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avril 2017

Une drogue 80 fois plus forte que le cannabis retrouvée en Espagne

Une drogue très puissante, quoi que pour l’instant peu connue, a été retrouvée à l’aéroport d’Alicante par la garde civile espagnole. Deux personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre.

La garde civile espagnole a découvert à l’aéroport d’Alicante, dans le sud-est du pays, une drogue peu connue mais cependant très puissante, selon les informations du quotidien ABC.

La drogue, sous forme de café, serait arrivée sur le territoire espagnol de Hong Kong. Pour avoir une idée de son effet sur le consommateur, il a été annoncée qu’elle était 80 fois plus forte que, par exemple, le cannabis. Plus de 12 kg de cette substance a été confisquée par les forces de l’ordre tandis que deux personnes, soupçonnées du trafic, ont été interpellés.

D’après ABC, le prix de ce lot pourrait atteindre quelque 3,5 millions d’euros au marché noir.

Le cannabis est une plante connue pour ses effets psychoactifs et médicinaux qui peuvent durer entre quelques minutes et quelques heures.

Par ailleurs, des doses plus fortes peuvent entraîner une augmentation de la perception auditive et visuelle ainsi qu’engendrer des hallucinations

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La « chimique », la drogue qui transforme les jeunes de Mayotte en zombies

À Mayotte, une partie de la jeunesse est ravagée par une drogue de synthèse, la « chimique », apparue en 2011. Dans ce département français, situé au large de Madagascar, la police affirme que l’augmentation de la délinquance est en partie liée à ce produit, bien plus fort et dangereux que le cannabis. Selon les associations, le chômage et la pauvreté sur l’île contribuent à accroitre sa consommation.

Plusieurs vidéos publiées sur Facebook et YouTube ces derniers mois montrent des personnes très mal en point, souvent complètement amorphes. Allongées en pleine rue, elles sont présentées par les internautes mahorais comme des drogués sous l’emprise de la « chimique ». La rédaction des Observateurs de France 24 a choisi de flouter leurs visages.

Un jeune homme, visiblement atteint par la « chimique », est filmé en pleine rue. Les personnes autour de lui sont hilares et se moquent de lui. Vidéo publiée sur Facebook le 2 avril.

Bave et somnolence

Toutes les personnes filmées présentent plus ou moins les mêmes symptômes : hagardes, semblant ne plus maîtriser leur corps, bavant parfois, ou sinon complètement amorphes ou somnolentes, allongées et immobiles sur le sol.

Ces points communs ne faisant pas office de vérification, la rédaction des Observateurs de France 24 a souhaité montrer ces vidéos à un médecin mahorais pour recueillir son avis, bien qu’un diagnostic médical soit impossible. Les responsables du Centre hospitalier de Mayotte n’ont pas autorisé le Dr. Youssouf, médecin au Centre d’addictologie de l’hôpital, à le faire. Mais les symptômes qu’il décrit correspondent à ceux que l’on voit dans les vidéos.

« La personne reste hébétée, comme un zombie »

Dr. Ali Mohammed Youssouf

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Le Dr. Ali Mohammed Youssouf a néanmoins pu s’exprimer en détail sur l’étendue du phénomène dans le département.

Les consommateurs recherchent un sentiment de bien-être, d’euphorie. Ils veulent oublier leurs soucis. Mais, souvent, la personne reste en fait hébétée, comme un zombie. Parfois, des effets d’agitation, de paranoïa, de désinhibition, d’anxiété et de panique apparaissent.

La « chimique » a vu le jour sur notre île en 2011. Ce produit se présente sous forme de poudre blanche, commandée sur internet puis livrée ici. Il n’est pas répertorié dans la liste des produits stupéfiants, les forces de l’ordre sont donc impuissantes. La poudre est diluée, souvent dans de l’alcool, avant d’être mélangée à des feuilles de tabac par exemple. Le tout est séché et fumé sous forme de joints.

Deux hommes ayant pris de la « chimique » sont visiblement ailleurs dans le quartier dit « Jamaïque » de Mamoudzou. Capture d’écran d’une vidéo publiée sur Facebook le 29 avril 2016.


« Un trafic profitable »

La poudre est achetée entre 5 et 10 euros le gramme à l’importation. Le produit fini coûte à l’arrivée 200 euros le gramme, et les prix montent parfois jusque 400 euros. C’est un commerce très profitable, d’où l’engouement pour cette filière.

Les premiers cas sont arrivés dans notre service en 2013 et le phénomène a explosé en 2015. Des cas de consommation de ce produit étaient alors recensés un peu partout dans les collèges et lycées.

« Une drogue bien plus dangereuse que le cannabis »

Cette drogue est bien plus dangereuse que le cannabis. La dépendance physique arrive bien plus rapidement, parfois en moins d’un an. Nous suspectons deux décès récents d’être liés à cette drogue, mais il n’y a pas eu d’autopsie permettant de le prouver.

