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août 2021

Il fait très chaud ? Évitez l’alcool

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Il fait très chaud ? Évitez l’alcool

Santé Publié le 16/08/2021

L’été est la saison des apéritifs en terrasse, des barbecues entre amis et des soirées pique-nique sur la plage. De quoi donner envie de boire un petit verre. Mais lorsque les températures grimpent, il convient d’être vigilant : l’alcool et la chaleur ne font pas bon ménage.

Boire un petit verre, c’est agréable. En particulier à l’occasion des divers événements conviviaux qui ponctuent la période estivale, comme les apéros et autres barbecues. Mais l’alcool doit être consommé avec modération pour plusieurs raisons.

D’abord, à court terme : le danger vient des comportements à risque (rapports sexuels non protégés et/ou non désirés, agressivité, accidents de la route…) et du coma éthylique notamment. Et à plus long terme, d’une hausse du risque de cancers et de maladies cardiovasculaires.

Lorsqu’il fait très chaud, a fortiori en coup de chaleur. Un état qui peut mettre la vie en danger. En cas de symptômes évoquant un coup de chaleur, comme une fatigue inhabituelle, de la fièvre, des maux de tête, des vertiges ou la nausée, composez le 15. Il s’agit d’une urgence.

 » Par fortes chaleurs, la seule manière de s’hydrater est de boire régulièrement de l’eau et de manger suffisamment « , rappelle le site Alcool Info Service.

Pourquoi supporte-t-on moins bien l’alcool en vieillissant?

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Robin Tutenges 

Attention, vous allez prendre un coup de vieux.

Alors qu'avant vous encaissiez sans sourciller quatre cocktails, seuls deux d'entre eux peuvent aujourd'hui vous rendre tout aussi pompette. | Maurício Mascaro via Pexels
 
Alors qu’avant vous encaissiez sans sourciller quatre cocktails, seuls deux d’entre eux peuvent aujourd’hui vous rendre tout aussi pompette. | Maurício Mascaro via Pexels  

Pourquoi envions-nous l’orgasme des cochons? Les gauchers sont-ils davantage intelligents? Quand il pleut, est-ce que les insectes meurent ou résistent? Vous vous êtes sans doute déjà posé ce genre de questions sans queue ni tête au détour d’une balade, sous la douche ou au cours d’une nuit sans sommeil. Chaque semaine, L’Explication répond à vos interrogations, des plus existentielles aux plus farfelues. Une question? Écrivez à explication@slate.fr.

Si vous lisez cet article, c’est que vous connaissez sûrement ce phénomène. Peut-être que vos vacances ont été comme un déclic, vous mettant face à une réalité nouvelle: pas de doute désormais, vous ne tenez plus l’alcool comme avant. Pire, avec le temps et les années qui passent, le lendemain de cuite est devenu de plus en plus difficile. Très (très) difficile.

Autant vous le dire de suite, si c’est votre cas, il va falloir faire une croix sur pas mal de choses. Fini le temps de l’insouciance où vous pouviez boire sans vous préoccuper une seconde du lendemain. Fini ces moments à enchaîner les pintes de bière, les mojitos, les rhums coca ou les spritz avec pour simple conséquence un léger mal de crâne le matin, qui passe aussitôt un bon repas englouti. Ce temps est révolu et, même si rien ne vous empêche d’agir envers et contre tout de la sorte, le résultat sera toujours le même désormais: vous serez complètement ivre au bout de deux verres et votre journée du lendemain sera un enfer.

Il y a quelques années encore, voire quelques mois, cette fameuse gueule de bois ne vous faisait pas peur au point de vous restreindre. Pourquoi êtes-vous désormais à sa merci? Comment expliquer qu’aujourd’hui deux verres d’alcool peuvent vous envoyer au lit? Bref, pourquoi supporte-t-on moins bien l’alcool en vieillissant?

Bourré, mais de graisse

Avec l’âge, tout fout le camp. Votre cerveau fonctionne moins bien, votre corps n’est plus aussi résistant qu’avant et, pour ne citer que ça, vous mettez bien plus de temps à vous remettre d’une nuit avec peu d’heures de sommeil au compteur. C’est dans la lignée de ce déclin que s’inscrit votre difficulté nouvelle à encaisser l’alcool.

