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Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

Date

20 mai 2021

Paris : un parc pour toxicos

.. Photo AFP

Dans le nord-est de Paris, gangréné par le trafic de crack, la nouvelle volonté des autorités de concentrer dans un parc les toxicomanes accros à cette drogue suscite la colère des riverains et des associations.

Depuis lundi soir, les fumeurs de crack sont chassés par la police du quartier de Stalingrad, où ils avaient l’habitude de passer leurs nuits, et incités à se regrouper au jardin d’Eole. Un parc public clos à 600 mètres de là, que beaucoup fréquentaient déjà en journée et qui restera désormais ouvert jusqu’à 1 heure du matin pour eux.

Sur place, les riverains désespèrent face à cette décision « temporaire », prise en urgence pour soulager leurs voisins de « Stalincrack », après des tirs de mortiers d’artifice tirés début mai contre les toxicomanes. Entre balançoires et détritus, beaucoup redoutent la formation d’une « nouvelle Colline du crack ».

Source

L’alcool nocif pour le cerveau, quelle que soit la quantité, pointe une étude britannique

Des bouteilles de champagne, en décembre 2020 à Ay, dans la Marne.
Des bouteilles de champagne, en décembre 2020 à Ay, dans la Marne.  − BERTRAND GUAY / AFP

SOBRIÉTÉ – Une étude britannique, disponible en prépublication début mai, suggère qu’une consommation d’alcool, même limitée, pourrait avoir un effet négatif sur le cerveau.

La rédaction de LCI – 

« À consommer avec modération. » La mention, répétée d’étiquettes en spots publicitaires, perdrait de son sens à la lecture d’une étude britannique disponible en prépublication, dans l’attente d’une relecture par les pairs, et relayée par le journal The Guardian. Les auteurs, chercheurs à l’Université d’Oxford, pointent les effets négatifs sur le cerveau associés à la consommation d’alcool, quels qu’en soient le type et la quantité.

« Nos résultats suggèrent qu’il n’existe pas de niveau de consommation d’alcool sans danger pour la santé du cerveau« , exposent-ils, ajoutant même que « la consommation modérée est associée à des effets néfastes sur le cerveau plus étendus que ce qui était précédemment reconnu auparavant. » 

Pour parvenir à ces conclusions, l’étude s’appuie sur la UK Biobank, une vaste base qui permet aux chercheurs d’accéder aux données biomédicales d’un demi-million de patients, collectées entre 2006 et 2010. Elle leur a permis d’inclure 25.378 participants qui ont déclaré un certain nombre de caractéristiques tels que leur âge, leur sexe, les habitudes de consommation d’alcool et des examens d’imagerie cérébrale.

Matière grise

Principal résultat : « un volume plus élevé de consommation d’alcool par semaine était associé à une densité de matière grise plus faible presque partout« , écrivent les auteurs, qui estiment qu’il peut expliquer jusqu’à 0,8% des variations observées. Un chiffre certes faible, mais supérieur à tous les autres facteurs de risque modifiables étudiés, comme le tabagisme, avec lesquels il peut également se cumuler.

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