Les lycéennes bretonnes consomment de plus en plus d’alcool

Par Céline Guétaz,  France Bleu

En Bretagne, trois adolescentes sur quatre boivent de l’alcool au moins une fois par mois. Comme les garçons, elles se distinguent dans leur consommation excessive et régulière d’alcool. C’est le constat alarmant dressé dans la dernière enquête de l’Observatoire régional de santé publiée ce lundi.

La bière est la boisson la plus consommée par les lycéens bretons
La bière est la boisson la plus consommée par les lycéens bretons © Maxppp – Maxpp

En Bretagne, les lycéens consomment de l’alcool à des niveaux bien plus élevés qu’ailleurs en France. Particulièrement inquiétante, la consommation d’alcool chez les jeunes filles.

94% des lycéennes bretonnes ont consommé de l’alcool au moins une fois

C’est le chiffre le plus alarmant, comme les garçons, trois lycéennes sur quatre boivent de l’alcool au moins une fois par mois. C’est très au-dessus de la moyenne nationale. Même constat inquiétant pour les soirées d’ivresse ou de consommation de plus cinq verres en quelques heures, les lycéens bretons, garçons et filles se distinguent très nettement. C’est ce qui ressort de l’enquête de l’Observatoire régional de santé.

Les consommations d'alcool, tabac et cannabis / rapport Observatoire régional de santé - Aucun(e)
Les consommations d’alcool, tabac et cannabis / rapport Observatoire régional de santé – Observatoire régional de santé / capture d’écran

Les jeunes et l’alcool en Bretagne : même constat depuis 10 ans 

Finalement enquête après enquête, depuis 10 ans, le constat reste le même, alors que la tendance nationale est plutôt à la baisse, les lycéens bretons ont une consommation d’alcool parmi les plus importantes mesurées en France.

Pourquoi ? L’Observatoire régional de santé tente quelques explications. En Bretagne, il y a plus jeunes diplômés, ce serait l’un des facteurs. La tradition festive entre festoù-noz et festivals est également importante et puis la Bretagne est la troisième région productrice de bière, avec de très nombreuses brasseries locales, ce qui pourrait aussi expliquer cette appétence pour la bière, de loin le premier alcool consommé par ces lycéens.

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Inquiétante épidémie de décès par overdose aux États-Unis

Le NIH (National Institute on Drug Abuse – Institut national sur les toxicomanies, américain) a publié la progression des taux de décès par overdose entre 1999 et 2016. Le moins qu’on puisse en dire est qu’elle est profondément inquiétante. Établie à partir des données du National Center for Health Statistics, des Centers for Disease Control and Prevention et de la base de données du CDC (Center for Disease Control, fédéral), elle concerne aussi bien les drogues licites qu’illicites.

En 2016, le nombre total de décès par overdose s’est élevé à 42.249. Il s’élèverait à plus de 64.000 pour 2017. Il a presque doublé en dix ans. Les états les plus concernés sont ceux de l’Est, du Middle West et du Sud.

Plus de 20.000 de ces décès sont corrélés à l’usage d’opiacés, licites ou non. Leur nombre s’est accru de 2,8 fois entre 2002 et 2015. Cette augmentation est due essentiellement aux opioïdes illégaux, y compris le fentanyl fabriqué clandestinement : le nombre de décès a augmenté de 5,9 entre 2002 et 2015. Parmi ces produits illégaux, le principal responsable est l’héroïne, associée à une augmentation de 6,2 fois de la mortalité par overdose. Cependant, la progression des décès associés à une prescription d’analgésiques opiacés est également préoccupante, puisqu’elle a été de 1,9 fois entre 2002 et 2011. Le nombre de ces décès est resté relativement stable depuis.

La mortalité associée à la cocaïne a augmenté de 1,6 fois entre 2010 et 2015 (un peu moins de 7.000 morts cette année). Cependant, la progression n’est que de 9% quand la cocaïne est utilisée seule, alors qu’elle fait plus que doubler quand elle implique aussi un opiacé. La mortalité associée aux benzodiazépines a été multipliée par un peu moins de 5 entre 2002 et 2015 quand elles sont utilisées avec un opiacé. Au total, elle a été multipliée par 4,3 pendant la même période.

