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Drogues : la distinction consommation rĂ©crĂ©ative vs consommation problĂ©matique a-t-elle vraiment un sens ?

« On ne peut pas déplorer les enfants tués dans les quartiers, l’économie et la violence qui va avec les stupéfiants, et glorifier la consommation récréative de stupéfiants » a déclaré Emmanuel Macron à Marseille.

Avec Jean Costentin, Alain Bauer

Atlantico : « On ne peut pas dĂ©plorer les enfants tuĂ©s dans les quartiers, l’économie et la violence qui va avec les stupĂ©fiants, et glorifier la consommation rĂ©crĂ©ative de
stupéfiants » a déclaré Emmanuel Macron à Marseille. La distinction consommation récréative vs consommation problématique a-t-elle vraiment un sens d’un point de médical ?

Jean Costentin : Cela fait plus de 50 ans que certains requièrent la lĂ©galisation du cannabis (l’appel du 18 joints, du journal LibĂ©ration en 1976 en est un des repères).

Depuislors, la consommation n’a fait que croître du fait de campagnes sournoises, et de la pression puissante de lobbies qui en attendent de substantielles royalties. Ils sont appuyés par des déconstructeurs, idéologues, écologistes partisans d’une régression économique, politiques voulant transformer des indignés en résignés, etc..

Oui, mais, simultanément les mécanismes à l’origine des addictions se sont précisés et surtout la liste des méfaits du cannabis s’est allongée, y ajoutant les preuves irréfragables de sa responsabilité dans des troubles variés et dont certains d’entre eux sont graves et même très graves.

C’est la drogue de la crĂ©tinisation : « la fumette ça rend bĂŞte, le chichon ça rend con », pĂ©tard du matin poil dans la main, pĂ©tard du soir, trou de mĂ©moire.
Les français tout premiers consommateurs europĂ©ens de cannabis, et simultanĂ©ment les derniers (27ème) au classement du concours international PISA des performances Ă©ducatives ; cherchez l’erreur.

« On ne peut pas déplorer les enfants tués dans les quartiers, l’économie et la violence qui va avec les stupéfiants, et glorifier la consommation récréative de stupéfiants » a déclaré Emmanuel Macron à Marseille.

La distinction consommation récréative vs consommation problématique a-t-elle vraiment un sens d’un point de criminologique ?

Alain Bauer : Ni mĂ©dical, ni criminologique. Mais elle permet dans un processus de dĂ©pĂ©nalisation ou de libĂ©ralisation de procĂ©der par Ă©tapes en permettant un accès pour raisons mĂ©dicales sans immĂ©diatement procĂ©der Ă  la mise en place d’une politique plus large d’accès Ă  certains produits stupĂ©fiants.

Ă€ quel point la consommation « rĂ©crĂ©ative Â» favorise-t-elle des comportements problĂ©matiques futurs (en termes d’addiction ou en termes de dĂ©linquance) ?

Jean Costentin : Le cannabis est Ă  l’origine de troubles anxieux, de troubles dĂ©pressifs qui ont Ă  voir avec le niveau inquiĂ©tant des tentatives de suicide et des suicides «aboutis » chez nos jeunes.

Le cannabis est impliqué à un haut niveau dans la schizophrénie (la folie au sens commun du terme), affection grave que l’on ne sait guérir, au mieux apaiser.

Dès 1853 l’aliéniste J.-J. Moreau ( de Tours) écrivait un livre majeur « Du haschisch et de l’aliénation mentale » ; mais le public a eu grande capacité d’amnésie pour les faits qui dérangent. Ils sont têtus, pourtant, une étude toute récente (au Danemark) , (après des dizaines d’autres de grande qualité)
estime que 15% des nouveaux cas dĂ©clarĂ©s de schizophrĂ©nie sont liĂ©s Ă  la consommation de cannabis.

Celui qui diffuse actuellement, à la demande de ses consommateurs, a vu le taux de son principe psychotrope majeur, le THC, multiplié par 6 au cours des 30 dernières années.
Information majeure, curieusement occultée : les effets épigénétiques du cannabis/THC.

Celui qui expose ses spermatozoïdes au THC, celle qui expose ses ovules au THC, transmettront à leur progéniture des vulnérabilités à des troubles divers : vulnérabilité aux toxicomanies à l’adolescence ; effets tératogènes/malformations congénitales ; vulnérabilité à l’anxiété, aux dépressions, à la schizophrénie, aux déficits cognitifs, à des déficits immunitaires….

