Emission de France 2 : « Ca commence aujourd’hui » du 9 octobre 2023
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L’analyse de Catherine Hill, épidémiologiste, Institut Gustave Roussy
Publié le 6 Octobre 2023
Le baclofène est largement utilisé en France pour traiter l’alcoolodépendance. En 2017, à la suite de la mise en évidence d’un risque d’hospitalisation et de décès avec des dosages élevés, une restriction de la dose a été établie par l’ANSM, levée ensuite en 2017 par décision du tribunal de Cergy-Pontoise. Quelles sont aujourd’hui les données sur son efficacité et sa tolérance ? L’analyse percutante de Catherine Hill.
La consommation moyenne d’alcool en France était, en 2021, de 2 grammes d’alcool pur par adulte de 15 ans ou plus et par jour.1 Si l’on considère qu’un tiers des hommes et deux tiers des femmes ne boivent pas régulièrement, l’autre moitié de la population boit environ 40 grammes par jour, largement au-dessus de la limite de sécurité recommandée de 100 grammes par semaine.2
Le vin représente 54 % de cette consommation, la bière 23 %, les spiritueux 21 %, et le cidre et les produits intermédiaires 2 %. L’alcool est responsable de 41 000 décès par an3 et provoque 8 % des cancers en France.4
Le baclofène est un puissant agoniste des récepteurs B de l’acide gamma-aminobutyrique ; il a été commercialisé initialement pour contrôler la spasticité à une dose maximale recommandée de 75 mg/jour.
Après la publication du livre d’Olivier Ameisen5 décrivant son propre cas,6 le baclofène a été largement utilisé, en France (plus de 200 000 nouveaux utilisateurs en France entre 2009 et 2015)7 et dans d’autres pays, pour traiter la dépendance à l’alcool, généralement à une dose beaucoup plus élevée que lorsqu’il est prescrit pour traiter la spasticité. Les utilisateurs du baclofène qui sont satisfaits décrivent tous atteindre, à une dose plus ou moins élevée, un état d’inappétence vis-à-vis de l’alcool qui leur permet une relation normale avec le produit. Une enquête d’une association de patients rapporte une dose maximale moyenne de 170 mg par jour (fourchette de 30 à 440 mg par jour), 87 % des usagers atteignant une dose de 80 mg par jour ou plus.8
Sous la pression des associations de patients, l’agence du médicament a délivré en mars 2014 une autorisation temporaire au baclofène pour traiter la dépendance à l’alcool, à des doses allant jusqu’à 120 mg par jour. En 2017, une étude9 réalisée à partir des bases de données de remboursement et d’hospitalisation a rapporté des risques accrus d’hospitalisation et de décès avec des doses élevées de baclofène ; ceci a entraîné en juillet 2017 une restriction de la dose à un maximum de 80 mg par jour. En 2021, cette restriction a été levée par décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise saisi par une association et un collectif de patients.
Nous présentons brièvement les résultats de deux méta-analyses récentes d’essais contrôlés sur l’efficacité du baclofène dans le traitement de la dépendance à l’alcool et discutons l’étude de la toxicité du baclofène qui a conduit les autorités à réduire la dose maximale autorisée.
Les agences sanitaires américaines et britanniques s’inquiètent de la hausse de la consommation de la « Frankenstein », une nouvelle drogue synthétique chinoise qui participe à la crise actuelle des opioïdes.

Plutôt drogue du zombie ou drogue de Frankenstein ? Une nouvelle drogue synthétique a fait son apparition sur les marchés noirs européens, alerte le Daily Mail. Le média britannique pointe du doigt l’arrivée de la « Frankenstein » en Grande-Bretagne, surnommée ainsi en raison de sa puissance.
Cet opioïde de la famille des nitazènes fabriqué en Chine serait 40 fois plus puissant que le fentanyl, responsable de la crise des opioïdes encore en cours aux États-Unis. Bon marché et addictive, la « Frankenstein » est coupée à de l’héroïne par les revendeurs pour amplifier son effet euphorique.
