler entre 2011 et 2021 ; la cocaïne vendue en France est de moins en moins adultérée. L’ajout au tabac de substances (chromones) dont la combustion engendre des inhibiteurs de l’enzyme qui inactive la dopamine (le neuromédiateur du plaisir) fait que l’arrivée de la nicotine dans le cerveau libère davantage de dopamine et fait éprouver un plaisir plus intense, auquel fait suite un déplaisir également plus intense qui incite très vite à allumer une autre cigarette.
  • L’augmentation de leurs prix pour dissuader des boissons alcooliques et des cigarettes est si pusillanime que ces prix suivent au mieux le niveau de l’inflation. S’y ajoutent des tolérances légales aux frontières pour le passage de cigarettes et de boissons alcooliques détaxées (Duty free). L’effacement des frontières est de plus propice à une contrebande massive des cigarettes et des alcools.
  • Les buralistes ne respectent pas l’interdiction de la vente du tabac aux mineurs, tandis que certains magasins font de même pour l’alcool.
  • Des appels irresponsables à la légalisation des drogues sont proférés par certains responsables appointés par nos impôts (sénateurs, députés, maires, addictologues à contre-emploi…).
  • Des directeurs d’hôpitaux psychiatriques tolèrent la circulation dans leurs établissements des drogues qui sont à l’origine de beaucoup des affections qui y sont traitées, ou qui aggravent le cours de ces affections, ou qui provoquent une résistance aux traitements qu’on leur oppose.
  • Des influences occultes entretiennent une omerta troublante sur l’expansion et les dangers des drogues ; ainsi l’hebdomadaire « Valeurs actuelles », qui se pose en redresseur des turpitudes de notre société a pu, pendant cinq années, manifester un mutisme complet sur les drogues, dont en particulier le cannabis ; ce qui constitue un record au sein du monde des médias.
  • Le « chemsex » (i.e. le recours à des drogues pour intensifier les ébats sexuels multipartenaires) diffuse maintenant des soirées homosexuelles à des relations hétérosexuelles. Ces folles soirées d’agitation / de danses et d’ébats font appel, « pour assurer », à force cathinones. Elles sont suivies quelques heures plus tard par l’arrivée au travail où, pour faire bonne figure, la machine à café ne suffit pas et le recours aux amphétamines, cocaïne et autres stimulants devient indispensable.
  • Les bizutages des étudiants de médecine, de pharmacie, d’écoles d’ingénieurs ou de commerce, ou d’autres encore, qui baignaient dans l’alcool, ont laissé entrer le cannabis et maintenant la cocaïne.
  • L’alcoolisation aigue / « biture expresse » (« binge drinking ») qui consiste à boire sur un temps bref une importante quantité d’alcool, se développe chez les adolescents ; elle conduit au coma alcoolique. Sa répétition, de moins en moins exceptionnelle, a non seulement des effets neurotoxiques, mais elle fait aussi le lit d’un alcoolisme ultérieur.
  • La pratique sportive a longtemps constitué une protection contre les toxicomanies ; mais le dopage a choisi parmi les drogues celles pouvant accroître les performances dans certains sports, ce que traque opportunément l’Agence Mondiale Antidopage (A.M.A.). Mais c’était sans compter sur les pressions de lobbies et sur l’évolution permissive de divers États, dont le Canada (siège mondial de l’AMA) qui ont légalisé le cannabis. Aussi, après avoir relevé le seuil répréhensible du THC dans les urines (de 50 à 150 µg/L) l’AMA a réduit les sanctions des contrevenants de 2 ans d’interdiction à 3 mois, si le consommateur démontrait que cette consommation était antérieure à l’épreuve et correspondait à un usage « récréatif » ; idem pour la cocaïne. De plus un accord dit « de composition », conclu avec l’agence nationale de lutte contre le dopage, peut même réduire cette interdiction à 2 mois… Simultanément on a vu des buvettes s’ouvrir dans des stades, au profit des clubs et aux dépens de la sobriété des consommateurs de boissons alcooliques.
    Au terme de cette énumération incomplète, on peut mesurer la collection des démissions, dérapages, négligences, démagogies, dénis, ayant amené à ce désastre des toxicomanies, qui continue de s’aggraver. S’il est impossible d’obtenir à court terme des résultats en agissant sur certains de ces éléments, l’action sur d’autres peut permettre d’en obtenir sans délai. Il faut avoir la volonté d’agir et pour cela rompre avec la désinformation infligée au long cours à nos concitoyens. Cacher la poussière sous le tapis n’a qu’un temps, voilà qu’elle déborde irrésistiblement. Les journaux ne peuvent plus faire dans l’euphémisme, l’habileté, le faux semblant, car « ça pète de partout ».
  • Il faut mobiliser nos concitoyens, à commencer par les consommateurs de ces drogues ; en les informant, les éduquant en instaurant une éducation civique à la prévention en Santé, qui consacrera
    beaucoup de temps à la prévention des toxicomanies.
  • Elle devra mobiliser des membres des professions de santé épargnés par les drogues. Évidemment, on ne demandera pas à ceux qui sont responsables de la situation présente d’agir en préventeurs ou en thérapeutes. Le fonctionnement de l’addictologie doit être minutieusement évalué, mettant en relation ses coûts et de ses résultats. Il sera rappelé à ses praticiens pervertis par l’idéologie : leur devoir de réserve sur le sujet de la légalisation des drogues ; qu’ils ne doivent pas faciliter l’accès
    aux drogues ; qu’ils ne sauraient utiliser les traitements de substitution ad vitam mais comme outils au service d’un sevrage progressif.