S’agissant de la toxicitĂ© physique de ce cannabis, elle est six Ă  huit fois supĂ©rieure Ă  celle du tabac ; au plan de la cancĂ©rogĂ©nèse ORL et broncho pulmonaire ; le cannabis est toxique pour le cĹ“ur et les vaisseaux : 3ème cause de dĂ©clenchement d’infarctus du myocarde, rĂ´le dans les artĂ©rites des membres infĂ©rieurs plus prĂ©coces que celles dues au tabac, cause d’accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux chez les sujets jeunes.

Le cannabis fait mauvais ménage avec la grossesse ; il l’abrège avec des nourrissons de taille et de poids inférieurs à ce que ferait une simple prématurité, troubles du développement psycho-moteur de l’enfant d’une maman cannabinophile, augmentation du risque de mort subite ; augmentation de l’hyperactivité avec déficit de l’attention ; plus grande vulnérabilité aux toxicomanies.

Cette énumération n’est hélas pas exhaustive. Tel qui a consommé du cannabis, par un mécanisme épigénétique ressentira longtemps après une modification de la perception d’autres drogues, dont les effets « appétitifs » « de récompense » seront accrus de telle façon qu’en ayant ressenti des effets beaucoup plus intenses ils seront plus incités à y revenir, à en user et bientôt à en abuser.

C’est là une des explications de l’escalade des drogues, dont on voit les conséquences au travers des polytoxicomanies qui se généralisent. Dès lors l’usage dit avec euphémisme « récréatif », nous apprend que la récréation peut mal, voire même très mal se terminer.

C’est ce qui fait qu’en dépit de son caractère illégal, le cannabis a déjà piégé 1.500.000 de nos concitoyens, qui en sont devenus des usagers réguliers (avec la consommation d’un joint ou d’un pétard au moins une fois tous les trois jours, ce qui , eu égard à la très longue persistance du THC dans l’organisme, correspond à une stimulation permanente de ses cibles biologiques (les récepteurs CB1) ; cette consommation est déjà problématique, car par le jeu d’une tolérance le consommateur va plus ou moins rapidement accroître la fréquence de ses consommations (un par jour, puis deux puis trois) puis l’effet continuant de diminuer il va y ajouter d’autres drogues.

Une lĂ©galisation du cannabis ferait s’envoler les consommations vers celles de l’alcool, avec nos 4.500.000 sujets alcoolo-dĂ©pendants (je n’ai pas dit alcooliques), et vers celles du tabac qui piège 13.000.000 de nos concitoyens et tue 75.000 d’entre eux chaque annĂ©e en France (la route ne faisant « plus que Â» 3.400 morts par an).

Le mécanisme sous-jacent aux addictions/toxicomanies, s’inscrit dans le toujours plus, toujours plus souvent, toujours plus fort ;

Opposer l’usage rĂ©crĂ©atif Ă  l’usage problĂ©matique est un distinguo subtile, qui confine Ă  une malversation. L’expĂ©rience de l’alcool et du tabac nous l’enseigne grandeur nature, avec le grand nombre de sujet captifs/addictes/accros le grand nombre de morts 75.000 pour le tabac ; 41.000 pour l’alcool, avec surtout de multiples estropiĂ©s qui obèrent les comptes sociaux de la Nation et ont une qualitĂ© de vie altĂ©rĂ©e Ă  divers degrĂ©s.

Alain Bauer : Les avis et les Ă©tudes sont partagĂ©s. Les politiques de prohibition sans accompagnement se traduisent plus souvent par une tentation Ă  contourner l’interdit et produisent le plus souvent une baisse de la qualitĂ© des produits, une difficultĂ© d’approvisionnement et une hausse des prix.

Mais en matière de stupéfiants, l’inverse se produit.

Dans ces conditions, il faut se poser la question de l’’efficacité d’une politique officiellement purement répressive. Si personne ne discute les usages de produits stupéfiants en matière médicale, notamment pour réduire la douleur, tout processus de dépénalisation comme de régulation de la consommation doit considérer l’addiction comme un problème médical plus que pénal.

En la matière, le consommateur doit être considéré comme un individu victime d’une addiction, pas comme un criminel. Mais il faut aussi se concentrer sur la gestion du trafic et des organisations criminelles et prendre en compte les importantes transformations en cours (culture à domicile, fort accroissement du taux de THC dans les composants cannabiques, livraison sur commande et par usage des réseaux sociaux, ….).

Au regard de cette réalité, que penser de la pétition déposée par une quinzaine d’associations sur la plateforme de l’Assemblée nationale, une proposition de loi « visant à supprimer les sanctions pénales » pour la consommation de cannabis ?

Alain Bauer : Les associations sont dans leur rĂ´le. Depuis la loi de 1970, et malgrĂ© les missions parlementaires et les dialogues entre experts et politiques, il semble impossible de discuter raisonnablement de la gestion de l’addiction et de la nĂ©cessaire rĂ©orientation d’un texte purement punitif et rĂ©pondant aux injonctions internationales de l’époque.

