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janvier 2017

Avec le cannabis, le cerveau est mal irrigué

VIDÉO – Une circulation sanguine altérée pourrait expliquer la détérioration de certaines facultés cérébrales.

La plus grande étude réalisée à ce jour par imagerie cérébrale des consommateurs réguliers de cannabis révèle une baisse de plus de 10 % de l’irrigation sanguine de leur cerveau. Les chercheurs d’un institut californien spécialisé ont comparé la circulation sanguine du cerveau au repos de près de 1000 fumeurs réguliers, reçus dans neuf cliniques du pays, à celle de témoins sains. Cette mesure a été faite par imagerie TEMP, une forme proche du PET-Scan qui permet d’évaluer le flux sanguin en 3D dans tout le cerveau.

«De telles anomalies n’existent pas avec le tabac seul et pourraient expliquer en partie l’augmentation récente du nombre des AVC observée chez les moins de 50 ans en Europe et aux États-Unis» Valérie Wolff, neurologue aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg

Elle a révélé que dans plus de neuf cas sur dix, l’irrigation sanguine s’avère inférieure à la normale. Cette réduction est particulièrement marquée dans des régions telles que l’hippocampe, impliqué dans l’apprentissage, l’attention et la mémoire, ainsi que le cervelet, responsable de la bonne coordination des mouvements.

Ces résultats corroborent la détérioration de ces facultés observée chez les consommateurs réguliers de cannabis. «De plus, précise Valérie Wolff, neurologue aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg, cette étude est en accord avec ce que nous avions montré précédemment chez des consommateurs encore jeunes de cannabis victimes d’attaques cérébrales qui présentaient des rétrécissements réversibles des vaisseaux cérébraux, notamment de l’artère postérieure qui irrigue l’hippocampe. De telles anomalies n’existent pas avec le tabac seul et pourraient expliquer en partie l’augmentation récente du nombre des AVC (accident vasculaire cérébral) observée chez les moins de 50 ans en Europe et aux États-Unis.»

La chercheuse, qui a déjà trouvé que la consommation régulière de cannabis était un facteur de risque d’infarctus cérébral du jeune adulte, lance maintenant une étude multicentrique pour l’évaluer en France.

D’autres études ont déjà mis en évidence une réduction de la matière grise du cerveau en fonction de la consommation de cannabis

Plusieurs indices suggèrent que cette faible irrigation du cerveau peut être directement attribuée au cannabis. Tout d’abord, des complications cardiovasculaires ont aussi été retrouvées chez ses consommateurs réguliers. Ensuite, d’autres études ont déjà mis en évidence une réduction de la matière grise du cerveau en fonction de la consommation de cannabis, preuve d’un effet délétère global sur le cerveau. Enfin, le THC, l’un de ses principes actifs, réduit directement la respiration des cellules nerveuses et donc leur activité. Il altère l’activité des mitochondries, les structures chargées de produire de l’énergie dans les cellules, ce qui suffit à perturber la capacité à mémoriser ce que vient de montrer chez la souris une équipe du Neurocentre Magendie à Bordeaux dans la revue Nature.

L’étude publiée par les chercheurs américains dans la revue Journal of Alzheimer’s Disease avait pour objectif initial de mieux connaître l’effet du cannabis sur le cerveau car sa consommation est déjà autorisée dans dix États américains pour traiter la maladie d’Alzheimer. L’hippocampe étant aussi l’une des premières structures du cerveau lésées par cette maladie, ils en concluent que le cannabis doit être utilisé avec prudence. De plus, si les preuves de la nocivité du cannabis sur le développement et le fonctionnement du cerveau ne cessent de s’accumuler, aucune étude clinique n’a encore démontré un quelconque intérêt thérapeutique de ce produit a récemment rappelé une enquête approfondie parue dans la célèbre revue JAMA.

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Prévenir la consommation de drogue chez les jeunes

En France, 4 personnes sur 10 ont consommé du cannabis avant l’âge de 17 ans.

Comment prévenir ces addictions?  Comment aider et accompagner un ado qui en consomme déjà régulièrement? Les addictions les plus répandues chez les jeunes sont l’alcool, le cannabis et le tabac. Il existe aussi des addictions dites comportementales, comme le jeu, l’anorexie-boulimie, la pratique excessive d’Internet, ou encore l’hypersexualité. Au sein du pôle LYADE-ARHM, à Lyon, Paul Gonnet accompagne les jeunes, quelle que soit leur addiction. En consultation, il reçoit plus de jeunes gens que de jeunes filles.

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MARISOL TOURAINE DONNE LE DROIT DE SE DROGUER AUX DÉTENUS !

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Prison : Les seringues bientôt autorisées pour lutter contre le SIDA ?

Le titre paraît innocent. Voire bienveillant.

Tout le monde a envie de lutter contre le SIDA. Vous, comme moi.

Mais ce n’est pas ce que vous croyez. Je cite l’article :

« Ministères de la santé et de la justice se sont mis d’accord : en détention comme ailleurs, les détenus doivent pouvoir se droguer en limitant les risques, c’est-à-dire avec :

  • Des seringues propres.
  • Des stupéfiants répertoriés ( !!!)
  •  Et sous la surveillance de médecins »

Autrement dit, les détenus vont obtenir le droit de se droguer en prison.