En juin 2022, la DEA, l’agence américaine antidrogue, alertait déjà sur les dangers de la « Frankenstein » après une hausse inquiétante de consommation et d’overdoses liées cette drogue. La plupart des victimes pensent prendre de simples médicaments analgésiques et « ne savent pas qu’elles ingèrent des drogues dangereuses et extrêmement puissantes« , indique la DEA.
Les nitazènes ont initialement été développés comme analgésiques par la société pharmaceutique suisse Ciba dans les années 1950, mais n’ont jamais été commercialisés en raison de leur potentiel addictif. On les retrouve désormais associés à d’autres opioïdes, comme le fentanyl, un analgésique de synthèse puissant prescrit essentiellement dans le cadre de cancers en phase terminale.
Disponibles sous forme de poudre, de comprimé et de liquide, ces mélanges peuvent être injectés, avalés, placés sous la langue, sniffés ou encore vaporisés. Ces drogues provoquent une sensation d’euphorie, de relaxation et de somnolence, précise le Daily Mail. En contrepartie, elles peuvent aussi entraîner une forte transpiration, des démangeaisons, des nausées et surtout une forte addiction.
En France, une note de synthèse sur l’état des lieux sur le fentanyl et les fentanyloïdes en France, publiée par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives en 2021, signalait une diffusion « marginale » de ces opioïdes dans la population française.
Le rapport indiquait que « si aux États-Unis comme en Europe, les opioïdes, associés ou non à d’autres substances, sont impliqués dans 70 % à 90 % des décès liés aux drogues, les proportions prises par le phénomène ne sont pas du tout les mêmes« .
En 2018, l’EMCDDA, l’observatoire européen des drogues et des toxicomanies, estimait à 8 300 le nombre de décès par overdose au sein des pays de l’Union européenne. Contre 70 636 surdoses mortelles liées aux drogues survenues aux États-Unis en 2019.
La consommation d’opioïdes aux États-Unis, notamment chez les plus jeunes, a pris de telles proportions que des lycéens peuvent y être autorisés à posséder un antidote contre les surdoses.
Chaque matin avant de quitter sa maison pour se rendre à son lycée, Jackson Danzing, 17 ans, s’assure d’avoir dans son sac ses livres, ses devoirs, son déjeuner… et un antidote permettant de réanimer une victime d’overdose.
Le Narcan s’invite de plus en plus dans le quotidien des adolescents aux États-Unis, pays ravagé par une crise des opioïdes, y compris du fentanyl, une drogue jusqu’à 50 fois plus puissante que l’héroïne.
« Tout le monde a un ami ou une connaissance qui a touché aux drogues. Imaginez-vous un scénario où vous retrouvez l’un de vos amis en train de faire potentiellement une surdose et que vous ne savez pas quoi faire », dit Jackson, qui a mis sur pied, avec sa camarade, Marin Peale, des formations sur l’usage du Narcan pour 350 de leurs camarades de lycée.
Ici, à Arlington, près de la capitale Washington, où est scolarisé Jackson, l’usage de ce spray nasal ne tient pas du scénario de fiction : la police y est intervenue pour sept surdoses, l’an dernier, dans les écoles publiques. Un étudiant est même décédé.
À lire sur le sujet Drogues : le fentanyl fait des ravages au sein de la jeunesse américaine
De mars 2022 à mars 2023, les États-Unis ont dénombré 110 000 décès liés à des surdoses (ou overdoses), dont les deux tiers dues à la consommation de fentanyl, selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).
Chez les adolescents, les morts par surdose ont bondi de 94 % de 2019 à 2020, selon les CDC, qui attribuent, notamment, ce phénomène à la plus grande « disponibilité du fentanyl de synthèse produit illégalement ».
Cependant, l’accès croissant à la naloxone, le nom générique du Narcan, peut aussi être controversé : certains parents, rapportent des élèves d’Arlington, estiment que cette molécule banalise, voire justifie, l’usage de drogues dures.
À travers le pays, les autorités locales ont adopté des politiques différentes face aux opioïdes.
