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mars 2015

Cannabis : Les mauvais comptes font le trou de la santé par Jean Costentin

Dr CostentinJean Costentin est membre des Académies Nationales de Médecine et de Pharmacie. Professeur en pharmacologie à la faculté de Rouen, il dirige une unité de recherche de neuropsychopharmacologie associée au CNRS. Président du Centre National de Prévention, d’Etudes et de Recherches en Toxicomanie,  (CNPERT) il a publié en 2006 Halte au cannabis !, destiné au grand public.

La légalisation du cannabis serait une manne pour le budget de la nation et une aubaine pour le chômage…Bizarre qu’en cette période de vaches maigres, notre prix Nobel d’économie n’y ait pas pensé, et que nos gouvernants à court de pactes et autres plans de redressement de la courbe du chômage n’aient pas sauté sur une si belle occasion de jouer au Père Noël ! Pourtant, la Fondation progressiste Terra Nova a fait les comptes et nous n’avons plus qu’à gober, fanfare médiatique à l’appui, son joli conte de circonstance. Sonnez hautbois, résonnez fumettes ! Laissez-nous fumer en paix et ce sera tout bénéfice pour les finances publiques et le moral de la nation ! Laissez-nous nous abrutir en paix, et nous chanterons la vie en rose… avant de déchanter…

DES COMPTES TOXIQUES

Pour « réguler le marché », il faut dépénaliser, avant de légaliser… puisque le cannabis, c’est connu, n’a jamais fait de mal à personne… De qui se moque-t-on ? Le cannabis, c’est prouvé,  est sept fois plus toxique que le tabac qui tue déjà chaque année 73 000 de ses 13 millions de fumeurs. Plus grave, le cannabis tue plus tôt, en pleine activité, et plus fréquemment, ce qui pénalise l’investissement humain de notre pays. Toxique pour les voies respiratoires, il réduit aussi les défenses immunitaires, entraîne des artérites et des accidents vasculaires cérébraux précoces et hypothèque gravement l’avenir de l’enfant à naître quand la mère en consomme pendant sa grossesse. Autant de frais en termes médicaux, hospitaliers, en durée d’arrêts de travail et charges de handicaps dont Terra Nova ne semble pas tenir compte…

Surtout, le cannabis est un poison pour le cerveau. Le THC, son constituant principal, perturbe l’éveil, l’attention, la mémoire, la motivation et l’ambition, avec de graves conséquences sur les facultés d’apprentissage, ce qui explique que, forte de sa première place en Europe pour la consommation de cannabis chez les jeunes, la France se retrouve dans le fond du classement PISA, annihilant en partie ses efforts budgétaires en faveur de  l’Education nationale. Nul ne conteste plus que le cannabis soit aussi à l’origine d’un grand nombre d’accidents de la route, et, encore une fois, ce sont les jeunes qui paient le plus lourd tribut. Ces mêmes jeunes qui, au lieu de se lancer dans la vie active, sombrent dans la polytoxicomanie, et qu’on retrouve en psychiatrie, car le cannabis est à l’origine d’une forte proportion de troubles mentaux, de la simple anxiété à la schizophrénie dont il est un facteur aggravant. Rappelons simplement à nos doux rêveurs de Terra Nova que le cauchemar des maladies mentales représente pour la collectivité un coût annuel de 110 Mds €, soit 5,8% du PIB !

STOP A L’ENFUMAGE !

Le tabac coûte déjà assez cher à la nation pour qu’on ne prenne pas le risque, en légalisant le cannabis, de faire exploser le nombre déjà d’autant plus conséquent de ses usagers que sa consommation est illicite. Les 1 600 000 cannabinomanes d’aujourd’hui auront vite fait de rattraper les 4 millions d’alcoolo-dépendants, voire les 13 millions de fumeurs que seul un triplement du prix des cigarettes pourrait guérir de leur addiction… Mais, on peut craindre de nos décideurs à la vue courte qu’à l’instar de ce qui se passe avec les  lobbies du tabac, ils ne cèdent au chant des sirènes de ces pseudo-économistes cannabinophiles… Pendant ce temps, la première mesure du  nouveau président de l’Uruguay, un cardiologue, a été de repénaliser l’usage du cannabis…

TERRA SANA

Dans la compétition économique internationale n’émergeront que les nations qui sauront préserver leur jeunesse de l’abêtissement des drogues. Il ne sert à rien de se ruiner à vouloir éduquer des individus que la drogue rend réfractaires aux activités éducatives. Faire miroiter la perception de taxes est dérisoire comparé à ce qui n’a pas de prix, la santé et l’intelligence de notre jeunesse. S’il est important de se préoccuper de l’état de la planète que nous léguerons à notre jeunesse, il est plus important encore de se préoccuper de l’état de la jeunesse que nous préparons pour cette planète.

