Le phénomène est frappant en Aquitaine, puisqu’en termes d’alcoolisation précoce et de prise de substances illicites, la région obtient de pires résultats que la moyenne nationale.

 Les adeptes du binge drinking n'ont d'autre objectif que l'ivresse rapide, la « cuite ».  PQR  Les adeptes du binge drinking n’ont d’autre objectif que l’ivresse rapide, la « cuite ». PQR

Cette nuit qui vient de s’écouler, et comme toutes les fins de semaine, des dizaines de milliers d’adolescents se sont « déchirés ». Il y a quelques années, l’utilisation pronominale du verbe restait cantonnée aux beuveries d’adultes. Le mot fait désormais florès chez les adolescents. Qu’ils soient pratiquants ou non de ces soûlographies du week-end, ils savent tous qu’il désigne une recherche de « biture », avec pour carburant la fusion dans l’organisme de bières raides et d’alcools extrêmes, comme la vodka. Lesquels alcools viennent parfois radicaliser le rendement d’un joint de cannabis, car les mêmes peuvent aussi être fumeurs. Et tout cela, si possible, à vitesse intersidérale. Car ils plébiscitent aussi un nouveau rituel : le « binge drinking », une opération à l’efficacité garantie pour atteindre le supposé nirvana de l’ivresse. Lire la suite