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C.N.P.E.R.T.

Centre National de Prévention, d Etudes et de Recherches en Toxicomanies

Date

10 juin 2021

Dans quelles régions boit-on le plus d’alcool ?

Connaissez-vous vraiment les régions françaises ? Jusqu’au premier tour des régionales, nous vous proposons de les redécouvrir chaque matin en data sous un angle inattendu, sérieux ou amusant. Aujourd’hui, la consommation d’alcool dans les régions.

Illustration domaine public/Pixabay – Photomontage JML

En moyenne, un Français sur dix boit de l’alcool quotidiennement – un chiffre en constante diminution, tout comme celui de la consommation globale. Au début des années 1960, chaque Français absorbait chaque année 200 litres d’alcool en moyenne, contre moins de 80 aujourd’hui.

Boire quotidiennement de l’alcool reste une pratique plus fréquente dans le sud de la France, notamment en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, et dans une moindre mesure en région PACAselon une série d’enquêtes publiées l’an dernier par Santé Publique France. Une tendance historique, mais qui tend à s’estomper. C’est dans l’actuelle Occitanie que la consommation quotidienne a le plus baissé ces dernières décennies: au début des années 2000, quasiment un adulte sur trois y buvait encore tous les jours.

Les Hauts-de-France se situent aussi légèrement au-dessus de la moyenne. La palme de la région la plus sobre, du moins en métropole, revient à l’Ile-de-France où moins d’un habitant sur quatorze boit de l’alcool sur une base quotidienne. VOIR LA CARTE

Le nez rouge breton ?

C’est bien connu : l’alcool doit se consommer avec modération, un conseil que toutes les régions ne suivent pas forcément à la lettre. Et notamment la Bretagne, où le taux des « alcoolisations ponctuelles importantes » (six verres d’alcool ou plus lors d’une unique occasion) est le plus élevé de France : plus de 20 % des adultes boivent ainsi de manière excessive tous les mois, contre 16,2 % dans l’ensemble de la France. Les autres régions sont loin derrière, la Guadeloupe (et l’Ile-de-France en métropole) remportant le titre de région la plus raisonnable.

A noter que la consommation quotidienne d’alcool n’est pas plus élevée en Bretagne qu’ailleurs. Avec 10,7 % des adultes buvant tous les jours, la région se trouve dans la moyenne nationale. En revanche, lorsqu’on y boit, on y boit plus. Ce phénomène d’alcoolisation excessive semble surtout concerner les hommes et les plus de 30 ans, relève Santé Publique France dans son bulletin. Il a pour corollaire « des taux régionaux de mortalité pour les principales pathologies en lien avec l’alcool supérieurs à la moyenne métropolitaine », note l’organisme. VOIR LA VIDEO

La France du vin et celle de la bière

Que boit-on dans les régions françaises ? Sans surprise, la consommation de vin est plus développée dans le sud de la France, notamment en Nouvelle-Aquitaine où plus d’un tiers des adultes en boit toutes les semaines. Elle reste en revanche rare dans les outremers. La région Grand Est et les Hauts-de-France, eux, restent plutôt fidèles à la bière, même si elles n’en détiennent pas le record de consommation. Quant aux alcools forts, ils sont davantage prisés dans les outremers et les régions de la moitié ouest de l’Hexagone, notamment la Normandie et les Pays-de- la Loire. Effet calvados et cognac, même si ce dernier est produit en Nouvelle Aquitaine ?  

On retiendra surtout certains particularismes. En métropole, la Bretagne détient le triple record de fréquence de consommation de bière, de vin et d’autres boissons alcoolisées (en dehors des alcools forts, type cidre ou chouchen).

Le Centre-Val de Loire boude volontiers la bière et le Grand Est se risque rarement sur les alcools forts. Et alors que la boisson la plus fréquemment consommée dans l’Hexagone reste le vin, les Hauts-de-France sont la seule région métropolitaine où la fréquence de consommation de la bière est presque aussi élevée.  

SOURCE

Dans quelles régions boit-on le plus d’alcool ?

Connaissez-vous vraiment les régions françaises ? Jusqu’au premier tour des régionales, nous vous proposons de les redécouvrir chaque matin en data sous un angle inattendu, sérieux ou amusant. Aujourd’hui, la consommation d’alcool dans les régions.Par JML – 

Illustration domaine public/Pixabay – Photomontage JML

En moyenne, un Français sur dix boit de l’alcool quotidiennement – un chiffre en constante diminution, tout comme celui de la consommation globale. Au début des années 1960, chaque Français absorbait chaque année 200 litres d’alcool en moyenne, contre moins de 80 aujourd’hui.

