Interview du docteur Philippe Cadet, directeur de la
clinique des Essarts, à Grand Couronne
Interview du docteur Philippe Cadet, directeur de la
clinique des Essarts, à Grand Couronne
Elle est la première cause de moralité par overdose en France. L’addiction aux opiacés serait responsable de plus de 500 décès chaque année, soit six fois plus que l’héroïne et cinq fois plus que la méthadone. Des chiffres alarmants, publiés par Le Monde ce 16 octobre, qui mettent l’accent sur les dangers de ces médicaments à base de dérivés d’opium. Les médecins ne cessent de dénoncer les risques engendrés par le recours aux antidouleurs, notamment l’accoutumance.
Selon le quotidien, la consommation de ces substances aurait connu un bond ces dernières années. Depuis 2004, les opioïdes forts auraient en effet connue une progression de 88 %. Pour l’oxycodone, analgésique très puissant, la hausse s’élèverait même à 1950 %.
Lucie, trente-quatre ans, a accepté de témoigner pour RTL. Elle explique qu’après une opération des yeux il y a dix ans, elle se voit prescrire un antalgique à base de codéine. C’est le début de son addiction, raconte-t-elle : « Tout de suite, j’ai accroché… La diminution de la douleur, mais aussi un apaisement corporel, un bien-être ». Elle arrêtera à la fin du traitement, pour rechuter quelques mois après à cause d’une crise de névralgie, c’est-à-dire une douleur causée par la lésion ou l’irritation d’une partie du système nerveux. Cela fait deux ans que Lucie dépasse chaque jour la dose journalière maximum autorisée. Ingénieure médicale, elle sait pourtant qu’il ne faut dépasser une semaine de médication.
Selon l’Observatoire français des médicaments antalgiques (Ofma), près de 12 millions de Français seraient addicts aux opacités. Aux États-Unis, les overdoses de drogue ont tué plus de 63 000 personnes en 2016, soit plus que les accidents de voiture ou le Sida. Une étude montrait même que le nombre d’Américaines dépendantes aux opiacés pendant la grossesse a quadruplé en 15 ans.
Dans cette crise des opacités, des scientifiques se penchent sérieusement sur le développement d’un antidouleur plus puissant que la morphine qui n’entraînerait pas d’addiction. Ils espèrent pouvoir démarrer des essais cliniques sur l’Homme d’ici un an et demi

Agence QMI
Publié le 15 octobre 2018
Le pigeon des bois, ou kereru, amuse régulièrement les Néo-Zélandais en tombant en état d’ébriété à force de manger des fruits fermentés, au point où les habitants de ce pays l’ont élu «oiseau de l’année» cette fin de semaine.
Année après année, les insulaires ont pris l’habitude de voir cet oiseau s’intoxiquer en dévorant des fruits contenant de l’alcool. Les pigeons peuvent alors se laisser balancer sur de très minces branches dans les arbres au gré du vent, quand ils ne tombent pas carrément au sol.
Plusieurs internautes ont lancé une vaste campagne pour offrir au kereru le titre d’oiseau de l’année, un hommage décerné annuellement par l’organisme Forest & Bird afin de sensibiliser à la conservation de la nature. Le pigeon a finalement été couronné en vertu d’un total de 5833 votes, soit plus de 2000 voix d’avance sur son plus proche rival.
Contrairement à environ 80 % des oiseaux du pays qui voient leur population décliner, le nouveau roi des oiseaux néo-zélandais ne figure pas sur la liste des oiseaux en danger de la Nouvelle-Zélande. Même si la population de kereru est stable, le pigeon est à risque de disparaître localement dans certaines régions de la Nouvelle-Zélande où ces prédateurs ont été insuffisamment contrôlés, a précisé l’organisme Forest & Bird.
Le concours a généré une participation record en Nouvelle-Zélande avec plus de 48 000 votes. Les organisateurs ont noté avec humour être parvenus à déjouer des tentatives d’interférence internationale en annulant quelque 1800 votes provenant de l’Australie.
Image copyright GETTY IMAGESTeenagers using cannabis are causing long-lasting damage to their developing brains, a Canadian study suggests.
It found the impact on thinking skills, memory and behaviour was worse than that of teenage drinking.
The researchers, from the University of Montreal, urged teenagers to delay their use of cannabis for as long as they felt able.
The study tracked and tested 3,800 adolescents over four years, starting from around the age of 13.
