Recherche

Mois

décembre 2018

Une étude très précise du Pr Goullé dont voici la conclusion

Cliquez ici pour télécharger l’étude

Cliquez ici pour télécharger l’étude

Le cannabis, produit illicite le plus expérimenté en France

L’ANPAA, association nationale protection en alcoologie et addictologie, gère la prévention et soins. Elle est l’interlocuteur privilégiée dans l’Yonne. © SALESSE Florian
À l’occasion d’une conférence sur les effets du cannabis organisée ce mardi 4 décembre à Auxerre, état des lieux de sa consommation en France et en Bourgogne Franche-Comté.

En 2017, le cannabis « demeure de très loin le produit illicite le plus expérimenté en France », selon le dernier baromètre santé sur les usages de substances psychoactives.

Mardi 4 octobre, l’association française des dépendants en rétablissement (AFDER) invite le public à une conférence sur le cannabis et ses effets. Elle est organisée en partenariat avec l’institut de formation en soins infirmiers, hôte de l’événement, et le réseau de santé mentale de l’Yonne. L’occasion de faire un tour d’horizon des chiffres de sa consommation.

Les plus élevés depuis 25 ans

« Les seules hausses statistiquement significatives portent sur l’expérimentation et l’usage quotidien, toujours selon Santé publique France. Ainsi 2,2 % des 18-64 ans déclarent un usage quotidien. La proportion des usagers dans l’année est de 11 % (soit un adulte sur dix). Les usagers réguliers (au moins 10 fois dans le mois) sont à 3,6 %. « Si les progressions observées sont bien moindres que celles intervenues entre 2010 et 2014, les niveaux 2017 s’avèrent être les plus élevés depuis 25 ans », précise les auteurs du baromètre santé.

17 millions d’expérimentateurs 

L’observatoire français des drogues et des toxicomanies a été sollicité par l’Ansm à l’occasion du comité scientifique sur l’évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France. À travers le croisement de diverses études, concernant la population âgée de 11 et 75 ans, il estime que le pays compte 1,4 million de réguliers (dont 700.000 qui ont un usage quotidien du cannabis) et 5 millions de consommateurs occasionnels. Le chiffre le plus important est celui des expérimentateurs : 17 millions. À noter qu’ils sont 2,2 millions pour la cocaïne, 38 millions pour le tabac et 47 millions pour l’alcool.

Surtout des jeunes, plutôt des hommes

Dans un diagnostic de l’addiction en Bourgogne Franche-Comté diffusé au printemps 2018, l’agence régionale de la santé a estimé que 9 % des Bourguignons de 17 ans consommaient au moins dix fois du cannabis dans le mois. Ils sont 4% a en avoir un usage quotidien. Le phénomène semble être générationnel : parmi les adultes, les pourcentages sont respectivement de 0,7 % et 1,4 %. Par ailleurs, ce sont plus souvent des hommes (33 % d’entre eux) que des femmes (18 %). À noter que, pour l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), les consommateurs de cannabis sont presque également répartis entre les catégories socioprofessionnelles en Bourgogne Franche-Comté : entre 23 et 28 % des ouvriers, employés, profession intermédiaire et cadres

Source

Les nouvelles drogues aux USA et Canada (TF1)

« Sept à huit » du 2/12/2018 : Impressionnant !

Pour ne voir que ce sujet cliquez sur la photo et allez à 28′ 33″ (après la pub)

Source : TF1 2 Décembre 2018

L’assemblée Générale du CNPERT 

aura lieu le 

Lundi 10 Décembre 2018 

de 14h30 à 17h30

à l’Académie Nationale de Médecine

16 Rue Bonaparte 75006 Paris

cliquez ci dessus pour voir la carte

 

Des éléments dont ne s’inquiètent pas les militants de la légalisation du cannabis.