Boire quotidiennement de l’alcool reste une pratique plus fréquente dans le sud de la France, notamment en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, et dans une moindre mesure en région PACAselon une série d’enquêtes publiées l’an dernier par Santé Publique France. Une tendance historique, mais qui tend à s’estomper. C’est dans l’actuelle Occitanie que la consommation quotidienne a le plus baissé ces dernières décennies: au début des années 2000, quasiment un adulte sur trois y buvait encore tous les jours.

Les Hauts-de-France se situent aussi légèrement au-dessus de la moyenne. La palme de la région la plus sobre, du moins en métropole, revient à l’Ile-de-France où moins d’un habitant sur quatorze boit de l’alcool sur une base quotidienne. 

Le nez rouge breton ?

C’est bien connu : l’alcool doit se consommer avec modération, un conseil que toutes les régions ne suivent pas forcément à la lettre. Et notamment la Bretagne, où le taux des « alcoolisations ponctuelles importantes » (six verres d’alcool ou plus lors d’une unique occasion) est le plus élevé de France : plus de 20 % des adultes boivent ainsi de manière excessive tous les mois, contre 16,2 % dans l’ensemble de la France. Les autres régions sont loin derrière, la Guadeloupe (et l’Ile-de-France en métropole) remportant le titre de région la plus raisonnable.

A noter que la consommation quotidienne d’alcool n’est pas plus élevée en Bretagne qu’ailleurs. Avec 10,7 % des adultes buvant tous les jours, la région se trouve dans la moyenne nationale. En revanche, lorsqu’on y boit, on y boit plus. Ce phénomène d’alcoolisation excessive semble surtout concerner les hommes et les plus de 30 ans, relève Santé Publique France dans son bulletin. Il a pour corollaire « des taux régionaux de mortalité pour les principales pathologies en lien avec l’alcool supérieurs à la moyenne métropolitaine », note l’organisme

La France du vin et celle de la bière

Que boit-on dans les régions françaises ? Sans surprise, la consommation de vin est plus développée dans le sud de la France, notamment en Nouvelle-Aquitaine où plus d’un tiers des adultes en boit toutes les semaines. Elle reste en revanche rare dans les outremers. La région Grand Est et les Hauts-de-France, eux, restent plutôt fidèles à la bière, même si elles n’en détiennent pas le record de consommation. Quant aux alcools forts, ils sont davantage prisés dans les outremers et les régions de la moitié ouest de l’Hexagone, notamment la Normandie et les Pays-de- la Loire. Effet calvados et cognac, même si ce dernier est produit en Nouvelle Aquitaine ?  

On retiendra surtout certains particularismes. En métropole, la Bretagne détient le triple record de fréquence de consommation de bière, de vin et d’autres boissons alcoolisées (en dehors des alcools forts, type cidre ou chouchen).

Le Centre-Val de Loire boude volontiers la bière et le Grand Est se risque rarement sur les alcools forts. Et alors que la boisson la plus fréquemment consommée dans l’Hexagone reste le vin, les Hauts-de-France sont la seule région métropolitaine où la fréquence de consommation de la bière est presque aussi élevée.  

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Bordeaux. Un accord à 30 millions de dollars pour développer un traitement contre l’addiction au cannabis

Aelis Farma, une société de technologie installée à Bordeaux (Gironde) vient de signer un accord avec le laboratoire spécialiste des addictions Indivior. D’un montant de 30 millions de dollars, celui-ci vise à accélérer le développement et la mise sur le marché du premier traitement pharmacologique des troubles liés à la consommation de cannabis, dont l’addiction et la psychose, rapporte Sud Ouest, mardi 8 juin.

« Un besoin médical croissant et insatisfait »

« Plus de 8 millions de personnes ont été diagnostiquées avec une addiction au cannabis en Europe et aux États-Unis. Ces chiffres devraient augmenter dans les années à venir du fait de la légalisation de plus en plus répandue de l’usage récréatif du cannabis » a expliqué le Dr Pier Vincenzo Piazza, cofondateur et président de l’entreprise bordelaise, cité par nos confrères. Selon lui, la psychose induite par cette substance est également la première cause d’admission aux urgences en Europe.

De son côté, le PDG d’Indivior, Mark Crossley, a affirmé qu’il s’agissait « d’une opportunité formidable pour développer des traitements innovants pour les troubles liés à la consommation de drogues pour lesquels le besoin médical est croissant et insatisfait », note le quotidien régional. De nouveaux essais doivent être réalisés pour évaluer l’efficacité de la molécule.

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