Le coupable: votre foie. Pas si vite, ne lui jetez pas la pierre, il fait vraiment du bon boulot depuis des années. Mais avec le temps, ce dernier a toutes les peines du monde à décomposer et éliminer de l’organisme cette substance toxique qu’est l’alcool. Les enzymes du foie qui participent à ce processus diminuent avec l’âge, ce qui permet aux toxines de s’attarder dans le corps et de prolonger les désagréables effets de la gueule de bois, expose le Huffington Post.

Ainsi, quand on est jeune, ce processus fonctionne à plein régime et chaque verre d’alcool ingurgité passe un sale quart d’heure dans notre organisme. Quand on vieillit, c’est une autre histoire. C’est à notre tour de passer un sale quart d’heure.

Une autre explication existe, là encore au niveau physiologique: avec l’âge, nous gagnons en graisse ce que nous perdons en muscle. Or, à quantité égale, un corps avec un indice de masse graisseuse plus élevé sera plus intoxiqué par une dose d’alcool, nous apprend le New York Times. Pour faire simple, à cause de la présence de graisse, un même verre d’alcool vous rendra davantage bourré aujourd’hui qu’il y a quelques années. Une fois n’est pas coutume, vous aurez également beaucoup plus de difficulté à vous en remettre.

Une (mauvaise) habitude

Et si, tout simplement, vos habitudes avaient changé? Votre vie a évolué et le temps où vous passiez vos week-ends au bar ou dans des soirées est révolu. Les pintes de bière se sont espacées, les cocktails douteux n’ont plus vos faveurs, et vous ne vous risquez plus à faire des mélanges hasardeux. Ce changement de comportement a, lui aussi, un impact sur votre capacité à résister à l’alcool.

Boire régulièrement une certaine quantité d’alcool, comme par exemple une ou deux pintes après chaque fin de journée de travail ou de cours, peut entraîner une augmentation de la tolérance, rapporte The Conversation.

Le cerveau et le corps s’adaptant aux effets de l’alcool, il vous faut davantage de breuvage pour obtenir les mêmes effets.

À LIRE AUSSI La crise du Covid-19 a changé notre manière de consommer de l’alcool

Le problème peut aussi se prendre dans l’autre sens: avec l’âge, vous avez peut-être réduit votre consommation d’alcool et, ce faisant, votre corps n’est plus habitué à y faire face. Alors que vous encaissiez sans sourciller quatre cocktails bien chargés à l’âge où vous enchaîniez les soirées arrosées, seuls deux d’entre eux peuvent aujourd’hui vous rendre tout aussi pompette. Et ce n’est pas plus mal ainsi, car la tolérance est aussi un trait caractéristique de la dépendance et il va sans dire que l’alcool est un fléau pour votre corps –et même pour votre vie en général.

Finalement, c’est peut-être là l’une des raisons principales qui expliqueraient pourquoi vous vous remettez de plus en plus difficilement d’une soirée alcoolisée. Vous avez changé, votre quotidien a changé, et vos responsabilités avec. Ado, vos gueules de bois se passaient au lit, tranquillement allongé·e, sans véritable préoccupation en tête. Adulte, le temps n’est plus à la paresse. Il vous faut parfois aller au travail malgré ce terrible mal de crâne, cette tête lourde qui vous fait regretter les verres de la veille.

Quand ce n’est pas le bureau, ce sont les enfants, les courses, les obligations qui vous demandent de l’énergie, à un moment où votre corps encore endolori par l’alcool tourne au ralenti. Vous n’avez en fait plus le temps de vous en remettre, et vos gueules de bois devenues cauchemardesques vous font poser cette fameuse question: pourquoi je supporte moins bien l’alcool en vieillissant?

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Trafic de drogue : 1 500 délinquants interpellés dans le seul quartier parisien de la Goutte d’Or

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Le ministre de l’Intérieur se félicite des actions mises en place pour lutter contre le trafic de drogue et songe à de nouveaux projets pour le freiner un peu plus.

