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Date

22 octobre 2018

G-ADDICTION tire la sonnette d’alarme

G-ADDICTION : l’association qui mobilise la jeunesse citoyenne,

Quentin Matton, président de G-Addiction, dénonce publiquement une situation qu’il n’hésite ps à déclarer : une bombe à retardement !

Le scénario

Les festivals de l’été ont été un moment incontournable pour la jeunesse azuréenne et les touristes de passage. Ils ont été des centaines de milliers à participer cet été à ces événements festifs. Alcool, drogues, médicaments détournés de leur utilisation initiale, agressions sexuelles, bagarres à répétition et violences.
Ce que nous avons pu constater sur le terrain, est catastrophique.

Les faits 

Quatre mois durant, nous avons fait la tournée des festivals, soirées, plages, bars et établissements de nuit et le constat est sans appel : les collectivités n’ont pas pris la mesure des dangers auxquels la jeunesse
est exposée. Nous sommes sidérés par le nombre de jeunes festivaliers évacués sur des brancards, par le nombre de jeunes femmes complètement ivres et droguées, à la merci de prédateurs, ainsi que par le manque de vigilance de certains organisateurs et gérants d’établissements. La consommation préoccupante et généralisée de produits psychoactifs n’a pas pu leur échapper.
Arrêtons de se voiler la face ! Il faut servir toujours plus, y compris à des clients qui arrivent au bar déjà ultra alcoolisés. Nos intervenants se sont vu proposé des dizaines de fois des drogues dures qui circulent parfois à la vue de tous.
Nous avons fait le maximum avec les moyens que le Préfet des Alpes-Maritimes nous accorde.

Les pouvoirs publics

L’État a pleinement conscience du problème mais ne peut pas seul juguler un phénomène préoccupant qui dépasse les pires scénarios et évaluations des besoins. Nous regrettons que cette préoccupation ne soit pas également partagée par les municipalités et organisateurs qui devraient pourtant s’en préoccuper.

L’analyse

Parce que nous ne voulons pas rester les bras croisés, nous écrivons ce jour aux maires et organisateurs de ces manifestations estivales afin qu’il prennent toute leur part dans les dispositifs de prévention, aujourd’hui en dessous des besoins réels. Ça n’est qu’une question de temps avant qu’un drame ne se produise à l’intérieur ou à la sortie de l’un de ces événements. Ne pas prendre conscience du problème c’est laisser la jeunesse à son triste sort, à la merci des dealers, des agresseurs et des alcooliers qui veulent vendre toujours plus.

La réaction

Nous ne voulons pas que ces événements festifs ferment mais l’argent qu’ils génèrent ne doit pas primer sur la santé publique de toute une génération.

Source

Eléments clés de la politique encadrant l’usage du cannabis à l’université Laval du Québec

Des dispositions bien permissives – Pr Jean-Pierre Goullé

Les éléments clés sont ainsi définis :

– la politique encadrant l’usage du cannabis à l’Université Laval s’applique à tous les membres de la communauté universitaire (personnel et étudiants), ainsi qu’à toute personne présente sur le site ;

– l’usage du cannabis est interdit, quelle que soit sa forme (fumée, vapotée ou ingérée) et passible d’amende. Cependant, la consommation de cannabis par les étudiants, sera tolérée lors d’activités sociales tenues après les heures d’enseignement, excluant toutefois la forme fumée ;

– il est interdit à tout membre du personnel d’exercer ses fonctions avec des facultés amoindries ;

– la loi québécoise interdit à quiconque de cultiver, produire, ou transformer du cannabis à des fins personnelles ou commerciales ;

– tout individu majeur peut posséder du cannabis dans le respect des contraintes imposées par la loi canadienne :

  • dans tout lieu public, la quantité totale maximale autorisée est de 30 g ;
  • dans les autres lieux, elle ne peut excéder 150 g ;
  • dans les centres pour enfants ou dans les haltes-garderies exploitées dans un site universitaire, toute possession est interdite ;

– trois groupes de personnes peuvent être autorisés à consommer du cannabis à l’Université Laval, ce sont les étudiants, le personnel et des chercheurs.

Pour les premiers, une autorisation d’usage à des fins médicales est requise mais elle exclut la fumée puisque celle-ci est interdite dans l’enceinte universitaire.

Pour les chercheurs, une dispense est nécessaire afin de se faire livrer, cultiver, produire, transformer et consommer du cannabis à des fins de recherche ;

– les sanctions infligées en cas de non-respect de la présente politique tiennent compte notamment de la nature, de la gravité et du caractère répétitif du manquement reproché. Elles sont appliquées, selon le cas :

  • pour le personnel de l’Université, conformément aux conventions collectives ou autres textes en vigueur établissant les conditions de travail ;
  • pour les étudiants, au règlement disciplinaire de l’Université Laval ;
  • pour les tiers, à la procédure en vigueur à l’Université, incluant la possibilité d’exclusion.

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