Partisan de la lutte contre toutes les addictions, je pense plus utile de soigner que de réprimer.
Quand une politique de prohibition ne marche pas, il faut la changer. Pour enfin lutter efficacement contre les trafics et libérer les consommateurs de leur addiction.

Source : Atlantico

La tranq, cette drogue « ultra-dangereuse », est-elle susceptible d’arriver en France ?

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ADDICTIONS Faisant des ravages sur le continent américain, « la xylazine a été retrouvée de manière anecdotique en France », rassure Michaël Bisch, psychiatre addictologue et vice-président de la Fédération Française d’Addictologie

Des milliers de personnes dépendantes à la tranq se regroupent dans certains quartiers de Philadelphie, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis, notamment près de Kensington Avenue.
Des milliers de personnes dĂ©pendantes Ă  la tranq se regroupent dans certains quartiers de Philadelphie, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis, notamment près de Kensington Avenue. — Teun Voeten
  • Pour former la « tranq Â» ou « tranq dope Â», la xylazine, un mĂ©dicament anesthĂ©siant pour les animaux, est accompagnĂ©e de fentanyl, un antidouleur de synthèse. « Un combo ultra-dangereux Â», selon MichaĂ«l Bisch, psychiatre addictologue.
  • Alors qu’elle fait des ravages aux Etats-Unis, « la xylazine a Ă©tĂ© retrouvĂ©e de manière anecdotique en France Â», tient Ă  rassurer MichaĂ«l Bisch.
  • « Je ne pense pas qu’une crise d’ampleur de la xylazine arrivera en France Â», estime, optimiste, Philippe Batel, professeur d’addictologie. On le voit bien avec le Fentanyl et les opioĂŻdes, il n’y a pas de crise comparable Ă  celle qui a lieu aux Etats-Unis. Â»

Des silhouettes gisant dans les rues ou effectuant des mouvements saccadĂ©s et dĂ©sordonnĂ©s. Vous avez peut-ĂŞtre vu passer ces nombreuses vidĂ©os se dĂ©roulant aux Etats-Unis et montrant des personnes – probablement – sous l’effet de la xylazine, aussi appelĂ©e « drogue du zombie Â». Un mĂ©dicament anesthĂ©siant pour les animaux autorisĂ© dans l’Hexagone pour les vĂ©tĂ©rinaires. Pour former la « tranq Â» ou « tranq dope Â», ce produit est accompagnĂ© de fentanyl, un antidouleur de synthèse cinquante fois plus puissant que l’hĂ©roĂŻne. « Un combo ultra-dangereux Â», selon MichaĂ«l Bisch, psychiatre addictologue et vice-prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration Française d’Addictologie.

Ce cocktail aux lourds effets sĂ©datifs cause des nĂ©croses pouvant mener Ă  l’amputation. Il est Ă©galement extrĂŞmement mortel car, contrairement aux opioĂŻdes, ne rĂ©pond pas Ă  la naloxone, l’antidote contre les surdoses. La substance fait actuellement des ravages sur le continent amĂ©ricain, notamment Ă  Philadelphie et Ă  San Francisco. Mais qu’en est-il en France ?

Une présence anecdotique en France

De nombreuses vidĂ©os faisant Ă©tat de cas dans l’Hexagone, notamment Ă  Toulouse, ont Ă©tĂ© massivement relayĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux ces dernières semaines. S’il Ă©tait facile de vĂ©rifier que ces images avaient en rĂ©alitĂ© Ă©tĂ© filmĂ©es aux Etats-Unis, la tranq est-elle pour autant absente de notre pays ? « La xylazine a Ă©tĂ© retrouvĂ©e de manière anecdotique en France Â», tient Ă  rassurer MichaĂ«l Bisch. Dans un rapport de 2021, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) remarque que « par deux fois, de la xylazine a Ă©tĂ© identifiĂ©e dans des hĂ©roĂŻnes collectĂ©es et achetĂ©es Ă  diffĂ©rents endroits de la mĂ©tropole lyonnaise. Â»

Petite parenthèse : la xylazine sert souvent d’adultĂ©rant, c’est-Ă -dire de produit de coupe, comme le paracĂ©tamol codĂ©inĂ© ou la cafĂ©ine, Ă  l’hĂ©roĂŻne (qui ne contient en rĂ©alitĂ© que 0 Ă  20 % d’hĂ©roĂŻne).

Aucune trace dans les réseaux d’identification des substances

« La prĂ©sence de xylazine n’est pas observĂ©e sur le territoire national Ă  travers le Système d’identification national des toxiques et des substances (Sintes) pilotĂ© par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), nous informe par ailleurs ce mĂŞme OFDT. Sa consommation reste confinĂ©e aux Etats-Unis Ă  ce jour. Â»

Les centres d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance-addictovigilance (CEIP-A), qui permettent de faire une veille sur les produits basée sur les déclarations des professionnels de santé et confirmés par des analyses biologiques, n’ont également pas remarqué la présence de xylazine sur le marché français.

