Pétition contre les salles de shoot organisée par UNI

petition salles de shoot

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Dans la nuit du mardi 7 avril, l’Assemblée nationale a autorisé la création de salles de shoot en France. Dans ces lieux, la consommation de drogues sera autorisée, y compris les plus dangereuses. Si nous ne l’empêchons pas, cela va entraîner une banalisation de la drogue auprès des jeunes et aggraver le problème de la toxicomanie en France.

Pour faire adopter cette mesure, le gouvernement a osé la présenter comme une mesure de santé publique. C’est tout le contraire ! En effet, comme le souligne Joséphine Baxter, vice-présidente de la Fédération mondiale contre les drogues,« ces salles entretiennent la dépendance aux drogues au lieu d’aider les gens à s’en débarrasser ». Des études menées en Suisse démontrent que la consommation des toxicomanes augmente lorsqu’ils fréquentent des salles de shoot. La prévalence à l’héroïne est d’ailleurs devenue 3 fois supérieure en Suisse par rapport à la France.

Les salles de shoot sont de véritables pousse au crime. Yann, un ancien toxicomane, ayant, pendant une quinzaine d’année fréquenté ces lieux, témoigne que « dans une salle de shoot, on monte les doses, pour avoir un effet plus fort et parce qu’il y a un médecin à côté, alors on ne risque pas l’overdose ».

Au delà du problème de santé, les salles de shoot posent également de graves problèmes d’insécurité. Ces endroits créent ce que les spécialistes appellent un effet “pot de miel”, puisque les dealers se regroupent aux abords de ces salles pour vendre leur drogue, ce qui entraîne des nuisances et une hausse de l’insécurité pour les riverains. L’expérience suisse montre d’ailleurs que de nombreux toxicomanes n’attendent même pas d’entrer dans la salle de shoot et se droguent n’importe où,transformant ainsi l’ensemble du quartier en lieu de consommation sauvage.Zoé, ancienne toxicomane, raconte « un toxicomane veut consommer dès qu’il achète. Il préféra faire 10 mètres et se piquer dans les toilettes publiques plutôt que faire 200 mètres et devoir en plus en parler à un psy. »

Le Pr. Jean Costentin, membre de l’Académie de médecine et de l’Académie de Pharmacie, dénonce la création de véritable « squats de santé » dans lesquels les lois de la République ne seront plus appliquées. En effet, des consignes sont données à la police. On lui demande de fermer les yeux sur le trafic fait aux alentours des salles de shoot, pour ne pas importuner les toxicomanes. Le 7 avril dernier, une députée socialiste, Mme Dagoma, a même proposé que l’on crée uneimpunité pénale pour les personnes qui se drogueront à PROXIMITE des salles de shoot. Qui pense aux riverains et aux enfants qui vivront dans ces quartiers ? 

Dans quelques semaines, ce texte sera examiné par le Sénat. Nous pouvons donc encore nous mobiliser pour empêcher cela. D’ici là, nous devons montrer que les Français n’accepteront pas que l’on joue ainsi avec la santé des plus jeunes, et leur sécurité.

En quelques jours, notre pétition a recueilli 30 000 signataires, notre objectif est d’en récolter 100 000 avant l’examen du texte au Sénat. Pour cela, j’ai besoin de vous, n’hésitez pas à transférer ce message et cette pétition à vos amis. 

Nous n’avons que quelques jours pour mener ce combat important.

UNI, 34 rue Emile Landrin, 92100 Boulogne Billancourt. 

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Salles de shoot : le « Oui » des députés

Voilà une quinzaine d’années que dure le débat des salles d’injection supervisée, autrement appelées salles de shoot. Alors que ce dispositif d’accompagnement des usagers de drogues est plébiscité chez nos voisins allemands, belges, espagnols, et suisses, la France vient tout juste de donner son feu vert. Adoptée ce mardi 7 avril à l’Assemblée nationale, l’expérimentation des « salles de consommation de drogue à moindre risque » (SCMR) est prévue pour 6 ans.

Par 50 voix pour et 24 contre, cet accompagnement spécifique », estime Jean-Pierre Couteron.

Un geste plus encadré

Concrètement, des seringues à usage unique, des compresses stérilisées et des conseils d’hygiène seront délivrés dans des salles aseptisées. La prise en charge individuelle sera effectuée par des professionnels des Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des Risques chez les Usagers de Drogue (CAARUD). Grâce à cette pluridisciplinarité, chacun des entrants pourra, s’il le souhaite, intégrer un parcours de soins pour apprendre à maîtriser, voire réduire, sa consommation de substances illicites.

Des points de désaccord

« Toutes ces mesures font leurs preuves à l’étranger », insiste Jean-Pierre Couteron. En France, une partie de l’opposition y voit un risque de banalisation des injections, notamment auprès du public jeune. « Il s’agit pourtant d’une problématique de santé publique ». En plus d’aider des patients souffrant d’addiction, « encadrer ce geste dans un lieu dédié épargne l’espace public de matériels souillés et de pratiques d’injections peu sécurisées ». C’est pourquoi la ministre de la Santé a insisté sur l’urgence « de prendre en compte des situations qui existent, qu’on les supporte ou pas, qu’on les voie ou pas ».

« Paris et Strasbourg sont à ce jour en première ligne pour l’ouverture des centres pilotes, mais aucune décision n’est encore arrêtée », précise Jean-Pierre Couteron. « Dans plusieurs villes de France, les professionnels des secteurs médicaux, paramédicaux et sociaux (addictologues, infirmiers, éducateurs spécialisés) sont d’ores et déjà formés à la prise en charge de la toxicomanie. Il faut désormais attendre l’aval de leur ville pour organiser à l’échelle locale l’ouverture et la gestion de ces locaux », conclut le président de la Fédération Addiction. La date d’ouverture des premiers centres n’a pas encore été définie.

Source

Article dans JIM sur ce sujet