À Portland, ville progressiste de l’Oregon (ouest), le choix a été fait de réduire les sanctions pour la consommation de drogue, au point où des marchés à ciel ouvert de produits illicites ont commencé à bourgeonner avec, à la clé, une hausse des surdoses…
Des États ont, quant à eux, emprunté un chemin inverse en durcissant les lois anti-drogues. Après trois surdoses, dont deux mortelles, de lycéens, plus tôt cette année, au Tennessee (sud), le seul survivant a été inculpé pour le meurtre de ses deux camarades.
Mais, en règle générale, « je vois, dans les tendances politiques, un soutien à la naloxone (…) et je crois qu’il s’agit d’une victoire en termes de santé publique », soutient Keith Humphreys, chercheur à l’université Stanford.
À Arlington, comme dans toute la Virginie, l’interdiction des drogues reste en vigueur. Et les étudiants qui apportent de la naloxone au lycée doivent avoir suivi au préalable une formation sur son utilisation et obtenu le feu vert parental, explique Darrell Sampson, directeur des services aux élèves des écoles publiques de la ville.
« Dans les écoles, nous avons toujours eu à faire face aux drogues. Mais aucune de ces substances n’était si peu onéreuse à produire, si létale même à petites doses, et si addictive que les opioïdes et le fentanyl », dit-il.
Pour Keith Humphreys, l’accès croissant au Narcan n’est qu’une partie de la solution face à la gravité de la crise.
Selon lui, les autorités doivent consacrer plus de fonds publics à la santé mentale des jeunes pour les aider à gérer leurs émotions, à nouer des relations plus saines. Quant à la naloxone, elle peut servir en cas d’overdose mais pas aider à juguler les problèmes d’addiction.
« Ce serait une erreur de penser qu’en réduisant le nombre de morts par surdoses nous aurions fait un grand progrès. C’est une ambition extrêmement modeste. »
« Ce serait une erreur de penser qu’en réduisant le nombre de morts par surdoses nous aurions fait un grand progrès. C’est une ambition extrêmement modeste », dit-il.
Jackson Danzig et Marin Peale ont, eux, commencé à se promener avec de la naloxone, l’an dernier, avant que leur école ne les y autorise officiellement afin de leur éviter des ennuis.
Un an plus tard, le Narcan fait partie de leur quotidien. « Peu importe la salle de classe, il doit y en avoir une boîte et, de mon côté, j’en ai toujours sur moi. Comme ça je suis toujours prête », résume Marin.
Source Le Télégramme de Brest
Des saisies records de cocaïne en Normandie, des fermes de culture de cannabis au milieu de la Beauce, des filières de revente d’héroïne dans les forêts de Haute-Savoie : très localisé pendant près de 30 ans, le marché de la drogue a aujourd’hui conquis tous les territoires français.
Les stupéfiants sont en vente partout, y compris dans les villes moyennes et dans les campagnes les plus reculées. Les acteurs de ce marché illicite ont essaimé dans cette France qui se croyait à l’abri, profitant des axes routiers, des frontières, terrestres ou maritimes, pour implanter leurs antennes.
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Une nouvelle drogue bon marché à base de Tramaking secoue la Côte d’Ivoire. Portée par les réseaux sociaux, elle menace de nombreux jeunes car elle présente des risques sévères pour la santé.

C’est un phénomène d’une telle ampleur que les autorités ivoiriennes ne cessent de multiplier les saisies et les interpellations. Leur objectif : lutter contre une nouvelle drogue dont la popularité est boostée par les réseaux sociaux. Il s’agit du « kadhafi », un mélange de comprimés de Tramaking 250 mg et de Vody, une boisson énergisante alcoolisée.
Si la plupart des médias ivoiriens ont repris la version officielle des autorités qui confond le tramadol et le Tramaking vu la ressemblance de ces deux médicaments, la réalité est autre comme révélé par le quotidien Le Monde.