Aucune trace non plus sur l’application « KnowDrugs Â», plateforme créée par des usagers permettant de recenser les Ă©ventuelles substances indĂ©sirables et effets inattendus de drogues. Toutefois, cette application Ă©tant plutĂ´t utilisĂ©e pour analyser l’ecstasy, cela peut expliquer l’absence de xylazine, plutĂ´t prĂ©sente dans des produits tels que l’hĂ©roĂŻne.

Un risque d’arrivĂ©e en France ?

Si sa prĂ©sence reste donc très anecdotique aujourd’hui dans l’Hexagone, risque-t-elle d’y faire son arrivĂ©e dans les prochaines annĂ©es ? « Il y a toujours cette vieille rumeur de nouvelle drogue du zombie Â», se dĂ©sole Philippe Batel, professeur d’addictologie, coprĂ©sident du comitĂ© scientifique de SOS Addiction et chef de service en addictologie en Charente. « II y a dix ans, avec l’arrivĂ©e des cathinones, comme la 3-MMC, aux Etats-Unis, il s’est passĂ© la mĂŞme chose. Des vidĂ©os passaient en boucle avec des patients hagards, dans un Ă©tat second. On pensait mĂŞme qu’ils Ă©taient anthropophages. On nageait en plein dĂ©lire. Â» Aujourd’hui, ces drogues comme la 3-MMC sont « utilisĂ©es en France, mais dans un milieu rĂ©crĂ©atif ou dans un contexte sexuel. Â» Bien loin des images vĂ©hiculĂ©es dans les vidĂ©os.

« On a le cas du crack, dont la consommation a dĂ©butĂ© aux Etats-Unis puis qui est arrivĂ© vingt ans après en France, illustre Marie Jauffret-Roustide, sociologue Ă  l’Inserm. Mais ce n’est pas parce qu’à un moment, une drogue s’est exportĂ©e en France, que ça va arriver pour la tranq. Â» La spĂ©cialiste cite l’exemple de la mĂ©thamphĂ©tamine, très prĂ©sente sur le continent amĂ©ricain mais qui reste Ă  des niveaux de consommation extrĂŞmement faibles en France.

« Je ne pense pas qu’une crise d’ampleur de la xylazine arrivera en France Â», rĂ©sume Philippe Batel. On le voit bien avec le fentanyl et les opioĂŻdes, il n’y a pas de crise comparable Ă  celle qui a lieu aux Etats-Unis. Â» Selon l’OFDT, la diffusion des fentanyloĂŻdes dans la population française restait « marginale Â» en octobre 2021.

Des situations pas comparables

« Ce qui se passe aux Etats-Unis est très prĂ©occupant, mais les situations française et amĂ©ricaine sont incomparables », tient Ă  prĂ©ciser Marie Jauffret-Roustide. Non seulement les produits qui circulent ne sont pas les mĂŞmes, mais la sociĂ©tĂ© est aussi très diffĂ©rente. « Les Etats-Unis, et plus particulièrement une ville comme Philadelphie, sont traversĂ©es par d’immenses inĂ©galitĂ©s sociales, beaucoup plus que n’importe quelle ville française. » De plus, en France, la prise en charge pour soigner les addictions est financĂ©e par l’Etat, contrairement aux Etats-Unis oĂą les dispositifs sont privĂ©s.

Mais le vice-prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration Française d’Addictologie est un peu moins optimiste. Selon lui, il n’y a aucune raison que les narcotrafiquants ne cherchent pas Ă  conquĂ©rir de nouveaux marchĂ©s. « La vigilance est nĂ©cessaire sans ĂŞtre alarmiste et catastrophiste Â», estime l’addictologue, qui tient toutefois Ă  diffĂ©rencier les systèmes amĂ©ricain et français. « La crise des opioĂŻdes aux Etats-Unis est liĂ©e au modèle ultralibĂ©ral amĂ©ricain, avec des prescriptions massives d’opiacĂ©s par les mĂ©decins. Â»

Des mesures prises en France

La France a ainsi pris les devants. Les mĂ©dicaments Ă  base de codĂ©ine et autres dĂ©rivĂ©s de l’opium, autrefois en vente libre sont, depuis 2017 et un arrĂŞtĂ© de l’ancienne ministre de la SantĂ© Agnès Buzyn, seulement dĂ©livrĂ©s sur prescription mĂ©dicale. « En France, on a une crise de fentanyl moindre parce qu’on l’a prĂ©venue Â», considère le mĂ©decin.

