La dopamine dans tous ses états

Le Professeur Costentin, Président du CNPERT , vient de publier

« La dopamine dans tous ses états« 

dont un chapitre (Martin se drogue) est consacré aux toxicomanies

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« Hommes et femmes ne se droguent pas pour les mêmes raisons » (Figaro)

Si l’enquête publiée mardi par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) révèle que les adolescents fument de plus en plus de cannabis, elle constate aussi que cette évolution est plus forte chez les jeunes filles. Malgré tout, celles-ci restent moins nombreuses que les garçons à se droguer. Y a-t-il une question de genre derrière le rapport à la drogue ? Nos questions à François Beck, directeur de l’OFDT.

Lefigaro.fr/Madame. – Dans votre étude, on remarque que la hausse de la consommation de cannabis par les adolescentes est forte.
François Beck. – 
Cette évolution chez les jeunes filles est très étonnante, puisqu’elles sont passées de 38,9 % à avoir testé la drogue en 2011 à 45,8 % en 2014 et sont 5,8 % à en consommer régulièrement, contre 3,4 % trois ans plus tôt. C’est elles qui portent la tendance à la hausse de la consommation chez les adolescents : 47,8 % des jeunes ont déjà fumé au moins une fois du cannabis en 2014, contre 41,5 % en 2011. Depuis 2002, on était sur une tendance à la baisse, jusqu’à cette reprise, qui est assez forte.

Comment expliquer cette tendance marquée chez les jeunes femmes ?
Historiquement, la consommation de cannabis est plus forte – et relativement stable – chez les garçons, alors que les femmes ont toujours eu tendance à consommer plus de médicaments légaux ayant des effets sur le psychisme. De manière générale, quelles que soient les drogues, leur usage est bien plus répandu dans l’univers masculin que dans l’univers féminin. Mais la société change, et les comportements aussi. Comme avec le travail et la cigarette par le passé, les femmes « investissent » un domaine qui leur était assez inaccessible auparavant. Ce phénomène est particulièrement notable dans les catégories professionnelles hautes, notamment chez les cadres, où les femmes ont un niveau de consommation beaucoup plus proche de celui des hommes.

La relation à la drogue est-elle donc identique chez les hommes et chez les femmes ? Lire la suite