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août 2018

Alcool et apéro : le binge-drinking, une nouvelle tendance dangereuse pour le cœur

Boire beaucoup d’alcool, très vite, en très peu de temps, voilà ce qu’on appelle le binge-drinking. Cette façon de consommer l’alcool très en vogue chez les jeunes en quête de sensations fortes pourrait avoir des conséquences à long terme bien plus graves qu’une simple gueule de bois.

Alcool et apéro : le binge-drinking, une nouvelle tendance dangereuse pour le coeurLIGHTFIELDSTUDIOS/ISTOCK

Différentes études démontrent déjà que le binge-drinking est une pratique dangereuse qui provoque de nombreux troubles à court terme : intoxication éthylique aiguë, black out, perte du sommeil… Des recherches menées à la Vanderbilt University School of Nursing, dans le Tennessee, révèlent aujourd’hui que cette pratique est aussi néfaste sur le long terme.

Des risques cardiovasculaires élevés

Les recherches menées par Mariann Piano, doyenne associée à la recherche à l’université de Vanderbilt démontrent que les risques cardiovasculaires comme l’hypertension artérielle, le cholestérol ou encore la glycémie sont plus élevés chez les jeunes adultes qui pratiquent fréquemment le binge-drinking. Selon le National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism, on commence à parler de binge-drinking à partir de 5 unités (verres standards) consommés rapidement pour les hommes contre 4 pour les femmes.

Des symptômes différents pour les hommes et les femmes

Cette étude, publiée dans le Journal of the American Heart Association démontre par ailleurs des syndromes différents chez les hommes et les femmes. Chez les premiers, cette consommation excessive d’alcool a des effets sur le cholestérol et amène une hypertension artérielle plus élevée : deux facteurs qui contribuent aux développements des maladies cardiovasculaires. Les femmes concernées ont elles, généralement, des taux de glycémie plus élevés que les abstinentes.

Pour les chercheurs, les jeunes adultes ne doivent pas ignorer que l’alcoolisme répété peut avoir des effets sur le long terme. « Le danger va au-delà des mauvais résultats scolaires et d’un risque accru de blessures accidentelles » alerte Mariann Piano.

Une génération qui boit plus vite que la précédente

Pour cette étude, les chercheurs ont examiné l’hypertension artérielle, le cholestérol, la glycémie et d’autres risques cardiovasculaires chez 4 710 adultes âgés de 18 à 45 ans sur deux périodes d’un an. Parmi eux, 25,1% des hommes et 11,8 % des femmes disent avoir pratiquer le binge-drinking plus de 12 fois dans l’année. Par ailleurs, un étudiant d’université sur 5 signale au moins trois épisodes de binge-drinking au cours des deux dernières semaines précédents l’entretien. « Un taux record » pour la directrice de l’enquête.

En 2016, une étude de l’INPES, révélait déjà que le nombre de jeunes ayant connu l’ivresse plusieurs fois au cours de l’année avait considérablement augmenté au cours des 10 dernières années, mettant en lumière cette nouvelle façon de consommer l’alcool.

Comparativement aux anciennes générations, cette propension à multiplier les épisodes de beuverie et sa régularité exposent donc ces jeunes à un risque accru de méfaits liés à l’alcool dans le futur.

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Alcool au volant : attention au dosage (RTL)

L’association Prévention routière profite de cette période estivale pour mettre en garde les conducteurs tentés de prendre le volant après avoir consommé de l’alcool. Christophe Ponzio rappelle également qu’il faut faire très attention au dosage, car, entre le verre que l’on se fait servir dans un bar et au cours d’un barbecue entre amis, la quantité d’alcool peut aller du simple au double.

Il faut se méfier car le taux limite peut ainsi très vite être franchi, alerte Anne Lavaud, déléguée générale de Prévention routière. Quand on est invités ou lorsque l’on reçoit, on a tendance à avoir la main beaucoup plus lourde et on sert des verres qui sont beaucoup plus importants : il ne faut alors pas se fier à la fameuse règle qui dit que l’on peut reprendre le volant après deux doses bar.

Le risque d’être responsable d’un accident mortel est multiplié par huit et demi en moyenne chez les conducteurs alcoolisés. « Il faut combattre toutes les idées reçues qui laissent supposer que l’on peut reprendre le volant même si on a un peu bu, en laissant les fenêtres ouvertes, en prenant les petites routes, en roulant doucement, ou bien pire, en prenant un bonbon à la menthe », rappelle Anne Lavaud. Des solutions peu fiables, alors que dormir sur place ou désigner une personne qui ne boira pas et qui conduira, c’est beaucoup plus sûr.

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Combien boire de verre de vin sans s’abîmer la santé ?

Des scientifiques de l’Université de Cambridge ont mené une étude afin de déterminer quelle dose d’alcool pourrait être considérée comme étant quasi sans risque pour la santé humaine. Ils ont même donné le nombre exact de verres de vin ou de pintes de bière qu’un individu pourrait consommer chaque semaine, relate la revue The Lancet.

Des scientifiques britanniques de l’Université de Cambridge ont décidé de calculer la dose d’alcool à consommer par semaine qui ne nuirait pas à la santé d’un individu, lit-on dans la revue scientifique médicale britannique The Lancet.

Pour parvenir à leurs conclusions, les scientifiques ont analysé les données sur l’état de santé de 600.000 personnes issues de 19 pays ainsi que la quantité d’alcool qu’elles consomment.Les scientifiques ont réduit tous les types d’alcool à des unités conventionnelles appelées «drink» et ont établi une quantité minimale de «drink» qui serait sans risque pour la santé. En outre, ils ont également établi des liens entre l’espérance de vie et l’alcool consommé.

Ainsi il s’est avéré qu’une dose sans grave risque pour la santé humaine serait de 14 «drink» par semaineCela équivaut à environ six verres de vin ou à six pintes de bière. Il faut aussi faire une pause de deux jours entre chaque consommation d’alcool, poursuivent les scientifiques.

Vin bleu
© PHOTO. RENÉ LE BAIL
Ceux qui boivent régulièrement 18 «drink» ou plus par semaine verront leur espérance de vie se réduire de cinq ans en moyenne.

La consommation de 10 à 15 «drink» par semaine réduit la durée de vie d’un à deux ans.

Les scientifiques soulignent toutefois que toute dose d’alcool aura des effets néfastes pour la santé. Même une petite quantité, comme de 10 à 15 «drink» pendant sept jours coûtera six mois de vie, concluent-ils.

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