Et le gouvernement actuel reste sur la mĂŞme lancĂ©e. Le 20 juin, les dĂ©putĂ©s ont votĂ© un projet de loi autorisant les douanes Ă  saisir des substances chimiques pourtant autorisĂ©es mais pouvant ĂŞtre utilisĂ©es dans la fabrication de drogues de synthèse. Comme la xylazine.

Source

Les amendes pour consommation de drogue seront payables immĂ©diatement

Les amendes pour consommation de drogue seront payables immédiatement en liquide ou carte banc

Afin d’amĂ©liorer le recouvrement des amendes, le chef de l’État a demandĂ© au ministre de l’IntĂ©rieur de prĂ©parer un dĂ©cret Ă  paraĂ®tre d’ici «la fin de l’Ă©té».

Le paiement des amendes forfaitaires pour consommation de drogue doit pouvoir ĂŞtre «immĂ©diat, par carte bancaire ou en liquide», a affirmĂ© Emmanuel Macron, dans un entretien au quotidien La Provence publiĂ© dimanche soir sur le site du journal, Ă  la veille d’une visite de trois jours dans la ville.

Estimant «inacceptable» qu’avec les règlements dĂ©calĂ©s par tĂ©lĂ©paiement seules 35% de ces amendes soient effectivement rĂ©glĂ©es, le chef de l’État prĂ©cise avoir demandĂ© au ministre de l’IntĂ©rieur «de prĂ©parer un dĂ©cret pour la fin de l’Ă©té» et que d’ores et dĂ©jĂ  «on a commencĂ© Ă  Ă©quiper les agents de 5.000 terminaux de paiement».

«Nous devons trouver les moyens d’ĂŞtre encore plus efficace. Par le passĂ©, les petits dĂ©lits n’Ă©taient pas suivis de consĂ©quences et classĂ©s sans suite. On a mis en place une amende forfaitaire pouvant aller jusqu’Ă  2500 euros. 350 000 ont Ă©tĂ© dressĂ©es en France depuis septembre 2020, dont 29 000 Ă  Marseille.

Mais ce que nous avons constatĂ©, c’est que comme le règlement se fait par tĂ©lĂ©paiement entre 45 jours et 60 jours, nous avons un taux de recouvrement de 35%. Et c’est en dessous de cette moyenne Ă  Marseille. C’est inacceptable», a ajoutĂ© le chef de l’État.

À lire aussi Marseille: derrière les fusillades, une véritable guerre de territoires entre trafiquants de drogue

Selon Emmanuel Macron, «à Marseille 70 points de deal ont été supprimés grâce à une stratégie de pilonnage. On en avait 222 dans les Bouches-du-Rhône, on est passé à 134, soit une baisse de 40%».

Source Le Figaro

Faut-il craindre les nouvelles drogues de synthèse ?

Publié le 23/06/2023

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Après les drogues naturelles et les drogues de synthèses, fleurissent désormais les nouveaux produits de synthèse. Ces substances, qui imitent les effets des différents produits illicites, n’ont pas de statut juridique clair et contournent la législation des stupéfiants. Le point de vue sur la question de Nicolas Prisse, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.

Sommaire

  1. Des drogues très facilement accessibles
  2. Des drogues utilisées dans des situations bien spécifiques
  3. Des usagers issus de toutes les classes sociales
  4. Un risque de dépendance sous-estimé

Cannabinoïdes de synthèse, phénéthylamines se rapprochant soit de la MDMA soit du LSD ou encore cathinones comme la 3-MMC…

Si ces noms ne vous disent rien, sachez qu’il s’agit-lĂ  de drogues dites de synthèse. Il en existerait plus de 900 diffĂ©rentes, qui « contournent la lĂ©gistation des stupĂ©fiants » selon le site de l’Office français des drogues et des tendances addictives (OFDT).

Source Doctissimo

Supprimer l’alcool n’a que des avantages !

Woman refusing to drink wine at home. Concept of alcoholism

PHOTO ADOBE STOCK

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L’alcool est un faux ami. On a beau le savoir, sa fréquentation ne cesse pas pour autant. Mais si on vous disait tout le bien que cela vous fera si vous arrêtez la consommation d’alcool, cela donnerait davantage envie de faire l’effort ! Car devenir sobre peut améliorer votre santé, et notamment vous procurer une peau plus éclatante et un meilleur sommeil.

Listons avec Christy Osborne, coach certifiée en matière de sobriété et fondatrice de Love Life Sober, les bienfaits à court terme de la sobriété.