Par valeursactuelles.com Publié le 16 août 2021 à 6h54

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Photo ©️ NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Dans une interview accordée au Figaro, dimanche 15 août, Gérald Darmanin s’est exprimé sur le sujet complexe du trafic de stupéfiants et dressé un bilan de la situation depuis le début de l’année. Si le ministre de l’Intérieur livre une guerre difficile contre la drogue, il se félicite que les actions mises en place portent leurs fruits avec la saisie de 57 tonnes de cannabis et de 52 millions d’euros, et le démantèlement de 7 837 trafics depuis janvier. 

« C’est un coup très dur qui est porté contre la drogue, et qui explique sans doute les règlements de comptes que nous connaissons. Ces excellents résultats sont le fruit d’une mobilisation totale de l’Etat contre ce fléau, en particulier celle de l’Office anti-stupéfiants », assure Gérald Darmanin.

Au printemps dernier, trois « quartiers témoins » avaient été désignés pour traquer sans relâche les dealers en déployant « beaucoup d’effectifs, de moyens et de vidéoprotection ». Le ministre dresse un premier bilan de ce dispositif : « Dans le quartier de la Goutte d’Or, à Paris, quartier ô combien symbolique, occupé depuis mon enfance par des dealers, les forces de l’ordre ont ainsi interpellé plus de 1 500 délinquants et réalisé 253 affaires de stupéfiants en quatre mois », souligne-t-il.

Face à ces résultats probants, le dispositif devrait s’étendre à d’autres villes gangrénées par les trafics.

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« La drogue, c’est de la merde »

Comme le rappelle Le Figaro, 4 000 points de deal sont répertoriés dans l’Hexagone. Une liste bien longue qui ne fait pas peur à Gérald Darmanin. Ce dernier insiste sur les réussites obtenues ces derniers mois et préfère voir le verre à moitié plein.

En plus de l’interpellation de plusieurs milliers de trafiquants, le ministre de l’Intérieur rappelle que 100 000 consommateurs de drogue ont été verbalisés, « notamment grâce aux 62 000 amendes forfaitaires délictuelles dressées depuis le 1er janvier ». Le locataire de la place Beauvau en est sûr, « il n’y a aucune fatalité » et il préfère voir des solutions à chaque problème.

Ainsi, pour lutter contre les nombreux accidents mortels liés à la prise de stupéfiants qui représentent 20% au total, Gérald Darmanin prévoit de déployer un plan massif pour doubler le nombre de dépistages, et « arriver à près de 800 000 d’ici fin décembre ».

Enfin, le ministre de l’Intérieur explique au quotidien sa ferme opposition à la généralisation des salles de shoot, idée pour éviter que les consommateurs de drogue ne traînent dans les quartiers au milieu des familles : « Si on baisse les bras, nous aurons perdu une bataille morale en plus d’une bataille sur le terrain. Je l’ai dit et le répète : la drogue, c’est de la merde qui brise des vies et qui tue », conclut-il.

Le témoignage édifiant de Laurence, ancienne alcoolique

Laurence Cottet a été alcoolique pendant plus de 10 ans. Elle raconte.

Laurence Cottet a été alcoolique pendant plus de 10 ans. Elle raconte. voir la vidéo (3 minutes)

« J’avais toujours une flasque de vodka orange dans mon sac à main, j’avais toujours des grains de café et des chewing-gums mentholés pour couvrir l’haleine éthylique« , confie Laurence Cottet. Le regard dur, la tête droite. Laurence est lucide. Après 10 ans d’une addiction à l’alcool, cette ancienne cadre supérieure se bat aujourd’hui contre les préjugés inhérents à cette maladie. Plus particulièrement lorsqu’elle touche les femmes.

Premier point important, selon elle : la sincérité. Laurence Cottet met de côté toute forme de minimisation. Elle se confie, sans filtre, car elle ne veut pas que cela arrive aux autres. « Un jour on se rend compte que si on n’a pas sa dose d’alcool, eh bien, on ne va pas survivre« , raconte-t-elle. S’ajoute à cela le danger. « Quand vous êtes alcoolisées vous êtes une proie, vous êtes en danger et vous mettez également en danger la vie d’autres personnes si vous conduisez un véhicule« . « On croit toujours que c’est l’autre et pas soi« , poursuit-elle.

