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juin 2017

En Europe, les drogues de plus en plus dangereuses et mortelles

Les surdoses de drogues font de plus en plus de morts en Europe, où circulent de nouvelles et nombreuses substances « dangereuses » pour la santé, s’inquiète l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) dans son rapport annuel publié mardi.

« Les stupéfiants restent une menace continue, qui évolue et menace en profondeur nos sociétés », a souligné mardi le commissaire européen en charge des Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, lors d’une conférence de presse de présentation de ce document à Bruxelles.

« Aucun pays n’a encore trouvé la réponse miracle sur ces questions », a relevé de son côté la présidente du conseil d’administration de l’OEDT, Laura d’Arrigo. « Il est crucial de partager les expériences et les pratiques, celles qui ont réussi bien sûr, mais aussi celles qui ont eu moins de succès », a-t-elle exhorté.

Le cannabis reste de loin la drogue la plus populaire en Europe, devant la cocaïne, la MDMA (principe actif de l’ecstasy) et les amphétamines (amphétamine et méthamphétamine).

Deux phénomènes préoccupent plus particulièrement M. Avramopoulos: « L’augmentation, pour la troisième année consécutive, du nombre de décès par surdose » de drogue, et l’exposition croissante des jeunes « à de nombreuses drogues nouvelles et dangereuses » pour la santé, notamment les « drogues de synthèse« .

Le rapport de l’OEDT, fondé sur des données collectées en 2015 et 2016, souligne l’augmentation « grave » et « préoccupante » du nombre de décès par surdose dans les 28 Etats de l’UE ainsi qu’en Turquie et Norvège (8.441 décès en 2015, +6% par rapport à 2014), « principalement liés à l’héroïne et à d’autres opiacés » (dérivés de l’opium).

Cette hausse de la mortalité, pour la troisième année consécutive, concerne « presque toutes les tranches d’âge » et des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suède, la Lituanie ou la Turquie. Elle frappe plus particulièrement les 1,3 million d’Européens considérés comme des « usagers problématiques d’opiacés », un groupe particulièrement « vulnérable ».

L’OEDT souligne que dans des pays comme la France, le Danemark, l’Irlande ou la Croatie, les surdoses d’opiacés utilisés dans des traitement de substitution (méthadone et buprénorphine notamment) tuent plus que l’héroïne. Il appelle donc les Etats à s’adapter pour lutter contre « le détournement de ces substances ».

– Opiacés de synthèse: danger –

Autre préoccupation de l’OEDT, les « nouvelles substances psychoactives » (drogues ou produits de synthèse) qui « représentent toujours un défi considérable pour la santé publique en Europe », d’autant plus que ces produits se renouvellent rapidement (66 nouveautés détectées en 2016 par l’UE) et « ne sont pas assujettis aux mesures de contrôle international ».

Leur « disponibilité globale reste élevée » – l’OEDT en surveillait plus de 620 en 2016, contre environ 350 en 2013 – avec des ventes « de plus en plus clandestines », notamment « sur des marchés en ligne ou illicites », souligne le rapport.

L’OEDT s’inquiète notamment des dangers des nouveaux opiacés de synthèse à forte teneur en principe actif, qui imitent les effets de l’héroïne et de la morphine, et constituent une « menace croissante pour la santé » en Europe et en Amérique du Nord.

Car si ces substances restent encore minoritaires sur le marché des drogues, on les retrouve de plus en plus impliquées dans « des intoxications, mortelles ou non ».

Ces poudres, comprimés, gélules, voire pour certains liquides et pulvérisateurs nasaux, sont « facile à distribuer et à transporter », et donc difficiles à traquer, note l’OEDT.

Parmi ces substances figure les fentanyls, des sédatifs très puissants qui provoquent chaque année des overdoses par dizaines de milliers, notamment en Amérique du Nord. Selon le rapport, « plus de 50 décès associés à ces substances » ont déjà été signalés en Europe.

Ces fentanyls, « dont la teneur en principe actif est exceptionnellement élevée (parfois beaucoup plus que l’héroïne), représentaient plus de 60% des 600 saisies de nouveaux opiacés de synthèse signalées en 2015 », selon l’OEDT.