1. Mieux dormir

La suppression de l’alcool peut aider Ă  passer une meilleure nuit de sommeil et Ă  se sentir plus frais le matin. « La plupart de mes clients ont constatĂ© que leur sommeil s’Ă©tait considĂ©rablement amĂ©liorĂ© après deux semaines d’abstinence, explique Christy Osborne. Obtenir une bonne nuit de sommeil ne se rĂ©sume pas Ă  compter le nombre d’heures passĂ©es au lit. Il s’agit d’ĂŞtre capable d’avoir un sommeil paradoxal profond, ce que l’alcool ne permet pas. »

2. En finir avec les problèmes d’estomac

L’alcool peut affecter la muqueuse de l’estomac et provoquer des symptĂ´mes similaires Ă  ceux du syndrome du cĂ´lon irritable (SCI). L’experte affirme que si vous avez arrĂŞtĂ© de boire de l’alcool, vous « vous sentez probablement mieux au niveau du ventre maintenant ». Si vous souffrez de reflux acide ou de brĂ»lures d’estomac, vous avez probablement remarquĂ© que cela s’est calmĂ©.

3. Une peau plus éclatante

La consommation d’alcool a Ă©galement un impact sur la peau, la rendant terne et favorisant les boutons. Si vous avez rĂ©duit votre consommation d’alcool, vous remarquerez peut-ĂŞtre que votre peau est plus lumineuse. « C’est parce que votre niveau d’hydratation s’est considĂ©rablement amĂ©liorĂ©, explique Christy. Osborne. L’alcool Ă©tant un diurĂ©tique, cela a pour effet d’assĂ©cher la peau. Le corps conserve davantage l’eau dont vous avez besoin lorsque vous ne buvez pas.

4. Un foie qui fonctionne

Il est bien connu que la consommation d’alcool peut endommager le foie. En effet, une consommation excessive d’alcool peut rĂ©duire la capacitĂ© de rĂ©gĂ©nĂ©ration de l’organe. « La quantitĂ© d’alcool que nous buvons a une incidence directe sur la fonction hĂ©patique. Et savez-vous ce qui est mieux qu’une dĂ©tox efficace ? Ne pas boire pendant deux semaines », recommande le coach en sobriĂ©tĂ©.

5. De meilleures habitudes alimentaires

Il est beaucoup plus facile de manger sainement lorsqu’on ne boit pas d’alcool. « Vous n’avez ni Ă  vous soucier de lutter contre l’envie de commander un plat Ă  emporter gras lorsque vous avez la gueule de bois, ni Ă  compter les centaines de calories contenues dans le vin et/ou les mĂ©langes sucrĂ©s », note la coach. Et vous vous passez plus aisĂ©ment de biscuits apĂ©ritifs ou de cacahouètes salĂ©s.

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Une drogue qui «mange la chair» sĂ©vit aux Ă‰tats-Unis

La « tranq » est un cocktail de drogues qui ravage la peau de ceux qui la consomment.

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Publié le 21/06/2023

Ce nouveau mĂ©lange de drogues qui provoque des dĂ©gâts sur la peau et complique les overdoses a envahi les rues amĂ©ricaines. Dans les colonnes de La Voix du Nord, on dĂ©couvre le tĂ©moignage de Martin, dĂ©pendant aux opioĂŻdes depuis plusieurs annĂ©es. Le quarantenaire est actuellement Ă  New York et subit les effets du « tranq Â».

Des plaies parfois profondes

«  Ce n’est pas une bonne expĂ©rience, ça vous fait des trous dans le corps, dans la peau  Â», souffle Martin, la voix parfois tremblante, lors d’une visite Ă  St. Ann’s Corner of Harm Reduction, une association d’aide et d’échange de seringues ouverte, depuis 1990 dans l’arrondissement du Bronx.

Ă€ lire aussi : Patrick Bruel s’exprime sur son rapport Ă  la drogue

Il garde lui-mĂŞme des traces de plaies sur les jambes ou les bras. Signe qu’il a pu s’injecter Ă  son insu de la xylazine, aussi appelĂ©e « tranq Â», et dont les blessures, qui peuvent ronger la peau et noircir, apparaissent ailleurs que dans la zone d’injection. «  Ă‡a mange la chair, comme un crocodile  Â», lâche Martin, qui ne souhaite pas donner son nom.

Souvent couplée au fentanyl

La xylazine, un sĂ©datif pour animaux, n’est pas autorisĂ©e pour un usage humain par l’Agence amĂ©ricaine des mĂ©dicaments (FDA), mais elle a pĂ©nĂ©trĂ© le marchĂ© amĂ©ricain des drogues illĂ©gales, volatil et dominĂ© par les produits de synthèse. Jusqu’à ĂŞtre dĂ©signĂ©e «  menace Ă©mergente  Â» par la Maison Blanche en avril dernier.

