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Date

10 octobre 2011

L’herbe, « la porte d’entrée dans la drogue » (SudOuest.fr)

Il n’y a pas de « drogue douce ». Le cannabis est un premier pas vers la dépendance.

par Marie-Christine d’Welles. PH. DR

Native de Bordeaux, l’écrivain Marie-Christine d’Welles est la fondatrice d’Enfance sans drogue, association de mères de famille misant sur la prévention pour « enrayer » le fléau.

« Sud Ouest Dimanche ». Pourquoi le cannabis est-il plus dangereux que le tabac ?

M.-C. d’Welles. Le tabac, qui est très nocif par ailleurs, est un poison pour le corps mais pas pour l’esprit. Ce n’est pas une drogue psychotrope : personne n’a jamais tué ou provoqué un accident de voiture sous l’empire du tabac.

Tous les consommateurs de cannabis ne deviennent pourtant pas des drogués…

Cela dépend des effets ressentis. Il y a ceux qui ont détesté, qu’on appelle les vaccinés. Il y a ceux qui ont trouvé l’expérience agréable et qui, lorsqu’ils seront en difficulté, chercheront refuge dans un joint. Mais le cannabis reste surtout la porte d’entrée dans la drogue.

Y a-t-il plusieurs cannabis ?

Oui. Un verre de cidre n’est pas un verre de cognac. Il y a entre deux cannabis la même différence qu’entre deux alcools. Ainsi, la résine vendue aux enfants est peu dosée. À l’opposé, deux taffes tirées à partir de certains cannabis vendus dans des coffee-shops en Hollande peuvent, en raison de leur fort dosage, provoquer une syncope (NDLR : le gouvernement néerlandais vient de réagir, lire ci-dessus).

Comment les parents peuvent-ils deviner que leur enfant fume des joints ?

Beaucoup de mauvaise humeur, une incapacité – sans raison – à se lever le matin, des résultats scolaires en baisse. Mais ce qui est pervers, c’est qu’il peut se passer deux à trois ans avant l’apparition de signes extérieurs. Il y a aussi, dans le cas des enfants qui n’ont jamais eu de bronchite, une toux grasse, caractéristique.

Comment prévenir ?

Nous avons beaucoup travaillé à Enfance sans drogue. La meilleure prévention pour pouvoir en discuter avec les enfants est de connaître les produits, leurs effets. C’est comme avec la sécurité routière : les adolescents doivent se retrouver face à des parents qui s’intéressent aux dangers et vont les mettre en garde.

Peut-on évoquer les joints, le hasch, avec de jeunes enfants ?

Oui, ce doit être un sujet ouvert et pas tabou. Si les parents savent de quoi ils parlent, ils peuvent l’évoquer dès le CM1 ; par exemple lors des repas familiaux. À cet âge-là, avant l’adolescence, la personne importante, dont la parole compte, c’est le père ou la mère. Dès lors, les enfants sauront.  Source

Trop d’alcool et de cannabis chez les jeunes (SudOuest.fr)

Le phénomène est frappant en Aquitaine, puisqu’en termes d’alcoolisation précoce et de prise de substances illicites, la région obtient de pires résultats que la moyenne nationale.

 Les adeptes du binge drinking n'ont d'autre objectif que l'ivresse rapide, la « cuite ».  PQR  Les adeptes du binge drinking n’ont d’autre objectif que l’ivresse rapide, la « cuite ». PQR

Cette nuit qui vient de s’écouler, et comme toutes les fins de semaine, des dizaines de milliers d’adolescents se sont « déchirés ». Il y a quelques années, l’utilisation pronominale du verbe restait cantonnée aux beuveries d’adultes. Le mot fait désormais florès chez les adolescents. Qu’ils soient pratiquants ou non de ces soûlographies du week-end, ils savent tous qu’il désigne une recherche de « biture », avec pour carburant la fusion dans l’organisme de bières raides et d’alcools extrêmes, comme la vodka. Lesquels alcools viennent parfois radicaliser le rendement d’un joint de cannabis, car les mêmes peuvent aussi être fumeurs. Et tout cela, si possible, à vitesse intersidérale. Car ils plébiscitent aussi un nouveau rituel : le « binge drinking », une opération à l’efficacité garantie pour atteindre le supposé nirvana de l’ivresse. Lire la suite

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