Quant à la cocaïne, davantage consommée dans les pays de l’Ouest et du Sud alors que les amphétamines le sont plus au Nord et à l’Est, elle semble être de plus en plus disponible dans certaines régions d’Europe, avec une hausse du nombre de saisies et une présence accrue de ses résidus dans les eaux usées, souligne le rapport.

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Un livre d’un d’entre nous

Notre ami  Jean-Paul Tillement a été à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui ont du fuir précipitamment devant les hordes islamiques et qui attendent qu’on les aide à retrouver leur liberté et leur terre.

Ce témoignage éloquent veut relayer l’appel de ces irakiens qui n’ont d’autre tort que celui de refuser la conversion forcée ou la mort.

Ce livre est  en vente aux éditions Fiacre au profit des Chrétiens d’Orient (cliquez ici)

Pr Jean Costentin Président du CNPERT

La légalisation du cannabis interdite par trois traités

Des experts en droit international et les partis de l’opposition exhortent le gouvernement de Justin Trudeau à faire part de ses intentions quant à trois traités des Nations unies qui entrent en conflit avec son plan de légaliser la marijuana récréative d’ici l’été prochain.

Le porte-parole conservateur en matière d’affaires étrangères soutient que la réputation du pays sur la scène internationale est en jeu. Peter Kent estime qu’Ottawa devrait se retirer de ces ententes avant de les enfreindre et ainsi en «respecter les signataires».

Celui qui était ministre de l’Environnement au moment du retrait du protocole de Kyoto martèle que les libéraux devraient agir «par principe» dans le cadre de tous ses rapports avec des organisations internationales.

Le Canada figure actuellement parmi les quelque 185 pays ayant ratifié ces trois accords de lutte antidrogue: la convention unique sur les stupéfiants de 1961, la convention sur les substances psychotropes de 1971, de même que la convention contre le trafic illicite de ces derniers de 1988.

Toutes exigent la criminalisation de la possession, de même que de la production de cannabis.

Le directeur du Labo de stratégie mondiale de l’Université d’Ottawa, Steven Hoffman, croit également que le Canada devrait se désister de ces traités et du même coup, envoyer un message fort quant à son progressisme en matière de drogues. Le professeur affirme que sinon, Ottawa «encourage indirectement d’autres pays à ne pas tenir compte des lois internationales».

Le porte-parole néo-démocrate en matière de justice, Alistair MacGregor, signale pour sa part que si le gouvernement compte bien légaliser la marijuana avant juillet 2018, il doit aviser l’ONU d’ici le mois prochain.

Un porte-parole de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a refusé de préciser ses intentions, déclarant seulement que le Canada se conforme actuellement à ses obligations sur le plan international.

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Pays-de-Galles : des moutons drogués au cannabis terrorisent un petit village

Un troupeau de moutons qui semble avoir mangé des plants de cannabis terrorise les habitants d’un petit village gallois.

Terreur au Pays-de-Galles ! Un troupeau de moutons, visiblement sous l’emprise de cannabis sème la panique dans le petit village de Rhydypandy, raconte le Daily Mail. Les animaux auraient mangé des plants de cannabis non loin de là. Quelques jours plus tôt, les habitants de cette bourgade galloise avaient découvert la plantation et les autorités de Swansea, la ville voisine, avaient ensuite assuré s’être débarrassée de tous les plants de cannabis. Mais il semble qu’il en restait encore quelques-uns et que les moutons ne les aient confondus avec de l’herbe.

« Il y a un troupeau de moutons qui se balade dans les villages et crée une forte nuisance. Ils entrent dans les jardins des particuliers, ils ont même réussi à entrer dans un bungalow et ont semé la pagaille dans une chambre« , a expliqué Ioan Richard, conseiller régional au quotidien britannique.

Celui-ci a aussi indiqué qu’un certain nombre de moutons avaient été tués dans le village, parce qu’ils vagabondaient « confus et hébétés » dans les rues de celui-ci, certains s’étant même jeté sous les roues des voitures.