Accessible facilement sur internet, elle est très souvent couplée au fentanyl, l’opioïde de synthèse 50 fois plus puissant que l’héroïne, qui a fait grimper en flèche le nombre d’overdoses mortelles dans le pays, à près de 110.000 en 2022, un record.

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Selon des donnĂ©es des Centres de contrĂ´le et de prĂ©vention des maladies (CDC), l’estimation du nombre d’overdoses mortelles dans lesquelles la xylazine est impliquĂ©e est passĂ©e de 260 en 2018 Ă  3 480 en 2021 aux États-Unis. Si Philadelphie fait figure d’épicentre de la « tranq Â», New York n’est pas Ă©pargnĂ©e : 19 % des overdoses aux opioĂŻdes, soit 419 dĂ©cès, impliquaient aussi de la xylazine en 2021, selon la ville.

Une amputation parfois nécessaire

Martin cherche Ă  Ă©viter ce cocktail, car «  Ă§a vous met K.O .  Â» pendant des heures. «  C’est dur, mais qu’est-ce que vous voulez faire quand vous ĂŞtes accro ?  Â», lâche-t-il.

Martin, 45 ans, est soigné au St. Ann's Corner of Harm Reduction à New York.
Martin, 45 ans, est soignĂ© au St. Ann’s Corner of Harm Reduction Ă  New York. – Belga Image

Les blessures, les soignants de St Ann’s Corner of Harm Reduction en voient de plus en plus souvent quand ils sortent avec leur camionnette dans les rues du Bronx pour apporter du matériel de soin, des seringues propres, des tests de détection du fentanyl, de la nourriture, ou juste quelques conseils et mots de réconfort à des personnes en extrême difficulté.

Sur une photo qu’une infirmière a prise sur le terrain, la peau d’un patient prĂ©sente de nombreuses plaies, parfois profondes. «  Les blessures peuvent s’aggraver, jusqu’à l’os (…) Parfois, les gens ont besoin d’une amputation ou d’une greffe de peau  Â», ajoute-t-elle.

Une mission compliquée pour les enquêteurs

Les États-Unis sont déjà submergés par la crise des opioïdes. La ville de New York et les associations mettent le paquet sur la naloxone, un spray nasal qui sert d’antidote en cas d’overdose au fentanyl. Mais en ralentissant la respiration et le rythme cardiaque, la xylazine complique encore la situation.

AutorisĂ© pour les animaux, le produit n’a pas le statut de «  substance contrĂ´lĂ©e  Â» au niveau fĂ©dĂ©ral, comme le sont les drogues dures, ce qui complique la tâche des enquĂŞteurs, selon la procureure spĂ©ciale chargĂ©e des stupĂ©fiants Ă  New York, Bridget Brennan.

Des initiatives à St Ann’s

«  Nous pouvons garder un Ĺ“il dessus. Mais mĂŞme si nous en trouvions une grande quantitĂ©, nous ne pourrions pas poursuivre quelqu’un pour cela  Â» et donc «  pas remonter Ă  la source  Â», explique-t-elle.

À St Ann’s, on pense plutôt que l’apparition de nouveaux mélanges découle de politiques criminalisant les toxicomanes. Le centre participe à un programme de la ville de New York, qui permet aux consommateurs de tester leur drogue pour connaître les risques. L’initiative doit aussi permettre aux services de santé de la ville de suivre en temps réel les évolutions du marché illégal.

Source

Faut-il lĂ©galiser le cannabis ?

« Un prĂ©sident ne devrait pas boire comme cela Â»


Buvant « cul sec », il met en bière le conseil de modération.

Pr. Jean Costentin

Broutilles et billevesées détournent l’attention de l’essentiel. Pourtant, comme elles enflamment la médiasphère et que le sujet s’inscrit dans nos préoccupations soyons excusés de nous y arrêter.
Dans les vestiaires, à l’issue du match de rugby Toulouse-La Rochelle, le Président de la
République, tout à l’ambiance du moment, s’est enfilé, d’un seul trait, « et glou, et glou, et glou »
une bouteille entière de bière.
Arrêt sur cette vidéo, en nous gardant d’être pisse froid ou néphalien.

  • N’était-ce pas une bière sans alcool, type Tourtel ou Bruckner, i.e. avec un degrĂ© alcoolique infĂ©rieur Ă  1°5 ?
  • Son degrĂ© alcoolique Ă©tait-il voisin de 5°5, devenu l’étiage pour les bières du commerce, que des crues rĂ©gulières envolent vers des titres extravagants (la Rochefort 10, est Ă  11°3)
  • S’agissait-il d’un demi (250 mL) ou d’une bouteille de 33 cL ?
  • Après tant de gaz ingĂ©rĂ©s a t’il rotĂ© d’abondance comme Dupont accoudĂ© au zinc ?
    Trêve de prosaïsme, ce comportement ostentatoire, d’un être doué et premier représentant de l’Etat, rodé depuis 6 ans aux vicissitudes de sa fonction et sachant aligner ses comportements au cordeau de la bienséance, vaut d’être analysé.