La drogue « kadhafi » est une préparation obtenue à partir du mélange de médicaments détournés du circuit officiel à de l’eau ou à de l’alcool. Commercialisé notamment en Inde, le Tramaking est un antidouleur composé de deux principes actifs, le tapentadol et le carisoprodol. Ce dernier est un relaxant musculaire, alors que le tapentadol est un antalgique de palier III.
Appelé « 225« , « la pomme » ou encore « capitaine béret rouge » en Côte d’Ivoire, ce stupéfiant est très accessible pour les Ivoiriens. Il y a quelques mois, on pouvait s’acheter un comprimé à moins de 500 francs CFA (environ 0,75 euro). Mais depuis que les autorités font la chasse au kadhafi, le prix de cette drogue ne cesse d’augmenter.
Lorsqu’ils sont associés, le carisoprodol et le tapentadol, les principaux actifs du Tramaking, peuvent être très dangereux.
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Professeur Jean Costentin
I- Aspects sociaux, politiques et législatifs (sur un mode essentiellement énumératif)
Membre de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, le député de l’Isère Yannick Neuder rappelle les conséquences « désastreuses » du cannabis pour la santé des individus et leur coût pour la société.
Drogues dures ou douces, récréatives ou non, elles restent des drogues. Voilà une évidence devenue un angle mort du débat sur la consommation de cannabis, débat pollué par un relativisme qui fait fi des enjeux sociosanitaires. Ce relativisme, c’est par exemple celui qui consiste à dénoncer la consommation d’alcool pour normaliser celle du cannabis ou à dévoyer le débat sur son usage thérapeutique. Sur ce dernier point, il n’y a d’ailleurs rien à remettre en question. Bien employé, le cannabis thérapeutique se révèle utile (soin palliatif, scléroses, maladies neuropathiques etc.). L’expérimentation thérapeutique doit d’ailleurs se poursuivre dans un cadre qui puisse pallier aux effets indésirables.
Néanmoins une dédiabolisation du cannabis suit son court. Concernant l’alcool, très peu des Français sont insensibilisés aux dégâts qu’il cause alors même que la boisson bénéficie d’un ancrage culturel fort en France.
D’ailleurs, une bataille sanitaire vigoureuse est menée avec des moyens en constante augmentation depuis le début des années 2000 sans compter sur un demi-siècle de durcissement de la législation. La consommation d’alcool a décru depuis les années 1960. Il faut évidemment en faire plus, notamment auprès des plus jeunes.
Le cannabis évolue désormais à visage découvert, dans les amphithéâtres étudiants, dans la rue, dans les médias et sur les réseaux sociaux
Le cannabis à usage courant, lui, originellement moins ancré dans nos us et coutumes, s’est installé dans le quotidien de nos compatriotes. Sa consommation a explosé ces 20 dernières sans qu’elle ne fasse l’objet d’inquiétudes similaires. En 2021, la moitié de la population adulte âgée de 18 à 64 ans déclare avoir déjà consommé du cannabis au cours de sa vie.
Cette situation résulte de nombreux facteurs. En premier lieu, un basculement culturel s’est opéré : le terme « récréatif » pour désigner la consommation, s’est rependu, non pas en opposition à l’usage médicinal (qui sert de couverture à « la fumette ») mais bien souvent pour relativiser les effets de cette drogue.
Le cannabis évolue désormais à visage découvert, dans les amphithéâtres étudiants, dans la rue, dans les médias et sur les réseaux sociaux : vente par messagerie, promotion indirecte de certains artistes de la chanson ou plus grave encore, apparition de vidéos populaires sur Internet, vues des millions de fois où des personnalités plaisantent sur leur consommation en remplaçant le mot « cannabis » par « sandwich ». La culture populaire véhicule un message à rebours des préconisations sanitaires et du cadre légal en vigueur.