Des journées rythmées par l’addiction, des crises de manque qui se manifestent par des tremblements, un visage marqué… Elle revient sur chaque dimension de la maladie. Sans concession. « J’ai les yeux qui sont rouges, j’ai la peau couperosée, je suis bouffie, j’ai le teint terne…« , confie-t-elle. « Si je n’ai pas ma dose d’alcool je suis bourrée d’angoisses en fait, l’alcool est devenu un psychotrope« .

Une prise de conscience douloureuse

Un jour, un évènement marquant et violent va pousser Laurence à se défaire de son addiction. Lors d’un cocktail au travail, elle s’effondre, ivre-morte. « Je vais rester longtemps par terre, je vais voir beaucoup de gens partir au lieu de venir m’aider, je suis seule« . Après plusieurs années de thérapie, elle est aujourd’hui sobre et elle aide les personnes dépendantes à combattre cette maladie.

Dans son expérience, Laurence retient aussi la stigmatisation autour de l’alcoolisme féminin. « Il est avant tout compliqué par l’image, l’image que renvoie la femme qui boit. Ce n‘est pas beau« .

Source France info

Le Canada est assis sur un stock invendable de 1,1 milliard de grammes de cannabis

Prometteur mais fou, le business de la légalisation est parti en fumée.

The Walrus

En 2015, Justin Trudeau prenait la plus haute fonction politique canadienne et chassait les conservateurs du pouvoir. Pour le Canada, une nouvelle ère s’ouvrait, libérale et optimiste, et elle s’ouvrait sur une promesse: celle de la légalisation du cannabis, avec laquelle le Québécois avait fait campagne qui fut finalement actée en 2018.

Le pays pouvait lorgner du côté de son voisin américain, vers l’État du Colorado notamment, où la weed s’était transformée en une manne miraculeuseComme l’explique The Walrus, les perspectives étaient folles: une nouvelle industrie bientôt milliardaire se créait ex nihilo, des start-ups poussaient comme des champignons, des milliers d’emplois seraient créés.

Pour les investisseurs, notamment des particuliers appâtés par des dividendes en platine, c’était l’opportunité d’une vie: un placement sûr et une croissance presque garantie. En 2017, comme le rappelle The Walrus, le cours boursier des trois plus grosses sociétés de ce secteur naissant avait déjà cru de 200% –jolie culbute.

Mais en 2021, patatras.

Cette industrie si prometteuse de la légalisation s’est révélée être un château de cartes qui s’est effondré dans un terrible fracas. Un chiffre en particulier frappe l’imagination, voire les fantasmes: produisant beaucoup plus de cannabis qu’il n’en consomme, le Canada était assis fin 2020 sur 1,1 milliard de grammes d’un produit qui ferait rêver beaucoup de monde, mais qui est considérée comme invendable par les entreprises qui en font leur business.

Depuis 2018, ce sont près de 450 millions de grammes de la précieuse plante qui ont été détruits, selon MJBizDaily, dont 280 millions pour la seule année 2020. La publication précise que seuls 20% de la production ont été vendus depuis la légalisation: il y a quelque chose de pourri au royaume du THC.

En fumée

Walrus parle, pour l’ensemble du secteur, de pertes cumulées de 10 milliards de dollars canadiens, soit 6,8 milliards d’euros partis en une fumée peu hilarante. Comment en est-on arrivé là? Du fait de mauvais calculs, et de promesses faussées.

Lorsque les jeunes pousses de la weed ont commencé à attirer des fonds, en 2015 et dès l’élection de Justin Trudeau, elles ont basé leurs promesses sur une mesure floue, la «funded capacity», soit le volume de cannabis qu’elles pouvaient produire sur les terres qu’elles occupaient.

Plus grosse serait la production, plus haute serait la valuation, les profits et les dividendes: une course à l’échalote, aux terrains viables et à la tonne de weed pouvait commencer, sans que rien de ceci ne soit réellement pensé à l’échelle d’une clientèle qu’il restait à créer.

Les start-ups calculaient leurs stocks de weed comme s’il s’était agi de vulgaires pommes ou patates –vulgaires, mais économiquement plus simples à gérer, puisque l’on peut juger a priori, et à peu près, la demande correspondante. Pour gonfler les volumes de ces stocks fantasmés par les investisseurs, certains producteurs n’ont, semble-t-il, pas hésité à compter les feuilles de la plante, un foin ne contenant aucun principe actif vendable, amplifiant encore un peu plus les distortions.