La dédiabolisation du cannabis est à l’œuvre dans un silence assourdissant

Membre de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, le député de l’Isère Yannick Neuder rappelle les conséquences « désastreuses » du cannabis pour la santé des individus et leur coût pour la société.

Drogues dures ou douces, récréatives ou non, elles restent des drogues. Voilà une évidence devenue un angle mort du débat sur la consommation de cannabis, débat pollué par un relativisme qui fait fi des enjeux sociosanitaires. Ce relativisme, c’est par exemple celui qui consiste à dénoncer la consommation d’alcool pour normaliser celle du cannabis ou à dévoyer le débat sur son usage thérapeutique. Sur ce dernier point, il n’y a d’ailleurs rien à remettre en question. Bien employé, le cannabis thérapeutique se révèle utile (soin palliatif, scléroses, maladies neuropathiques etc.). L’expérimentation thérapeutique doit d’ailleurs se poursuivre dans un cadre qui puisse pallier aux effets indésirables.

Néanmoins une dédiabolisation du cannabis suit son court. Concernant l’alcool, très peu des Français sont insensibilisés aux dégâts qu’il cause alors même que la boisson bénéficie d’un ancrage culturel fort en France.

D’ailleurs, une bataille sanitaire vigoureuse est menée avec des moyens en constante augmentation depuis le début des années 2000 sans compter sur un demi-siècle de durcissement de la législation. La consommation d’alcool a décru depuis les années 1960. Il faut évidemment en faire plus, notamment auprès des plus jeunes.

Le cannabis à usage courant, lui, originellement moins ancré dans nos us et coutumes, s’est installé dans le quotidien de nos compatriotes. Sa consommation a explosé ces 20 dernières sans qu’elle ne fasse l’objet d’inquiétudes similaires. En 2021, la moitié de la population adulte âgée de 18 à 64 ans déclare avoir déjà consommé du cannabis au cours de sa vie.

Cette situation résulte de nombreux facteurs. En premier lieu, un basculement culturel s’est opéré : le terme « récréatif » pour désigner la consommation, s’est rependu, non pas en opposition à l’usage médicinal (qui sert de couverture à « la fumette ») mais bien souvent pour relativiser les effets de cette drogue.

Le cannabis évolue désormais à visage découvert, dans les amphithéâtres étudiants, dans la rue, dans les médias et sur les réseaux sociaux : vente par messagerie, promotion indirecte de certains artistes de la chanson ou plus grave encore, apparition de vidéos populaires sur Internet, vues des millions de fois où des personnalités plaisantent sur leur consommation en remplaçant le mot « cannabis » par « sandwich ». La culture populaire véhicule un message à rebours des préconisations sanitaires et du cadre légal en vigueur.