Au fil du temps, nous avons oublié les conséquences désastreuses du cannabis pour la santé des individus et leur coût pour la société
L’imaginaire collectif autour de ce produit a évolué. Ainsi, dès 2015, l’OFDT (Observatoire français des drogues et tendances addictives) mettait en lumière que « l’herbe est souvent perçue comme un produit « naturel », ce qui a pu favoriser le développement de sa consommation. »
L’arrivée du cannabidiol (CBD) a également eu cet effet d’insouciance devenant un tremplin vers la consommation de cannabis classique, qui à son tour est un tremplin vers les drogues dites « plus dures ».
Au fil du temps, nous avons oublié les conséquences désastreuses du cannabis pour la santé des individus et leur coût pour la société : effets sur le fœtus avec un poids à la naissance du nourrisson plus faible par exemple, troubles du neurodéveloppement, impact sur la réussite scolaire, explosion du risque de maladies cardiovasculaires, de cancers… Inutile de revenir sur les impacts en matière de délinquance. L’actualité l’a encore montré récemment avec cette jeune femme victime d’une balle perdue à Marseille.
À l’aube de l’examen du budget de la sécurité sociale, rappelons que le coût social de la consommation de drogue illicite s’élève à 7,7 milliards d’euros en 2019 selon l’OFDT. C’est certes, moindre que l’alcool, mais comment continuer à amplifier, à juste titre, une bataille pour l’un, tout en lâchant du lest vis-à-vis de l’autre ?
Dédiaboliser, c’est continuer d’exposer les Français les plus enclins à consommer à leurs démons
Faire évoluer le cadre légal d’un tel usage c’est ouvrir la boîte de pandore : le retour d’expérience des Pays-Bas ou de l’Espagne (pour ne citer qu’eux) l’a prouvé avec une explosion de la consommation, particulièrement chez les jeunes. À l’heure actuelle, aucune donnée ne permet d’affirmer qu’on diminuerait l’usage et la criminalité !
Dédiaboliser, c’est continuer d’exposer les Français les plus enclins à consommer à leurs démons, à la dépendance, celle qui crée les conditions d’une perte de chance pour des nombreux jeunes plus fragiles et plus exposés.
C’est précisément parce que nous avons plus de recul sur l’impact de l’alcool, un produit patrimonial solidement ancré dans notre culture et notre économie, que nous devons anticiper et être encore plus fermes vis-à-vis du développement de nouveaux produits addictifs et nocifs dont notre économie ne dépend pas.
Source Le JDD
BÊUHHHH Cet évènement inattendu a entièrement détruit la récolte du producteur voisin, déjà mis en difficulté par la canicule et la tempête
Publié le 28/09/23
Alors qu’ils tentaient de se protéger de la tempête Daniel au début du mois de septembre, un troupeau de moutons vivant près de la ville d’Almyros en Thessalie (Grèce) a trouvé refuge dans une serre voisine où était planté du cannabis médical.
Ces herbivores ont ainsi ingurgité plus de 270 kg de la récolte et ont développé un comportement étrange pendant plusieurs heures, comme l’a expliqué le berger au média local The Newspaper, relayé par Newsweek.
« Ils ont repéré quelque chose de vert et l’ont mangé », a-t-il simplement expliqué, avant d’ajouter que ses moutons « sautaient plus haut que les chèvres, ce qui n’arrive jamais ». Pour rappel, la tempête Daniel a traversé la Grèce dans les premiers jours du mois de septembre. Elle a entraîné les plus fortes précipitations mensuelles jamais enregistrées en Europe. Les violentes pluies ont particulièrement touché la Thessalie, donnant lieu à des glissements de terrain qui ont bloqué certaines routes et ponts, ainsi qu’à des problèmes d’accès à l’eau.
Cet évènement, qui peut prêter à sourire, représente toutefois une catastrophe industrielle pour le propriétaire de la serre. « Nous avons eu la canicule. Puis les inondations. Nous avons presque tout perdu.
Et maintenant ça… Le troupeau a mangé tout ce qui restait », a-t-il déclaré au média local. Aucune information quant à l’état de santé des ovins n’a été relayée, mais il est important de rappeler que la consommation de cannabis par des animaux peut avoir des conséquences graves, en particulier lorsque les quantités ingérées sont importantes.