E-cigarette : le risque de cancer des poumons jusqu’à 15 fois plus élevé que la cigarette

Le NEJM, la prestigieuse revue médicale américaine, publie une révélation majeure concernant le risque de santé publique liée à l’utilisation de e-cigarettes : leur consommation entraine un risque de cancer des poumons entre 5 et 15 fois plus élevé que la cigarette.

Certain consommateurs de e-cigarette imaginent encore que la fumée qu’ils absorbent est de la vapeur d’eau. Loin s’en faut. Le liquide contenu dans les e-cigarettes est une solution de propylène glycol, de glycérol ou des deux, à laquelle sont ajoutés de la nicotine et parfois des parfums. Et la transformation de ces produits chimiques liquides en produits gazeux nécessite une combustion qui produit du formaldéhyde, un cancérigène reconnu (cancérigène de classe 1 selon l’Agency for Research on Cancer) et produit de dégradation du propylène glycol, qui réagit ensuite avec le propylène glycol et le glycérol pour former des hémiacétals, des composés chimiques utilisés comme biocides industriels (étymologiquement : bio + cide = «qui tue la vie»), pesticides ou anti-parasitaires par exemple.

Dans la vapeur de e-cigarette, 2% des molécules sont transformées en formaldéhyde, une quantité supérieure à ce que la même e-cigarette contient comme nicotine. Cette dégradation survient, avec les e-cigarettes équipées d’un voltage de 5V au moment où l’aspiration du consommateur créé la montée en température de la e-cigarette transformant la solution liquide en solution gazeuse. A ce voltage, les scientifiques détectent 380 μg de formaldéhyde pour 10 bouffées. Ils mesurent ainsi qu’un utilisateur de e-cigarettes consommant 3 ml de solution par jour inhalera 14.4±3.3 mg de formaldéhyde. Un fumeur de cigarettes normales absorbe lui 3 mg de formaldéhyde en fumant un paquet par jour, soit 5 fois moins.

Connaissant le risque de survenue d’un cancer du poumon associé à l’inhalation de formaldéhyde en fonction du poids, il est facile de comparer le risque de cancer existant entre les consommateurs de cigarette et de e-cigarette. Les scientifiques évaluent ainsi qu’entre un homme de 70 kilogrammes fumant des e-cigarettes et le même homme fumant une quantité équivalente de cigarettes normales, le premier fumant des e-cigarettes présente un risque de souffrir d’un cancer des poumons entre 5 et 15 fois plus élevé.

L’argument selon lequel il est moins nocif d’utiliser des e-cigarettes que des cigarettes ne peut donc raisonnablement plus être évoqué. Par ailleurs, les preuves scientifiques manquent toujours pour commencer à penser que la e-cigarette pourrait aider à l’arrêt du tabac, sans compter que ce produit a montré qu’il était de plus en plus consommé par les jeunes n’ayant jamais fumé (cf article Docbuzz). Il est donc temps d’arrêter la machine infernale. Nos responsables de santé publique, ministère de la santé en tête se doivent de réagir très vite. Il parait évident que la e-cigarette présente un risque majeur de santé publique et doit donc très rapidement être totalement interdite à la vente. Les premiers consommateurs de e-cigarette qui souffriront d’un cancer des poumons sont invités à porter plainte contre les fabricants et les vendeurs de ce produit hautement cancérigène comme contre les responsables de notre santé publique qui l’auront laissé en vente.

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L’utilisation de la E-Cigarettes explose chez les plus jeunes

Présentée comme un outil d’arrêt du tabac par ses producteurs et comme une nouvelle incitation à fumer et à contourner les lois anti-tabac par ses détracteurs, la e-cigarette poursuit sa conquête du monde. Alors que l’Australie a définitivement interdit la e-cigarette et que l’OMS en réclame une restriction plus forte, une étude menée aux Etats-Unis montre que la e-cigarette est dorénavant le moyen le plus utilisé par les plus jeunes pour fumer, devenant ainsi la première technique d’initiation au tabagisme. Cette situation nouvelle, inédite mais logique après les investissements publicitaires massifs des industriels de la e-cigarette, met également en lumière l’incapacité voire l’abandon des instances de santé publiques face à un outil dont les dangers restent ignorés de leurs utilisateurs. Il faut bannir la e-cigarette avant qu’il ne soit trop tard.

L’étude menée aux Etats-Unis  par l’Institut National des abus de drogues (NIDA) a mesuré chez des adolescents du collège au lycée, l’utilisation d’alcools, de drogues, tabac et e-cigarettes, dont de précédentes études avaient retrouvé une augmentation exponentielle d’utilisation parmi les plus jeunes, cible marketing privilégiée des fabricants. 41 000 jeunes ont répondu à un questionnaire.

L’étude retrouve que les plus jeunes fument dorénavant plus de e-cigarettes que de tabac, banalisant dangereusement le fait de fumer selon les experts.  17% des 17-18  déclarent avoir utiliser une e-cigarette dans les mois précédents ainsi que 13.6% reconnaissaient avoir fumer des cigarettes. Parmi les 15-16 ans, les résultats montrent une utilisation respectivement à 16% et 7% et parmi les 12-14 de 8.7% et 4%. Si la consommation de e-cigarette explose en comparaison aux études réalisées en 2013, l’usage de toutes les autres drogues, cigarettes, médicaments  opiacés, MDMA, K2/spice (MJ synthétique) et alcool, sont eux en décroissance chez les moins de 18 ans.

A l’heure où les Etats-Unis, à la différence de la France, a réussi à faire passer le nombre de fumeurs en dessous de la barre des 18% de la population (36% en France), la e-cigarette pose un problème terrible de santé publique. Certes, il reste probable que fumer une e-cigarette est moins toxique que de fumer du vrai tabac, mais toujours beaucoup plus que de ne rien fumer ;  Or cette étude montre un engouement et une utilisation de plus en plus fréquente de la e-cigarette chez des jeunes non-fumeurs. Ces e-cigarettes peuvent contenir de la nicotine, substance addictive déjà rencontrée dans la cigarette, mais aussi en fonction des fabriquant, contenir des éléments nocifs, cancérigènes ou autres.

Cette année, nous sommes très inquiets du niveau d’utilisation des e-cigarettes chez les adolescents“ expliquait Lloyd D. Johnston, médecin et principal auteur de cette étude “Ce serait une tragédie si ce produit détruisait les grand progrès obtenus dans la lutte contre le tabagisme des plus jeunes”.

Par ailleurs dans les Etats ayant normalisé la vente du cannabis, l’étude retrouve un taux d’utilisation de cette drogue chez 40% des 17-18 ans, souvent mixée avec de la nourriture, alors que ce taux d’utilisation n’est que de 26% dans les Etats n’ayant pas libéralisé la vente de medical marijuana, un argumenta allant contre ceux plaidant pour sa libéralisation, comme le plaidait encore récemment le quotidien Le Monde, sous prétexte que l’interdiction favorise la consommation. C’est le contraire.

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