Drinking alcohol and taking drugs, such as cannabis, at a young age is known to cause problems with cognitive abilities such as learning, attention and decision-making as well as academic performance at school.
This study found these problems increased as cannabis use increased – and the effects were lasting, unlike those of alcohol.
The teenagers, from 31 different Canadian schools, gave details of their drug and drinking habits once a year.
Their brain skills were also tested every year in school using computer-based cognitive tests.
Although levels of cannabis use in the study were low compared with alcohol use, 28% of the teenagers still admitted to some kind of use.
This compared with 75% of the teenagers who said they drank alcohol at least occasionally.
Prof Patricia J Conrod, lead study author, from the department of psychiatry at Montreal, said she had expected alcohol to have had more of an impact on the teenagers’ brains.
Image copyrightGETTY IMAGESBut, instead, the research detected greater increases in errors in cognitive tests on the teenagers using cannabis – while they were taking the drug and after they had stopped.
These effects were seen in working memory, reasoning and their ability to control their behaviour.
« Their brains are still developing but cannabis is interfering with that, » Prof Conrod said, of teenagers.
« They should delay their use of cannabis as long as they can. »
She also said the findings highlighted the importance of drug-prevention programmes.
Cannabis is thought to be the most widely used illegal drug in the UK.
It can be addictive and using it has been shown to increase the risk of developing psychotic illnesses, particularly in adolescents.
Giving up cannabis can lead to withdrawal symptoms, such as sleeping problems and mood swings, experts say.
The study is published in the American Journal of Psychiatry.
Une étude canadienne suggère que les adolescents qui utilisent le cannabis causent des dommages durables à leur cerveau en développement.
Il en ressort que l’impact sur les capacités de réflexion, la mémoire et le comportement était pire que celui de la consommation d’alcool chez les adolescents.
Les chercheurs, de l’Université de Montréal, ont exhorté les adolescents à différer leur consommation de cannabis aussi longtemps qu’ils le pourraient.
L’étude a suivi et testé 3 800 adolescents sur une période de quatre ans, à partir d’environ 13 ans.
Boire de l’alcool et se droguer, comme le cannabis, dès le plus jeune âge est connu pour causer des problèmes d’aptitudes cognitives comme l’apprentissage, l’attention et la prise de décision, ainsi que le rendement scolaire à l’école.
Cette étude a révélé que ces problèmes augmentaient à mesure que la consommation de cannabis augmentait – et les effets étaient durables, contrairement à ceux de l’alcool.
Quels sont les risques pour la santé de la consommation de cannabis?
Les adolescents, issus de 31 écoles canadiennes différentes, ont donné des détails de leurs habitudes de consommation de drogue et d’alcool une fois par an.
Leurs habiletés cérébrales ont également été testées chaque année à l’école à l’aide de tests cognitifs informatisés.
Développer les cerveaux
Bien que les niveaux de consommation de cannabis dans l’étude aient été faibles par rapport à la consommation d’alcool, 28% des adolescents ont néanmoins admis une certaine forme de consommation.
Ceci comparé à 75% des adolescents qui ont déclaré avoir bu de l’alcool au moins occasionnellement.
La professeure Patricia J Conrod, auteure principale de l’étude, du département de psychiatrie de Montréal, a déclaré qu’elle s’attendait à ce que l’alcool ait davantage d’impact sur le cerveau des adolescents.
Mais au lieu de cela, la recherche a mis en évidence une plus grande augmentation des erreurs dans les tests cognitifs chez les adolescents consommateurs de cannabis – pendant qu’ils prenaient la drogue et après l’avoir arrêté.
Ces effets ont été observés dans la mémoire de travail, le raisonnement et leur capacité à contrôler leur comportement.
« Leurs cerveaux sont encore en développement, mais le cannabis interfère avec cela », a déclaré le professeur Conrod, à des adolescents.
« Ils devraient retarder leur consommation de cannabis aussi longtemps qu’ils le peuvent. »
Elle a également déclaré que les résultats soulignaient l’importance des programmes de prévention de la toxicomanie.
Le cannabis est considéré comme la drogue illicite la plus largement utilisée au Royaume-Uni.
Il peut entraîner une dépendance et son utilisation augmente le risque de développer des maladies psychotiques, en particulier chez les adolescents.