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Quelle réponse pénale faut-il apporter à l’usage du cannabis?

par Laurent Lemasson
Docteur en Droit Public et Science Politique, responsable des publications à l’Institut pour la Justice

Résumé
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a récemment déclaré que des contraventions pour réprimer l’usage de stupéfiants devraient être mises en place rapidement.
A ce stade les intentions du ministre de l’Intérieur sont floues et de nombreuses questions se posent.
Toutefois, puisque tout le monde comprend bien que ce qui est en réalité principalement visé par le ministre de l’Intérieur, c’est la consommation de cannabis, il vaut d’ores et déjà la peine d’examiner attentivement cette question : sanctionner l’usage (et la détention en petites quantités) du cannabis par une simple amende serait-il une bonne idée ?
Actuellement, selon l’article L. 3421-1 Code de la Santé Publique, l’usage de stupéfiants est un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 3750 euros d’amende.
L’idée de supprimer la peine d’emprisonnement pour ne plus prononcer que des amendes est plutôt populaire auprès du grand public.
Mais le grand public ignore les subtilités du code pénal et du code de procédure pénale et n’a par conséquent qu’une idée très imparfaite des tenants et des aboutissants de cette question.

Comme très souvent en matière de politique pénale le diable est dans les détails, il importe donc d’exposer soigneusement ces détails.
Il apparaît alors que contraventionnaliser l’usage et la détention du cannabis est une fausse bonne idée.

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Tabac, pas brillant

Extrait du Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire N°12 du 30 mai 2017

En 2016, plus d’un tiers des personnes de 15-75 ans déclaraient fumer en France et près de 3 Français sur 10 fumaient quotidiennement.

Ces prévalences sont stables depuis 2010, après la hausse observée entre 2005 et 2010.

L’augmentation du tabagisme chez les femmes dans les classes d’âge les plus élevées s’explique par un effet de génération déjà observé : les générations de femmes chez qui le tabagisme s’est développé sont aujourd’hui âgées de 55 à 75 ans, et une partie d’entre elles n’ont pas arrêté de fumer. La diminution du tabagisme parmi les femmes de 15-24 ans et les hommes de 25-34 ans est en revanche un résultat encourageant pour l’avenir.

L’accroissement des inégalités sociales en matière de tabagisme depuis le début des années 2000 se poursuit. La prévalence de la consommation de tabac augmente parmi les plus défavorisés en matière de diplôme et de revenus et diminue parmi les personnes ayant des hauts niveaux de diplôme et de revenus.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer une prévalence du tabagisme plus élevée parmi les populations socialement défavorisées, notamment l’utilisation de la cigarette pour gérer le stress, la difficulté à se projeter dans l’avenir, la méfiance à l’égard des messages de prévention, le déni du risque, une dépendance nicotinique plus importante, une norme sociale en faveur du tabagisme ou des événements difficiles pendant l’enfance.

De plus, le processus d’arrêt du tabac est différencié selon la situation socio économique : les fumeurs des catégories sociales moins favorisées sont aussi nombreux que les autres à vouloir et à tenter d’arrêter de fumer, mais ils y arrivent moins souvent. Afin de mieux comprendre ces inégalités, une publication française portant spécifiquement sur les usages de substances psychoactives selon la situation professionnelle (en emploi ou au chômage) concluait à la nécessité de réaliser des actions de prévention adaptées, efficaces et acceptables pour les plus défavorisés.

La prévalence du tabagisme en France (un tiers de fumeurs) reste nettement plus élevée que dans les pays voisins :

  • l’Allemagne l’Espagne, la Belgique et les Pays-Bas compte environ un quart de fumeurs
  • l’Italie et la Grande-Bretagne en comptent environ un cinquième.
  • Les États-Unis et l’Australie ont quant à eux un niveau de tabagisme nettement inférieur aux pays d’Europe occidentale, avec environ 15% de fumeurs parmi les adultes en 2014-2015.

Dans ces pays, aux contextes sociétaux et de politique de lutte anti-tabac variés, la tendance est, contrairement à la France, une baisse continue de la prévalence du tabagisme, plus ou moins forte selon les pays, depuis le début des années 2000.

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