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Cette carte nous dit qui fume le plus de cannabis dans le monde

Grâce au Telegraph, on en sait un peu plus sur l’état de la consommation de cannabis dans le monde, et les Français peuvent-être fiers d’eux (ou pas).

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Rassurant ou pas, la France dépasse largement les autres pays européens en matière de fumette : elle occupe en toute simplicité la première place du continent dans le classement des pays du monde selon le nombre d’habitants consommateurs réguliers de cannabis, publié par The Telegraph dans sa sections voyage. La jolie teinte vert foncé indique que 11 Français sur 100 se déclarent consommateurs de cannabis. Un chiffre qui la place tout de même au 6e rang du classement mondial. Au niveau européen, on retrouve juste derrière nous l’Espagne et l’Italie, avec 9,2 % d’usagers. Les Pays-Bas, malgré la quasi légalisation du produit, atteignent tranquillement les 8 %.

Mais, globalement, les pays européens font pâle figure face à la concurrence mondiale (même s’il faut souligner qu’il manque quand même quelques chiffres, notamment pour l’Asie et l’Afrique). Au top, et aussi surprenant que cela puisse paraître, l’Islande explose tous les records avec une hallucinante proportion de 18,3 % de fumeurs réguliers, soit environ 60 000 personnes sur 323 000 habitants. Pas mal.

L’île est suivie par un géant de la consommation de cannabis : les États-Unis, avec 16,2% de consommateurs soit… environ 50 millions de personnes, presque autant que toute la population française. En cause, les politiques de légalisation du cannabis adoptées par de nombreux États au cours de ces dernières années, comme le Colorado ou, plus récemment, la Californie.

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Maad digital, un site sur les addictions à destination des 13/19 ans

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La Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) et l’Inserm, en collaboration avec l’association l’Arbre des connaissances, lançait, lundi 28 novembre, www.maad-digital.fr , un site d’information scientifique sur les addictions construit avec de jeunes adolescents.

Les dangers liés à l’alcool, au tabac et aux drogues illicites y sont décryptés via des vidéos sur un ton décalé.

Pourquoi l’alcool peut-il rendre violent et modifier les performances sexuelles ?

Pourquoi le cerveau des adolescents est-il plus accro à la cigarette que celui des adultes ?

Autant de questions qui trouvent leurs réponses précises, validées scientifiquement, à la portée des ados sur le nouveau site www.maad-digital.fr.

Cette nouvelle plate-forme, élaborée par des chercheurs de l’Inserm et la Midelca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), entend éveiller l’intérêt des jeunes en apportant des informations scientifiques pédagogiques et fiables sur les mécanismes d’addictions aux drogues, indique l’Inserm dans un communiqué.

Cette initiative est la première en France. Les jeunes ont été impliqués dans le choix des sujets et leur traitement.

On y trouve des articles et des vidéos « dans un langage et sur des supports adaptés aux usages multimédias des jeunes ».

Ainsi, on peut visionner une des premières vidéos au titre accrocheur : « l’alcool est-il la cause des bastons ? », un format consacré au « binge-drinking« , cette tendance à se saouler en un temps record, particulièrement prisée chez les plus jeunes ou encore des quiz visant à démonter des clichés sur l’alcool, le cannabis ou la tabac.

À travers les différentes vidéos, la volonté affichée est celle de faire comprendre aux jeunes adolescents comment le mécanisme de l’addiction se met en place dans le cerveau, notamment par le biais du sytème de récompense.

Le site se veut participatif en offrant la possibilité de poster des idées de sujet, devenir relecteur des articles et aussi signaler une information trouvée sur la toile considérée comme « douteuse » qui mériterait d’être validée scientifiquement.

Une page Facebook a également été créée.

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Il existe un lien entre schizophrénie et cannabis

Un lien de causalité réciproque entre cannabis et schizophrénie a été démontré par une nouvelle étude scientifique.

Il existe un lien entre schizophrénie et cannabis

Il existerait un lien entre risque de schizophrénie et consommation de cannabis, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale Psychological Medicine . En effet, les personnes les plus susceptibles de développer ce trouble sont aussi celles qui fument du cannabis et les amateurs de cette substance sont plus à risque d’être schizophrènes.

La génétique et le système immunitaire, les nouvelles cibles pour traiter les maladies mentales

L’appétence pour le cannabis prédirait un risque de schizophrénie

Les chercheurs de l’université de Bristol au Royaume-Uni ont réalisé une analyse croisée des données génomiques du Consortium international du cannabis (ICC) et du Consortium de génomique psychiatrique (PGC2) pour comprendre les liens entre les troubles mentaux et la consommation de cannabis. Les résultats de cette étude ont apporté la preuve d’un lien de causalité entre la schizophrénie et la consommation de cannabis.

«Les preuves suggèrent que le risque de schizophrénie prédit la probabilité d’essayer du cannabis et réciproquement», a déclaré le Dr Suzi Gage, chercheuse associée à l’Unité d’épidémiologie. Les résultats ne permettent pas vraiment de prédire avec précision l’ampleur de l’effet, mais ils visent plutôt à prouver que la relation est réellement causale ».

Ces résultats confirme les conclusions d’une étude danoise publiée en octobre 2016 qui révélait que les fumeurs de cannabis ont 5 fois plus de risques d’être atteints de schizophrénie.

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