Un homme sous l’emprise de « chimique » est allongé sur le sol, entouré d’une foule venue assister à la scène. Capture d’écran d’une vidéo amateur largement relayée dans la presse locale en août 2015.

Des consommateurs très jeunes

Aujourd’hui, 19 % de nos patients viennent nous consulter pour la « chimique », juste après l’alcool et le tabac. En 2015, nous avions comptabilisé 54 cas. Les patients sont presque exclusivement des hommes, plutôt jeunes, entre 12 et 30 ans. Le plus jeune avait 9 ans, il avait commencé à fumer à 8 ans…

Pourquoi ces jeunes se droguent-ils ? On remarque qu’il y a toujours une précarité sociale, un désinvestissement de la famille. Le facteur qui favorise le plus l’addiction c’est le chômage, très élevé à Mayotte (27,1 % en 2016, 49 % chez les jeunes).

« La « chimique » est un produit banal

Fatiha Djabourg

Fatiha Djabourg

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Pour notre Observatrice Fatiha Djabourg, du service Maison des adolescents de l’association mahoraise TAMA, la consommation de drogue et la délinquance s’expliquent avant tout par ce contexte social.

Les jeunes ne voient pas d’issue, il y a énormément de déception. Les addictions interviennent parce qu’on n’est pas bien, on veut fuir quelque chose, il y a une certaine forme de rage aussi. Les parcours de ces adolescents sont souvent compliqués. Et la « chimique » est un produit banal, disponible. C’est très facile de s’en procurer.

On essaie de les encourager, de leur apporter des réponses, mais parfois ça ne suffit pas. Ils se disent : « À quoi bon travailler pour réussir, ça ne va pas marcher ». Ça me fait penser à ce qui se passe dans les banlieues de métropole…

Un système éducatif à bout de souffle

La consommation ou la violence sont les symptômes des problèmes sociaux locaux. À Mayotte, il y a énormément de jeunes – environ 60 % de la population a moins de 25 ans – et les infrastructures pour les encadrer sont insuffisantes. Il n’y a pas assez de professeurs et de places dans les collèges et lycées. L’éducation nationale fait de son mieux, mais les niveaux sont hétérogènes et les besoins énormes. L’associatif vient combler un vide.

Nous avons par exemple accompagné un groupe de huit adolescents dans la réalisation d’un court-métrage sur la consommation de « chimique », en juin 2016. Ils ont écrit ensemble le scénario, sous l’impulsion d’un adolescent qui avait un ami mort à cause de la drogue.

De 2013 à 2015, on est passés de 1 500 à 2 900 faits de violence par an. Les drogues « dures » telles que la cocaïne ou l’héroïne sont très rares à Mayotte. Le Dr. Youssouf se souvient avoir traité deux personnes pour de l’héroïne et une seule pour de la cocaïne. Le cannabis, dit « bangué », et la « chimique » ont le monopole. En 2015, la police a saisi 114 kg d’herbe de cannabis et 99 doses de « chimique », soit 112 grammes.

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Fentanyl : une drogue de synthèse surpuissante et épidémique qui sévit au Canada

Le Canada, avec en premier lieu, la province de Colombie-Britannique, située à l’ouest du pays, est confronté à une grave crise de surdoses d’opioïdes, qui sont surtout imputables au fentanyl, un analgésique qui rend immédiatement et gravement addict : cette drogue est, source d’inquiétude vraiment légitime, 50 fois plus puissante que l’héroïne et 100 fois plus que la morphine. Afin de faire face à cette épidémie d’overdoses, hécatombe sans aucun précédent, les autorités canadiennes ont débloqué une enveloppe de 45,5 millions d’euros.

Qu’est-ce que le fentanyl, cet analgésique de synthèse aux effets semblables aux opiacées qu’il dépasse même par sa puissance ?

Le fentanyl est un médicament antidouleur utilisé notamment dans de graves cas de cancer. Il est distribué depuis les années 1960 en patch ou en pastille, et n’a pas tardé à circuler dans la rue sous forme d’un cocktail dévastateur de fentanyl-héroïne. Mais récemment, les ventes se sont multipliées (les Etats-Unis ne sont pas non plus épargnés). Il est vendu pur, comme substitut idéal d’héroïne, ou parfois en prétendant qu’il s’agit vraiment d’héroïne, sans que le consommateur ne soit au courant de la duperie. Ses effets sont immédiats et peuvent tuer dès la première prise, déclenchant une addiction vraiment grave.

Une crise aux opioïdes qui sévit dans l’ensemble du Canada mais qui touche principalement la province de Colombie-Britannique

Si la crise d’opioïdes dévastatrice touche l’ensemble du pays, il est reconnu à juste titre et à juste mesure que c’est la Colombie-Britannique qui est de très loin la province la plus durement affectée. Des statistiques le prouvent : plus de 900 personnes sont mortes de surdoses l’année dernière, ce qui équivaut à une augmentation de 80 % par rapport à 2015. La Colombie-Britannique a d’ailleurs décrété l’état d’urgence sanitaire dès l’année dernière mais avec des chiffres qui ne faiblissent pas pour autant : en février 2017, 4 décès par jour ont été à relever dans cette province de « seulement » 4,2 millions d’habitants.