L’abandon du cannabis peut entraîner des symptômes de sevrage, tels que des problèmes de sommeil et des sautes d’humeur, selon les experts.
L’étude est publiée dans l’American Journal of Psychiatry.
L’alcool est « le grand absent du financement » du fonds de lutte contre les addictions aux substances psychoactives, s’insurgent des médecins dans une lettre ouverte à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.
Dans ce courrier, ils lui demandent jeudi de faire participer l’alcool, en le taxant plus fortement, au financement de ce fonds de prévention, dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2019 (PLFSS 2019).
Le projet prévoit que le champ d’intervention de ce fonds, constitué de 100 millions d’euros provenant des taxes du tabac, sera élargi aux addictions liées aux substances psychoactives (alcool, cannabis), explique le professeur Michel Reynaud, président d’Actions addictions, co-signataire de cette missive.
Dans le cadre de la prévention, le projet de financement de la Sécu prévoit de faire bénéficier ce fonds de nouvelles ressources « correspondant au produit des amendes forfaitaires sanctionnant la consommation de cannabis (10 millions d’euros en 2019) ».
Cette augmentation de 10 millions d’euros « relève d’un effet d’annonce sans commune mesure avec la dimension du problème » de l’alcool en France, estiment les huit signataires.
Au-delà des 49.000 morts annuelles directement causées par sa consommation, l’alcool est la deuxième cause de cancers, la première cause de mortalité chez les 15-30 ans, la première cause de démence précoce.
L’alcool est aussi impliqué dans plus de la moitié des violences faites aux femmes et aux enfants. L’alcool est de surcroît la première cause de retard mental évitable de l’enfant (né d’une femme qui buvait pendant la grossesse), poursuivent-ils.
La prévention gouvernementale en matière d’alcool se limite à une « discussion picrocholine », dérisoire, sur la taille en millimètres du pictogramme « interdit aux femmes enceintes », déplorent-ils.
La loi de financement de la Sécurité sociale doit intégrer dès 2019 « une taxe sur les boissons alcoolisées » proportionnelle aux degrés d’alcool « pour financer les soins » et « une taxe sur les dépenses de publicité, y compris sur internet – pour financer la prévention », notent-ils.
Outre le Pr Reynaud, les signataires sont l’épidémiologiste Catherine Hill, les professeurs Amine Benyamina (psychiatrie, addictologie), Gérard Dubois (santé publique), Serge Hercberg (nutrition), Albert Hirsch (pneumologue) ainsi que le président et vice-président de l’Association nationale de prévention en Alcoologie et addictologie (Anpaa) Nicolas Simon et Bernard Basset.
Pour commencer, qu’est-ce que c’est que le vin sans alcool? Non, ce n’est pas du jus de raisin, mais bien un vin, qui suit plus ou moins les étapes de fabrication traditionnelles de son équivalent éthylique, et dans lequel aucun sucre n’est ajouté. Il est donc censé avoir le goût du vin, tout en étant consommable par ceux qui ne boivent pas d’alcool. Un marché jusque-là tenu par des vignerons australiens et américains, mais sur lequel les fabricants de spiritueux français sont de plus en plus nombreux à se lancer.
Pierre Charvin, Castel, Vinalis, Sylvain Gaudron, etc. Il suffit de cliquer sur « vins sans alcool » dans Google pour voir l’énorme offre qui se déploie. Notamment celle d’un petit nouveau, qui compte bien se démarquer par rapport aux autres: LePetitBéret.
La start-up co-créée par le meilleur Sommelier de France, Dominique Laporte, assure en effet que contrairement à ceux de ses concurrents, son vin n’a pas été débarrassé de son alcool par évaporation ou autre: il n’en a jamais été agrémenté. Cette prouesse réalisée grâce à un procédé breveté représente un avantage stratégique majeure pour le marché moyen-oriental, explique Fathi Benni, PDG fondateur du Petit Beret. Cela lui a permis d’obtenir l’agrément du Food Control qui régule les juteux marchés du Golfe ou de Malaisie, et qui exige que les breuvages n’aient jamais été alcoolisés.
Ainsi, Le Petit Béret s’est lancé à la conquête, notamment, des clients des palaces de Doha, Kuala Lumpur ou Abu Dabi, qui cherchaient une alternative au Coca-Cola pour accompagner leurs mets raffinés. Les vins Le Petit Béret ont bien un goût de vin. Même si l’équivalent du moelleux, assez sucré, se rapproche plutôt d’un jus, des consommateurs qui ne sont pas coutumiers d’en boire trouveront sans doute l’alternative convaincante.
