.. Photo AFP

Dans le nord-est de Paris, gangréné par le trafic de crack, la nouvelle volonté des autorités de concentrer dans un parc les toxicomanes accros à cette drogue suscite la colère des riverains et des associations.

Depuis lundi soir, les fumeurs de crack sont chassés par la police du quartier de Stalingrad, où ils avaient l’habitude de passer leurs nuits, et incités à se regrouper au jardin d’Eole. Un parc public clos à 600 mètres de là, que beaucoup fréquentaient déjà en journée et qui restera désormais ouvert jusqu’à 1 heure du matin pour eux.

Sur place, les riverains désespèrent face à cette décision « temporaire », prise en urgence pour soulager leurs voisins de « Stalincrack », après des tirs de mortiers d’artifice tirés début mai contre les toxicomanes. Entre balançoires et détritus, beaucoup redoutent la formation d’une « nouvelle Colline du crack ».

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