Une crise sanitaire dont le gouvernement canadien mesure la gravité avec une injection combattive de 65 millions de dollars

Dans un communiqué de presse, en date du 17 février 2017, le gouvernement canadien a affiché des moyens ambitieux mais réalistes. « La crise des surdoses actuelle a une incidence dévastatrice sur de nombreuses collectivités » a-t-il reconnu. « Un financement additionnel de 65 millions de dollars sur cinq ans pour des mesures nationales d’intervention contre la crise des opioïdes et la mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement pour lutter contre le mauvais usage des opioïdes » ont été jugés nécessaires. « Plus 10 millions de dollars en soutien urgent à la Province de la Colombie-Britannique pour l’aider à lutter contre les effets écrasants de la situation d’urgence dans cette province » sont aussi à retenir parmi ses résolutions.

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Ceux qui veulent légaliser le cannabis sont naïfs ou diaboliques !

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Les « légalisateurs du cannabis » demandent l’ouverture d’un débat sur ce thème.Avancer leur revendication sans avoir restitué les méfaits de cette drogue tient de l’aberration. Ses méfaits physiques sont supérieurs à ceux du tabac (responsable de 79.000 décès chaque année en France). Ses méfaits psychiques sont majeurs (perturbations éducatives, accidentalité routière et professionnelle, démotivation, désinhibition avec prise de risques, anxiété, dépression, schizophrénie, incitation à l’abus de drogues encore plus « dures »).

 

Faire croire que la légalisation dissuaderait de facto les 120.000 dealers et leurs 10.000 grossistes de se livrer à son trafic relève d’une effarante naïveté ou plutôt d’un diabolique « faire feu de tout bois ». Ces trafiquants se reporteront sur la vente d’un cannabis plus attractif que le produit d’État, de par son plus faible prix et sa teneur plus élevée en THC.

Affirmer que la légalisation permettrait de faire « enfin une vraie prévention » confine au « foutage de gueule ».

On a sous les yeux le tableau de chasse du tabac avec ses 13 millions de Français piégés, et celui de l’alcool avec ses 4,5 millions d’alcoolo-dépendants ; voilà les résultats de leur prévention facilitée par la licité de ces deux drogues.

Fantasmer sur l’efficacité de l’interdiction de vente aux mineurs méconnaît que 70 % des buralistes ne respectent pas l’interdiction de vente de tabac.

Légaliser serait adresser un épouvantable message de banalisation du cannabis à notre jeunesse. Un État (digne de ce nom) ne saurait faciliter l’accès de ses citoyens à un agent toxique. Par des enquêtes réalisées en collèges et en lycées, à la question posée aux potaches abstinents « Pourquoi ne consommez-vous pas de cannabis ? », 40 % répondent « Parce que c’est toxique » et 60 % « Parce que c’est interdit ». Lever l’interdiction ferait croire aux premiers que ce n’est pas dangereux et serait, pour les seconds, un encouragement du type « allons-y gaiement ».

Oser affirmer, toute honte bue, que cette légalisation rapporterait de l’argent au budget de la nation française, c’est faire fi de la santé de nos concitoyens ; c’est la brader aux relents truffiers de rentrées fiscales.

Déplorer que vingt malfrats trafiquants de drogue tombent chaque année sur le pavé marseillais devrait moins émouvoir que les dizaines de milliers de victimes du cannabis : par accidents de la route et du travail (la rencontre du cannabis et de l’alcool multipliant par 14 le risque d’accidents mortels de la route), par cancers, par infarctus, par accidents vasculaires cérébraux, par suicide/dépression, par auto ou hétéro-agressivité, par schizophrénie (10 % des schizophrènes meurent de mort violente et les autres ont une espérance de vie significativement abrégée), par le passage à l’héroïne et ses overdoses ; sans oublier, pour ceux qui n’en meurent pas, les estropiés/handicapés sociaux, intellectuels, et les séquelles sanitaires (amputations d’artérites, séquelles d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral, d’une insuffisance pulmonaire).

Notons encore que dans ce processus de mondialisation où les nations qui tireront « leur épingle du jeu » sont celles qui gagneront les olympiades des performances intellectuelles et techniques, le cannabis s’affirme comme un anesthésiant, un réducteur d’ambition, un incapacitant.

Ajoutant à leur impatience de légaliser le cannabis, ces « légalisateurs » expriment déjà leur demande de légaliser toutes les drogues. Il est vrai qu’ils ont déjà préparé les scandaleuses « salles de shoot », bassins de décantation pour la pollution qu’ils infligent à nos concitoyens.

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