Le Petit Béret, qui vend ses bouteilles une dizaine d’euros, réalise ainsi 35% de ses ventes à l’étranger. « On travaille avec plein de grands chefs, des palaces qui font du bœuf bourguignon sans alcool avec notre produit, au Moyen-Orient », souligne Fathi Benni. Le PDG insiste sur le fait qu’il vise aussi la clientèle française, comme les femmes enceintes, les sportifs, les végans, ceux qui font un régime, etc. L’entreprise vient également de nouer un partenariat avec le leader de la nutrition santé, Nutrisens.
En France, une dizaine de supermarchés distribuent son produit, et la majorité de ses ventes se font en ligne. Le Petit Béret a produit un million de bouteilles sur les 10 derniers mois. Très loin des 515 millions de litres de jus de raisin consommés en France chaque année, et à des années-lumière des 350 milliards de litres de Coca bus dans l’Hexagone par an. Mais ça n’empêche pas la petite start-up d’intéresser des géants de cette trempe. Le Petit Béret vient d’être recruté dans le programme d’incubation mondial de Pepsico, avec à la clé, des conseils, de l’accompagnement et même l’accès aux sites et aux moyens technologiques du mastodonte américain.
LESZEKCZERWONKA/ISTOCK
Dès qu’une personne consomme de la drogue ou de l’alcool, son corps commence à la décomposer. Au cours de ce processus, un composé issu de son métabolisme laisse des traces dans son sang, son urine et ses cheveux. Parfois plusieurs jours après avoir consommé le produit. Toutefois, la durée de présence détectable dans l’organisme dépend de la nature du produit consommé.
Seule substance licite de cette liste, l’alcool peut entraîner de graves problèmes pour la santé s’il est consommé de manière excessive et trop régulière. Cette substance est également très longue à digérer pour l’organisme puisqu’il faut environ 1 demi-heure pour que le foie commence le processus de décomposition après la consommation d’un verre d’alcool standard (12 cl pour le vin, 25 cl pour la bière). La présence d’alcool dans le sang est comprise entre 10 à 12 heures dans le sang et de 3 à 5 jours dans l’urine.
Le cannabis est la drogue qui reste le plus longtemps dans notre organisme. Si nous ne sommes pas tous égaux face à la consommation de cannabis, le THC, substance psychoactive du cannabis responsable de l’effet planant, reste entre 1 et 3 semaines dans le sang, et 7 à 30 jours dans l’urine.
Bien qu’elle soit dangereuse pour la santé, la cocaïne a une durée de vie dans notre organisme beaucoup plus courte que le cannabis. En effet, ce produit consommé généralement par inhalation ou injection laisse des traces dans notre sang pendant 1 à 2 jours, et 3 à 4 jours dans notre urine.
Drogue appartenant à la famille des opaciés, l’héroïne se consomme, tout comme la cocaïne, par injection ou inhalation. Sa durée dans l’organisme s’avère elle aussi relativement courte : environ 12 heures dans le sang et 3 à 4 jours dans l’urine. A noter que l’héroïne a un pouvoir addictif très puissant. Si elle disparait relativement « rapidement » de l’organisme, celui-ci y deviendra très vite accro, en moyenne après quelques prises. Chez certaines personnes, une prise suffit à les faire basculer dans la dépendance.
Cette drogue hallucinogène très puissante qui se consomme par l’ingestion est celle qui disparaît le plus vite de l’organisme. En effet, les traces de LSD dans le sang se dissipent au bout de 2 à 3 heures, de 1 à 2 jours dans l’urine et mettent trois jours à disparaître des cheveux.
L’ectasy est une drogue synthétique issue de la molécule MDMA et se prend par voie orale sous forme de pilule. La présence d’ectasy après ingestion est détectable dans le sang durant 2 à 3 heures et 3 à 4 jours dans l’urine.
Vous l’aurez compris, ces substances mettent du temps à être évacuées de l’organisme humain. Ces métabolites sont précieux pour les dépistages de drogues, car ils permettent de déterminer précisément si une personne a consommé des substances psychotropes ou non. Les tests de dépistage des drogues dans les cheveux sont très précis puisque la plupart des drogues (à l’exception du LSD) laissent des traces pendant environ 90 jours.