  • Cette dĂ©monstration met Ă  mal le concept qu’on s’applique Ă  promouvoir, que la fĂŞte et l’ivresse alcoolique n’ont pas inĂ©luctablement partie liĂ©e.
    Ce « cul sec » peut être assimilé à une apologie du « binge drinking », de cette « biture expresse », qui se répand dans la jeune génération, avec ses divers risques associés.
  • Dans le dictionnaire des synonymes on trouve les expressions « boire Ă  plein gosier, Ă  tire-larigot, au goulot, comme un grenadier, comme un plant de courge, comme un polonais, comme un pompier, comme un sonneur, comme un suisse, comme un templier, comme un tonneau, comme un trou, comme un troupier, comme une Ă©ponge ».
  • Ce « dico » devra t il s’enrichir de l’expression « comme un PrĂ©sident ».
    Cette ingurgitation ne permet ni de goûter, ni d’apprécier ce que l’on boit ; elle a pour unique objet une ascension brutale de l’alcoolémie, sorte de « shoot », pour un abaissement subit de l’écluse dopaminergique du noyau accumbens (pour l’exprimer en des termes neurobiologiques).
  • Ainsi, dans ses fonctions de reprĂ©sentation, d’exemplaritĂ©, nous ne pouvons que dĂ©plorer cette sĂ©quence peu prĂ©sidentielle.
    La psychanalyse (habituée à dire tant de choses sur des riens) dépasse l’auteur de ce billet, autant que les roueries politiciennes, aussi se contentera-t-il de conclure, en détournant le titre du livre de G. Davet et F. Lhomme qui concernait F. Hollande : « un Président ne devrait pas boire ostensiblement comme cela ».
    « Le bonheur, c’est le plaisir sans remord » disait Socrate
    A votre bonne santé monsieur le président, à celle des rugbymen; et passons vite à autre
    chose.

Alcool : pourquoi la nouvelle loi irlandaise inquiète les fabricants…

Par Claire Lemaitre

En devenant le premier pays au monde à introduire un étiquetage sanitaire complet pour les produits alcoolisés, le pays suscite la controverse.

Alcool : pourquoi la nouvelle loi irlandaise inquiète les fabricants...
CrĂ©dit photo © Sipa

L ‘Irlande met le paquet contre la consommation abusive d’alcool ! Le pays a votĂ© le mois dernier une loi qui inquiète particulièrement les fabricants, puisqu’elle leur impose d’indiquer les risques de cancer et de maladie du foie notamment sur les Ă©tiquettes de bouteilles de vin, de bière et d’autres spiritueux, Ă  l’image de ce qui se fait dĂ©jĂ  sur les paquets de cigarettes, images choc Ă  l’appui !

A partir de 2026, cette mise en garde, qui fera Ă©tat aussi des dangers pour les femmes pendant une grossesse, devra ĂŞtre inscrite en grandes lettres rouges sur toutes les bouteilles commercialisĂ©es dans le pays.

La Commission europĂ©enne a Ă©valuĂ© au mois de fĂ©vrier cette nouvelle lĂ©gislation et n’a pas soulevĂ© d’objection, les objectifs de santĂ© publique justifiant cette dĂ©cision Ă  ses yeux. Elle n’a par ailleurs pas jugĂ© que l’impact serait significatif pour le marchĂ© europĂ©en. Mais ce n’est pas l’avis de neuf pays, dont la France, l’Italie et l’Espagne qui ont envoyĂ© une lettre Ă  Bruxelles au mois de fĂ©vrier, lui demandant de vĂ©rifier la lĂ©galitĂ© de la loi irlandaise…

Pays pionnier

De leur cĂ´tĂ©, les États-Unis et le Mexique ont fait part de leurs prĂ©occupations en amont des rĂ©unions du comitĂ© de l’Organisation mondiale du commerce programmĂ©es cette semaine. L’Argentine, l’Australie, le Chili, Cuba et la Nouvelle-ZĂ©lande ont Ă©galement Ă©mis des rĂ©serves sur la loi.

L’Irlande a la rĂ©putation d’ĂŞtre un pionnier en matière de santĂ©. En 2004, le pays Ă©tait devenu le premier Ă  interdire de fumer dans lieux de travail, les bars et les restaurants. La dĂ©cision, qui avait Ă©tĂ© très controversĂ©e Ă  l’Ă©poque, a pourtant Ă©tĂ© suivie ensuite dans toute l’Europe et dans de nombreux autres pays…

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