Le prix de vente du produit n’était pas encore clairement évalué, ce qui n’a pas empêché certaines de ces firmes, comme Canopy Growth par exemple, d’atteindre des valorisations boursières dépassant les 20 milliards de dollars canadiens. Une bénédiction pour les investisseurs: avant même que le marché ne s’ouvre à cette plante de tous les miracles, acheter et vendre cette hype, spéculer sur ces promesses a pu se révéler très lucratif.

Quand la légalisation est entrée en vigueur, les longues files d’attente devant les diverses échoppes de vente, partout dans le pays, n’ont rien arrangé. Signalant une pénurie initiale, elles ont poussé Health Canada, qui supervise le marché, à relâcher un peu plus ses exigences pour les nouveaux entrants.

Puis la demande a commencé à trouver sa vitesse de croisière. Mais l’offre, elle, avait sombré dans les affres de la surproduction la plus aberrante: trop d’acteurs, trop de producteurs, trop de champs, trop d’investisseurs.

Paradoxalement et malgré l’abondance, les prix sont plus 34% plus élevés que ceux du marché souterrain d’autrefois, explique The Walrus, qui précise que certains patients ont, de ce fait, le plus grand mal à se payer le cannabis thérapeutique que les médecins leur prescrivent sur ordonnance.

Selon certains observateurs au sein même du secteur, ce capitalisme effrené qu’a permis la légalisation, donc l’acceptabilité générale du business de la weed, a mené à ces excès pantagruéliques, qui nécessiteront de douloureuses corrections.

Ils pensent également que le vieux savoir-faire et la discrète structuration qui préexistaient à la légalisation chez les producteurs de l’ombre auraient pu, avec un encadrement et une philosophie différentes, constituer le squelette plus sain d’un marché autrement plus efficace.

En Europe, 1 personne sur 12 boit de l’alcool tous les jours

par Julien Baldacchino publié le 6 août 2021

Selon une étude publiée ce vendredi par Eurostat, en 2019, seulement 8,4% des Européens et des Européennes boivent de l’alcool au quotidien – et un quart d’entre eux n’en boivent jamais. Les Français sont dans la moyenne supérieure des « gros buveurs ».

Vin, bière, alcools forts : environ un Français sur dix affirme boire tous les jours
Vin, bière, alcools forts : environ un Français sur dix affirme boire tous les jours © Getty / Astrakan Images

Les Européens et les Européennes sont-ils des gros buveurs ? Beaucoup moins qu’on pourrait le croire, selon une étude de l’agence statistique Eurostat publiée ce vendredi. Selon cette étude, qui se base sur des chiffres de 2019, il n’y a que 8,4% des Européens de plus de 15 ans qui affirment boire de l’alcool tous les jours, soit une personne sur 12 environ – un chiffre en légère baisse par rapport à la précédente étude en 2014, où 9,2% des personnes avaient déclaré boire tous les jours. 

Inversement, il y a plus d’un quart des personnes interrogées (26,2%) qui disent ne jamais boire – ou ne pas avoir bu dans toute l’année précédant le sondage. La part la plus grande est celle qui dit boire une fois par semaine, avec 28,8% des personnes sondées qui boivent de façon hebdomadaire. 

La consommation quotidienne augmente avec l’âge : s’il n’y a que 1% des 15-24 ans qui affirment boire tous les jours, on monte à 16% lorsque cette question est posée aux plus de 75 ans. Et les hommes sont de plus gros consommateurs réguliers que les femmes, avec 13% de consommation quotidienne, contre 4,1% pour les femmes. 

Et la France dans tout cela ? La proportion de Françaises et de Français qui disent boire tous les jours est légèrement plus élevée que la moyenne européenne, à 9,9% (c’est le Portugal qui compte le plus de buveurs quotidiens, avec 29,7% de la population). En 2014, l’étude Eurostat sur le même sujet ne donnait pas de chiffres pour la France, mais selon les baromètres de Santé publique France recensés par. l’Observatoire français des toxicomaniesce chiffre est en chute libre depuis 30 ans : en 1992, 24% des Français buvaient tous les jours. Cette proportion a dégringolé entre 2000, où la France comptait 22% de buveurs et buveuses au quotidien, et 2010, où elle n’en comptait plus que 12%.