Pr. Jean Costentin Président du Centre National de Prévention d’Etudes et de Recherches sur les Toxicomanies

Dans une interview récente concernant la légalisation du cannabis au Canada, un « addictologue », à la manœuvre depuis plus d’une décennie pour obtenir une telle légalisation en France, William Lowenstein, déclarait, d’une façon stupéfiante (à tous les sens du terme) qu’il faudrait plus d’une dizaine d’années pour apprécier les conséquences de cette légalisation. Il anticipait même que dans un premier temps, cela accroîtrait le nombre des consommateurs ; pour le reste il faudrait attendre.

Propos pleins d’impéritie d’un apprenti sorcier, prêt à faire prendre de tels risques à notre Nation. La France, outre un manque fréquent d’anticipation (alors que gouverner c’est prévoir), n’a pas la culture de l’expérimentation.

Le char de l’Etat n’ayant pas de marche arrière, Il lui est impossible de revenir sur des dispositions ayant, de longue date, démontré leur nocivité : retraite à 60 ans, travail hebdomadaire limité à 35h (que le reste du monde a oublié d’imiter) ; régimes spéciaux de retraites ; méthode globale d’apprentissage de lecture ; assistanat ruineux et démobilisateur…

Notre Nation, qui consomme à un niveau record différentes drogues, dont le cannabis (il est en ce domaine champion européen) ainsi que divers psychotropes  (anxiolytiques, antidépresseurs, hypnotiques, analgésiques…) doit elle s’ingénier à aggraver sa situation?

Une étude récente de l’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) montre que, contrairement à ce que l’on voulait nous faire accroire, l’appétence cannabique de notre jeunesse ne s’efface pas avec l’entrée dans la vie professionnelle.

L’adage « Il faut que jeunesse se passe » est faux en l’occurrence car la jeunesse s’efface mais la consommation se poursuit. Cette drogue déborde désormais dans le monde professionnel. Aussitôt certains rebondissent, arguant que c’est pour apaiser « la souffrance au travail ». Avec les 35 heures, les RTT, les 5 semaines de congés payés, des protections syndicales et prudhommales à un niveau jusqu’alors méconnu…il est inopportun d’exhumer Zola (mort en 1902).

La « souffrance », en l’occurrence, est plutôt l’insuffisance des performances de celui qui a chaussé les semelles de plomb du cannabis, ou la conséquence de son effet désinhibiteur qui le fait s’affranchir des règles, l’exposant à l’exclusion. Le cannabis fait stagner dans les bas échelons de la hiérarchie, il transforme en boulets de l’entreprise ou de l’administration les salariés consommateurs.

Ces incorrigibles cannabinophiles, à l’âge de la majorité électorale, pourront peser en faveur de la légalisation de leur drogue, mais aussi de toutes les drogues. On imagine facilement la suite, en faisant référence à la paralysie manifestée par les pouvoirs publics pour agir contre le tabac (avec ses 13 millions de fumeurs) et l’alcool (avec ses 4 à 5 millions d’alcoolo-dépendants).

Considérons aussi les effets épigénétiques du cannabis. Les travaux de Y. Hurd, (U.S.A.) indiquent que les personnes en âge de procréer qui exposent les précurseurs de leurs cellules germinales (spermatozoïdes, ovules) au tétrahydrocannabinol (THC) du cannabis, transmettent à leur descendance une vive appétence pour les drogues qui s’exprime dès l’adolescence. Ces parents drogués, victimes eux-mêmes de sa nocivité, deviendront ainsi parents de drogués… Non contents d’avoir infligé à la société leur médiocrité (voire pire encore), ils lui offriront des descendants plombés dès le départ.

Une Nation doit tout faire pour empêcher cela et en aucune façon faciliter et moins encore autoriser cette modalité d’annihilation. Le législateur ne peut plus faire semblant d’ignorer ces données, elles s’imposent à ses décisions, elles le responsabilisent pleinement, devant la Nation et devant l’Histoire.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