L’imaginaire collectif autour de ce produit a évolué. Ainsi, dès 2015, l’OFDT (Observatoire français des drogues et tendances addictives) mettait en lumière que « l’herbe est souvent perçue comme un produit « naturel », ce qui a pu favoriser le développement de sa consommation. » 

L’arrivée du cannabidiol (CBD) a également eu cet effet d’insouciance devenant un tremplin vers la consommation de cannabis classique, qui à son tour est un tremplin vers les drogues dites « plus dures ».

Au fil du temps, nous avons oublié les conséquences désastreuses du cannabis pour la santé des individus et leur coût pour la société : effets sur le fœtus avec un poids à la naissance du nourrisson plus faible par exemple, troubles du neurodéveloppement, impact sur la réussite scolaire, explosion du risque de maladies cardiovasculaires, de cancers… Inutile de revenir sur les impacts en matière de délinquance. L’actualité l’a encore montré récemment avec cette jeune femme victime d’une balle perdue à Marseille.

À l’aube de l’examen du budget de la sécurité sociale, rappelons que le coût social de la consommation de drogue illicite s’élève à 7,7 milliards d’euros en 2019 selon l’OFDT. C’est certes, moindre que l’alcool, mais comment continuer à amplifier, à juste titre, une bataille pour l’un, tout en lâchant du lest vis-à-vis de l’autre ?

Dédiaboliser, c’est continuer d’exposer les Français les plus enclins à consommer à leurs démons

Faire évoluer le cadre légal d’un tel usage c’est ouvrir la boîte de pandore : le retour d’expérience des Pays-Bas ou de l’Espagne (pour ne citer qu’eux) l’a prouvé avec une explosion de la consommation, particulièrement chez les jeunes. À l’heure actuelle, aucune donnée ne permet d’affirmer qu’on diminuerait l’usage et la criminalité !

Dédiaboliser, c’est continuer d’exposer les Français les plus enclins à consommer à leurs démons, à la dépendance, celle qui crée les conditions d’une perte de chance pour des nombreux jeunes plus fragiles et plus exposés.

Source Le JDD

Des moutons dévorent près de 300 kg de cannabis et se mettent à sauter « plus haut que les chèvres »

BÊUHHHH Cet évènement inattendu a entièrement détruit la récolte du producteur voisin, déjà mis en difficulté par la canicule et la tempête

Publié le 28/09/23

Les moutons se sont jetés sur la culture de cannabis. (Illustration).
Les moutons se sont jetés sur la culture de cannabis. (Illustration). — Pixabay

Alors qu’ils tentaient de se protéger de la tempête Daniel au début du mois de septembre, un troupeau de moutons vivant près de la ville d’Almyros en Thessalie (Grèce) a trouvé refuge dans une serre voisine où était planté du cannabis médical.

« Ils ont repéré quelque chose de vert et l’ont mangé », a-t-il simplement expliqué, avant d’ajouter que ses moutons « sautaient plus haut que les chèvres, ce qui n’arrive jamais ». Pour rappel, la tempête Daniel a traversé la Grèce dans les premiers jours du mois de septembre. Elle a entraîné les plus fortes précipitations mensuelles jamais enregistrées en Europe. Les violentes pluies ont particulièrement touché la Thessalie, donnant lieu à des glissements de terrain qui ont bloqué certaines routes et ponts, ainsi qu’à des problèmes d’accès à l’eau.

Une récolte détruite

Cet évènement, qui peut prêter à sourire, représente toutefois une catastrophe industrielle pour le propriétaire de la serre. « Nous avons eu la canicule. Puis les inondations. Nous avons presque tout perdu.

Et maintenant ça… Le troupeau a mangé tout ce qui restait », a-t-il déclaré au média local. Aucune information quant à l’état de santé des ovins n’a été relayée, mais il est important de rappeler que la consommation de cannabis par des animaux peut avoir des conséquences graves, en particulier lorsque les quantités ingérées sont importantes.

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