Enfin, l’étude d’Eurostat évoque aussi les épisodes de consommation excessive : 19% des personnes sondées disent avoir au moins un moment de consommation excessive (c’est-à-dire plus de 60g d’éthanol consommé – un verre standard contenant une dose d’alcool autour de 10 à 12g d’éthanol) chaque mois.

La France est dans la moyenne européenne, avec 19% aussi, loin derrière le Danemark, où ce chiffre monte à 38%, mais loin derrière l’Italie et Chypre, où il n’y a que 4% des populations qui abusent de l’alcool au moins une fois par mois. 

À quelle vitesse élimine-t-on l’alcool ?

Depuis le tube digestif, l’alcool passe très vite dans le sang, d’où il atteint rapidement le cerveau, avec les effets que l’on sait. Le corps, ensuite, va métaboliser l’éthanol pour s’en nourrir. Mais ce phénomène-là est bien plus lent… 

Période estivale et vacances sont autant d’occasions pour boire un apéritif, ou un verre ou deux. Mais sous l’effet de la chaleur l’organisme supporte moins l’alcool. Des mécanismes moléculaires complexes intervenant dans des systèmes de régulation physiologique sont perturbés par l’ingestion d’alcool. L’effet cumulatif de ces perturbations et des réponses naturelles de l’organisme à des températures élevées peut avoir des conséquences délétères.

L’alcool encore appelé éthanol ou alcool éthylique, une fois ingéré dans le tube digestif, passe dans le sang puis est métabolisé, principalement dans le foie, où il est transformé en acétaldéhydeSubstance psychoactive, l’alcool est connu pour ses différents effets sur l’organisme. Il favorise la libération de dopamine (activation du système de récompense) procurant une sensation de bien-être et une désinhibition (euphorie) et peut dans une deuxième phase avoir des propriétés sédatives. Les effets sur le système nerveux sont faciles à constater mais des mécanismes moléculaires complexes impliquant les membranes cellulaires, les neurotransmetteurs, les neuropeptides et les canaux ioniques intervenant dans les échanges cellulaires, sont altérés au cours d’une intoxication aiguë.

En période estivale, et en réponse à une température extérieure élevée, les processus de régulation de la température corporelle engendrent une vasodilatation cutanée et une augmentation de la transpiration contribuant à une déshydratation. Ces adaptations naturelles du corps à la chaleur seront amplifiées par les effets secondaires mis en place au cours d’une ingestion importante d’alcool.

L’effet vasodilatateur de l’alcool

Parce qu’il agit sur les récepteurs impliqués dans les processus de contraction et de relâchement des cellules musculaires lisses des vaisseaux sanguins, l’alcool a un effet vasodilatateur dont l’importance varie avec l’environnement dans lequel se situe le consommateur. Plus la température du milieu est élevée plus la vasodilatation est importante.

Ce mécanisme entraîne une augmentation de la température de la peau, se manifestant par une sensation de chaleur qui, couplée avec le soleil, peut s’avérer dangereuse. Une sensation de malaise risque de se produire et la sensibilité au coup de chaleur est accrue.

Mécanisme d'action de la vasopressine (Hormone antidiurétique ou ADH) dans la recapture de l'eau par les reins. © Ellipigraphica, Adobe Stock

Mécanisme d’action de la vasopressine (Hormone antidiurétique ou ADH) dans la recapture de l’eau par les reins. © Ellipigraphica, Adobe Stock 

L’effet diurétique de l’alcool

L’alcool augmente un état de déshydratation. Ce phénomène résulte de ses propriétés diurétiques. Bien que les mécanismes soient mal connus, l’alcool est un inhibiteur de la vasopressine (hormone anti-diurétique produite par l’hypothalamus qui favorise la réabsorption d’eau au niveau rénal et qui est impliquée dans la sensation de soif). En cas d’intoxication éthylique, les urines sont plus diluées, plus fréquentes et la quantité d’eau évacuée est supérieure à celle ingérée dans la boisson alcoolisée. Il en résulte un état de déshydratation cumulatif avec celui lié à la sudation dans un environnement chaud.

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