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Etre allergique au cannabis, c’est possible et cela peut même être mortel

Un article publié dans le numéro de mars de the Annals of Allergy, Asthma, and Immunology, qui combine différentes recherches sur le cannabis, démontre que «les allergies au cannabis non seulement existent, mais qu’elles peuvent aussi être mortelles», relate The Daily Beast.

Les docteurs Thad Ocampo et Tonya Rans, auteurs de l’article, soulignent que les cas d’allergie au cannabis sont encore rares et «peu cités dans la littérature médicale malgré le fait que la marijuana est la drogue illicite la plus largement consommée au monde». Mais avec la récente légalisation du cannabis dans différents Etats des Etats-Unis, la drogue pourrait devenir une source d’ennui de plus en plus récurrente pour les allergologues, selon les auteurs.

Leur article se concentre particulièrement sur les allergies au cannabis sativa, une sous-espèce connue pour ses effets psychotropes, qui peuvent se manifester sous «de nombreuses formes, allant de l’asthme et l’eczéma à la conjonctivite et l’anaphylaxie», note The Daily Beast.

Le docteur Purvi Parikh, allergologue et immunologiste, interrogée par The Daily Beast, relève aussi que: «le cannabis sativa peut causer jusqu’au choc anaphylactique», une réaction allergique qui peut engager le pronostic vital. Ce pourquoi l’étude des docteurs Ocampo et Rans doit être «prise très au sérieux», souligne Purvi Parikh.

D’autant plus que les allergies au cannabis ne concernent pas que les consommateurs.«L’inhalation peut causer des problèmes à ceux souffrant d’allergies qui ne consomment pas nécessairement de marijuana mais qui sont exposés à sa fumée de façon passive», dit Purvi Parikh. «Les spores de pollen issus de l’agriculture et de la production de marijuana seraient aussi un autre mode d’exposition aux allergènes.» Et «la production de cannabis va augmenter», estime l’immunologiste.

Le diagnostic des allergies au cannabis se réalise en général grâce à un test cutané, explique The Daily Beast. Mais les scientifiques cherchent à élaborer des moyens de dépistage plus sophistiqués. Et certains travailleraient sur des tests in vitro pour trouver des anticorps.

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Skunk ou haschich : que choisir ?

Pédagogique, scientifique… et spectaculaire, la chaîne privée Channel 4 fait expérimenter les deux drogues à des volontaires.

Jon Snow, 63 ans, journaliste vedette de la chaîne, coprésentateur et cobaye vedette de la soirée, en inhale sous forme gazeuse dans un ballon, puis se soumet immédiatement à une IRM cérébrale. Pris de panique, il doit interrompre le scanner. L’ancien correspondant de guerre témoigne : « J’ai tenu à Gaza, j’aurais dû tenir… J’ai déjà fumé du cannabis, mais, après avoir pris de la skunk, j’ai été envahi par la pire peur de ma vieJe ne le referai jamais. »

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Adolescents: Les troubles du sommeil liés à la consommation de psychotropes

Les troubles du sommeil pourraient être liés à l’usage de psychotropes, notamment le cannabis. C’est ce qu’indiquent les conclusions d’une récente étude américaine, publiée dans le Journal of Clinical Sleep Medicine.

Tests d’endormissement et d’urine

Pendant dix ans, les chercheurs du Nationwide Children’s Hospital (Ohio) ont, en effet, examiné le comportement de 383 adolescents redirigés vers une consultation au Centre des troubles du sommeil de l’hôpital. L’objectif? Tenter de prouver que ces troubles étaient aussi liés à la consommation de cannabis.

Pour comprendre et diagnostiquer leur narcolepsie, les patients ont, donc, d’une part, passé un test appelé Tile (test itératif de latence à l’endormissement ou MSLT en anglais): leurs phases de somnolence ont été observées et leur temps nécessaire à l’endormissement enregistré. Mais ils devaient, d’autre part, également se soumettre à un test d’urine. Et bingo: 43 % des adolescents ayant un test pouvant être lié à la narcolepsie ou à de graves troubles du sommeil étaient également positifs au cannabis.

Un diagnostic avant toute prise en charge

«Nos découvertes soulignent et soutiennent l’importance de faire passer des tests d’urine, au préalable, à tous les patients de plus de 13 ans avant d’accepter de faire des examens complémentaires pour diagnostiquer leur narcolepsie», confie, au MD NewsDaily, Mark L. Splaingard, directeur du Centre des troubles du sommeil, et principal auteur de l’étude.

Un test de dépistage qui apparaît, aujourd’hui, «essentiel avant d’entamer un diagnostic», selon le chercheur, afin de ne pas «envisager une prise en charge de l’adolescent» pour des troubles importants du sommeil qui pourraient être évités tout simplement en arrêtant les stupéfiants.

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