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Journée sans alcool:

Comment une ancienne alcoolique se bat pour une meilleure prévention

Ni tabou, ni honte. « Il y a quinze ans, à 10 heures du matin, j’aurais pris un verre de vin », confie Laurence Cottet devant son jus d’orange. Carré blond, chaussures à talons et silhouette fine, cette femme de 57 ans dévoile son passé d’alcoolique sans détour. Mais surtout sa rédemption et comment elle transforme la noyade destructrice en force et en empathie. Avec un espoir : participer à une prévention plus adaptée sur l’alcoolisme. Alors que certains Britanniques se lancent dans un Dry January, (Janvier sans alcool), elle défend plutôt une journée sans alcool…

Soigner son deuil dans l’alcool

Un premier verre à 15 ans, un mari amateur de vin, des pots à répétition dans son entreprise de BTP… Une accoutumance banale qui dérape quand à 35 ans, elle perd brutalement son mari. « Je pose alors ce pansement alcool sur cette plaie deuil au lieu de me soigner, résume-t-elle. Après, tout a été très vite. A 39 ans, je suis alcoolique. » Les tremblements, une fiole de vodka dissimulée dans le sac à main, des comas éthyliques, l’entourage professionnel qui commence à jaser… « Pour protéger mon image au travail, j’essaie de ne pas m’exposer en public, donc de rentrer à temps m’alcooliser seule. »

Un manque d’aide criant

« A l’âge de 47 ans, en lisant le livre du psychiatre Olivier Ameisen, je me rends compte que je suis malade et je demande de l’aide. Malheureusement, les portes ne s’ouvrent pas », regrette-t-elle. Son médecin traitant balaie ses craintes en disant que son alcoolisme ne se voit pas sur son visage. Quant à sa psychanalyste, elle se contente de l’interroger sur ses rêves. « Mais je ne rêvais plus et j’arrivais ivre à la séance ! Je n’en veux pas à la médecine, mais je pense qu’il faut que les soignants soient mieux formés en addictologie. » Troisième chance manquée : son employeur ferme les yeux, ses collègues la couvrent…

Un malaise au travail

Jusqu’au drame. En 2009, devant toute l’entreprise, lors d’une cérémonie de voeux, Laurence s’effondre, ivre morte. « Il faut voir l’image de la cadre sup en talons qui ne peut pas se relever. On me ramène à mon bureau et on me laisse seule. Je fais une crise d’épilepsie, j’aurais pu mourir. Vers 17h, je me réveille, les autres font la fête. Je rentre chez moi en voiture, soit 30 km avec 2 à 3 grammes dans le sang… »

Le déclic dans une église

Le lendemain, elle pense mettre fin au cauchemar. « Vers 17h, je décide d’aller me jeter sous les rames du métro à Denfert-Rochereau (Paris). Mais devant l’église place d’Alésia, j’entends les cloches, je rentre. Et j’ai l’impression d’être une pécheresse, une débauchée. A ce moment, je ressemblais à « elephant woman », j’avais pris 10 kg. Moi qui n’avais plus communié depuis la mort de mon mari, j’y vais. Et je me suis dit : « démerde toi seigneur, moi j’ai tout essayé, la balle est dans ton camp ». »

Neuf ans d’abstinence

C’est un nouveau départ pour la quarantenaire qui vide alors toutes ses bouteilles d’alcool dans l’évier. C’était il y a neuf ans, elle n’a plus touché une goutte d’alcool depuis. « J’ai tout perdu. Et je n’oublierais jamais cette image de moi allongée par terre devant tout le monde. Mais le plus important, c’est que je me suis relevée. » Deux ans chez un psychiatre, deux livres-témoignages, une troisième en préparation… Ce recul et cette expertise, elle veut désormais les mettre au service des autres.

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La légalisation du cannabis au Canada fait craindre le pire à certains médecins

 Le Dr Paul Poirier, cardiologue et chercheur à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, s’inquiète des effets du cannabis sur la santé générale des gens.
  

Le Canada va se joindre cette année aux quelques endroits dans le monde où le cannabis est légal.

La décision du gouvernement fédéral laisse peu de gens indifférents, on le sait. Mais au-delà du cadre législatif, TVA Nouvelles a voulu connaître l’avis des médecins.

Le Dr Paul Poirier, cardiologue et chercheur à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, s’inquiète des effets du cannabis sur la santé générale des gens.

«Un joint, ça pourrait équivaloir à 10 cigarettes. Et à certaines places, on a vu une recrudescence des maladies coronariennes chez les jeunes», illustre-t-il en entrevue avec Sébastien Dubois.

Selon lui, les effets de la consommation de cannabis peuvent être multiples sur le cœur et les artères.

Le Dr Poirier donne l’exemple du Colorado où le cannabis est légal depuis quelques années et où ses collègues médecins traitent de plus en plus de jeunes patients pour des problèmes coronariens.

«Quand je parle de jeunes, je ne parle pas de 60 ans et moins, c’est 50 et 40 ans et moins… Ça, c’est jeune», dit-il.

Source avec Interview video du Dr Poirier